‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 28 sur 208 · Partie mérid. du pays de Galles : Gulden head. Boitienose. Tête d'or · texte numérisé non relu

Partie mérid. du pays de Galles : Gulden head. Boitienose. Tête d'or

Nez en bouteille. (Willughby).

Cornouailles : Pope. (Id.) York : Mullet. (Xd.) dE Nord de PAngleterre à l'embouchure de la Tesa : Culterneb. (Id.) (*}. Allerhand : Larventaucher. (Brehm). Plongeur à masque. Français : Macareux, de macer, maigre, probablement parce que cet oiseau était considéré comme gibier maigre. k Espagnol : Frailecillo pequeño. | Guirao).

Portugais : Papagoio de mar. (A. G. Smith).

Part. supér. d’un noir lustré. Parties infér. blanches. Au bas de la gorge est un collier noir qui ne remonte pas jusqu'au menton. Long. tot. 0"30 environ. Bec (Bureau, Bull. Soc. Z. de France, pl. V, £ 4, 9, 3. ann. 1878). |

FRATERCULA GLACIALIS. E. Coues, Proc. Ac. Philad. p. 23. (1868). ALCA GLACIALIS. G. R. Gr. Handl. B. III. p. 96. (1871).

Teintes et aspect général du Fr. arctica. Taille plus forte. Bec beaucoup plus grand, à arête plus arquée, descendant perpendiculairement vers la pointe. Mandibule supér. pourvue de 4 sillons bien marqués; linfér. en offre 3, c’est-à-dire que chaque mandibule en, porte un de plus que chez Fr. arctica. Plumage semblable à celui de cette dernière ESpese (E. Coues, Proc. Ac. nat. Sc. Philad. p. 23.868).

onsultez : Malmgren, J. f. O. p. 267 et suiv. (1865).

(*) Suivant Faber, (Isis p. 658. 1827) ce mot signifie Becen, soc de charrue.

Print. Parties supér. d’un noir foncé et lustré. Lorums et côtés de la tête, du cou et gorge d’un gris très clair. Au bas du cou est un collier noir, qui se réunit au noir du dessus du corps et ne remonte pa jusqu’au menton. Parties infér. blanches. Extrémité du bec rouge. Ourlet corné couleur de chair et translucide. Cuirasse nasale bleu de plomb ainsi que la Lamelle sous-nasale, Lamelle orangée, transparente, orangée. Liseré corné de la mandibule infér. dun orangé très vif. Cuirasse mentonnière bleu de plomb. Long. tot. On20—350. Bec jusqu'aux commissures Om04. Id. à partir du front 0m052 environ. Sa plus erande hauteur, Om045. Tarse Om031. Doigt méd. Om048. Aïle repliée 0m017. Queue 0Un048.

Bord libre des paupières rouge vermillon. Plaques cornées des paupières gris de fer. Derme des commissures jaune orange, Tarses et membranes orange. Ongles noirs. Iris blanchâtre.

Jeune. Alca deleta. Brünn. Orn. bor. p. 25. (1764). Mormon arctica. Naum. /ss pl. 7. f. 7. (1821).

M. arctica juv. Ls Bureau, Bull. Soc. Z. de France, Hu 2 (4867) |

Hagrrar. Côtes de l'Océan atlantique sept. Océan arct. Spitzberg. Groënland. (Coues.

FRATERCULA CORNICULATA. G.R. Gr. Gen. B. IL.

p. 367. pl. 174. (1849).

MorMON CORNIGULATA. Naum. Isis p. 782. pl. 7. f. 3. (1821).

M. cornicuzaTum. Kittl. Kpfre. I. f. 1. (1832).

M. GLacraLis. Gould, Eur. pl. 404. (1837).

M. GLAcrauIS. T. Man. IV. p. 579. 1840).

M. GLACIALIS. Audub. B. Ain. p. 236. pl. 463. (1844).

LUNDA CORNICULATA. Schleg. Mus. P. B. Lundæ p. 28. (1867). FRATERCULA CORNICULATA. E. Coues, Proc. Ac. Philad. p. 24, (1868 . ALCA CORNICULATA. G. R. Gr. Handl, B. IIL. p. 96. (1871).

