‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 29 sur 208 · URIA LOMVIA. Brünn. Orn. bor. p · texte numérisé non relu

URIA LOMVIA. Brünn. Orn. bor. p

UrrA TRorce. Lath. Ind. IT. p. 796. (1790). > D. Troire. T. Man. p. 921. (1820).

CEPPHUS LOMVIA. Pall. on IL. ne 5. (181

Urra TRoïLe. Newberry, Paci/f. R. R. VI. pt. Tà. p. 110. (1857).

U. BrunNicair. Heermann, Pacif. R. R. Rep. X. (1859.

HR ET Bryant, Proc. Bost, Soc. N. H. p.11. f. 3 et 5. (

UrtrA TROILE. Faber, Prod. ist. Orn. p.42. (1829),

U. Troire. Gould, B. of Eur. pl. 396. (1837).

ALCA LOMVIA. Schlec. Mus. P. B: Urinat. p. 15. (1867:.

Lomv'A Troice. E. Coues, Proc. Ac. Philad. p. 757. (1868). CATARACTES TRoILE. G. R. Gr. Handlist. B. III. p. 101. 1871).

Le mot roue est probablement une dédicace en faveur de Uno von Troile, auteur des Bref rürande en Resa til Island. Disale. 12 (Noy. R,/Z:prM0- 1669)

Loinoia, de Lumme, boîteux, ct de via, bec en islandais. Suédois. Spetznäbb. (Nilss.) Bec pointu.

Danois. Langnefia. (Feilman).

Hollandais. De gevone Zeekoet. Schieg.'

Anglais. Guillemot. (Salerne). Nom qui signifie Oiseau stupide. Français. Guillemot & capuchon. (T.)

Galice. Arau. (D. Francisco). C’est une onomatopée d’après cctauteur.

Portugais. Airo. : À. C. Smith).

Eré. Parties supér. d’un brun de suie, surtout vers

LoMvIA CALIFORNICA. Elliott Coues, Proc. Ac. nat. Sc. Philad. p. 79-80. (1868). Fic. du bec. = CATAPACTES CALIFORNICA. G. R. Gr. Handl. B. IT. p. 101. (1871).

Sernblable à U. lomvia. Bec plus allongé, un peu déprimé sur son arête de la base au milieu. Long. tot. 0»39 à 040, Arête supér. droite jusque près de l'extrémité.

HaBirarT. Californie. Buchanan Strait, 79° Lat. (H. W. Feilden).

Œuf. Vert clair. Sur le gros bout est une couronne de taches noires très larges, confluentes, bordées, surtout vers le bas, d’expansions arrondies, reliées à d’autres points plus pelits. Des points de même couleur sur le reste de l'œuf. Points profonds d’un gris violet, 008 sur 0052 environ (d’après un exemplaire de ma collection}.

22? URIA INTERMEDIA. Nilsson, So. Fogl. IT. p.148 18581

. Bec assez élevé et allongé; la longueur depuis les narines jusqu’à son extrémité est égale à celle du tarse ou la dépasse. Sa bauteur éoale la longueur de la 2e articulation du doigt median. Baguettes des Rémiges d’un gris blanc. (Nilss.) :

HagrraT. Baltique près de l’île Gottland. Récifs de Calmar. (Nilss.) Doit être réuni à l'Uria lomvia. Brünn. ve.

URIA SVARBAG. Brünn. Orn. bor, p.27. n° 110: 476#,. Azca LOMvIA. L. Syst. p. 130. (1758).

la tête, le menton, la gorge, les joues et de haut du devant du cou. Ailes, dos el croupion noirs. Parties infér. blanches avec des mèches noires sur les flancs. Hiv. à peu près comme en té. Joues, cotés de la tête el gorge blancs. Aréte de la mandibule supér. un peu arquée.

Eté. Meerschnäbler. Klein, Verb. Histor. de Vüg. p. 155. (1760). DDR br Orn. VI. p.70. pl. 6: f. L. 1760",

CozyMBus TRoILLE. L. Fn. Suec. p.52. (1761). =— Id. Sysé. p.220. (1766.

Uria maggiore. ** Stor. degli ucc. V.pL. 549.(1767).

Le Guillemot. B. Ois. IX. p. 350. (1783. = [d. ent. 903.

Tête, gorge et devant du cou d’un brun noir de ve- Jours. Le reste du dessus du corps noir. Rém. second. terminées de blanc. Dessous du corps blanc. Des stries noires sur les côtés du corps. Bec noir. Tarse brun jaunâtre. Membranes noires. Iris brun. Long. tot. Om45-0m46. Bec jusqu’à la commissure, 0m058. Tarse 0036. Aile repliée GmO7.

