‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 59 sur 208 · LAINE · texte numérisé non relu

LAINE

FEMELLE ADULTE. Tête d’un gris brun en dessus, foncé entre le bec et l'œil. Menton d’un blanc brunâtre clair, la teinte brun rouge passe sur le cou peu à peu au gris cendré et en avant au blanc pur du dessous du corps. Toutes les parties Supér. ainsi que les plumes des flancs qui recouvrent les ailes d'un gris brun foncé avec des bordures d'un gris cendré clair, qui sont visibles surtout et d’un blanc presque gris sur les grandes plumes et sur les plumes postér. Plumes des flancs qui recouvrent les ailes faiblement teintées de jaunâtre. Couvert. des ailes de la même teinte que les petites Scapulaires. Les plus grandes Scapulaires un peu plus foncées ou d’un brun presque noir, terminées de blanc ; elles recouvrent la base des Rém. qui est noire; ces dernières sont blanches à l'extrémité et forment le miroir blanc. Audessous des plumes blanches passe une bande blanche et gris brun le long du milieu et une autre bordure d’un brun noir sur le bord ext., ainsi qu’une bande extérieure gris brun et noire, ce qui fait que les plumes suivantes sont entièrement d’un brun noir comme les plumes de

la main et de la queue (D’après Palmén.). Iris brun (Nilss.).

JEUNE. MERGUS SERRATUS. Brün. Orn. bor. p. 24 (1764).

Ressemble beaucoup à la Femelle. Bec d’un noir rougeûtre en dessus, d’un beau roux jaunâtre en dessous. Iris d'un brun jaune grisâtre. Jambes d’un jaune rougeâtre en dehors; jaune roux clair à l’intérieur ainsi que les Doigts. Membranes et ongles d’un brun jaunâtre sale. Tête pourvue d'une aigrette double quoique courte située sur la nuque, d'un gris brun en dessus avec un trait d’un brun noir qui s'étend du bec derrière l’œil; elle est d’un brun jaunâtre en dessous jusqu’au cou.

Extrémités des plumes de l’espace intermaxillaire d’une teinte claire, presque blanche au menton. Partie moyenne du cou d’un gris brun teinté de jaunâtre; le reste du cou devient peu à peu d’un gris cendré teinté de jaunâtre passant en avant àla teinte blanc pur du jabot, de la poitrine et du ventre, avec une légère teinte de jaune roux clair. Tout le dessus de l'oiseau, toutes les petites Couvertures des ailes et les côtés du corps sont d'un gris cendré tirant un peu au jaunâtre. Sur les épaules et le haut du dos, les plames ont des bordures d'un gris visiblement plus clair et plus pur, avec les baguettes foncées. Quelques-unes des Rémiges int. sont noirâtres, les suivantes sont d’un gris argenté avec une large bordure noire; les 6 suivantes sont blanches à teinte jaunâtre, et noires à la base; les 4 qui suivent sont noires, terminées de blanchâtre. Rém. prim. et leurs Couvertures noires. Les 7 grandes Couvertures alaires qui sont à côté du miroir sont blanches en dehors, noires en dedans. Le miroir, qui est blanc, est ainsi traversé par une bande transversale noire. La Scapulaire ext. noire atteint presque l'extrémité de la 2° Rém. qui est au-dessous. Plumes des flancs qui recouvrent les ailes d’un gris uniforme, avec leur bord terminal ext. aussi tranché que chez les adultes (du 20 Oct. Palmén.).

Poussin. Long. 0"180. D'un gris brun olive en dessus. Tête et derrière du cou teintés de brun roux. Une bande sur les ailes, 4 taches sur le dos et dessous du corps, blancs. Les deux taches dorsales postér. sont les plus grandes. Une tache part du ventre et s’étend sur la

cuisse. Joues rousses. Une tache plus claire au-dessus

de l’œil, et une bande de même teinte au-dessous de celui-ci. Bec brun, rougeâtreen dessus. Pieds d’un brun

RATE Re

jaunâtre. Iris à cercle ext. gris brun; cercle int. d’un gris blanc (Meves, Oefvers. K. Vet. Ak. Fôrh. 1860. — R. Z. p. 103, 1864). Consullez : Krüuper, Naumann, p.51, 1857. — A. Marchand, À. Z. pl. 5, 1869.

ANATOMIE. La Trachée du mâle, de longueur moyenne, est conformée, à sa partie supér., de la même manière que dans le Grand Harle; mais la seconde dilatation du tube n’existe point. A un pouce et demi de distance du Larynx infér., le tube est tres déprimé, formé de 9 à 20 anneaux, qui sont très larges à la partie postér. du tube, mais qui, par devant, forment une espèce de clavier composé d’étroites arêtes osseuses, dans les intervalles desquelles sont 20 ou 22 membranes tympaniformes. Le grand Larynx infér. se dilate en avant et en dessous, et forme deux protubérances osseuses à sa partie postér., dont celle de droite est la plus grande; toutes les deux sont garnies latéralement par une membrane tympaniforme. Dans cette Espèce, c'est la protubérance gauche qui loge une cloison membraneuse de Ia même forme que celle qu'on observe chez le Grand Harle, mais qui se trouve dans la grande élévation que forme la portion droite du Larynx infér. (T.). — Yarrell, Brit. B. 4 éd. IV, fig., p. 498.

Doit-on rapporter à cette Espèce ?

MERGANSER LEUCOMELANUS. Br. Orn. VI, p. 256.

Harle à manteau noir. B. Ois. VIII, p. 277, dont tout le dessous du corps est blanc, y compris la gorge.