Bec peu élevé, sans sillons, jaunâtre à la base, brunâtre dans le reste de son étendue. Pieds d’un jaune rougeâtre sale. Calotte, dos et un long collier devant le cou, d’un noir gris. Le reste du dessus du corps d’un noir brillant. Côtés de la tête et gorge d’un gris

cendré sale. Dessous du corps d’un blanc terne, tirant

sur le gris, (Nilss.)

Jeune à un âge moins avancé. Angles du bec dun jaune d’ocre très pâle. Celui-ci dépourvu de sillons, peu élevé, son arête peu courbée. Un triangle d’un bleu plombé s'étend jusqu’au delà des narines, ayant sa base vers les Lorums et son sommet dirigé vers

la pointe du bec. Un triangle semblable, mais d’une

teinte plus rougeûtre, existe à la base de la mandib. infér. Arêtes supér. et infér. du bec d’un rouge bru-

nâtre pâle, passant au brun rouge,plombé vers l’ex-

trémité des deux mandibules. Iris d’un blanc jaunâtre.

Tarses d’un jaune verdâtre lavé de plombé pâle sur leur côté ext.; d’un jaune pâle sur leur côté int. Cette nuance se prolonge sur les doigts, qui sont un peu plus foncés. Articulations métatarso - phalangiennes

d’un plombé verdâtre pâle; cette teinte est très peu,

marquée à larticulation du doigt intér. Membranes

Un prolongement charnu sur la paupière supér., grêle, terminé en

pointe; un autre prolongement sur la paupière infér. Côtés de la tête

blancs, une ligne derrière l’œil et les côtés de la mâchoire infér. teintés de cendré foncé. Une ligne étroite blanche le long du bord de lavant-bras. Parties supér. d’un noir bleu très brillant. Du noir plus foncé entoure le cou par devant, et s'étend sur la gorge et le menton jusqu’au bec. Parties infér. blanches, excepté quelques plumes allongées noirâtres sur les flancs. Bec caractérisé par sa brièveté Long. tot. 14.50. (D’après E. Coues.)

Partie basale du bec jaune serin ou citron clair, l’antérieure rouge de corail; la couleur jaune prolongée jusqu’à la troisième gouttière, occupe les 4/5 de la surface du bec, de sorte que le bout seul de celui-

d’un jaune orange terne. Intérieur du bec de cette couleur; taille petite. | Tels sont les individus que l’on observe en Hiver sur les côtes d'Hendaye.

Poussin. À l’âge de 6 jours. Couvert de plumules très serrées et longues, ce qui le fait ressembler au poussin d’une Strix. Bec étroit, à peine plus élevé que celui du poussin de l’A. torda, brun, à pointe plus pâle, ainsi que la face. Tuyaux des Rectr. et des Rém. noirs. Un espace blanc carré sur là poitrine; abdomen de cette couleur. Iris brun. Pieds couleur de plomb. Membranes plus foncées. (D'après Faber, * Isis p. 662. 1827. — À. Marchand, R. Z. p. 260. 1870. pl. 4. 1865).

OBSERVATION. On ne trouve pas de différences sensibles entre les exemplaires du Spitzberg, de l'Islande, et des Foæeldar du Finmarek. Ceux du Bohuslan sont un peu plus petits, et leur bec est moins élevé. (Malmgr. Nya Antecnmingar. — J. {. O. p. 267-269. 1864). Cette remarque de Malmgren prouverait que les individus du Bohuslan seraient de jeunes sujets venant du Nord, attendu que cet auteur leur trouve des rapports avec les J/acareux des Ferüe où de Graba, qui sont des sujets dont le bec n’est pas complètement développé.

Ci est rouge. Bordure-des paupières rouge corail, appendices verruqueux des paupières noirs. Sur les côtés de la tête, près la limite du plumage noir, traverse une gouttière étroite, mais assez profonde: cest une ligne noire sur fond blanc, les plumes qui la couvrent étant noires à leur extrémité. Rosace de la commissure orangée. [ris cendré ou blanc brunâtre. Pattes orangées (Dybowski.)

HABITAT. C. sur les côtes de l'Océan Pacifique vers le 45° Lat. Sept. (v. Kittl.).