Urra. Trorze. Brünn, Orn. bor. p.27 n° 109.

ALCA picA. Fabric. Fn. groenl. p. 79. (1780). CEPPHUS ARRHA. Pall. Zoogr. IL. p. 317. (1811). Uria BRonnicun Sabine, L. Trans. XIL. 25. p. 538 (1818). U. Franosrr. Leach, ibid. p. 544.

CozyuBus TROILE. Scoresby, Arci. Reg. I. P- 922. (1820). | U. BRuNNICHI ET POLARIS. Brehm, Handb. p. 98%. pl. 10. F1. 1831). Ü. BruNnicaur. Gould, Eur. pl. 398.118371. À ALCA ToRDA. Gaimard, Voy. Scand. Atlas. Livr. IX. pl... adulte.) Liv. X. pl... (poussin) 185 .

Uri4 arRa. K.et BI. Wirbelih. p. 237. 1840".

U. TRoir.e. Reichb. Handl. pl. 8. F. 32-36. (1850). D. Lomvia. Bryant, Proc. Bost. Soc. H. N. p. 75. (18611. CATARRACTES LOMVIA. [d. L. c. p. 9. F. 1 ct 4. (1861). DARRA Newton, P.Z.S. p. 495. (18641.

ALCA ARRA. Schles. Mus. P. B. Liv. IX. p. 16. 1867). Lomvria SvarBac. E. Coues, Proc. Ac. nat. Sc. Philad. p. 80. (1868). Lomvia INsuLzx Farræ Horwnri. Salerne, Orn. p. 365. pl. 26. £ 3. (1767). DaRrA Fritsch, Eur. p. 49%. pl 59. F. 6. 1870. | UATARACTES LOMVIA. G. R. Gr. Handl. B. TT. p. 101. (1871). Arrha pourrait dériver du russe APY , qui signifie Plongeon du Kamts-

chatka. APS viendrait du Kaintschadale aaru, où du Courile aara, . d'après Pallas.

FES eee. à TR

M rte Le Hiver. Lomme. Klein, Verb. Hist. de Vôq. p. 157. (1760).

CoLyMBuS MINOR. Gin. Syst. p. 585. (1788.

Urra MINoR. Steph. Shaw's Gen. Z. XII. p. 246. pl. 63. (1824).

Le blanc des parties infér. remonte sur le devant du cou jusque sous le bec. Lorums et dessous des veux. d’un brun noir comme les part. supér. Cette couleur passe au-dessous de l'œil. Derrière celui-ci, elle descend sur le blanc des côtés de la tête sous forme de triangle très allongé. Un collier d’un brun noir, à bords confondus avec le blanc de la gorge, passe sur le devant du cou. Le reste des parties infér. blanc, ainsi que l'extrémité des Rém. second. Flancs avec des mèches noires.

Jeune. Ressemble à l'adulte en Hiv. Bec plus court. Le noir du dessus du corps est moins foncé et moins

Le nom islandais Svartbalkur s'explique par Svart, noir; bac, dos.

Un peu plus grand que U. lomvia. Bec large, court, semblable du reste à celui de cette Espèce, mais le noir tirant un peu sur le bleu. La bande blanche qui termine les Rém. second. est beaucoup plus large (d’après 0. Heugl. J. f. 0. p. 100. 1871). Bec à partir des commissures 0064. Id. le long de l’arète 0"035.

Poussin. Dans le nid, déjà couvert de plumes. D'un brun noir en dessus; blanc en dessous. Intérieur du bec couleur de chair pâle. Rém. second. non terminées de blanc. Piels couleur de plomb. Le reste commeen Hiv. (Faber, {sis p.973. 1824)

À l’dge de 15 jours. Duvet très serré. Bec couleur de plomb pâle, blanc à la pointe. Son intérieur couleur de chair plombée, parties supér. et dessus du cou présentant des plumules noires. Sur la tête se trouvent des plumules soyeuses b'unches. Gorge, poitrine et abdomen blancs. Pieds couleur de plomb. Ongles noirs. Long. 7” (Faber, [. c.)

OSTÉOLOGIE. Mandibule supér. forte... Gnathidies très fortes et larges, offrant une éminence à la base. Os omoïdes larges... .. Bassin vaste et bien excavé..…… Tous les os qui le composent sont plus forts que chez U. lomvia.. . Crête sternale très élevée et arquée ; Péchancrure postér. de cet os étroite et presque fermée; son bord postér. arrondi, sans offrir un plan terminal... (Faber, {sis p. 642. 1827).

