‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 2 sur 208 · ART · texte numérisé non relu

ART

De eo AE

De

cd à pr à CENT te Fe IEP ES É

Quelques naturalistes veulent qu’un nom spécifique soit toujours écrit avec une minuscule, lors même

- qu’il serait un nom propre; ils se fondent sur ce que

la recommandation contraire de Linné est fautive,

car les Latins n’ont jamais écrit les substantifs autre-

ment que les adjectifs. Je crois cependant qu’il vaut mieux suivre le précepte de Linné pour les noms propres et pour ceux du pays, lorsque ces derniers ne sont pas employés adjectivement. | | Si les noms scientifiques, c’est-à-dire ceux tirés du latin ou du grec, ont été assujettis à des règles fixes, il n’en est pas de même des noms vulgaires. Cest pourquoi je les ai retranchés. Je citerai néanmoins ceux qui ont été donnés par des écrivains, tels que Buffon, Levaïllant et autres, qui ne s'étaient assujettis

à aucune règle de nomenclature, et qui n’employaient

pour leurs dénominations que la langue vulgaire. On les trouvera parmi les synonymes. Les noms vulgaires ont, du reste, varié beaucoup : ainsi, le Pyrrhocorax coracias. Temm. est devenu le Crave ordinaire; le Grand Pluvier à collier estle Pluvier rébaudet. J'éliminerai à plus forte raison ces mots barbares, tirés du mot grec, dont on a francisé les désinences : Genchrame Schenicole, Orite longicaude, Marèque

Pénélope, etc.

Les ouvrages écrits dans des langues autres que celles d’origine romane ou germanique ne devant pas,

comme la dit avec raison von Kiesenwetter, être pris

en considération, je ne les citerai pas, mais bien la

traduction qui en aura été faite. C’est ainsi que je me

verrai obligé de regarder comme non avenues les

dénominations de Severtzow employées dans son

Turkestanskie J'ivotnie; mais j'en tiendrai compte en

citant l’analyse de la partie ornithologique de cet ouvrage qui à paru dans lis.

Le système de classification adopté dans le cours de cette revue est à peu près le même que celui que j'ai publiéil v a quelques années dans la Nauwmannia (p. 151 et suiv., 1857). Get essai, auquel je n’ai pas encore pu faire subir les modifications nécessaires, n’est qu'une sorte de compilation de divers systèmes ornithologiques auxquels j'ai fait quelques emprunts, intervertissant l’ordre suivi par les uns dans une Famille, copiant les autres, et disposant aussi certains groupes à ma façon. Je me borneral à présenter un court aperçu des principes qui m'ont servi de base.

Je m'étais proposé d'établir un système linéaire d’après lequel Îles oiseaux seraient disposés de telle sorte que, partant d’une extrémité qui relierait cette classe ‘avec celle des Vertébrés inférieurs, chaque groupe serait une transition de celui qui le précède à celui qui suit, et nous ferait parvenir avec le moins d’interruptions possibles à la classe des Vertébrés supérieurs ou Mammifères. La disposition des ordres telle qu’elle se trouve dans le Lehrbuch der Zootomie de Carus (2e éd. 1834), m'a paru faite dans cet esprit; c’est aussi le guide que j'ai suivi de préférence.

Ainsi les Nageurs unissent les Poiseaux aux oissons par lintermédiaire des Spheniscidæ, et nous conduisent naturellement aux £chassiers ; ceux-ci aux Rapaces ; ces derniers aux Passereaux, qui ne doivent pas être éloignés des Pigeons, dont quelques-uns sont une transition naturelle aux Gallinacés. Enfin viennent les Struthions, oiseaux se rapprochant beaucoup des. Mammifères par leur organisation. |

Tel est le cadre que j'ai choisi, et dans lequel jai

#5 . Dean ie o ENTER

. disposé les diverses Familles, comme on le verra dans

Je tableau suivant.

Page 1