PROPAGATION. UEuf plus gros que celui de Frat, arctica. 0w06 sur 0m044. (Degl. et Geïbe).

up

ANATOMIE. «… 8 Côtes, la dernière est une fausse côte. « Bassin offrant tout-à-fait la forme et la longueur de celui de « l’Uria grylle, mais l'os saque n’est pas rétréci; le trou ovale « moins long, l’apophyse postér. du pubis moins longue. « S'acrum aplati et percé de trous. 9 Verres caudales…. S'ter-

< num plus court que celui de l’Uria grylle. offrant par der-

« rière une échancrure très courte et très étroite, et tout près « un trou ovale, la plaque pectorale postér. large et très « proéminente; tout près de ce trou il y a une échancrure « en forme de croissant. Le Préchet aussi élevé que celui « de l’'Uria grylle, mais plus fort et avec un bord plus élargi. « L’élévation du S'éernum derrière la Clavicule est très con- « sidérable. Cet os, de même que la Vouwrchetle, comme chez « les Plongeons. Omoplate en forme de faucille, de la longueur « de l’avant-bras, fort. Os de l'épaule pas très forts. Bras et

« Main de la même longueur et de la même forme que ceux

« des Plongeons. Avant-bras un peu plus court... » (Faber, .

Jsis. p. 662-663. 1827).

HagirarT. Islande, C. C. Niche sur plusieurs points de Pile. (Faber). Ferôe, CG. G. A. Holm). Se tient sur les rochers de la Scandinavie, près du Norland, aux iies Lofoden, vers le Finmarck. (Nilss.). Finlande, Rég. sur les côtes sept. Acc. vers le S. (Palmén). Presque tous les récifs des côtes de l'Ecosse et d'Angleterre, jusqu'à celles de Cornouailles. (More). Guernesey, GC. GC. Rég. en Eté. (CG. Smith, Guernesey, etc., p. 179). GC. en Hiv. sur les côtes de Holiande. R. sur celles d’Allemagne. (Brehm.). Côtes de Belgique, Acc. (de Sélys). C. en Hiv. sur les côtes de Hollande. Se reproduit sur les côtes et sur les îles de la Bretagne, à Aurigny etaux Aicuilles d'Etretat. Degl.). Falaises d'Antifer. (Eemetteil). Landes, irrég. (Dubalen). Manche, (Lemennicier). Morbiban, R. | Taslé). Loire-Inf. R. R. (Blandin!. Charente-Inf. Ass. GC. (Beltrémieux). Hendaye, Hiv. (L. O.-G.). Aude, Hérault, Hiv. Pvyré- . nées-Or., fin de l'Hiv. (Lacroix). Côtes de Provence, R. R. (Crespon). Sicile et Italie, Acc. En 1838, une bande de 8 à 10 individus s’est montrée dans le détroit de Messine. (Malh.) Malte en 1832. Schembri). Galice, Acc. La Corogne, Janv. et Févr. (D. Francisco’. R. sur les côtes de la Méditerranée. (H. Saunders). Portugal. R. (A.C. Smith!. Côtes de l'Algérie. (Loche,. Tanger. (Carstens\.

Moeurs. « Cet oiseau arrive en Islande comme subitement vers la « fin de Févr, et le commencement de Mai... Au commencement de

ee mi Et EL te À à

de

« Sept., l1 plupart, jeunes et vieux, ont quitté les côtes, de sorte qu’en « Hiv. on n’en voit plus. .. » (Faber, 1sis, p. 666, 1827.)

On ne peut comprendre comment des oiseaux si bien organisés pour

la natation et pourvus de tous les moyens de sauvetage, puisqu'ils sont doués d’ua vol soutenu, peuvent être la victime des tempêtes, qui en rejettent souvent des milliers sur nos côtes. « Le vent du N. nous a

envoyé cet Hiver des milliers de Macareux morts et noyés dans la mer. Ils font tous les ans un voyage par mer vers la fin de Févr. ou au commencement de Mars, lorsqu'elle est orageuse, beaucoup se noient... » (Baillon).

