SOMATERIA MOLLISSIMA. Leach, Thomps. Ann
of Philos. (1819).
ANAS MOLLISSIMA. L. Syst. p. 124 (1758).
Eidergans. Klein, Verb. Hist. d. Vüg, p. 137 (1360).
Oca settentrionale. * * Stor. degli Ucc. V. pl. 562 (1767) ©.
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Eïider or Cuthbert Duck. Penn. Brit. Zool. Il. p.271. pl. XCV (1768).
Oie à duvet ou Eider. B. Ois. IX. p. 103. pl. VI (1781).
Oye à duvet ou Eider mâle du Danemurk. B Enl. 209.
ANSER MOLLISSIMUS. Bonnat. Encycl. p. 119 (1790).
Eïider Duck. Penn. Arct. Zool. II. p. 276 (1792),
ANAS CUTHBERTI. Pall. Zoogr. Il. p. 848 (1811).
Prarypus MoLLissIMuS et Leiscerr. Brehm, Lehrb. p. 809, 813 (1824).
SOMATERIA DANICA, NORVEGICA, PLATYUROS, MEGAUROS, LEISLERI et PLANIFRONS. Brehm, Jsis, p 998 (1830). — Id. Handb. 890-898. PE fe. 1 (183). — Id. Naumannia. p. 299 (1855). — S. mollissima, danica, etc., platyuros. Vogelf. p. 388 (1855).
ANAS MOLLISSIMA. Gould, Eur. pl. 374 (1837).
SOMATERIA MOLLISSIMA. Reichb. Handb. pl. LXXXII. fig. 153-158 (1850)
S. MOLLISSIMA. Gould, B. Great Brit. V. pl. XX VI (1570 9.
Islandais : Aedur, Aedurfugl, le mâle. Bliki (Faber).
Suédois : Æjder, Ejdergäs. Sidermanland': le mâle, Gudunge; la femelle, Ada. Bohuslän : Era, Erqus (Nilsson).
SOMATERIA V. NIGRUM. Gray, P. Z. 8. p. 211. pl. CVII R (1858).
SOMATERIA v. NIGRUM. Elliot, B. N. Am. pl. LX VIII (1R66).
Semblable à S, mollissima, dont il se distingue par une tache sous le menton comme celle qui se voit chez S. spectabilis (Bp.).
HABITAT. — Les contrées les plus septentrionales de l'Amérique (Bp.). Great Slave Lake, 61° lat, N. et 114° long. occ. R. (Ross.).
Eee
Danois : Edder fugl (Teilmann).
Allemand : Eidervogel, Eidergans (Bechst.).
Hollandais : Æidereend (Schleg.).
Français : Eider.
Le duvet de cet Oiseau est connu généralement sous le nom d'édredon, Eïider dun en suédois, Eider down en anglais; ce qui signifie duvet de l’Eider. Salerne fait observer que ce mot a été corrompu en Egledun.
Taille relativement assez forte. Longueur totale,
0",70. Mâle adulte. Blanc en dessus. Région sternale, :
ventre, Rém. prum., Rectr., crouprion, novrs. Bas du cou et poitrine, blanc teinté de nuance aurore. Dessus de la tète d’un noir veloûté. De chaque côté du cou est un espace d'un vert clair brillant; celte couleur couvre la nuque.
ANAS MOLLISSIMA. Wils. Am. Orn. VIII. p. 182. pl. IT. (1814) nec L. SomaTERIA DResssri. Sharpe, Ann. Mag. N. H. p. 51. fig. 1-2 (1871). S. MOLLISSIMA. Var. (?) Dresseri, Coues, Birds N. W. p. 580 (1874).
N. B. — Cette synonymie nous a té communiquée par M. L. Stejneger, qui a bien voulu y joiudre la description suivante, d’après M. Ridgway :
MALE ADULTE. Sembluble à S. mollissima (mâle); mais la cire est beaucoup plus large (*38 à ‘50 d’inch), très ridée antérieurement; son extrémité postérieure est large et arrondie; vert de la téie plus étendu, accompagnant ordinairement le noir jusqie vers le bec... FEMELLE ADULTE. Difficile à distinguer de celle de la S. mollissima, les angles de la mandibule inférieure plus avancés el plus larges... (Ridgw. Water Birds. N. Am. Il p. 76. 1884).
HABITAT. .— Côtes ailantiques septentrionales de l’Amérique du Nord, du Maine au Labrador. La véritable S. mollissima ne se trouve pas en Amérique, mais y est représentée par une Race distincte, S. mollissima borealis, qui habite l'Amérique orientale, arct. du Grüenland au Labrador (L. Stejneger, lettre du 23 janvier 1838).
N. B. — Dans cette lettre, M. Stejneger ne cite pas la Fuligula mollissima de Audubon que nous mettons avec un signe de doute à l’artiele de la Si borealis:
S. Dresseri, 6 ad.
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__ From Baird, Brewer and Ridgway's . Water Birds of North America, ÏT p.77.— Reprodmte avec permission
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no Femelles et jeunes, d’un brun roux avec des taches et des traits ondulés brun foncé ou brun noir.
