‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 151 sur 208 · CRETE · texte numérisé non relu

CRETE

Je poisson qu'ils viennent de prendre, et qu'ils saisissent habilement avant qu'il ne soit retombé dans l’eau . (Bailly). | ‘$

- Bigriocrarme. Elliott Coues. A critic Review of the Subfamily Lestridinæ (Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p. 124, 1863).

Blasius (J: H.). Krit. Bemerkungen über die Lariden (J. f. 0. p. 384, 1865). | H. Saunders (P. Z. S. p. 317 et suiv., 1876).

STIRPS. STERCORARIEÆ#.

GENUS 1. STERCORARIUS. Briss. Orn. (4760).

CATHARACTA p. Brünn. Orn. bor. (1764).

Lesreis. Ilig. Prodr. (1811).

LaBBus. Rafinesque, Anal. (1815).

PræÆpDaTrix. Vieill. Anal. (1816).

CoproTuERES. Reichb. Syst. (1850).

Stercorarius, traduction latine du mot hollandais Sfrontjäger, chasseur de fiente. On croyait autrefois que ces oiseaux se préeipitaient sur la fiente des Moucttes ou des Hirondelles de mer, qui laissaient échapper leurs ordures lorsqu'ils étaient poursuivis par les Stercoraires. Les Allemands ont dénaturé cette expression par le terme de Strandmüwe, Mouette du rivage.

Lestris, de Anotoic, voleuse.

Labbus, nom Suédois de ces oiseaux, be latinisé.

Prædatrix, voleuse.

Coprotheres, de Kôroos, fiente, et de Onouw, je chasse.

Catharacta, qu’il aurait fallu écrire Catarhacta ou Catarrhacta de Karabbaxrio où Karabbaxrns, qui tombe avec violence.

Ce mot signifie aussi en grec Oiseau de mer.

Bec relativement peu robuste, droit, légèrement

relevé à sa base, à crochet arrondi et descendant pour dépasser un peu la Mandibule infér. Bords de la Mandibule supér. un peu renflés, rentrants, séparés de la cire par un sillon, à l'extrémité antér. duquel sont percées les Narines. Cire s’avançant à angle aigu entre les plumes du front, qui descendent obliquement d’arrière en avant assez loin dans la rainure mentionnée, et de là se retirent jusqu'aux commissures presque en ligne horizontale. Mandibule infér. terminée par une sorte d’onglet à partir du point où la Mandibule se relève pour former un angle aigu à sommet infér. Plumes des Lorums s’avançant également en pointe sur les faces latérales de la Mandibule infér., mais pas aussi loin que l'angle formé par celles du front. Ailes aiguës. Queue cunéiforme; les 2 Rectr. méd. très longues chez les adultes. Taille médiocre. Plumes occipitales un peu eflilées.

1. STERCORARIUS STRIATUS. Briss, Orn. VI, p. 152, pl. 43, £. 2 (4760).

STERCORARIUS POMARINUS. Vieill. N. Dict. XXXIT, p. 158 (1819). LESTRIS POMARINUS. T. Man. IL, p. 793 (1820); — p. 495 (1840). CATARACTES POMARINUS. Shaw, Gen. Z. XIIL, p. 216, pl. 24 (1826).-

ct

CATARACTA PARASITICA. Var. Kamtschatica. Pall. Zoogr. W, p. 312 . (1810).

Major, Gallinam fere æquans et in siccato specimine cera flava visa est. Ceteroquin simillima, nisi quod jugulum punctis fuscis guttatum et Rectrices versus basin laterales interius, mediæ vero utrinque albæ, et hæ non acuminatæ, sed in Op usque latiusculæ. (Pall. /. c.).

Par

LESTRIS SPHERIUROS ET POMARINA. Brehm, Handb., p. 718-719 (1831).

CATARACTES POMARINA. Selby, Il. Br. Orn. II, p. 517 (1832).

LESTRIS STRIATUS. Eyton, Brit. B. p. 51 (1836).

L. PoMARINUS. Audub. Synops. p. 332 (1839). — B. Am. VII, p. 186, pl. 451 (1844).

COPROTHERES POMARINUS. Reichb. Handb. pl. 329 (1850).