«Le Macareux peut marcher sur ses pieds, et non pas, comme

Bewick l'a dit, sur la partie postér. de son tarse. .. aussi se tient-il

moins droit ou moins couché que l’Uria Troile... Pendant l’époque de là reproduction, il aime à se percher sur les rochers les plus élevés. .. Olaffsen à fait remarquer que, comme les Plongeurs, dès qu'il est dans l’intérieur des terres, il est comme égaré, et sc laisse prendre avec la main... » Faber, /. c.)

« Le Macareux est un oiseau très utile aux Islandais... Pendant l'Eté on prend une quantité incroyable de ces oiseaux. On leur enlève la peau et on les suspend pour les faire sécher... Ensuite on les brûle, comme accessoires de la tourbe, et cela avec une odeur dont on peut se faire une idée... Les jeunes peuvent facilement s’ap privoiser, mais ils meurent au bout d’une année. » Faber (4. c.).

« Les Macareux fournissent au x habitants des côtes de ia Scandinavie une ressource alimentaire abondante. On les chasse avec de petits. chiens, à poils ras et à oreilles pesdantes, d’une race particulière. On envoie dans ce but un garcon ou une petite fille, qui part vers les 3 heures du inatin et conduit les chiens vers les terriers. Dès qu'un oiseau se précipite dans un trou, un chien se met à Paffût à l'entrée de la galerie et le saisit aussitôt qu'il veut sortir. Le petit garcon ramasse les oiseaux que Îles chiens ont pris, leur tord le cou et Les accroche à sa ceinture. Il revient ainsi avec une sorte de ceinture d'oiseaux. De cette manière, le jeune chasseur conserve la liberté de ses mouvements, et peut encore, à laide dun crochet, tirer les oiseaux en dehors de leur creux. Cette chasse dure tout Pété. Les habitants de ces contrées salent leur provision pour la conserver. Le duvet est employé comme édredon. » (Nilsson).

NOURRITURE. Crustacés. Les jeunes sont nourris de petits poissons.

Si l’on ne surprend pas ces oiseaux au moment où ils péchent, il est difficile de déterminer quelle est leur nourriture, car on ne trouve presque jamais rieu dans leur estomac. (Fuber.)

un

PROPAGATION. Nichent dans des trous qu’ils se pratiquent eux-

mêmes; ceux-ci sont horizontaux, subcirculaires, d’un diamètre à peine suffisant pour le passage de l'oiseau. Leur profondeur est variable; cependant elle ne dépasse pas une longueur telle qu’on ne puisse prendre l’œuf en introduisant le bras dans la galerie. L’extrémité du couloir où l’œuf est déposé est un peu plus large. (d'après E. Coues, Proc. Ac. nat. Sc. Piniad. p.254. 1867.)

NX DS

« Niche vers la fin de mai. s'empare quelquefois dans ce but des terriers des Lapins. (Degl.)

«Les Macareux creusent sous terre des terriers obliques ayant de 2 à 3 aunes de longueur sur 6 pouces de diamètre ; au fond de celui-ci l'œuf est déposé... Si on le prend, l’oiseau en pond un nouveau; si on tue le dernier, l'œuf est couvé par d’autres oiseaux...

Le Macareux se nomme en islandais Prest, prêtre, à cause de la

couleur de son plumage; à Grimsôe on nomme l’Alca torda Prestkona, prêtresse, parce que quelquefois il niche dans le même trou que le Macareux. Mais les habitants de Grimsüe ajoutent que le Prest n’agit pas toujours bien avec sa femme, à laquelle il donne de violents coups de bec. Le poussin, qui ressemble à un poussin de chouette, est nourri avec assiduité par les parents et devient très gras. Ceux-ci lui portent la nourriture dans leur bec, en faisant entendre un son flûté dûäàh... Lorsque l'oiseau arrive au bord de

son trou, il s'arrête longtemps, et examine ce qui se passe autour

de lui... Si l’on approche de la montagne sur laquelle la colonie de ces oiseaux a fixé son séjour, on entend un bourdonnement continuel occasionné par les oiseaux qui entrent et qui sortent. Mais cependant tous ne sont pas en mouvement. » (Faber.)

