‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 150 sur 208 · FASCICULE X · texte numérisé non relu

FASCICULE X

RCORARIINÆ. LARINÆ

OcToBrE 1886

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FAMILIA IT. ZLARIDÆ.

Les Mauves. Gérardin, Tabl. élém. (1806).

Peracu. Vieill. Anal. (1816).

Les Mouettes. Less. Trait. (1831).

LonGiPENNEs. Nitzsch, Ptéryl. (1840).

Bec droit ou arqué, tranchant sur les bords, pointu ou recourbé à l'extrémité. Mandibule infér. offrant en dessous un angle saillant à la réunion de ses branches. Ailes longues et pointues, atteignant ou dépassant l'extrémité de la queue. Humérus allongé. Scapulaires longues. Tarses grêles, assez longs, ou courts, scutellés en avant. Doigts antér. réunis par une membrane. Pouce libre et élevé, manquant quelquefois. Cou plus long qu'on ne pourrait le croire en voyant ces oiseaux vivants, attendu qu’ils rentrent leur tête entre leurs épaules. Teintes claires. Le blanc domine généralement en dessous, et le bleu cendré clair ou le noir en dessus, sous forme de manteau. Chez un grand nombre, le plumage offre une belle teinte rose carmin qui disparaît sur les sujets empaillés. Peu de différence entre les sexes.

PTÉRYLOGRAPHIE. « La Ptérylose de ces oiseaux rappelle beau- » coup celle des Scolopacides..……. Plumage de la tête sans inter- » ruption.…. » (Nitzsch).

ANATOMIE. « Crâne voûté..…… Os frontal étroit. Cloison des » orbites ouverte. 13 Vertèbres cervicales courtes. 8 dorsales, 12 » sacrées soudées entre elles et 7 caudales. 8 Côtes, dont la pre- » mière et la dernière sont fausses. Sternum plus étroit vers le » haut que vers le bas... Branches de la Fourchette fortes et » courbées. Clavicules assez courtes, Omoplates étroites. Humeérus » dllongés. Langue allongée, étroite et assez profondément divi-

Fasc. X. — Stercorariinæ. Larinæ. 1

EX pe » sée. Pharynx large. Estomac petit et arrondi, charnu et épais.

» Gros intestin un peu plus large que le petit. » (D'après Wagner.)

Aussi bon voiliers que les oiseaux de la Famille précédente, les Laridés s’en distinguent sous plusieurs rapports. Ainsi, ils se tiennent généralement à une plus grande hauteur de la surface de l’eau, sur laquelle ils se posent très rarement. Leurs battements d’ailes sont assez lents, ce qui leur fait décrire des arc-boutants qui les désignent de loin. Ce sont des oiseaux diurnes. Leur nourriture se compose en grande partie de poissons, dont ils s'emparent en se laissant tomber dessus. A terre leur démarche est assez rapide et leur course se fait par petits pas précipités. Quelques grandes Espèces fréquentent les bords de la mer, mais sans s'éloigner des côtes à des distances aussi grandes que les Procellaridés. Un grand nombre s’avancent jusque dans l’intérieur des terres en suivant les cours d’eau. Ils offrent des Espaces incubatoires.

PRoPAGATION. Les uns construisent un Nid, d’autres déposent leurs œufs au milieu des herbes, sur les rochers.

« OEuf de forme analogue à celle des Echassiers, ovalaire et » presque ovalo-conique. Coquille d'un grain assez fin, à pores » visibles, d’un blanc verdâtre intérieurement et à faible reflet. » Couleur variant pour les fonds, du blanc presque pur au brun » ou au verdâtre olivâtre, recouvert de nombreuses taches en » forme de mouchetures ou d’éclaboussures, mais jamais de » marbrures. » (0. D. Murs.

TRIBUS I. STERCORARIINÆZ.

Bec pourvu d'une cire à la base de la Mandibule supér., droit, comprimé jusqu'à la moitié de sa longueur. Narines linéaires, latérales, larges antérieurement, percées au devant de la cire. Mandibule supér. terminée par un crochet. 12 Rectr.; les deux médianes dépassant plus ou moins les autres, et quelquefois terminées en filets. Tibias un peu dénudés au-dessus de l'articulation tibio-tarsienne. Pouce élevé. Ongles recourbés, aigus, à bords tranchants, creusés en des sous ; celui du milieu un peu dilaté sur le côté int. Plumage à teintes sombres.

PTÉRYLOGRAPHIE. « Ces oiseaux s'écartent surtout des autres » Longipennes en ce que la branche ext. de la Pferyle du dessous » du corps demeure unie dans la première portion de son par- » cours avec la bande principale, et que toutes les P{eryles sont » plus larges que chez les Laridés. La Piéryle spinale offre les » caractères généraux des Longipennes chez le L. catarrhactes et » le L. pomarinus, quoique l'Aptérie longitudinale y soit relative- » ment plus large, à cause de l'étendue de la cage thoracique. » C'est pour cela que les Ptéryles des flancs sont plus obliques » que chez les Mouettes, et se réunissent en arrière aux bandes » du croupion provenant de la Pééryle spinale..………. » (D'après Nitzsch, Ptérylogr. p. 208.)

Mœurs. Vol très rapide, décrivant des arcs, comme les Faucons. Voraces et hardis. Se nourrissent de poissons, d'œufs et de petits oiseaux. Se précipitent quelquefois sur les hommes qui s’approchent de leurs Nids. Nichent en colonies (Nilss.). Accidentels dans l’intérieur des terres (Degl.). Représentent les Rapaces parmi les: Palmipèdes. Vivent souvent aux dépens des autres Longipennes, qu'ils poursuivent pour leur faire lâcher

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