LESTRIS POMARHINUS. Preyer, Reise N. Is. (1865).

STERCORARIUS POMATORHINUS. Newton, Ibis, p. 509 (1865).

STERC. POMATORHINUS. H. Saunders, P. Z. S. p. 324 (1876).

Pomarinus est probablement une faute d'impression, au lieu de pomeranus, poméranien. Ge mot a été corrigé récemment en Pomatorhinus, de Hwux, opercule et de Pi, narine.

Islandais : Kj01 (Faber).

Suédois : Bredstjertad Labbe (Nilsson). Labbe à large quéue. Allemand : Raubmôve (Brehm). YiMers pli brudschnwansige AR.

ADULTE. Larus parasiticus. Mey. et Wolf, Vôg. Deutschl. fol. IT, Hft. 21 (1805). Nec L. — Taschenb. IX, p. 490 (1810).

D'un brun noir. Cou et parties infér. blancs (adulte). D'un brun foncé avec des taches et des bordures d’un jaune roussâtre (jeunes). Les 2 Rectr. méd. larges, arrondies à leur extrémité. Long. tot., les filets non compris, 0*43. Tarse 0°5.

ADULTE. Pileum et crête occipitale d’un noir brunâtre; cette couleur s'étend beaucoup au-dessous des yeux jusque sur les plumes des branches de la Mandibule supér. Plumes acuminées du cou d’un jaune clair. Dos, ailes, queue, couvertures supér. des ailes, souscaudales et flancs d'un brun noirâtre foncé. Parties infér., du menton à'l’abdomen, cou, d’un blanc pur. Bec couleur de corne, passant au noir. Pieds noirs

ue er

(E. Coues, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p. 130, 1863). Iris brun. Long. tot. 0" 48, les filets de la queue non compris (Degl. et Gerbe). Bec 0"035. Queue 0" 14 environ. Tarse 0" 05. Doigt méd. 0" 049.

Sur le côté ext. du Tibia est une tache ovalaire noire dirigée un peu vers le haut. Ongles noirs. Tarses noirs vers le haut, cette nuance descend plus bas sur le côté ext. et postér. où elle s’arrondit. Le reste du Tarse et du métatarse d’un bleu plombé très clair, presque blanchâtre en avant; cette teinte s'étend en dedans sur la 1 phalange, et reparaît en intervalles découpés par du noir sur les écailles de celle-ci vers leur côté int.; cette même teinte ne s'avance pas tout à fait jusqu’à la 1% articulation de la phalange int. et se irouve interrompue en avant de cette articulation par des traits transversaux noirs qui commencent vers le milieu de la phalange. L'ext. est d’un bleu plombé à la base, noire en dedans, et de nouveau d’un bleu plombé pâle sur le côté ext. jusqu'à la 1° articulation seulement. Membranes noires. Bec d’un bleu plombé pâle jusque vers le crochet. Une ligne de même nuance suit le bord de la Mandib. infér.; elle va un peu en s’élargissant de la base à l'extrémité. Le reste du bec est noir.

PRESQUE ADULTE. Comme le précédent, mais avec un cercle de taches brunes autour de la poitrine. Le dessous des ailes offrant des barres transvérsales blanches et brunes. Le brun de l’abdomen interrompu par un peu de blanc. Pieds noirs. Queue allongée(E. Coues, [. c.).

ÉTAT INTERMÉDIAIRE. La bande de taches foncées qui est sur la poitrine est plus large, de sorte que toute la poitrine paraît brune, tachetée de blanc. Dessous des ailes barré de blanc et de brun. Le blanc du dessous du

RO

corps se prolonge sur l'abdomen el les souscaudales. Le brun de ces parties, qui existe chez l'adulte, se montre seulement comme des barres transversales sur le blanc. Suscaudales et quelques-unes des couvertures supér. des ailes, barrées de blanc. Base des Rémiges prim. blanche en dessous. Les deux Rectr. méd. dépassant seulement d’un pouce les latérales. Tarses tachetés irrégulièrement de jaune de chrome. Pouce entièrement de cette couleur (E. Coues, Z. c.).

VARIÉTÉ FONCÉE. Larus crepidatus. Mey. et Wolf, Taschenb. pl. p. 465. :

Lestris fuscus. Bp. Consp. IT, p. 208 (1856).