« Tandis que certains Palmipèdes ne portent à chaque voyage qu'ils font à leur nit qu’un seul poisson, le Fr. arctica revient toujours avec plusieurs captures. Chaque fois qu'il a pris un Ammodytes

tobianus, il reparaît à la surface de l’eau, place la tête du poisson .

dans son bec, en laissant dépasser le corps. Mais il ne laisse jamais échapper cette prise, lorsqu'il en saisit une nouvelle. Dès qu’il a 8 ou 10 poissons dans son bec, il les arrange toujours par ordre, ayant soin d'en tenir un nombre égal de chaque côté. C’est ainsi qu’il s'envole vers son nid. S'il a quelque inquiétude, il reste un certain temps à l'entrée de sa galerie, ne lâchant pas les poissons, qui lui forment une sorte de moustache, et lui frappent les joues en s’agitant chaque fois que Poiseau fait un mouvement. C'est ainsi que l’on voit des lignes entières de macareux posés sur le bord des rochers. » (Faber, Das Leben der hochnordischen Vügel.)

Œuf unique, d’un blanc grisètre; quelquefois teinté de jaunätre.

2 Me

Taches plus ou moins distinctes, isolées, comme effacées, grisätres, accumulées vers Le gros bout. 0*063, sur 0043. Vu par transparence, cet œuf paraît d’un gris jaunâtre à l’intérieur. Il ne peut être confondu qu'avec celui de Fulmarus glacialis, dont il se distingue par une co- “quille plus forte. (Thienem.)

Thienemann, Fortpflanzungsgeschichte. pl. Ve. f. 7. a-c. Bädecker, Pässler, et Brehm, D. Eier d. europ. Vüg. pl. 80. £. 6.

PRVPDSS IUT URTENZ:

UriaNZx. G. R. Gr. List. Gen. B. (1840).

Unix. Id. ivid. (1841).

. CEPPHINZ. Reich. Handb. (1852.

Bec dépourvu de sillons, peu élevé, à bords tranchants, à arête arrondie. Narines linéaires, à moitié fermées par une membrane emplumée. Queue courte, arrondie. 12 Rectr. Tarses grèles, réticulés. Plumage d'Eté différent de celui d'Hiv. Sexes semblables. Un espace incubatoire de chaque côté du ventre.

ANATOMIE. Leur squelette se distingue surtout par un séernum allongé, aplati et étroit, pourvu d’un brechet saillant qui diminue de plus en plus de hauteur vers l'extrémité. Côes étroites, articulées à angle très aigu; les deux dernières sont libres... Omoplate falciforme allongé,-presque aussi long que V’Huinérus. Celui-ci comprimé, et plus long que l’Avant-bras… Fémurs un tiers plus longs que les tibias; péroné très long, plus du double du tarse, sans rotule prolongée... (Faber, Isis p. 967, 1824.)

Mours. « Il est difficile aux Guillemots de prendre leur vol lorsqu'ils sont sur l’eau; ils se livrent surtout à cet exercice quand ils ont des « œufs ou des petits. Dans ce cas, leurs mouvements d'ailes, de même « que les oiseaux chez lesquels ces organes sont peu développés, sont « très rapides ; ils s'élèvent assez haut, et alors leur vol est soutenu.

« Ils se laissent tomber à plat ventre sur l’eau... Ils excellent à plon- « ger... Au moment de pénétrer dans l’eau, ils ouvrent leurs ailes; « on peut les voir ainsi nager à plusieurs brasses de profondeur en « faisant mouvoir leurs ailes. Lorsqu'ils sont posés sur les écueils et « que quelque chose les effraye, ils se laissent tomber perpendiculai- « rement dans l'eau... Il paraît que ces oiseaux plongent à une très « grande profondeur, car j'en ai trouvé dans l'estomac du Squalus « carcharias islandicus, qui se tient toujours dans les endroits Les plus « profonds. Lorsqu'ils marchent, leur position est verticale ; ils tien- « nent le. cou tendu, leur courte queue repose sur le roc, et leurs « jambes touchent leur veutre. C’est ainsi qu’ils se déplacent; par cette. « raison, leur allure est vacillante et embarrassée, car ils appuyent « le tarse en entier sur le sol... Il est impossible de se figurer des « oiscaux-plus stupides et plus flegmatiques que les Guillemots. Au « moment de la reproduction, ils crient continuellement errr sur un « ton uniforme... Lorsqu'ils ne couvent pas, ils se placent en lon- « gues fiies sur les entablements des rochers... » (Faber, 1sis p. 970-