Les exemplaires de l'Amérique offrent des différences notables dans les dimensions :

Exempl. d'Europe. Exempl. d'Amérique.

Bec 9? 5 1/47 9°? qu Aile 8:6'? g” 5” Queue DU? 9” 9" 4 4?

Tarse | 17 77 1” 7” Doigt méd. on (| 1/47 JR 1 1/47 Doigt ext. SHOP 2" 21/4"

(Max, J. f. O0. p. 24, 1859).

HABITAT. Lac Myvatn, Islande (Krüper). Tromsüô, C. (Liljeb.) Scandivavie, C. niche vers le Cap N. (Wallengr.) Suède, C. C. (Nilss.) Dalécarlie, quelques couples nichent pas C. (Lundb.). Ile de Gottland (A. Andr.). B.-Petchora (Seebolm et H. Brown). Niche, suivant Boiïe, dans le Holstein. Dépose ses œufs dans des Nids de Corneilles abandonnés. Niche à Samso et à Verro. C. C. en Hiv. (Kjärb.).Qvickjock, niche (Lôwenhj.). Arrive en Laponie vers la fin d’Avr., émigre au commencement d'Oct. Quelques-uns hivernent (Schrader). Silésie, chaque année (Gloger). Duché d’Anhalt, A. C. (Naum.). Tyrol, Hiv. Les adultes sont R. R. (Althammer). Bavière, Hiv.

(Koch). Suisse, pas R. en Déc. (Meisner et Schinz). Belgi-

que, plus R. que le Mergus merganser (de Sélys). Ecosse, niche aux Hébrides, Orkneys, Shetland (Macgill.). Guernesey, Rég. C. (G. Smith). France, Aut. et Print. (Degl.). Alsace, Hiv. Acc. (Krœner). Lorraine, Acc. (Godron). Savoie, Hiv. (Bailly). Jura, Acc. R. (Ogérien). Côte-d'Or, Acc. Les adulles sont R. R. (Marchant). Allier (Olivier). Rhône, Hiv. pas R. (L. O.-G.). Dauphiné, surtout au Print. (Bouteille). Seine-Inf., Hiv. et Mars (Lemetteil). Manche (Le Mennicier). Morbihan, Ass. C. (Taslé). Sarthe, R. R. (Gentil). Loiret, R. (Nouel). Loire-Inf., R. (Blandin). Charente-Inf. Hiv. Ass. C. (Beltrémieux). Hite- Loire, R. (Moussier). Gard, R. (Crespon). Landes, Hiv,

tn ——

Les mâles sont R. (Dubalen). Aude, Ariège, Gers, Hérault Pyrénées-Orient., Hiv. (Lacroix). Hendaye, Hiv. Jeunes (L. O.-G.). Lac d’Albufera, Hiv. Femelles (Ign. Vidal). Santander, Andalousie (H. Irby). Sicile, Hiv. Jeunes (Malh.). Corse (J. Whitehead). Sardaigne, de pass. (Cara), Grèce, Hiv. Plus R. dans le Péloponèse. Jamais dans l’'Archipel (Lindermayer). Epire, pas R. en Hiv. Albanie, Corfou (T. Powys).

Algérie (Loche). Egypte, R. R. (v. Heugl.)

Niche sur les côtes du Labrador (E. Coues). Georgie (A. Gerhardt). Baikal. Région de l’Obi, de l’Tenissei et de la Léna (Pall.). Chine (David).

Mœurs. Très farouche et très défiant. Evite souvent le coup de fusil en plongeant rapidement; il reparaît alors à une très grande distance et hors de portée. Lorsque la femelle a des petits, elle s'envole rarement, mais cherche à éviter le danger en plongeant. On tâche alors de la chasser vers une baie où l’on peut la tirer (Nilss.).

PROPAGATION. Niche en compagnie d’autres Lamellirostres, tels que Anas tadorna, À. penelope, À. marila, A.islandica, A. nigra. Construit dans des creux entre les pierres, un Nid sans art, composé de tiges d'herbes ou de branches sèches et de racines; le revêt de duvet et de plumes à l'intérieur. S’empare du Nid de diverses Espèces de Canards, probablement lorsque le sien a été détruit (Thienem..).

Laponie. Nid artistement construit, appuyé contre le tronc d’un vieux bouleau et entouré de broussailles (Schrad.) |

Amérique. Nid très caché parmi les hautes herbes, assez compacte, et composé de mousse, de Lichen et

d'herbes marines sèches, garni de duvet à l’intérieur (E. Coues).

Œuf ovale. D’un jaune grisâtre tirant souvent un peu sur le verdâtre. Coquille assez épaisse et solide, lisse, lustrée, paraissant d’un blanc jaunâtre à l’intérieur (Thienemann). 0*063-0"068 sur 0*043-0°045 (Degl. et Gerbe).

Laponie. Ponte vers le milieu de juin. Œufs (10-14) variant pour la grosseur de 2” 1/2” sur 1 1/2” jusqu'à 202 sure J (bChrader).

Amérique sept. Œufs (9) d’un ovale régulier et d’une teinte fauve uniforme (E. Coues).

Thienemann, Fortpfiansungsgeschichte, pl. LXXXI. ss,

Bädecker, Brehm et Passler, D. Fier d. europ. Vôg. pl, 48,1. 3.

GENUS II. MERGELLUS. Kaup, Nat. Syst. (1829).

Bec court et fort, muni de dents peu saillantes. Huppe formée de plumes allongées, peu effilées, commençant au front. Taille relativement petite.

Nourriture. Poissons, insectes, plantes aquatiques.

Page 1