MÂres. Hiv. el Print. — Dessus de la tête d’un noir violet veloûté, cette couleur étant disposée comme il suit : elle occupe tout le triangle emplumé du dessous du bec, puis revient de nouveau en avant le long du bord du triangle emplumé latéral, dont elle n’attemt pas le sommet, retourne ensuite en arriére en ligne légérement concave en dessous, et pass. au dessus des yeux. Joues, gorge, cou, dos, scapul. et petites couvert. des ailes, blancs; couleur qui remonte derrière l’occiput au milieu da noir de cette région, s’arrêtant carrément au niveau du bord postér. de l’œil. Côtés du cou et nuque d’un vert clair soyeux et brillant; les plumes de cet espace ainsi teinté sont allongées et un peu raides. De chaque côté du croupion cest une large tache blanche allongée. Celui ci, ainsi que le Suscaud. et tout le dessous du corps, d'un beau noir. Couvertures du dessous de Paile blanches.…. Bas du cou et poitrine d’un blanc teinté de nuance aurore, nuance qui se détache transversalement en ligne droite, du noir du dessous du corps. Grandes couvert. ext. des ailes noires; les int. blanches, et les médianes
SOMATERIA BOREALIS. Brehm, Zandb. p. 896 (1831).
ANSER LANUGINOSUS sive Eïider. Br. Orn. VI. p. 294. pl. XXIX, © pl. XXX. ® (1760).
PLATYPUS BOREALIS. Brehm, Lehrb. II. p. 813 (1824),
FuriGuLA MoLLISSIMA, Audub. B. Am. VI. p. 319. pl. 405 (18..).
SOMATERIA FAEROENSIS, MEGAUROS, BOREALIS ET ISLANDICA. Brehm, Îs4s, p. 998. (1830). — Id. Æandb. p. 890-895 (1831). — Vogelf. p. 388. (1855). — Naumannia, p. 299 (1855).
SOMATERIA THULENSIS, Malmgr, J, f. O. p. 396 (1865).
Re ue d’un noir brillant. Rém. noires ; les sent les plus rapprochées du corps, allongées, pointues, contournées d’arrière en avant, blanches. Rectr. brun noir. Bec vert mat. Pieds jaunes veidâtre. Iris brun, longueur totale, 0°,70. Bec
à partir du sommet de l’angle frontal emplumé 0,057, aile repliée 0",28, tarse 0",049.
MÂLE ADULTE. té. — Tué à Porkala, Finlande, 19 juin. Iris, bec et pieds comme au Print. Tout le dessus de la tête avec une petite bande frontale étroite (tout ce qui, au Print., est d’un noir à reflets pourprés), qui s’avance sur les côtés jusque vers les narines, et en arrière traverse les yeux pour se rendre à la nuque, d’un gris jaune à certaines incidences de la lumière, avec des taches transversales et longitudinales très déliées d'un brun noir. Gette teinte est plus foncée sur le front et encore davantage sur la tête; de sorte que les taches transversales s’y voient à peine. Tout le reste de la tête et le cou sont d’un gris brun foncé avec des taches noiràtres peu distinctes ou des bandes de cette couleur, 'sur tout sur le cou. Gorge un peu plus claire. Au bas de la gorge, cette même teinte passe au jaune roux ; les ban-
Bec allongé, étroit, peu élevé à sa base. Rémig. les plus rapprochées du corps, plus courbées en arc que chez S. mollissima. Taille plus pelile.
Consultez : Malmgren, J. f. O. p. 214, 216. 1865.
HABITAT. — Propre aux contrées les plus boréales de l'Europe. A toujours été confondu avec S. mollissima, dont elle a séparée par Brehm. Malmgren lui rapporte la petite Forme qu’il a rencontrée au Spitzberg, et qu’il ne regardait pas comme une Forme distincte,
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des transversales foncées deviennent de plus en plus visibles et offrent vers les côtés du jabot une demi-ligne de largeur ; elles sont un peu arquées en suivant la forme de la plume, avec du blanc intérieurement sur le milieu de la plume qui offre un bord terminal jaune roux plus large et à l’extérieur une étroite bordure noirâtre (le blanc ne se voit pas sur toutes les plumes). Plus bas, sur le haut de la poitrine est une petite cemture de plumes blanches comme au Print. et nuancées de rose; celle-ci est plus large en avant et passe peu à peu vers le haut à la teinte du cou; vers le bas, cette ceinture est, comme daus la livrée du Print., limitée nettement contre le noir ou le brunâtre de la poitrine et du dessous du corps. Plumes des flancs qui recouvrent les ailes terminées de jaune roux-brunâtre. Côtés du croupion (qui sont blancs au Print.) d’un brun noirâtre un peu plus
Islande, où on le nomme Aedarfugl (Eïiderfuckel), côte orientale de l’île, T.C. Krüper, Naumannia, p. 1 bis, 1858). Niche communément sur les côtes du Spitzberg (Malmgr.).