Œufs. Forme ovoïconique. Coquille de même nature que celle des Alcinæ. D’un beau vert ordinairement parsemé de rayures plus ou moins sinueuses et irrégulières, brunes, noires, fréquemment concentrées au sommet de l’œuf. Ceux des U. grylle et U. Mandin font exception, ils revêtent les caractères de ceux des Alcinæ. (Des Murs.)

STIRPS À ALLEÆ. ne.

Bec court, bombhé. Taille très petite. , |

GENUS. AZZEF. Link, Beschreid, d. Naturaliensamml. d. Universuüt Zu Rostock. I, p. 17 (1806) (*).

Merçuzus. Vieil. Anal. (1816).

Cepaus. Cuv. R. A. (1817).

ARCTICA. G. R. Gr. List. Gen. B. (1840).

(*) Par suite de la rareté c£trème de l’ouvrage de Link (on n’en connaît que quatre exemplaires\, le nom de ce Genre, qui est antérieur aux autres, a été oublié. Cette remarque est due à M. Elliott Coues, qui l'a publiée le premier dans Bullet. Nuttall Club p. 244. 1879.

oi

Bec très court, épais, renflé, convexe, aussi large que haut à sa base. Mandibule infér. très anguleuse à la rencontre de ses branches. Narines amples arrondies, operculées. Ailes suraiguës. Queue très courte, arrondie. Tarses médiocrement comprimés, grêles, de la longueur du doistint. l’ongle compris, largement scutellés en avant, nent réticulés sur les côtés et en arrière. Ongles comprAnés, médiosrement recourbés, pointus. (Degl.}.

4. ALLE NIGRICANS. Link, PBescéreid. d. Naturahensamml. Rostock, I. p. 17. (1806).

ProNaren L:Sysi. p. 131.11. 58).

UnriA minor. Br. Orn. VI. p. 73. (1760).

Little Auk. Penn. Arct. Zool. IL. p.224. (1792 . UniA AzLE. Pall. Zoogr. IT. p. 369. (1811:

MerGuLus ALLE. Vieill. N. Dict. XX. p. 209. (1818). UnRia ARGTICA. Brehm, Lehrb. IT. p. 1008. (1824).

- MERGULUS MELANOLEUCUS. Steph. Gen. 7. XII. p. 345. 1825). MerGuLus ALLE. Vieill. Galer. p.236. pl. 295. (18251. MERGULUS ALLE ET ARCTICUS. Brehm, Handb. p. 993, 994. (1831). CepHus ALLE. Less. Trait. p.639. (1831'.

MerGuLus ALLE. Gouid, Eur. pl. 402. (1837).

Uria ALLE. Audub. Orn. Biogr. V. p. 304. pl. 339. (1838). ARCTICA ALLE. G. À. Gr. List. Gen. B. p. 98. (1841".

MerGuLus ALLE. Reichb. Handb. pl. 8. 48. f. 48-50. (1850. ArcA ALLE. Schles. Mus. P. B. Urinat. p.29. (1867. MerGuLus ALLE. E. Coues, Proc. Ac. Philad. p. 54. (1868). ARCTICA MELANOLEUCA. Gr. R. Gr. Handl. B. TIT. p. 101. (1871).

Islandais, Haftirdil. Halkjon. ee

Norwégien, Alke konge. (Nilss. } Roi des Alques.

Suédois, Sjüfar, Le père de in mer; Sjükung, le roi de la mer : Alkekung, le roi des Alques (Nilss.)

Allemand , Æiskrabbentaucher le plongeur glacial des Crabes (Brehm). |

Anglais, Greenland Dove. Dove. Sea Turtle. (Albin).

Danois, Havtirdif. (Teilmann).

Hollandais, De kleine Alk. (Schleg. j

Scottus (Päysica curiosa IX. p. 958) veut faire dériver alle du cri de cet oiseau, qui semble articuler ce mof. Faber, Isis, p. 649. (1827).