VARIÉTÉ FONCÉE. Presque entièrement unicolore. Parties supér. d’un brun noirâtre, presque noir sur le pileum, plus claire et de teinte fuligineuse sur l’abdomen, un peu teinté de noir sur les côtés du cou. Rém. prim. blanchâtres à la base. Pieds tachetés de jaune de chrome. Les 2 Rectr. méd. dépassant d’un pouce les latérales (E. Coues, Z. c.).

ApuLrTe. Hiv. Parties supér. et Suscaud. avec une partie des plumes bordées de cendré roussâtre. Parties infér. variées de lignes longitudinales brunes à la gorge et au cou. Des bandes plus ou moins rapprochées de même couleur, à la poitrine, aux flancs et à l'abdomen. Couvertures infér. des ailes d’un brun noirâtre unicolore comme en Eté (Degl. et Gerbe).

Jeune. Stercorarius striatus. Briss. Z. «.

LARUS CREPIDATUS. Gm,. Syst. p. 602 (1788). D'après E. Coues, L. C. p. 1933.

Felsen Môve, Mey. et Wolf, Taschenb. IT, f. 20.

LARUS PARASITICUS. T. Man. 1re éd. p. 514 (1815).

. Tout le corps ondulé transversalement de roux clair. Sur la tête, le cou et le dessous du corps, ce roux est la teinte qui domine. Les bandes sont très nombreuses, et à peu près de la même largeur que les bandes foncées. Les barres deviennent plus larges sur les flancs et les Souscaudales, et tirent presque au blanc. Sur le dos et les Couvertures alaires le brun noirâtre prédomine; et si l’on remarque un peu de roux, il se réduit à l’état de bordures étroites. Couvertures infér. des ailes ondulées irrégulièrement de barres angulaires transversales de noir brunâtre et de blanc. Rém. et Rectr. d’un noir brunâtre, plus foncées à leur extrémité, passant au blanchâtre vers la base de leurs barbes int. Le roux clair prédomine décidément sur la tête et sur le cou, et paraît indistinctement, mais finement nuagé de teinte foncée ; cette dernière teinte forme une tache jsui sur fangle antérieur de l'œil.

Bec beaucoup plus étroit et plus faible que chez l'adulte, de nuance claire au-dessous des narines. Pieds et Doigts jaunes; ceux-ci terminés de noir. (E. Coues, le:6:}.

HaBirar. [le de J. Mayen, Juill., Août (F. Fischer et v. Pelzen). Mers arct. Iles Britanniques. Terre-Neuve. Amér. sept. (Bp.). Islande, R. (Krüper). Niche sur la côte occid. de la Scandinavie depuis le Cercle polaire jusqu’à l'Océan glacial; plus CG. à l'E. qu'à l'O. du Cap Nord (Wallengr.). Danemark, R. (Kjarb.). Qvickjock (Lôwenhjelm). Côtes de l'Océan glacial, C. (Malm.). Finlande, R. (Palmén.). Angleterre (Macgill.). Belgique, Acc. (de Sélys). Côtes de France, Ace. (Degl.). Seine-Inf. (Hardy). Morbihan (Taslé). Sarthe, R. R. (Gentil). Savoie, Acc. Aut. et Hiv. Lac de Genève (Bailly). Loire-Inf., R. jeunes (Blandin). Charente-Inf., R. R. (Beltrémieux). Golfe de

Re die

Gascogne, Ass. R. (Dubalen). Aude, Gers, Hérault, Tarnet-Garonne, R. Pyrénées-Orient. Séjourne une bonne partie de l’année sur les étangs et sur les côtes (Lacroix). Côtes de Provence, Hiv. R. (J. W. v. Müller). Hendaye, Hiv. pas R. (L. O.-G.). Province de Gerona, quelquefois sur les côtes (Vayreda). Andalousie (H. Irby). Baléares (A. v. Homeyer).

Tanger (Carstens).

Groenland, C. GC. (Krüper). Mackenzie River (B. Ross). Labrador (E. Coues).

Sibérie orient. et sept. (v. Middend.). Tenasserim (Hume, Stray, F. p. 490, 1878).