O8s. Nilsson (Sv. Fogl. IL. p.549) cousidère cet oiseau comme une simple variété de U. lomvia; il fonde son opinion sur l’assertion de Graba, qui affirme (Reise p.167) qu'il existe un grand nombre de. nuances intermédiaires entre ces deux formes.

Hi ee

lustré. Des sujets obtenus à Hendaye, et qui paraissaient être des jeunes, n'offraient presque pas de traces du collier brun ou noir des adultes. Degland dit cependant qu'ils ont le bas du cou brun cendré. Nilsson parle de ce collier, et ajoute que les flancs sont noirâtres avec un trait blanc sur le côté ext. de chaque plume. Ce caractère ne paraît pas important, car on voit des sujets adultes avec des mèches noires sur les flancs, tandis que des sujets paraissant très jeunes ont ces mêmes mèches à peine indiquées,

. Poussin. Dans le nid, ayant déjd toutes ses plumes. Exactement semblable au Poussin de PU. Brünnichiü, dont il ne se distingue même pas par le bec. (Faber, Isis p. 976. 1824. — À. Marchand, R. Z.'p. 193. 1871- 1872. pl. 6. (1870).

OsréoLogre. Le squelette ressemble beaucoup à celui de

HaBrTAT. Islande; plus commun sur la côte septentr. et occ. que sur la côte mérid. (Faber . Niche en quantité considérable au Spitzberg, où l’on ne trouve pas U. lomvia, ni UÜ. ringvia. (Malmgr\. Appartient exclusivement aux contrées Les plus sept:ntr. de la Scandinavie. Visite seulement en Hiv. les côtes septentr. de la Norvège. Le Prof. Liljeborg l'a trouvé à Tromsô, à époque de la reproduction. Malm. l’a rencontré en erand nombre dans les fiords de F'Ost-Fiamark. Se trouve aussi dans le W. Finmark. Niche probablement vers le Cercle polaire. iWallenor.) Acc. en Angleterre et dans le Midi de l’Europe. (Degl.). Orkneys, R.R. (Macgill.) .

Groéoland (Faber).

PropaGaTioN. Niche au Spilzberg. Choisit des rochers à pic dans la mer, où il s'établit en quantité prodigieuse. {Consultez : Malmgren, J. f. 0. p. 263 et suiv. 1865.

Œuf. Les œufs des U. lomuia, U. ringvia et U. Brunnichii se ressemblent tellement qu'il est très difficile de les distinguer. Ils sont toujours pirilormes. Généralement ils portent, sur un fond d’un vert bleuâtre, des taches dun violet mat. Il v a aussi des variétés qui, sur un fond vert pomme plus ou moins pur, présentent des traits d'un vert jaunatre où d’un brun clair. D'autres sont blancs, avec des traits d’un beau brun, d'un brun rouge, ou d’un noir clair. Quelques autres offrent de petites taches ct des traits rougeûtres. (Schrader et Pässler). Badecker, Die Eier d. europ. Vüq. pl. 69. f. 2.

U. Brümnichi. Il s'en distingue par différents points : entre autres, les côtes sont plus minces et plus longues; le bassin

est beaucoup plus étroit et moins excavé...… S'ternum plus allongé et plus étroit. (D’après Faber, Zsis p. 642. 1827).

ANGÉIOLOGIE. Deux carotides. (Garrod).

VARIÉTÉ. « Bec et pattes d’un beau jaune. Ongies blancs; ceci indique un commencement d'albinisme. Get oiseau se rapproche de la Variété décrite par Krüper (Naumannia p.437. 1857 . Il a été tué en mer entre Poole et Christchurch. » (Newton, P.Z:S$. p. 21877).

HAB1TAT. Islande, côte mérid. (Faber). Scandinavie. (Nilss.). Ile de Gottland, C. (A. Andr.) Finlande, côtes sept. (Palmén.). Côtes du Dane. mark, C.en Hiv.(Kjärb.) Un certain nombre séjourne sur les côtes. d'Angleterre. (Macgill. ). Guernesey, C. C. en aut.et Hiv. (C. Smith.). Côtes de Belgique en Hiv. (de Sélys). Se répand l’Hiv. le long des côtes de Hollande, de Belgique et de France jusqu’à Bayonne. (Degl.) Landes, tous les Hiv. (Dubalen). Côtes de Hollande. :Schleg.). Aude, Hérault, Pyrénées-Or., très Acc. (Lacroix). Herdave, C.C.fin janv.et Févr. (L.0.-G.) Genève, Acc. (Fatio). Loire-Infér. R.R (Blandin). La Rochelle, Hiv. (Belthémieu x). Espagne, R. sur la Méditerranée. (FH. Saunders). Portugal, C. (A. C. Smith). Santander (H. Irby)}. Côtes de P'Améque sept. vers Le 800. (E. Coues).