Alce, qui a été employé par Gmelin, est peut-être une erreur typographique pour alle. à

Er. Parties supér. et bec noirs. Parties infér. blanches, côtés de la tête et devant du cou noirs. Scapulaires lisérés de blanc. Hiv. Parties supér. noires. (rorge, bas des joues, côlés et devant du cou, ainsi que le reste des parties infér. d’un blanc pur. Long. tot. On23 environ.

Eté. ALGA ALLE /masc.) Gm. Syst. p. 554. (1788). MerGuLus ALLE. Vieill. Galer. IT. pl. 295. (1825).

Tête, cou et toutes les parties supérieures d’un noir brillant, Scapulaires bordés de blanc. Rém. second. terminées de cette couleur. Une petite tache blanche au-dessus de l’œil. Dessous du corps blanc. Des traits noirs sur les flancs. Bec noir. Pieds couleur de chair en avant. [ris brun. Long. tot. Om 21. Bec le long de son arète, Om O1. Tarse, Om 012. Aïle repliée, Om 416.

Hiver. Alca alle. Brünn. Orn. bor. p. 26. (1764).

Le petit Guillemot femelle. B. ent. 917; mais pas la descripi.

B. Ois. IX p. 354, laquelle appartient à l’Uria grylle. Alca alce /fém.) Gm. L. c.

Le blanc des parties inférieures s'étend sur le devant du cou et sur la gorge jusqu’au bec. Derrière Pocciput, cette couleur traverse le cou en arrière pour former une sorte de collier taché de noir, puis s’avance, sous forme de large bande derrière l'œil, sans nie celui-ci. Le reste à peu près comme en

Eté.

Jeune. À peu près comme chez les adultes en Hiv. Les teintes générales plus ternes. Une sorte de collier grisâtre au bas du cou. Bec moins fort que chez Îles adultes.

VARIÉTÉ. AlCa candida. Brünn. /. c.

ANATOMIE. « Maxillaire supér. faible, mais Zntermarillaire « long, large à sa base, fortement voûté, pourvu d’un sillon « en arrière... Les Gnathidies qui sont faibles, fortement « Comprimées, mais très longues, formant presque toute la « longueur de la mandibule infér... 13 Vertèbres cervicales. « 9 Vertèbres dorsales. Côtes. de même forme et en même « nombre que chez Uria grylle; il en est de même du Basse, « de la Fouwrchelte et de la Clavicule.. Omoplate de la longueur « de l’Avant-bras…. (Faber, Zsis p. 651. 1827). La Curotide gau- « che existe seule. » (Garrod).

HagirarT. Niche en très grand nombre au Spitzberg. (Malmgr.) tout JOcéan glacial arct. (Pall } Ne niche presque jamais dans la Scandinavie, où il ne se montre que pendant l’Hiver, dans cette saison, il est commun sur les côtes du Finmark; R. dansleS., où on ne l’apercoit que dans certaines années. Rarement en grand nombre sur les côtes de Ja Scanie (Walleng.) Côtes septentr. de la Finlande, C. G. en Hiver. Isolément dans leS. (Palmén). Se montre régulièrement dans la Laponie russe, se tient en petites troupes, Oct. ct Nov.; ne niche pas dans lOst-Finmark. (Schrad.) Angleterre, R. (Mac Gillivr.) Guernesey (G. Smith). Côtes de Belgique et de Holiande, Acc. (de Sélys). De passage irréculier sur les côtes de France, Aut. ct Hiv. (Degl.\ Scine- Inférieure (Hardy). Acores, R. R. (Godman.

Groenland. (Reinh.) Etats-Unis, Hiv. Sud de New-Jersey.(E, Coues).