Côte oriental du Groënland, G. (Hobüil.). Baie d'Hudson (Blakiston).
Ile de J. Mayen, C.? Il faut remarquer que MM. F. Fischer et v. Pelzen n’ont pas donné dans leur mémoire (Müittheil. orn. Ver. Wien. p. 206) des indications suffisantes pour permettre de préciser si leur S. mollissima doit être rapportée à l’Oiseau de cet article ou à la S, mollissima, Lieach.
Mœurs. — Jslande. « Commun. sédent. Vers la fin de Mars, on voit « ces oiseaux réunis par paires. Le mâle fait alors entendre son ho-l000, « qui ne manque pas de mélodie. Vers le milieu de Mai, ils se rendent « dans les endroits où ils construisent leurs nids; ils les placent sur les « récifs, les petites îles des lacs d’eau douce peu éloignés de la mer, à « l'embouchure des fleuves, de Grimsüe aux Westmanôüer. Je ne les ai & jamais vus au Myvatn, lac situé à plusieurs milles dans l’intérieur. Vers « la fin de Mai ou au commencement de Juin, la femelle construit un nid « sans art, et couvre ses œufs de son précieux duvet. Le mâle ne s'éloigne
Et —
pâle, comme le dessus du croupion et les suscaud. Bas du dos noir vers l’espace qui existe entre les scapul. ex. Haut du dos tout près de la naissance du‘cou d’un brun noir, passant à la partie blanche par des bordures noirâ-
pas de sa femelle. L'île de Widüe offre à son propriétaire un grand bénéfice. La plupart des nids, car presque toute l’ile en est couverte, se trouvent placés contre les murs de la maison... » (Faber.)
« Lorsque, dans les derniers jours de Juin ou les premiers de Juil-
let, les petits sont près d’éclore, les mâles quittent leurs femelles et
se tiennent en troupes jusqu’en Aut., car il se réunissent alors en troupes. Dès que les petits sont éclos, la mère quitte les étangs où elle couvait, et se rend à la mer avec ses petits, qu’elle conduit le long des côtes jusqu'au commencement de Sept.; elle les rappelle en faisant entendre orr sur un ton très rauque. En Hiv. tous se rassemblent en pleine mer; ils sont alors tres sauvages. On peut les entendre de loin sans les voir; ils semble que c’est une réunion d'hommes parlant tous à la fois. » (Faber).
Spitzberg. — « Niche encore en grand nombre sur les récifs et les îles de la côte occid. du Spitzherg; mais leur nombre diminue chaque année par suite des contributions que prélèvent sur eux les navigateurs norvégiens. Comme ils pondent toujours leurs œufs sur des iles, à cause des Renards, et qu'ils choisissent celles qui ne sont pas en communication avec la terre par des hancs de glaces, les baleiniers ont un accès facile vers ces nids; de sorte qu’ils prennent sans pitié tout ce qu’ils peuvent d'œufs et de duvet .… Les plus grandes colonies de ces Oiseaux que j'aie vues se trouvaient dans l’intérieur des Isfjorder et dans les îles situées au Nord du Hornsund. Il y a aussi de grandes colonies d'Eiders à Kingsberg et au Cap Sud, mais je n’en ai jamais vu au Storfjord. A Hinlopen-Strait et sur la côte du Nord, on trouve l’Eïder en assez grande quantité sur les îles. Vers la fin des couvées, les mâles se rassemblent en troupes et vivent séparés des femelles, auxquelles ils laissent le soin exclusif des jeunes, Pendant qu’elle couve, la femelle est si peu craintive, qu’elle se laisse prendre sur son nid.. Lorsqu'une femelle s’est vu enlever ses œufs, elle se met sur le nid d’une voisine, ou lui
vole ses œufs, qu’elle transporte sous ses ailes dans son propre nid... -
Elle n’épargne pas même le nid de la Bernicla brenta..…. Et il est assez ordinaire de trouver des œufs de cette Oie parmi ceux de l’EÆider.… »
(Malmgren, J. f. O. p. 114. 1865.)
« On nesait pas encore où cette Forme a des stations d'Hiv.; supposé qu’elle ne demeure pas en cette saison en mer du côté du Spitzherg, elle
tres, qui sont tres étroites plus en arrière. Dos blanc entre les épaules. Scapul. d’un brun noir, avec des bordures terminales d’un jaune roux-brunâtre (plus visibles sur le milieu de l’épaule), mais qui cependant ne s’y voient pas en arrière où la dernière plume scapulaire blanche aiguë et les Rém. blanches int. se montrent au travers des plumes déliées des scapul. de la livrée d'Eté, Couvert. des ailes, miroir et ailes comme au Print. Les Rém. blanches int. dans la livrée d’Été (de même que tout le plumage de l’aile qui restait encore du plumage d’Hiv., sont plus courtes dans la livrée en question, moius arquées, et ont leurs extrémités arrondies (ce qui se voit chez un vieux mâle tué en Oct.). Teintes de la queue et des ailes décolorées (Palmén).