Mours. « Ge sont des oiseaux exclusivement marins; ceux qui, par «€ hasard, s’égarent dans l’intérieur des terres, semblent perdre toute « connaissance, et se laissent prendre à la main. Habiles plongeurs, ils « volent rarement. On les voit rangés en quantités prodigieuses sur les « Fogelberg, et former-de longues lignes, serrés les uns contre les au- « tres. Pour donner une idée de leur multitude effraiante, il suffit de

Consultez : À. Malmgren, Neue Anzeichnungen über die Vüqel von Spitzbergen (J. f. 0. p.263 et suiv. 1865).

Mogurs. « L'U. Svarbag est le plus C. de tous les oiseaux du Groën- € land; on l'y voit à toute saison et en grand nombre. Le point Le plus -€ mérid, où il se propage est à 2? milles 1 2 à l'O. du Godhabeer Kjord. « Kassasoak, à un mille au S. de Upperacvik, est le Fogelberg qui en « récèle la plus grande quantité. On ne peut mieux donner une idée « de ce rocher couvert d'oiseaux, qu’en le comparant à une ruche « sur laquelle sont posées des milliers d'aseilles. Get oiscau compose « avec le Phoque la principale nourriture des Groërlancais. Il vit de « poissons, et surtout du Mallotus arcticus ct du Gadus agilis. Le norm- « bre de ce Guillemot augmente de Sept. à Mai, époque à laquelle äl

« quitte La côte mérid. pour se rendre aux Fogelberqg. » (Holbüll:)

de (Rues

« dire que lorsqu'on passe en vue du cap Nord, si on lâche un coup « de canon sous un Fogelberg, des millions de ces oiseaux se préci- « pitent à La fois dans la mer, avec un tel fracas, que le rocher lui- « même semble s’écrouler. » (Droste-Hülshoff .

«On le trouve par bandes aux aiguilles d'Etretat, où il niche. En « Hiv., il se montre sur les autres côtes de la France; mais il est sé- « dentaire dans les iles de la Manche et celles du golfe de Gascogne. » (Best.

NOURRITURE. Poissons. (Nilss.). Crustacés. (Droste-Hülshoff).

PROPAGATION. Œuf. Couleur verdâtre, bleu clair teinté de verdâtre. Taches profondes peu distinctes, petites, les moycrines d’un gris brun, les superficielles d'un brun verdâtre ou noirâtre, quelquefois très petites, d'autres fois de forme allongée, réparties également sur toute la surface-de l'œuf, ou accumulées vers le gros bout. Long. 0"08 sur 0048. Se distingue de l'œuf de U. ringvia par la forme des taches, qui ne s’allongent pas en linéaments entortillés comme chez celui-ci.

Œufs recueillis en Amérique. Très variables pour la grosseur, la coloration ct les taches. Long., environ un peu plus de 3 1/4 inches, sur 2 inches vers le plus gros diamètre, Couleur variant du café au lait au blanc pur, grisâtre, bleuâtre, vert clair ou foncé. Les taches des œufs café au lait et blancs sont plus ou moins grandes, brunes, disposées uniformément sur toute la surface de l'œuf. Les œufs de ce type offrent la plus grande ressemblance avec ceux de l’Alca torda, mais s’en distnisguent par la grosseur et la forme. Les œufs d’un blanc verdâtre ou terreux Ont le plus souvent un cercle de taches vers le gros bout. Les œufs verts en offrent une grande variété: ils sont plutôt couverts de linéaments que de taches proprement dites: ces lignes se courbent à angle droit et s’entrecroisent. (E. Coues, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p.257. 1861).

Si l'œuf des Guillemots est piriforme, c’est pour en assurer la conservation. En effet, l'oiseau le déposant sur le bord d’un rocher et sans aucun apprêt, il serait exposé à chaque instant à rouler au fond des précipices au moindre souffie du vent, ct cela surtout lorsque la femelle le quitte un instant. Il est retenu en place par sa forme même; on peut s’en convaincre par une expérience facile à répéter. Placez un œuf de ces oiscaux sur une table, mais sans le vider: soufflez fortement contre lui : vous verrez qu'il tournera alors continuellement sur lui-même en décrivant ua cercle vers le centre duquel le petit bout sera toujours dirigé, ct qu'il ne s’échappera pas de Ia table sur laquelle il est posé. [l'est certain que beaucoup de ces œufs sont entrainés par les vents qui règnent dans les contrées où nichent les oiseaux

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