Mours. « Cet oiseau appartient aux parties les plus septentrionales « du Pôle arct. L'Islande est déjà trop mérid. pour qu'il s’y propage. « Cependant, il niche à Grimsô, au N. de cette ile. On ne le trouve à « l’époque de la reproduction sur aucun point de la Scandinavie. « Parry a vu dans son dernier voyage au Pôle des troupes immenses « de ce Guillemot sur des bancs de glace et posés sur la mer. Ils « étaient si nombreux qu'ils obscurcissaient le soleil lorsqu'ils s’en- « volaient. Ils étaient si peu farouches qu'on aurait pu en tuer beau- « coup en leur jetant des pierres, et d’un seul coup de fusil-on en

ds

« abattait une trentaine à [a fois. Trois chasseurs en tuèrent ainsi « 1263 en moins de 5 à 6 heures. Le Guillemot nain émigre en Aut. « Mais le plus grand nombreséjourne vers le Cercle polaire.» (Nilsson).

« Les baleiniers le nomment oiseau de glace, parce qu’il annonce « le voisinage des bancs de glace. Ces oiseaux se nourrissent d’'Am- « phipodes. Leurs colonies sont innombrables, et les Fogelberg en sont « littéralement couverts. Kane assure qu’un Esquimau peut, avec un « filet semolable à ceux dont oà se sert pour la chasse aux papillons, « en prendre en quelques minutes autant qu'il en peut porter. Les habitants de ces contrées les prennent par milliers au temps des « nichées, et se livrent à cette chasse avec d'autant plus d’ardeur que « cette Espèce est pour eux un mets très délicat.» (F. Droste- Hülshoff..

« Comme cet oiscau niche exclusivement au N. du Groënland. il « ne se trouve vers le S. de cette contrée qu’à lPapproche de PHiv. On « le voit en troupes immenses de Déc. à Avr. » (HoLBôLL). (

m CN

NOURRITURE. Amphipodes.

PROPAGATION. Nidification. Choisit ordinairement les iles dont les rochers sont à pic (en Amérique), et offrent de nombreuses crevasses.

Les œufs sont déposés ordinairement à l’extrémité des fissures les plus

sinueuses des rochers. (D’après E. Coues, Proc. Ac. nat. Sc. Philad. D7200 1601).

Œufs @). Teinte générale d’un blanc verdâtre ou bleuâtre, quelquefois sans taches, ou bien avec de petites taches isolées, à demi effacées, d’un gris cendré. Il existe quelqueïois des traits sinueux vers le eros bout. Ges œufs paraissent. verdâtres à lintériéur. Long. 005 sur 0»030. (Thienem.). — Niche à Washington Irving Island, etc., au N. de Cap Ünion et à Bessels Bay. Observé par le 82933’ Lat. (H. W. Feilden, {bis p. 410. 18771.

Thienemann, Fortpfanzungsgeschichte. pl. VC. 1. A.-C.

Bädecker, Pässler et Brehm, Die Eier d. Europ. Vüg. pL 70. F. 2.

STIRPS B. URIEZ GENUS I. URIA. Br. Orn. (1760).

ALCA. p. Li. Syst. (1758).

CozvmBus.p L. Syst. (1760).

Cerpaus. Pall. Zoogr. (1811).

Fe | — 99 —

Lomvra. Brandt. Bull. Ac. Pétersb. (1837).

CATARACTES. Bryant. Proc. Rost. Soc. N. H. (1861). CATARACTES. G. R. Gr. Handl. B. TITI. (1871).

Le mot Uria dérive du latin wrenari. (Aldrovande). Cataractes, de Karasoxerns, qui Se précipite aver violence.

Bec plus long que le tarse, comprimé, pointu, pourvu d’une échancrure à lextrémité de Ia mandibule supér., à bords assez tranchants et un peu rentrés en dedans. Les deux mandibules forment une courbe peu prononcée à concavité infér. L’arête de Ia mandibulé supér., mousse, rentrant entre les plumes du front, qui s’avancent obliquement du haut en bas et d’arrière en avant jusque sur la membrane qui recouvre en partie les Narines, puis se retirant de nouveau obliquement en arrière de manière à former un angle aigu emplumé, dont le sommet touche ouverture des Narines, qui sont ovalaires. L’arête de la mandibule

infér. est légèrement concave jusqu’à la rencontre des

| deux branches mandibulaires, qui sont horizontales et forment avec celle-ci un angle obtus. Ailes médiocres. Queue courte, arrondie. 12 Rectr.

Œuf. Forme très caractéristique, piriforme.

Page 1