‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 66 sur 208 · OIDEMA NIGRA. Flem. Phil. of Zool. p · texte numérisé non relu

OIDEMA NIGRA. Flem. Phil. of Zool. p

ANAS NIGRA. L. Sust. p. 123 (1758).

A. niGRA. Br. Orn. VI. p. 420. pl. XXX VIII. fig. 2 (1760). ANAS NIGER MINOR. Salerne, Orn. p. 417 (1767).

OIDEMA AMERICANA. Sws. Fn. bor. aïn. II. p. 450 (1831).

ANas NIGRA. Wils, Am. Orn. pl. Il, fig. 2(1814).

Petite Macreuse. Less. Trait. p. 360 (1831).

MELANETrA AMERICANA,.Eyton, Anat. p. 144 (1839).

FULIGULA AMERIGANA. Audub. Orn. Biogr. V. p. 117. pl. CCCCVII. (1839).

OiDEMIA AMERICANA. Reichb. Handb, pl. LXXXI. fig. 140 (1850).

OIDEM. AMERICANA. Baird, B. N. Amer. p. 807 (1860).

FULIG, AMERICANA. Schleg. Mus. P. B. Anseres. p. 19 (1866).

Le OR ee

La Macreuse. B. Ois. IX, p. 234. pl. XVI (1783). — Il. Ent. 978.

Scoter Duck, Penn. Arct. Zool. p. 280 (1792).

ANAS ATRA. Pall. Zoogr. Il. p. 247 (1811).

MELANETTA NIGRA. Boie, Isis, p. 564 (1822).

PLATYPuS NIGER. Brehm, Lehrb. Il. p. 820 (1824).

MELANITTA NIGRIPES, MEGAUROS, GIBBOSA et NIGRA Brehm, Jsis, p. 998 (1830). — Handb. p. 901-903 (1831). — Naumanruia, p. 298 (1855). : — Vogelf. p. 883 (1855). |

FuLiGuLA NiGRA. Degl. Orn. eur. IT. p. 470 (1849).

OrnEMmIA niGRA. Gould, B. Great Brit. V: p. 28 (1870 ?).

Macreuse dérive évidemment de Macer, quoique Scheler 4 prétende qu’il a la même racine que Maquereau, qui lui même dériverait de Macula (Vincelot). Cette hypothèse est inadmissible, puisqu'il y a peu d’Oiseaux moins tachetés que les Macreuses. En revanche, ce mot peut raisonnablement être considéré comme le mot latin composé Macerands, qui aurait été transformé en français. Ce nom, adopté par Lesson, comme terme générique, est très bien appliqué à ce groupe d'Oiseaux. En effet, tout le monde s’accorde à regarder leur chair comme coriace et de mau vais goût: cette raison seule suffirait pour ranger les Macreuses dans la catégorie des aliments maigres. Ce qui a peut-être contribué à les regarder comme telles, c’est la croyance à leur origine végétale et à l'opinion d’après laquelle on les faisait provenir de certains coquillages. D'après cela, on devait être autorisé à ne leur attribuer aucun des caractères des animaux à sang chaud, dont on ne peut user les jours d'abstinence.

Il est inutile de vouloir expliquer le mot français Macreuse en en cher-

chant le sens dans le hollandais Mérkoet et Meerklot. Dans certaines localités de la France, les jeunes sont désignés sous le nom de Grisette, nom qui pourrait être mieux choisi. [après M. Bailly, l'Espèce se nomme Jeffre noir en Savoie. Mais cet auteur ne nous donne aucune explication de ce premier terme.

D’autres noms étrangers sont mieux appliqués :

Très semblabl: à Fulig. nigra, mais à jrotubérance du bec descen dant vers le devant ét jaune, et sans jaune en avant des narines (Schleg..

PE), HABITAT. — Amérique sept. — Chine (Swinh.).

1 Jls'agit probablement de Scheller (J.-J.-G.), auteur d’un ouvrage inti-

tulé: Præcepta styli bene latini, imprimis Cicerontiani, seu eloquentiæ * Romanæ, etc, Lipsiæ, 1797, in-8, 2 vol.

Er ou

En islandais : Hrafnsônd (prononcez Rafsônd), Carnard corbeau.

En allemand : Trauerente, Canard deuil. Reste à expliquer le nom suédois : Sjoorre; de Sjô, mer, en de orre, petit Tétras.

Les Anglais de la province d’York : Scoter. (Willugby).

Hollandais, De zwarte zeeëend. (Schleg.).

Morbihan, Gal-du. (Taslé).

Gibbosité relativement élevée. Le jaune n’en occupe que la base et ne s'étend pas au delà du milieu de la partie moyenne du bec. La protubérance semble formée de deux hémisphères séparés par une échancrure. Longeur tot. 0,51. |

MÂxe. Hiv. el Print. — D'un beau noir brillant, velouté et teinté de bleu. Aïles sans miroir. Bec noir, avec la partie moyenne de la mandibule supér., les narines et Le bord libre des paupières d’un jaunes orangé. Tarses cendré brun ; palmures noires. Doigt cendré brun. Iris rouge, longueur totale 0®,51. Bec à partir des com missures, 0",056 ; sa hauteur à sa base, le tubercule compris, 0",026. Aile repliée 0*,26. Tarse, 0",04,

MÂre. té, — D'un brun noir (Brehm),

N. B. — Palmén (Finska Fogl.) donne la description d’un jeune mâle d'un an dont la livrée pourrait faire soupçonner un mâle en été. Mais cet état n’est pas complet et n'offre pas d'indications certaines pour le véritable plumage du mâle adulte dans cette saison; c’est pourquoi je me suis borné à citer la description de Brehm, malgré sa brièveté.

