SET CA
sans bordures noires; entre les cuisses existe une bande
de plumes grises largement terminées de blanc. Scapul. supér. blanches, avec une bordure noire en dehors, les infér. plus longues, d’un gris noir, avec une tache blanche allongée le long du rachis. Couvert. du dessous de Paile d’un gris noir terminées de blanc. Queue d’un gris noir en dessus, plus clair en dessous.Suscaud. noires,bordées étroitement de blane à l’extrémité. Souscaud. d’un blanc pur (Ekstrôm, Tidskr.f. Jägare och Naturforsk. UT, p. 1049).
JEUNE MALE. 1° Aut. — Bec d’un gris jaune sombre. Iris d’un brun jaunâtre clair. Pieds d’un jaune verdâtre sale. Tête, une petite portion du devant du cou d'un gris brun teinté de roussâtre, avec des plumes noires éparses sur les joues, le menton et la gorge et sur tout Le brun du cou. Devant du cou blanc parsemé de plumes grises. Haut et côtés de la poitrine d’un gris blanc avec du blanc à l’extrémité des plumes; cette teinte offre plus d’étendue sur le devant de la poitrine. Haut du dos, épaules et petites Couvertures des ailes d’un gris noir terminés de blanc; ce qui forme vers le cubitus une tache allongée d’un gris blanc lorsque l'aile est repliée. Bas du dos et croupion d'un gris noir. Bas de la poitrine, Rém. second., ainsi que les plumes qui s’en rapprochent le plus, blanches jusqu’à la moitié de leur longueur; d’où il résulte une tache d’un blanc de neige sur l’aile fermée. Flancs d’un gris clair avec l'extrémité des plumes blanche. Cuisses et ventre d’un gris blanc (Ekstrôm, /. c.).
JEUNE FEMELLE. 1° année. — Bec d’un gris jaune. Iris d’un brun jaune. Pieds d'un jaune verdâtre. Se distingue de la vieille Femelle sous le rapport des nuances
Re.
en ce que tout Le corps offre des teintes moins pures; le blanc du devant du cou manque tout à fait, de même que les extrémités gris brun des Couvert. alaires, de sorte que la tache qui existe sur l'aile repliée est blanche sans bande gris brun. La tache blanche du cubitus manque aussi (Ekstrôm, Tdskr. für Jügare. WI. p. 1050).
OBSERVATION. — [Le Morillon de Belon (Hist. nat. d. Oys. p. 165) se rapporterait à peu de chose près au jeune du Garrot : « Dedens des « pieds et des jambes rougeastres, mais le dehors en est noir. Il a toute « Ja teste tannéc iusques à la moitié du col, où il commence à prendre un « collier blanchastre. Et de là en avant sa poitrine est cendrée, et est
« blanc dessous le ventre. Il serait totalement noir par dessus le dos, et « aelles, n’estait que quand on les luy estand, lon voit sept plumes de
« chasque costé, qui luy font l’aelle, tout bigaree comme la Pie. Mais -
« au reste toute l'aelle, comme aussi la queuë, est noire... » Ajoutons que la figure, qui est très mauvaise, paraît aussi indiquer un jeune Garrot. la description du Glaucium par Allrovande, qui donne une copie de la figure de Belon, se rapporterait aussi au jeune Garrot. Mais celle de Linné est des plus vagues. On voit qu'il a confondu plusieurs Espèces qu'il n'avait pas même toujours sous les yeux. Ainsi, l'Anas gl'aucium étant décrit (Syst. p. 201. 1766) : « À. corpore nigricante, pectore « nebuloso, speculo alarum albo linerri », il semble qu’il s’agit du jeune Garrot; mais comme plus loin, cet auteur ajoute pedes nigricantes, il est évident qu’une confusion a eu lieu, et l’on est d’autant plus porté à le croire, que Linné lui donne pour synonyme l’A. glaucion de la Fauna suecica (éd. 1761. p. 43), dont il donne le nom suédois Brunnache (col brun); or, d’après tous les auteurs scandinaves, ce nom désigne la Müricea Penelope. (voy. l'article de la Fulig. cristata).
ILest difficile de comprenire comment Lesson à pu trouver (Descr. Mamm. et Ois. p. 248) que la description de Linné convenait parfaitement à 1 Oiseau qu’il décrit dans ce dernier ouvrage sousle nom de Canard glaucion. Dans sa Diagnose, Linné dit : « Anas glaucion, capite griseo,etc. » Et plusloin, «m 1s caput sordide nigriin ». Aucune de ces deux expressions ne convient à l'Oiscau de Lesson, qui a la tête et le haut du cou d'un brun ferrugineux luisant. Ge dernier, de même quel’A.glaucion de Gmelin (Syst. p. 125) serait un jeune mâle du Garrot, tandis que la des:ription de Linné se rapporterait en partie seulement à celui-ci.