Mœvurs. Cette Espèce vit en petites troupes. On la voit souvent poursuivre les Sfernes et les Mouettes, qu'elle harcelle tellement que ces oiseaux lâchent le poisson qu'ils tenaient déjà et le laissent tomber. Le S{ercoraire, qui n’attend que ce moment, fond sur une proie qu'il ne s’est pas donné la peine de pêcher lui-même, et la saisit souvent avant qu’elle soit retombée dans l'eau. C'est ce qui a fait croire à des observateurs superficiels que les Séercoraires avalent la fiente des oiseaux marins qu'ils attaquent.

« Le cri de cette Espèce est assez fort, et peut se tra- » duire par äh, t-äh. Lorsqu'ils sont sur la côte, ils » fondent sur les hommes et sur les animaux en pous- » sant un cri, #èw wew, qui ressemble à l’aboiement » d’un chien. » (Nilsson.)

ProPAGATION. Niche dans les possessions danoises du Groenland (A. Newton, P. Z. S. p. 401, pl. 39, f. 3 1861).

Niche dans la Norvège Septentr. et en Islande sur les bords des grands marais au voisinage de la mer. Nid formé par une touffe d'herbes (Thienem.)

SE Niche sur le fleuve Taimyr. Ponte en Juillet. OEufs déposés sur le sable, sans Nid, constamment plus gros

que ceux figurés par l'hienemann. 0"063-0"064 sur 02046 (Baldamus).

Œufs (2-5) d'un brun olivâtre ou d’un jaunâtre sombre, parsemés de taches à bords quelquefois fondus, plus souvent tranchés, confluentes ou isolées, plus abondantes au gros bout, où elles forment une couronne interrompue; les unes profondes et d’un gris noir, les autres superficielles, d’un brun plus ou moins noir et plus ou moins vif. Des points de cette même couleur sont mêlés aux taches. 0"057 à 0060 sur 0041- 0042 (Degl. et Gerbe).

Comparez ‘Newton, P. Z. S.p. 401, pl. XXIX, f, 3 (1861). v Middendorf : Sibir. Reise, pl. 24, f. 1.

Thienemann, Fortpflansungsg. pl. LXXXVI, f. 2, a.-d.

Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïer d. europ. Vüg. pl. 64, Ï. 1.

2. STERCORARIUS CREPIDATUS. Vieill. N. Dict. XXXII, p. 155 (1819).

CATHARACTA PARASITICA. Brünn. Orn. bor. p. 37 (1764). LARUS PARASITICUS. L. Syst. p. 136 (1766).

STERCORARIUS TEPHRAS. Malmgr. J. f. O. p. 391 et suiv. et 205 et suiv. (1865).

TEPHRAs, de Tewoùc, gris cendré.

Se distingue de St. crepidatus de la Scandinavie par les caractères suivants : Dessous du corps toujours blanc. Une large bande d’un gris foncé se trouve placée transversalement sur la poitrine. Dos

GATARACTA PARASITICA: Retz. Fn. Suec. p. 160-(1800).

CAT. PARASITICA. Fabric. Fn. groenl. p. 123 (1780).

LESTRIS CREPIDATUS. T. Man. Il, p. 196 (1826). Temminck a confondu St. parasiticus avec St. longicaudatus. Briss.

LESTR. PARASITICA. Faber, Prodr. isl. Orn. p. 105 (1822).

LEsrR. pARAsITICA. Brehm et Schilling. Beitr. III, p. 853 (1822).

STERCORARIUS CEPPHUS. Steph. Gen. Z. XXII. p. 211, pl. 23 (1826).

CATARACTES PARASITICUS. Flem. Brit. Anim. p. 138 (1828).

Lesrris Boir, MACROPTEROS, PARASITICA. Brehm, Handb. p. 719-723 (1831).

Lesrr. RicHARDsoNI. Nuttall, Man. p. 319 (1834).

Lesrr. RicHARDsoNI. Gould, Eur. p. 441 (1837).

Lesrr. RicHarpsonr. Audub. Orn. Biogr. II, p. 503 (1839). —

DB. Am. VIT, p.190, pl. 452, f. 4, G L:2,Q, 82

LESTR. PARASITICA. K. et BI. Wäirbelth. p. 240 (1840).