FEMELLE. — Bec noir, avec un tubercule à peine indiqué et constitué par deux renflements séparés par un sillon peu marqué. Iris brun foncé. Dessus de la tête et nuque d’un brun noir foncé. Plumage du dessus du corps d'un brun foncé avec des bordures plus claires. Dessous du corps d’un brun foncé uniforme. Côtés du cou, espace

CPR PET RTE ET

RER RUE Li Le re * dy: He SE EE UT s'Re | ; É SE FT

DE ee

au devant de l’œil d’un gris blanchâtre traversé de taches

transversales foncées plus ou moins marquées. Souscaud.

et rectr. d’un brun noir.

La TRÈS VIEILLE FEMELLE ressemble au mâle ; mais le noir est moins profond et sans nuance bleuâtre. Gibbosités moins prononcées (Degl.).

JEUNE. — Anas cinerea. S. G. Gm. Reise, IL. p. 184, pl. X VIIT (1774). An. cinerascens. Bechst. Naturg. Deutschl. VT. p. 1025 (1807). An. cinerascens. T. Man. p. 555 (1815).

Bec noirâtre avec un sillon pâle à la base et une tache de cette nuance sur son milieu (Nilss.).

Dessus de la tête d’un brun noirâtre avec les bordures ext. des plumes presque noires. Sur le front, la couleur passe au brun grisätre. Tour du bec, menton et côtés de latête blanchätres jusqu’à une ligne qui s'étend des yeux en arrière et descend sur la nuque. Cette couleur n’est pas précisément très tranchée en dehors et n’est pas très pure, mais teintée de gris brun dans certains endroits et s'étend vers le bas jusqu'au milieu du cou. Corps d’un gris brun, les plumes des parties supér. ont des bordures un peu plus claires. Scapulaires offrant des bordures étroites plus foncées. Dessous du corps plus clair ; milieu du ventre avec des taches foncées ; Rém. et rectr. d’un brun foncé (Palmén). Pieds jaune verdâtre. Iris brun (Degl.).

Voyez Sclater (P. L.) Oidemia nigra Q. Teintes pâles en dessous EPNS 7, p.154. 1882).

Poussin. — D'un beau noir, sans taches en dessus. Gorge blanchâtre. Joues et ventre gris. Une bande plus

Lot foncée sur le jabot. Bec d’un noir plombé. Le duvet recouvre un tiers du bec à partir de ses angles. Pieds d’un vert jaune-olive. Palmures noires. Iris brun (Meves, Oefvers. K. Vet. Ak. Fôürhandl. 1860. — Id. R.Z.p. 108. 1864. — À. Marchand, À. Z. p. 263, 1870. pl. VI. 1865).

ANATOMIE. — La trachée du mâle, dont le tube est d’un diamètre tres étroit au-dessous de la glotte, se dilate graduellement jusque vers le milieu de sa longueur, où les anneaux sont du double plus larges: vers le larynx inférieur, ils ont de nouveau un diamètre très étroit. Le larynx inférieur se dilate en deux sacs cartilagineux qui sont réunis dans le milieu par une membrane transparente. Les anneaux des bronches se dilatent aussi et présentent un renflement considérab'e; ce dernier caractère existe aussi dans les bronches ds femetles (T.), — Ya:rell, Brit. B. 4c éd. p. 479. fig. E

Quelques autres détails d’Anatomie générale out cte donnés par Kuht (Deitrüge zur Anatomie, p. 92).

HagrraT. — Islande, R. Niche surtout vers le lac Myvatn. (Faber). Qvickiock; niche (Lüweih:.) Laponie; arrive vers le milicu de Mai, émigre vers le milieu d'Oct. (Schrad ). Upsal, R. (A. Mesch). Dalécarlie. (Lundb.), Archangel, (Liljeb.), B. — Petchora (Secbohm et Brown, Zbis p. 447. 1876). Finlande, R. (1. v. Wright). Caspienne. Baltique. Sibérie. Pas au Kamtschatka (Pall.). Côtes de la Poméranie, R. S'avance quelquefois dans l’intérieur de l’Allemagne, mais alors ce sont seulement les Jeunes (Brehm). Lac de Garde, jeunes (Althammer). Genève, Acc. (Fato). Guernesey, G. Aut. et Hiv. (G. Smith). De j'assage en Hollande, Belgique, Angleterre et France septentr. (Degl ). Alsace, R. (Krœner). Côted'Or, presque toujours les jeunes (Marchant). Morbihan, Hiv (Taslé). Manche, Aut. C. (Le Mennicier). Sarthe, RR. (Gentil). La Brenne, Indre, RR. (R. Martin). C. près de Bordeaux, plus R. près de Bayonne (Dubalen). Aude, Ariège, Gers, Hérault, Hiv.; en petit nombre (Lacroix). Quelques individus ont été observés sur l'Adr'atique, àla haut'ur d'Antinori. (T. Powys). Grèce; principalement vers le Sperchius; jamais dans l’Attique, excepté après le mauvais temps. Jamais dans l'Archipel (Linderm.). Capturé en 1868 près de Malaga (Saunders). Santander, Hiv. (H. Irby).

Pas au Grôenland (Krüper:).

Sibérie Or. et Sept. (v. Middend. Turquestan (Severtz.).

Historique et Mœurs. — Les Anciens ne s'étaient pas contentés d’at-

tribuer aux Bernaches une origine merveilleu:e, ils l'avaient (tendue aussi \

Page 1