« devrait alors se retirer vers le Finmark, soit qu'elle s’y arrête, soit qw’elle « pousse plus loin sa pérégrination; dans ce cas il ne paraît pas impos- « sible qu'elle visite nos côtes septentr. ct se rencontre dans les bandes « qui se montrent en Hiv.
« Il n'est pas sans intérêt de fixer l’attention sur les £'iders qui s’arré- « tent en Aut. et en Hiv. dans le Golfe de Finlande, surtout dans la « partie orientale. Les sujets qui nichent vers la mer Glaciale du côté de « VE. (par exemple dans la N.-Zemble) pourraient bien hiverner sur la « côte septentr. de la Russie, ou sur celles de la mer Blanche, où même, « comme le Canard à téle grise, arriver en petit nombre vers le golfe « de Finlande; dans ce cas, ces Oiseaux devraient s’avancer encore plus « loin pour passer l'Hiv. sur la Baltique. Si les Eiders d: la N.-Zemble « devaient différer des nôtres (comme cela a lieu pour lAnser segetum), « comme l’Eider du Spitzberg, ils devraient se trouver quelquefois sur « nos côtes mérid. Les Eiders de la N,.-Zemble n’ont pas été jusqu’à pré- « sent étudiés d’une manière suffisante, et nos collections n'offrent pas « un scul exemplaire différent des nôtres, mais par contre on a obtenu des « sujets qui se rapprochent beaucoup de ceux du Spitzberg et qui nichent « en Islande, au Groënland et sur plusieurs îles de la mer Glaciale. Il se « peut que quelques-uns proviennent de ces files et passent le long de nos « côtes, — Mais tout ceci n’est qu’une conjecture. » (Palmén, Finlands Foglar, U, p. 348.)
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MÂce. — Au mois de Sept. Plumage d’Été en partie conservé. Tête et cou d’un brun noir, avec des plumes blanches disséminées sur les joues et le derrière du cou. Une tache noire allongée s'étend du front à la nuque. Des plumes blanches teintées de rose se voient sur la poitrine ; elles sont bordées de noir. Épaules mélangées de brun et de blanc. Le reste comme en Hiv. (liljeb. K. Vet. Ak. Handl. p. 328. 1850).
FEMELLE ADULTE. — D'un jaune roux-clair. Tête
offrant, surtout en avant, de petites taches allongées foncées. Dessus du cou tirant davantage au brun roux vers le haut. Bas du cou, jabot, côtés de celui-ci et du corps, ainsi que toute sa partie postérieure offrant des bandes transversales d’un brun noir sur un fond jaunàtre-roussâtre, et vers le bas des bandes plus étroites sur un fond oris-roux plus foncé. Les Rém. int. non arquées ainsi que les plumes supérieures du miroir sont d’un brun noir avec des bordures de la teinte générale ; il en est de mème des couvertures claires noirâtres et de tout le bas du dos. Les autres plumes du miroir et les couvertures qui les avoisinent sont noirâtres avec des bordures blanches, qui font que le miroir offre une bande blanche en avant et en arrière. La tache blanche du croupion, qui se voit chez le mâle, est indiquée chez la femelle par un groupe de plumes dont Le fond tire au gris. Rém. prim.et Rectr. d’un brun uoir, Couleurs du bec, de l'iris et des tarses moins pures que chez le mâle (Palmén).
N. B. — La femelle de l’Eider ressemble tellement à celle de l’Anas spectabilis, qu'il faut recourir aux caractères suivants pour les distinguer : dans la femelle de l’Eider, les plumes qui s’avancent du front sur le bec vers les narines forment un triangle aigu, qui n’atteint pas le bord poste-
Mo
rieur de celles-ci. Chez la femelle du Cana:d à tête grise, au contraire, cet angle est plus aigu et s’avance entre les narines jusque vers le niveau de leur bord antérieur. (J. E. Harting, P. Z.S. p. 119. fig. 1-2. p. 118. 1871 1).
Consultez : W. v. Wright, Gôtheb. Handl. p. 84-85. 1851, Descr. de plusieurs livrées de transition.