Lesrr. RicHarDsonI. T. Man. IV, p. 499 (1840).

CATARACTES RicHARDSONI. Macgill. Man. IT, p. 257 (1840).

d'un noir plus tranché. Sundevall a observé que le blanc se voit ae sous l'aile des jeunes (Malmgr.)

HaBirAT. Spitzherg. Groenland. Observé aux Shetland par A. Newton (Malmgr.).

? LESTRIS CREPIDATUS ex Malaisia. Boiïe.

LESTRIS cREPIDATA ex Insulis Philippinis. Caban.

STERCORARIUS Harpy1. E. Coues, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p.166 (1863).

Semblable à L. parasiticus, mais plus petit. Bec moins comprimé. Kectr. allongées, les médianes arrondies à l'extrénuté (Bp.) abaiiehl rw

HABITAT. Philippines. Iles Sandwich (Bp.).

= bis

STERGORARIUS PARASITICUS. G. R. Gr. Gen. B. III, p. 652 (1849). Srerc. cerpaus. Degl. Orn. Eur. If, p. 295 (1849). Lesrris pARAsiTicA. Reich. Handb. pl. 52, f. 321-322, 325 (1850). LESTR. PARASITICA ET MACROPTEROS. Brehm, Handb. p. 336 (1855).

STERCORARIUS PARASITICUS. Degl. et Gerbe, Orn. Eur. Il, p. 397 = :

Lesrris rARASITA. Fritsch, Vôg. Eur. p. 419, pl. 58, f. 4 (1870). STERCORARIUS cREpIDATUS. H. Saunders, P. Z. S. p. 327 (1876). Sr. PARASITICUS. Stejneger, Proc. Un. St. Nat. Mus. p. 42 (1882).

Islandais : Koj (Faber).

Ferûe : Tjequi, Tjoi (A. Holm.).

Suédois : Labbe, Svartlasse, Ge-ut, Etut, Elof (Nilss.). Norwégien : Jo. Leverjo. Ge-äth (Nilss.).

Danois : Tyvmaage (A. Holm.).

Crepidatus, qui porte des pantoufles.

A tous les âges. Queue terminée en pointe. Chez l'adulte, elle est moins longue que celle du St. longicaudatus. Rémiges noires à baguettes blanches.

ADULTE. Manteau d’un brun noirûtre. Derrière et côtés du cou d’un jaune d'ocre. Parties inf. blanches.

STERCORARIUS SPINICAUDA. E. Coues, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p. 136 (1863).

LESTRIS SPINICAUDA. Hardy, R. Z. p. 657 (1854). LESTRIS PARASITICA ex hemisph. Austr. Schleg.

Semblable à l’Espèce précédente et au L. parasiticus, mais plus petit que L. cephus. Queue tronquée. Rectr. méd. effilées, à

baguettes rigides, dépassant les autres de plus d'A pouce. Bec court, fort, tarses allongés (Bp.). |

HaBrrar. Océan atlantique. Afrique. Ile Sainte-Hélène (Bp.).

Flancs d’un brun clair. Souscaud. d’un brun foncé. Les 2 Rectr. méd. planes, larges à la base, diminuant ensuite pour se terminer en pointe fine, dépassant les latérales de 0%08-0"011. Tarse 0043. Taille, les filets non compris, O"O41. Jeune. Téfe et cou roux, striés longiludinalement de brun foncé; dessus du corps de cette dernière couleur, avec les plumes terminées de roux. Dessous rayé transversalement de brun terne sur un fond roussâtre. Moitié antér. des Rém. d'un blanc roussätre. Filets dépassant de 0"020 les autres pennes. Jeune. (D'après Degl. et Gerbe). Filets terminés en pointe chez les jeunes et non arrondis à l'extrémité comme chez l'Espèce suivante.