Poussin. — D'un brun noiren dessus. 4 grandes taches disposées deux à deux sur le dos, bord des ailes, joues,
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gorge et croupion d’un blanc pur. Une bande d'un gris
brun sur le jabot (Meves, Oefvers. KE. Vet. Ak. Fürh.
1860. — Id. À. Z. p. 1038. 1864). — (A. Marchand, M %p. 5081870. Descript. pl. 19. 1868.)
N. B. — Le Mergus anatarius. Eimb. Isis, pl. IT. p. 236 (1831) est un Hybride de cette espèce et du Mergellus albellus.
ANATOMIE, — La trachée du mâle, depuis la glotte d’un diametre très resserré se dilate subitement vers les deux tiers de sa longueur en un assemblage de grands anneaux couchés les uns sur les autres, et capable de s'étendre au point de former un vaste sac dont le mécanisme répond à celui de soufflet à cylindre. Le tube reprend ensuite un diamètre moins large; puis formant avec le larynx un tuyau qui s'élargit par le bas, il donne naissance à une dilatation osseuse, qui, de la partie inf. du Larynx remonte en ligne diagonale du côté gauche, d’où sort la plus longue et la plus grande des deux branches; celle-ci est formée en entonnoir. 2 membranes tympaniformes garnissent le Larynx supér. (T.) — Yarrell, Brit. D. éd. Saunders, p. 441. fig.
Hagirat. — Upsal, C. (A. Mesch). Suède, C. C. en Été, (Nilsson) Wermland; C. en Eté (Hammargr.) Dalécarlie, CG. (Lundb.) ne niche pas en Scanie, quoique Nilsson ait affirmé qu'il se propage à Ifôsee. Paraîtrait nicher dans quelques localités du Smäland, sous le 570 Lat.; cependant
il nese reproduit, ni dans la Dalécarlie, ni dans l’Uppland. En Et, dans
le Wermland, sous le 596. (Wallengr.) — Danemark, C. C. (Kjärbôlling). Finlande (Palmén, Finlands Fogl. IT. p. 472,) Qvickjock, niche. (Lôwenhj.) Laponie; arrive vers la fin de Mai, émigre vers le milieu de Sept. (Schrad.) B. Petchora. (Seebohm et H. Brown). Wuitegra. Archangel; C. (Liljeb.) Torrents des Monts Ourals et de la Sibérie. (Pall.) Bakou, Janv. (Ménétr.) Lac de Garde, Hiv. C. (Althammier). De passage sur les côtes de la Baltique et de la mer du N. (Brehm). Silésie, Aut. et Hiv. Ass. CO. (Glozer) Hollande. (Schleg). Suisse, G. de Nov. à Mars. (Meisner et Schinz). Belgique, CG. Print. et Aut. (de Sélys). Angieterre, C.d’Oct. à Avr. (Macgill.) France, Print. et Aut. (begl.). Lorraine, Ass. C. (Godron). Morbihan, Ass. CG. (Tasle). Manche, Pas C. (Le Mennicier). Sarthe, Ass. GO. (Gentil). Maine-et-Loire. (Vincelot). Loire Inf. R. R. (Blandin), Charente Inf. R. R. Hiv. (Beltrémieux). Loiret, Acc. (Nouel). Allier, R. (Olivier) La Brenne, Indre, ne vient pas au Priut. et en Aut. Hiv. Rég. (R. Martiu). Rh@ke, pas R. Hiv. (L. O. — G.). Dauphiné, Hiv. (Bouteille). Côte-d'Or, de passage rég. (Marchant). Savuie, Hiv. (Bailly), Haute-Loire, Hiv. (Moussier). Gard, Hiv. (Crespon). Landes; les mâles sont R. R. (Dubalen). Aude, Gers, Hérault, Pyrénées-Orient., Ass, Rég. Ariège, Acc. (Lacroix), Sicile, C. Hiv. jamais du côté de Messine. (Malh.)
Sardaigne, Hiv. Pas G. (Cara). Grèce, Hiv. Ass. GC. pas dans l’Archipel. (Linderm.) Cyclades, Hiv. (Erhard). Lac d’Albufera. Hiv. R. (Ign. Vidal). R. R. dans le midi de l'Espagne (Saunders). |
Afrique orient. (A. Brehm), Algérie. (Loche).