JEUNE MÂLE. D Octobre. — Bec assez court, d’un gris plombé assez foncé, avec un onglet clair, presque bleuâtre. Tète et cou d’un gris brun foncé avec des bandes transversales noirâtres tres déliées, qui passent presque au noir sur le sommet de la tête. De chaque côté de celle-ci, au dessus des yeux, la teinte générale passe au brun roux. De la base du bec s’étend au-dessus des yeux une bande noire ponctuée sur un fond plus clair et presque oris blanc; cette bande se dirige en arriére vers la nuque; au-dessous d2 celle-ci la teinte du fond cest plus foncée. Gorge et devant du cou d’un gris brunâtre plus clair, avec des taches plus visibles sur les côtés et en arrière. Jabot rayé transversalement de gris jaune clair et de bandes d’un brun noir comme les côtés du corps ; mais ces bandes sont plus larges et plus espacées sur les plumes des flancs qui recouvrent les ailes. Tout le des sous du corps et le bas du dos rayés de lignes noirâtres déliées, transversales et rapprochées les unes des autres
4 Le male de cette dernière Espèce offre par la protubérance remarquable de la base de son bec un caractère aussi valable pour l'établissement d'un genre distinct, que ceux qui ont servi aux subdivisions de la plupart des Anatidés. Je proposerais done pour ce nouveau Genre le nom de Erionetta, de £proy, duvet, et Nirrx, Canard. — Cette note élait déja insérée dans le manuscrit lorsque nous recûmes de M. L. Steineger de Washington une lettre datée du 30 octobre 18-7 dans laquelle il nous donna la communication suivante : « J'avais employé déjà dans mon manuscrit le nom de Basilonelta. M. le Dr Coues et moi avions établi déja Erionetta comme un Sous-Genre. Somateria Dresseri montre, en effet, une indication de bosse frontale et S. V.-nigra, Gray, se rapproche pour ‘la coloration, de la figure en forme de V sur la gorge. »
sur un fond plus grisâtre. Sur le bas du dos et les côtés du croupion, ces bandes sont plus fortes sur un fond d’un gris plus jaunâtre. Haut du dos etépaules d’un brun noir avec des bordures d’un gris jaunâtre clair ; le bord qui est le plus rapproché du côté interne est plus foncé que la teinte du fond et tire presquesur le noir. Couvert. des
ailes -offrant des bordures terminales sur chaque plume ;
mais elles sont peu marquées, ce qui leur donne un aspect
plus foncé ; les plus grandes de celles-ci, qui sont les plus.
rapprochées du miroir ont des bordures terminales d’un gris brun plus foncé, et les plumes du miroir, des bordures terminales plus claires (un autre sujet offrait ces taches terminales blanches, comme elles sont décrites par Naumann). Rém. d'un brun noir ; les bords des rém. int. et leurs extrémités sont d’un brun roux. Miroir d’un brun noir (Palmén)..
Üne JEUNE FEMELLE ressemble beaucoup au jeune mâle qui vient d'être décrit ; mais la bande claire qui passe audessus de l'œil est moins marquée, les taches terminales blanches contre le miroir sont plus visibles et le ventre offre une teinte plus umiforme sur son milieu et des raies transversales moins foncées. Elle ressemble donc plus à la vieille femelle. Ge n’est qu’à l'âge-de deux ans qu’elle revêt son plumage parfait (Palmén).
Poussin. — Agé de quelques jours. Duvet brun. Gorge et poitrinc blanchâtre. Une ligne cendrée s’étend du bec sur la nuque en traversant les yeux. Chaque plume du duvet est terminée par une soie, ce qui fait que tout le corps semble couvert de poils (Brünn. Orn. bor, p.19). (CA: Marchand,-R. 7. p.275. 1610):
a + Ro Re CU
DM
ANATOMIE. — La trachée du mâle, d'égal diamètre dans toute sa longueur, est formée d’anneaux durs, entiers, cylindriques, liés par des membranes. Le larynx inférieur se dilate en avantet forme du côté gauche une protubéranceosseuse demi-sphérique et peu élevée. Le socle triangulaire du fond de la glotte est très proéminent (T.). Voyez Garrell, Prit. Birds, 4e éd. p. 462, fig.
HaBiTAT. — Tromsô, G (Liljeb.). Danemark, CG. Niche à Hesselô, Samsô, Christiansô et Sylt. (Kjärb.). Laponie, CG. depuis le milieu de Septembre jusque vers le milieu de Mai. Niche à Wardô (Schrader) Schuretskaja (Liljeb.), Ass. C. près d’ Aland. et un peu à l'Est d'Helsingfors. Écosse. Angleterre Septentrionale. Iles du Danemark. Bornholm (Palmén). RR. dans l'intérieur de l'Allemagne (Bechst.) Un jeune a été tué à Plau, à l'Ouest de Pilzen (Bohéme). (Mittheil. orn, Ver. Wien, p. 31 1884). Tyrol, jeunes (Althammer). France, de passage (Degl.). Seine-[nférieure (Hardy). Alsace, Acc. Femelles ou jeunes (Kroener). A été tué à Rémilly, Lorraine (Godron). Suisse et Savoie, j-unes (Bailly). Indre RRR. (R Martin). Dauphiné, Acc. l'emelles et jeunes (Bouteille). Gard, jeunes RR.(Grespon). Provence, RR.(J. W. v. Müller), Landes, RR. (Dubalen). Loire-Inférieure. Hiver très rigoureux, RR. (Blandin), Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales. Hiver rigoureux {Lacroix). Guernesey, RR. (C. Smith). Manche, R. (Le Mennicier),
Océan glacial arct. Bords de l’Ienissei et de la Léna. Plus R. au Kam= tschatka (Pall.).