ADULTE. Queue d'une longueur modérée, légèrement étagée. Rectr. latérales larges à leur extrémité, qui est comme tronquée. Les 2 Rectr. méd. n’ont rien du caractère filamenteux du St. Buffonii, dépassant les autres de 3 à 4 pouces, perdant peu de leur largeur jusqu’à 4 pouces de leur extrémité; à cette distance, elles commencent à converger régulièrement pour former une pointe aiguë. Pileum, huppe occipitale, toutes les parties supér. d’un noir brunâtre foncé avec une teinte ardoisée; cette nuance passe au noir avec une nuance métallique peu marquée, mais sensible sur les aïles et sur la queue. Baguettes des Rém. prim. et des Rectr. blanchâtres, excepté à leur extrémité, leurs barbes int. étant albescentes à la base. Menton, gorge et côtés de la tête, cou et parties inf. d’un blanc pur. Plumes des côtés de la nuque rigides, acuminées, à fibrilles désagrégées, d’un jaune clair. Souscaudales de la couleur du dessus du corps, mais d’une teinte un peu fuligineuse. La ligne de démarcation du blanc de l'abdomen est très tranchée (D’après Coues, Proc. Ac. Nat. Sc.

AS) Le RE

Philad. p. 135, 1863). Bec bleuâtre, avec la pointe noire et la cire verdâtre. Pieds d’un bleu de corne. Long. tot. 0" 41, les filets dépassant les autres Rectr. de 0" 08-0m11 (Degl. et Gerbe). Iris brun foncé (Meves).

PRESQUE ADULTE. Pileum et région des côtés du cou, ainsi que toutes les parties supér., comme chez l'adulte, mais offrant des taches foncées, qui sont plus marquées en travers de la poitrine, sur les côtés, les flancs et les Souscaudales, laissant le milieu du ventre d’un blanc pur, de même que la gorge. Il y a différents degrés de cet état nuageux, qui, dans quelques sujets, approchent de la forme foncée (1); chez d’autres, cet état passe au blanc pur de l'adulte. Les tarses des sujets les plus foncés ont de petites taches jaunes, ce qui n’a pas lieu chez d’autres (E. Coues, Z. c.).

JEUNE. Stercorarius. Briss. Orn. VI, p. 150 (1760). CATHARACTA CEPPHUS. Brünn. Orn. bor. p. 36 (2). Le Stercoraire. B. ent. 991.

Black-toed Gull. Penn. Brit. Zool. I, p. 419, pl. 2 (1768). — Id. Arct. Z. III, p. 246 (1792).

LEsTRiS CREPIDATUS. Degl. Mém. Ac. R. Lille, p. 117 (1838).

JEUNE DE L'ANNÉE EN AOUT. Entièrement rayé et barré de roux et de noir brunâtre. Sur la tête et le cou, le roux offre une légère teinte ochracée, qui est la couleur prédominante. Une tache brune vers l’angle antér. de l'œil. En suivant le cou jusque vers le dos, les lignes longitudinales deviennent plus larges; entre les épaules, elles occupent chaque plume en laissant une étroite

(1) Indiquée plus loin.

(2) Paraïtrait à cause du roux du plumage devoir être rapporté à l'Espèce de cet article.

Fasc. X. — Stercorariinæ. Larinæ. 2

D ERP CAL RE ET NT RE AT A , EAN ar ART on SERIE PPT A A7 RER QU

bordure rousse; cette teinte est plus foncée dans cet endroit que sur la tête. En suivant la gorge vers la poitrine, le roux devient plus clair, tandis que le brun de la gorge existe seulement à l’état de ligne longitudinale très faible et se change sur chaque plume en barre transversale d’une largeur égale aux barres d'un roux clair avec lesquelles il alterne. Ces barres sont plus larges sur les flancs et les Souscaudales, plus étroites sur le milieu du ventre. Primaires d’un noir brunâtre terminées de roux; baguettes jaunâtres. Queue de Ia couleur des ailes. Taille infér. à celle des adultes (E. Coues, Z. c.). Rectr. centrales dépassant les autres de 3/4 d'inch. (Coues). Bec d’un corné bleuâtre ou d’un gris olivâtre terminé de noir. Tarses et une grande partie des doigts jaunes (E. Coues).

Consultez : À. Newton, On the Birds of Spitzhergen (This, p. 510, 1865).

VARIÉTÉ FONCÉE. Catharacta coprotheres. Brüunn. Orn. bor. p. 38.