Candahar, Hiv. C. (T. Hutton). Takoo, Péking, Hakodadi. (Swinhoe). Turquestan. (Severtz.). pet
Moœurs. — Arrive en petites troupes vers la fin de Mai dans l’intérieur des fjords de la Laponie. Le Garrot se tient de préférence à l'embouchure d'un fleuve qui y aboutit Cette Espèce séjourne jusqu’au milieu de Sept. Vers le milieu de Juill., Schrader a observé des troupes de 40 individus, tous mâles adultes, et encore revêtus de leur livrée d’'Hiv. (Pässler).
Se trouve en Eté en grand nombre dans la Scandinavie. Commun dans le N. jusqu’à l’Ost-Finmark, à partir du 62° jusqu’au 280 Lat. Il niche surtout au milieu des lacs de l’intérieur. On ne peut pas le regarder véritablement comme un Oiseau de passage (flyttfogel), car il fuit la glace, et on le trouve même pendant les Hiv. les plus froids dans les
endroits où l’eau est libre. Quelques individus restent tout l’Hiv. en Lapo-
nie. Le Garrot n’est pas farouche dans les contrées où il se reproduit. C’est le contraire lorsqu'il émigre. (Nilsson).
Ses ailes, qu’il agite avec une rapidité extrême, produisent un son que l’on peut rendre par tingtingting ; ce qui lui a valu le nom allemand de Schellente. 11 plonge avec beaucoup de dextérité, pour rechercher au fond de la mer sa nourriture, et même poursuivre de petits “poissons dans toutes les directions. (F. Droste-Hülshoff). Ce qu'il y a de singulier, c’est que ce bruit n’est produit que par les mâles. (Palmén).
En arrivant dans les eaux de la Savoie, les Garrots s’empressent d’y chercher leur subsistance. Après s’être repus, ils se rendent sur le rivage pour se reposer, en partie droits, en partie couchés sur la grève. Mais si quelque objet leur fait ombrage, ils se retirent au milieu du lac, où ils se laissent toujours très difficilement approcher. Leur chair est un bon manger. (Bailly).
Le Garrot, dit Baillon, qui a étudié cette Espèce en domesticité, marche d’une manière peinée et difficile, avec effort... Ces Oiseaux vont à terre en frappant si fortement le sol de leurs larges ‘pieds, que leur marche fait le même bruit qu’un claquement de mains. Ils s’aident de leurs ailes pour garder l’équilibre qu’ils perdent à tout moment. (Baiïllon).
PROPAGATION. — Niche sur les bords de la Baltique, dans le Mecklembourg, la Poméranie, la Courlande, la Livonie, la Fiulande, la Laponie et la Sibérie.
Niche dans des arbres creux. En Laponie, ce Canard, qui se nomme Knip And, arrive vers le 5 Juin. Tout le long du Lule-Elf, on place de distance en distance et à des hauteurs variables des boîtes pour le faire
ON
nicher. Merqus merganser'et M. Serralo; profitent aussi de ces boîtes, que les Lapons fabriquent de la manière la plus simple. Ils coupent par portions égales des arbres creux, clouent devant chacune des ouvertures un morceau de planche, pratiquent ensuite sur le côté une ouverture suffisante pour le passage de l’Oiseau, et la boîte se trouve faite. Il n’y a pas longtemps que ce mode de nidification est connu. Le forestier Wiese a découvert le premier dans la Basse-Poméranie un nid de Garrot placé dans un trou de Picus martius. (Krüper, Naumannia, p. 41. 1857).
Suivant Palmén (Finlands Foglar 1, p. #72-473) le Garrot niche aussi en Finlande dans des arbres creux, et là, comme en Laponie, on fait usage de boîtes pour le faire multiplier. Ces boites et ces cavités des arbres se trouvant à des hauteurs variables ct toujours assez élevées audessus du sol, les petits une fois éclos ne peuvent se rendre d'eux-mêmes sur les cours d’eau ou les étangs, où ils doivent prendre leurs ébats. C’est leur mère qui les transporte. J, v. Wright (Kuopiotraktens Fauna, p. 48, 49) dit, d'après un témoin oculaire et digne de foi, que la femelle saisit avec son bec ses petits, qu’elle prend en travers, et qu’elle transporte vers le lac ou le fleuve le plus voisin. Elle fait ainsi autant de voyages qu’elle a de petits. Mais ce mode de transport n’aurait pourtant pas été observé bien exactement. Car Wallengren nous apprend, d’après le pasteur Bjürkman, que cet Oiseau porte ses petits, non pas en les saisissant avec le bec, mais en les serrant entre son bec et sa poitrine ; et cette explication s'accorde parfaitement avec celle qui a été donnée par Gloger (J. f. O. p.222. 1860) à propos d'autres Espèces de Canards. C’est aussi, comm? on le verra plus loin, entre le bec et la poitrine, que la Bécasse transporte ses petits d’un lieu à un autre. (Voyez aussi: Wallengren, Naumannia p. 276-277. 1854).