La station d'Eté de l'Xider pendant la mue se trouve sur les côtes d’Esthonie, de Livonie et de Courlande, à un, deux ou trois milles des côtes. Ces Oiseaux se tiennent à une distance moins éloignée vers les îles (Jügareforb. nya Tidskr. p.78. 1876).
Mœurs. — L'Æider et le Canard à tète grise, 5. spectabilis, forment par leur duvet, la richesse des Groënlandais. Ceux-ci les chassent en toute saison ; aussi, l’on ne comprend pas que le nombre de ces oiseaux ne diminue pas. La quantité de duvet exportée du Groënland mérid,. se monte chaque année à 58Ù livres, et une quantité moitié moindre est expédiée de lä partie septentrionale de cette contrée. En comptant le duvet de douze nids pour une livre, on trouvera que 104 520 Oiseaux ont été depouillés ans unc année, (Holbôll, Ornith. Bidrag 5. Fn. Gronlands, p. 68 et suiv.).
« Le duvet de l'Æider est très estimé, et sur les lieux mêmes, en Nor- « vège et en Isiande, ils se vend très cher. Cette plume si élastique et si « légère, que deux ou trois livres en la pressant et en la réduisant comme « une pelote à tenir dans la main, vont se dilater jusqu’à remplir le cou- « vre-pied d'un grand lit... Le meilleur duvet, que l’on nomme duvet vif, « est celui que l’Eider s’arrache pour garnir son nid, et que l’on recueille
Fasc, III.
dans ce nid même... Il faut avoir attention de ne le chercher et ramasser dans les nids qu'après quelques jours de temps sec et sans pluie. Il ne faut point aussi chasser brusquement ces Oiseaux de leur nid, parce que la frayeur leur: fait lâcher la fiente dont souvent le duvet est souillé (Voir Poutoppidan, His. nat. de la Norvège; Martin Thrane Brünnich, Ederfuglens Beskriv.) … Lorsqu'on ravit (les œufs), la femellese plume de nouveau pour garnir son nid et fait une scccude ponte, mais moins nombreuse que la première; si l’en depouille une seconde fois son nid, comme elle n’a plus de duvet à fournir, le mâle vient à son secours, ct se dépouiile l'estomac; et c'est par: cette raison que le duvet qu'on trouve dans ce troisième nid cst plus b'anc que celui qu’on recueille dans le premier; mais pour faire cette troisième récolte, on doit attendre que. la mère Eid:r ait fait éclore ses petits; car si on lui enlevait cette dernière ponte, qui n'est plus que de deux ou trois œufs ou même d’un seul, elle quitterait pour jamais la place, au lieu que si on la laisse enfin
élever sa famille, elle reviendra l'année suivante en ramenant ses pe-
tits qui formeront de nouveaux couples... En Norvège et en Islande, c'est une propriété qui se garde soigneusement et se transmet par héritage, que celle d’un canton où les Eïders viennent d’habitude faire leurs nids; on juge par le grand prix du duvet du profit que cette espèce de po:session peut rapporter à son maitre. (Prendre sur les terres d’un autre un Nid d’£ider, est considéré comme un vol d’après la loi islandaise. (Uno von Troil.) « Aussi les Islandais font-ils tout ce qu'ils peuvent pour attirer les Æiders chacun dans leur terrain... On peut, dit M. Horrebow, aller et venir parmi ces Oiseaux tandis qu'ils sont sur leurs œufs, sans qu'ils en soient effarouckés, leur ôter ces œufs sans qu'ils quittent leurs nids... Tout ce qui se recueille de duvet est
vendu annuellement aux marchands danois et hollandais qui vont l’acheter à Drontheim et dans les autres ports de la Norvège et de l’Is-
lande... (B.),
« Lorsqu'un Eider s’égare au milieu des terres, il se laisse prendre à la main... Au milieu d'Avr, 1841, j'ai obtenu un exemplaire vivant, quiavait été pris à Skifvarp… Il volait en rasant la terre, mais tomba bientôt et se laissa prendre. J’en ai obtenu ainsi plusieurs au Print., dans des terres labourées, non loin de Lund... En His, l’Æider est sauvage et craintif, il se tient en grandes troupes, les mâles mêlés avec les femelles, Au Print, ils se séparent par couple, et en Avr. ils se trouvent sur les récifs et les îles près des côtes... » (Nilss.)