Plumage d'un brun uniforme à tous les âges (Degl. et Gerbe). Proportions de l’adulte ou à peu près. En entier d’une nuance très sombre, plus foncée et plus plombée supérieurement, plus claire et teintée de fuligineux inférieurement. Pileum noir. Plumes des côtés de la nuque d’un jaune bien marqué. Rém., Rectr. et pieds noirs (E. Coues, Z. c. p. 184).

Poussin. Duvet très long et très doux, d'un gris brun (Brehm).

HaBirTaT. Ile de J. Mayen, Juill. Août (F. Fischer et v. Pelzen). Contrées boréales de l’Europe, de l'Asie et de l’Amér. Spitzherg. Groenland. Pas très R. en France

(Bp.) Islande, niche. Lac Myvatn (Krüper). Tromsô, C. (Liljeborg). Niche sur les récifs de Bohuslän (58° Lat.). C'est le point le plus mérid. où il se reproduit en Scandinavie. Plus C. sur les côtes de la Norvège; niche vers le Cap Nord (Wallengr.). Danemark, R. (Kjarb.). Baltique, C. (Degl.). Quelquefois dans le Duché d'Anhalt sous la livrée du jeune (Naumann). Genève, Acc. (Fatio). Acc. sur les côtes de Belgique après les tempêtes d’Aut. Hollande, Picardie (de Sélys). Côtes d'Angleterre (Macgill.). Tué plusieurs fois sur les côtes de la Manche (Degl.). Seine-Inf., à la fin de l’Aut. (Lemetteil). Savoie, Acc. (Bailly). Côtes de Provence, R. (J. W. v. Müller). Golfe de Gascogne, Acc. (Dubalen). Hendaye, Aut. pas R. (L. 0.-G.). Andalousie (H. Irby).

Tanger (Carstens).

Labrador (E. Coues).

Sibérie orient. et sept. (v. Middend.). R. R. dans les mers de la Sibérie. Mer d’Okotsk et du Kamtschatka (Pall.).

- Mœurs. Celles de ses congénères. Arrive au Groenland les premiers jours de Mai; les jeunes quittent les côtes vers le milieu d’Août. Pêche souvent seul (Hülboll). Arrive en Islande vers le 25 Mai. Près du lac Myvatn, ceux qui ne nichent pas se rassemblent en grandes troupes dans les prairies, pour y chercher leur nourriture, probablement des Diptères et des Lombrics. De temps à autre un individu de la troupe prend son vol pour poursuivre des S{ernes qui passent près d'eux... Ces oiseaux défendent courageusement leurs Nids..…… Leur cri est plaintif et peut s'exprimer par Ki-aww, c'est de là que vient leur nom islandais Xjoi (Faber).

Vieillot (N. Dict.) a emprunté à Gnister (Mém. Ac. Stockholm, IX, p. 51) les détails suivants: « Le vol du

D >: rue

» Labbe est très vif et balancé comme celui de l’'Autour; » le vent le plus fort ne l'empêche pas de se diriger » assez Juste pour saisir en l'air les petits poissons que » les pêcheurs lui jettent... Les pêcheurs ménagent » cet oiseau, parce qu'il est pour eux l'annonce et le. » signe presque certain de la présence du Hareng..…. » Le Labbe vient sur le rivage attaquer les Moueltes, » qui crient dès qu’il paraît; mais il fond sur elles, les » atteint, repose sur leur dos, et leur donnant deux ou » trois coups, les force à rendre par le bec le poisson » qu'elles ont dans l'estomac et qu’il avale à l'instant. »

PROPAGATION. Ne niche pas en Colonies, comme Z. catarractes (Faber).

Ponte, fin Mai ou commencement de Juin. OEufs (2), plus allongés que ceux de Z. pomarina et plus pointus. D'un vert brunâtre, tirant au gris verdätre ou au brunâtre. Taches assez éparses, assez régulièrement réparties sur la surface de l'œuf, ou réunies en couronne vers le gros bout; les taches profondes sont effacées et d'un gris cendré, les moyennes d’un gris brun, les superficielles d’un brun verdâtre. Coquille assez forte, pourvue de pores visibles, assez brillante (Thienem.). Long. tot. 0*059 sur 0"040 (Degl.).

Thienemann, Fortpfianzungsg. pl. LXXX VI, f. 3, a.-f.

Bädecker, Brehm et Pässler. D. Eier d. europ. V5g. pl 2;

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