‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 52 sur 208 · BORDEAUX |: BERLIN · texte numérisé non relu

BORDEAUX |: BERLIN

VEUVE CADORET R. FRIEDLANDER UND SOHN 7, rue Montméjan, 17 Carlstrasse, n° 11 IMPRINEUR LIBRAIRES . Juin 1887

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SUBORDO II. ANSERES NATATORES.

Serrirostres ou Prionoramphes. Dumér. Zool. Anal. (1806). Les Canards. Gérardin, Tabl. élem. (1806).

LAMELLOSODENTATI, Illig. Prodr. (1811).

Dermorynom. Vieill. Anal. (1816).

Lamellirostres. Cuv. R. A. (1817).

Les Anatidées. Less. Man. (1828).

UNGuIROSTRES s. DERMoRuYNGI. Nitzsch, Pterylogr. (1840). Mersores. Staude, Naumannia, p. 358 (1854).

LAMELLIROSTRES. Sundevall, Tentamen (1873).

Serrirostres ; Serra, Scie; Rostrum, Bec.

Prionoramphes qui devrait s'écrire Prionorhamphes; rptov, Scie ; pauvos, bec.

Dermorhynchi; déoux, peau; fuyyos, bec.

Lamellirostres ; Lamella, Lamelle ; Rostrum, Bec.

Anatidées, de Anas, dont l’étymologie sera donnée à l’article de l’Anas boschas.

Unguirostres; Unguis, Ongle; à cause de l'onglet qui se trouve à l'extrémité du bec de ces oiseaux ; Rostrum, Bec.

Mersores ; Merso, je plonge. Le mot Mersor ne paraît pas être latin.

Bec recouvert d’une membrane, arrondi en dessus, plus ou moins élevé et aplati à sa base, muni en avant d'un Onglet arrondi sur ses bords, voûté, plus ou moins crochu et proéminent. Bords int. de la Mandibule supér. et bords ext. de l’infér. lamellés. Narines arrondies et allongées, situées assez loin du front. Tarses courts, généralement peu éloignés de l'équilibre du

corps ; très longs dans la seule Famille des Phænicop- Fascicule II. — Mergidæ-Oxyuridæ. 1

Ares

teridæ. Doigts (4), trois antérieurs réunis par une membrane, qui dépasse un peu le Doigt ext. en le bordant en dehors. Pouce muni quelquefois d’un lobule, ou petit feston membraneux, qui le borde en dessous. Ailes médiocres et aiguës. Scapulaires allongées et s’arrêtant ordinairement vers les deux tiers de la longueur de l'aile. Queue courte. Plus de 12 Rectr. Cou souvent très long. Corps massif. La Trachée est souvent remarquable par sa conformation. Le plumage d'Eté des mâles est assez généralement semblable à celui des Femelles, particularité que GC. L. Brehm a été le premier à signaler. (Consullez : Brehm, Etwas über das Sommerkleid der Entenmännchen. (Zsis, p. 233 et suiv. 1835.)

PTÉRYLOGRAPHIE. « Tête couverte d’un plumage continu, qui » s'étend jusqu’au milieu du cou. Dans ce point commence l’Ayp- » térie infér. sous forme de trait étroit, qui s’élargit un peu sur » le tronc, et suit la crête sternale jusqu'au ventre, en conservant » même largeur et se termine à l'anus. A cette Apiérie corres- » pond une Apterie spinale plus étroite que celle du dessous du » corps, et qui s'étend ordinairement de l'extrémité du cou à la » queue, et s'arrête parfois à l'Interscapulum. La Pééryle qui » embrasse cette Aptérie est d’abord très étroite, s’élargit un » peu et finit par s'étendre au point dese confondre avec les Pté- » ryles des Lombes..…. On remarque de plus une Apéérie assez » grande sur les côtés du corps. Elle se prolonge en avant entre » la Ptéryle spinale et celle de l’aisselle jusqu'à la hauteur de » l'épaule, et arrivée au bas du cou, elle forme l’Apiérie très » courte des côtés de celui-ci. On voit encore un prolongement » à côté du bord ext. de la Ptéryle du dessous du corps ; au-des- » sous de l'aile, elle embrasse la fossette de celle-ci, et s’unit à » l’Aptérie des côtés du cou, séparant ainsi complètement la » Ptéryle de l’aisselle de la Ptéryle du dessous du corps. En » arrière, l’Aptérie des côtés du corpss'étend jusqu’au genou, se » prolonge sur le côté int. du dessous de la cuisse, et atteint les

Ut

» Rectr., tout en étant limitée des deux côtés par la Ptéryle spi- » nale et la Ptéryle du dessous du corps. Mais avant d'arriver » vers le creux qui recoit le genou, elle est pénétrée par un fort » prolongement de la Pteryle du dessous du corps... Les plumes » de cette dernière région sont très larges, arrondies, remar- » quablement courbées et élastiques, très serrées et imperméa- » bles. Le nombre des Rémiges varie de 24 à 34... Rectr. mol- » les, petites, en nombre variable de 12 à 24. » (D'après Nitzsch, Ptérylogr.)