« L’Eïider a été tellement chassé que le nombie a commencé à en dimi-
nuer dans certaines localités de la Scandinavie, surtout vers les récits orientaux. Aussi a-t-on cherché à prévenir sa destruction par des lois spéciales. Parmi ses ennemis, on peut citer la Corneille, qui fait un grand dégât de ses œufs, Il est peu d’Oiseaux moins craintifs que l’Eider, lors-
Re TO
qu'il prépare son nid ct qu'il cuve; niais quaud les petits sont éclos, il devient très sauvage. En Norvèze, il Ctait protégé à cause de son duvet; mais, depuis un certain temps, les lois ne sont plus en vigueur à son égard. Eu Sude, l'industrie du duvet a été fort négligée par suite de l’ignorance ds habitants sur la valeur de cet Oiseau. » (G. M. Lewenhaupt, Jägarefôrb. nya Tidskr. p. 145. 1870.)
L'examen d'un grand nombre de p'aux a démontré d'une mauière certaine que le changement de couleur de l'Eer ne s'effectue pas par la mue, mais que les plumes blanchissent sans tomber. Ghez les deux Espèces citées ici, les femelles prennent parfois une livrée qui se rapproche de celle du jeune mâle dans sa deuxième année, c'est-à-dire qu'elle porte au bas du cou un large coilier isabelle; quelques-unes présentent à la tête plusieurs des couleurs di mâle, tandis que le reste du plumage ne change pas. L’Eider se tient le long des côtes; cependant il n’est pas rare au détroit de Davis; très commun à Uppernavik. Il paraîtrait qu'il produit avec la S. spectabi's des hybriles féconds. En Sept. et Oct. ce bel Oiseau émigre vers le Suil 1l revient en Avr. ou vers la fin de Mai (Holbüll).
NOURRITURE. — Mollusqu s. Quelquefois des. Poissons (Liljeb.). Il plenge à 150 p'cds de profondeur ct peut rester jusqu’à sis minutes sous l'eau. Les Mollusques dont il se nouri'.t as partiennent aux genres Mytilus, Cardium, Tellina (Droste Hülshof).
. PROPAGATION. — Euro;je. Niche depuis les parties les plus méridionales de la Scandinavie jusque sur les côtes de l'Océan glacial à l'Est et à l'Ouest du Cap Nord. Plus CG. dans le Nord que dans le Sud. G. toute l’année sur les côtes du Finmark (Wallengr.).
Choisit de pré'érence pour placer son id, des îles ou des côtes couvertes de végétation et d’un accès facile. Le nid est place sous un buisson de Saules, ou toute autre grande plante qui puisse le cacher, telle que l'Angelica archangelica; 1l est garni en dessus de Zostera ou de F'ueus, de tiges de Graminées ou de Mousse ; l'intérieur est revêtu de duvet disposé sur les bords (Thienem).
« .L’Æider arrive sur les côtes de Terre-Neuve et du Labrador au « 10" Mai, une quinzaine avant que les caux du golfe de Saint-Laurent « soient libres de glaces. On n’y en voit aucun durant l'Hiv.., A ce mo- « ment, ils passent cn longues files, quelques pieds seulement au-dessus « de la glace où de la surface des caux, longeant les rives élevées et le « bord des baies intérieures et des îles. Ils se tiennent alors par couples. « Au bout de quelques jours, qu’ils emploient à se reposer sur les rivages « faisant face au Sud, la plupart gagnent les îles qui bordeut la côte; les « autres cherchent où établir leurs nids, soit dans les crevasses des rochers, « soit sur la lisière des bois de Pins rabougris, sans qu'aucun s'avance à « plus d’un mille dans l’intérieur... Au Labrador, c’est vers la dernière
semaine de Mai qu’ils commencent à travailler à leurs nids : quelquesuns sont construits sur des îles, à côté de maigres touffes d’herbes; d’autres sous les basses branches des Pins, et là on en trouve cinq, six et quelquefois huit ensemble, sous le même buisson. Beaucoup sont placés sur la pente des rochers qui se projettent à quelques pieds au-dessus de la limite des hautes eaux... Enfoncés en terre autant que possible, ils se composent d'herbes marines, de mousses et de brindilles sèches, croisées et entrelacées avec assez de soin, pour donner un air de propreté à la cavité centrale, qui n’excède guère cinq pouces en diamètre. La ponte commence aux premiers jours de Juin, et tant qu’elle dure. le mâle ne quitte pas sa femelle... » (Audubon.) da « Lorsque la femelle est surprise sur son nid, elle s’enlève d’un seul coup d’aile; mais lorsqu'elle voit l'ennemi à une certaine distance, elle commence par faire quelques pas, puis s'envole. Qu'on passe auprès d'elle sans l’apercevoir.. elle ne bouge pas, lors même qu’elle vous en-
tendrait causer. Souvent on a trouvé ainsi des nids en levant les bran-
ches des Pins; et l’on n’était pas moins surpris que le Canard, qui partait tout à coup en poussant un grand cri. Dans ce cas, on le voyait parfois se reposer à 15 ou 20 mètres, puis marcher, boitant et traînant les ailes... Plus souvent cependant ïls (les Ziders) volaient à la mer... »
(Audubon.)