Dans la Finlande, de même que dans la presqu’ile Scandinave, le Garrot niche à peu près vers le 62° Lat. Plus au S., il niche aussi, mais en bien moins grand nombre. En Eté, on ne le rencontre pas dans les localités privées d’arbres. La limite géographique de cet Oiseau vers le N. est très remarquable ; W. v. Wright a observé qu’elle était commune à Muonio et se rencontrait à Enontekis aussi loin que les bois s'étendent le long du fleuve ; cet auteur ajoute qu’en 1831 ce Canard ne nichait pas au delà du 670,20 Lat. Sept. En Laponie, il s’avance un peu plus loin vers le N., les bois s’étendant aussi plus loin dans cette direction. Suivant Malm, il est commun à Enare. Plus au N., il paraît devenir de plus en plus rare sur les côtes de la mer Glaciale, suivant les localités, Cependant, on en trouve des avant-postes du côté de cet océan, Schrader dit qu'il arrive vers la fin de Mai au Waranger-fjord, et se répand de là dans l'intérieur des terres. Par suite de cela, Malm l'a trouvé dans la partie la plus septentr. jusqu'au 70°, Fellman avance de même que le Garrot arrive des côtes de la mer Glaciale à Utsjocki. (d'après Palmén, Finland's Foglar. II. p. 472-473).
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La femelle du Garrot s'empare souvent des:jeunes d’une autre Femelle de son Espèce. C'est ce dont Palmén (Z. c.) dit avoir été témoin lui-même à Haminaulax. La Femelle, qui méditait ce coup, s'approcha en nageant avec rapidité, de la couvée dont elle voulait s'emparer. Arrivée à quelques brasses de distance, elle prit son vol et se précipita sur la mère de la couvée. Attaquée aussi subitement, cette dernière s’envola, mais toujours poursuivie par la première, elle décrivit des cercles nombreux en poussant des cris. Pendant ce temps les petits s'étaient réunis ; et comme leur véritable mère ne put parvenir à les rejoindre, elle fut oblizée de les abandonner. (Palmén, {. c. p. 475).
Œurs. — Laponie , au nombre de 8. 2’ 3’ sur 1” 7 1/2’. D’un vert pâle tirant au bleuâtre. (Schrader). 0,054 — 0,056 sur 0,041 — — 0,042. (Degl. et Gerbe).
. Thienemann, Fortpflansungsgesch. pl. LX XVII. f. 5. a. b.
Bädecker, Brehm et Pässler, D. Lier d. europ. Vôüg. pl. 56. F. 3.
BIBLIOGRAPHIE. — Valentini (M.B.) Anatome Clangulæ. (Ephemer. Nat. Cur. 1:p..283).
Ektstrôm. Knipans, Anatisclunguiæ, Färgforändring. (Tidskr. f. Jüg. och Naturf. p. 1048. 1834).
Altum(B )Anas clanqula œ'ad. Uebergangskleide. (J. f. 0. p.74.1861).
STIRPS E. — FULIGULEZÆ
Les Millouins. Less. Trait. (1831).
Tafelenten. Schleg Krit. Uebers. (1814).
Bec à peu près de la longueur de la tête, peu élevé a sa base, un peu élargi à son extrémité. Onglet bombé, dépassant la Mandibule supér. Narines rapprochées de la base du bec. Scapulaires assez longues, peu étroites. Queue courte et arrondie. Tarses courts. Cou médiocre. Tète avec ou sans huppe.
GENUS I. NYROCA. Fleming, Phil. of Zool. (1822).
Nyroca vient du russe Nyrok!, plongeur. (Pall.).
! H6ipor®e.
si
Lane 155 ai
Bec assez semblable à celui des oiseaux du Genre suivant. Le roux domine dans le plumage. Les jeunes revètent déja dans leur première année leur plumage parfait. Sexes presque semblables. Pas de huppe.