Duvet des poussins. « Il se compose de véritables plumes mol- » les, pourvues de baguettes, et situées à l'extrémité des plumes » définitives, qui viendront après. Les baguettes et les branches » de ces duvets sont rigides, et se terminent en pointes très fines » et chevelues. Les rayons, qui sont à l'extrémité infér. des » branches, sont également minces, filiformes, et ne présentent » pas de traces de crampons. Les branches sont très espagées » sur la baguette, et par conséquent peu nombreuses.» (D'après Nitzsch).

« Les femelles ont un espace incubatoire au bas de Ia poi- » trine. » (Brehm.)

ANATOMIE. « Crâne voûté. Trou occipital perpendiculaire et » grand. Os lacrymal pourvu d’une apophyse descendante et > libre. La grande apophyse du sphénoïde s’unit rarement à ce . » dernier, Os palatins étroits; apophyses ptérygoïdes larges. La » colonne vertébrale se compose de 15 à 16 vertèbres cervicales, » de 9 dorsales et de 7 à 8 caudales. Sternum grand, long, » presque d’égale largeur, offrant des excavations profondes, » pourvu d'un Bréchet; médiocre. Omoplate allongée, mince. » Fourchette très courbée et assez écartée. Humérus servant de » conduit pour l'air, plus long que l'omoplate et l’avant-bras. » Main allongée. Bassin grand et vaste, voûté en arrière. Fémur » plus long que le tibia... Langue grosse, remplissant toute la » cavité buccale, assez large, recouverte en dessus et en dessous » par une peau molle, pourvue sur les côtés d'une double rangée » de cils courts et de dents dures... Pharynx assez large. Jabot

Die ais

» étranglé, grand... Estomac pourvu de muscles des plus puis- » sants...….. Rate petite. Foie volumineux, souvent échancré sur » son bord postér. Trachée pourvue de renflements vers le larynx »infér.:..1 » (Wagner)

Deux Carotides (Garrod).

Mœurs. « Les oiseaux de cette division vivent à l’époque de » la reproduction pour la plupart sur les eaux douces; en Aut. » et en Hiv., ils se tiennent généralement sur les bords de la » mer, ils vont chercher leur nourriture au fond de l’eau; celle- » ci se compose de semences, de racines de plantes, de feuilles, » d'insectes, de vers et de poissons, qu'ils saisissent avec leur » bec recouvert d'une membrane parcourue par des nerfs, » qui lui donnent beaucoup de sensibilité. A l'époque dela repro- » duction, ils vivent par couples, et la femelle couve seule ses » œufs. Les petits sont conduits à l’eau aussitôt après leur éclo- » sion, et recherchent d'eux-mêmes leur nourriture, sans que » les parents leur aident en cela, mais ils les avertissent du » danger et les protègent jusqu'à ce qu'ils puissent voler... » Ils émigrent souvent en grandes troupes... » (Brehm..)

« La démarche des oiseaux de cette division est beaucoup » plus aisée à terre que celles des oiseaux du Sous-Ordre précé- » dent; mais cependant elle est embarrassée et vacillante. Quel- » ques-uns sont de très bons plongeurs, d'autres ne plongent » jamais. » (Degl.)

PROPAGATION. « Nid placé tantôt sur le fond solide des marais, » tantôt sur le sol et à sec, dans des arbres creux, des trous de » rochers et même des galeries sous terre. Il se compose de » matériaux divers accumulés ordinairement sans art, » (A. Brehm.)

Œuf. « Forme ovalaire; parfois un des bouts un peu moins » bombé que l’autre, Coquille à test dur, à molécules compactes » et homogènes, plus ou moins jaunâtre ou verdâtre à l'inté- » rieur ; à reflet assez prononcé. Couleur d’un ton blanc, ou » fauve, ou olivâtre sans taches. Cette couleur est superposée à

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