« Au temps de la pariade, on entend continuellement le mâle crier haho d’un ton rauque et gémissant ; le cri de la femelle est semblable à celui d’une Cane commune. Le premier soin de ces Oiseaux est de chercher à placer leur nid à l'abri de quelques pierres ou de quelques buissons, et particulièrement de génevriers; le mâle travaille avec la femelle, et celle-ci s’arrache le duvet et l'entasse jusqu'a ce qu’il forme un gros bourrelet renflé, qu’elle rabat sur ses œufs quand elle les quitte pour aller prendre sa nourriture... » (Brünnich)
« Dans certaines contrées de la Finlande, on distingue l’Zssäda et le Grässäda. Le premier pond ses œufs plus tôt, c’est-à-dire au commencement de Mai; le second, à la fin du mois, Dans les récifs occident. du Nyland, ces Races se romment Zsäd et Sommaräd. On a dit que le premier pond au commencement de Mai et que le nombre de'ses œufs est complet vers le milieu de ce même mois, Il aurait une bande blanche sur l’aile, qui le distingue du second; celui-ci rond en Juin; il est plus commun. Peut-tre que ces différences sont dues à l'âge des oiseaux. Quoi qu'il en soit, tout ceci a besoin de confirmation, (Palmén.) Sur: les écueils et les îlots où il niche, les nids sont juxtaposés. (Liljeb,
K. Vet. Ak. Handl. p. 331. 1850.)
Niche dans des lieux inaccessibles au Renard du pôle. Les nids sont
souvent isolés et relativement petits. Quelquefois on en trouve deux ou trois ensemble. (v. Heuglin, J. f. O.p. 88. 1871.)
à re
Labrador. Choisit pour nicher des îles basses, rocheuses, stériles ; donne la préférence à celles qui sont couvertes d’herbes. Les nids sont toujours placés sur le sol; leur construction est massive; ils se composent de mousse, de lichens, d'herbes sèches, de plantes marines que l’Oiseau entrelace avec peu de soin. Le duvet est placé dans le nid, dès que la ponte est complète. (Consultez Coues, Proc. Ac. nat. Sc. Philad, p. 240. 1861).
Œufs d’un ovale plus ou moins allonge, d’un gris verdâtre tirant parfois au vert; quelquefois tacheté. Coquille assez épaisse, à pores très fins, assez luisante, d’un gris jaune verdâtre à l’intérieur : 0,074-0m,083 sur 0m,048-0m,054 (Degl.).
BIBLIOGRAPHIE. — ““ Naturgeschichte des Eidervogels (Berlin. Sammlungen, p. 96. 1769).
: Ejdern. ** (Jägarefdrb. nya Tidskr. p. 126. pl. o"®. 1855).
Eiderjagt. ** (Jägarefürb. nya Tidshr. p.218. 1864). Mesures à prendre pour régulariser la chasse de cet Oiseau. :
Brünnich (M. T.), Ederfuglens beskrivelse. Kjôbenhavn, 1768. in-8. 60 p. 3 pl. — Tillæg. 1014. — Die natürliche Historie des Eydervogels. Kopenhagen, 1768. in-8. Taf.
Deslongchamps (E. J.). Mœurs du Canard Eider (Ann. Sc. nat. XV. DOTE pt. IT. 1841).
Ekstrôm (GC. A.). Bidrag till Æjderfogel Historia (Tidskr. f. Jügare
och Naturforsk. p. 883 1834),
Thienemann, Fortpflanzungsg. pl, LXX VII. fig. À a-c. Bädecker, Brehm et Pässler, Die Eier. d. europ. Vüg. pl, VIIT. fig. 1,
STIRPS B. — OIDEMEÆ
Les Macreuses. Less, Trait. (1831).
Trauerenten, Schleg., Xrit. Uebers. (1844).
Bec de la longueur de la tête, un peu déprimé, assez large, renflé à sa base, qui porte des éminences assez développées chez les mâles. Lamelles larges et fortes, bien visibles lors même que le bec est fermé. Rectr. (14-16) acuminées, à tiges assez raides, Narines ova-
mr laires, percées de part eu part, situées un peu en arriére de la base du bec. Tarses hors de l'équilibre du corps. Doigts longs ; membranes très amples. Plumage des mâles d’un noir lustré ; celui des femelles et des jeunes brun plus ou moins foncé.
GENUS I. OIDEMA. Flem. Philos. of Zool. (1822).
OipEmiA, Flem. L. c.
MELANETTA, p. Boie, sis (1822).
MacEerANAS, p. Less. Man. (1828).
On doit écrire Oidema et non Oidemia, puisque ce nom vient du grec ol0npx, qui siguifie enflure.
Bec surmonté à sa base d’un tubereule arrondi chez les mâles. Scapulaires atteignant presque l'extrémité de Paile.