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et en s’allongeant à niesure qu’elles sont plus postérieures ; leurs barbes int. sont blanches, et leurs ext. noires. Couvertures supér. des ailes blanches; les plus longues bordées de noir jusqu’au niveau du bord supér. du miroir, qui est vert et à reflets bleus et violets, bordé en bas et en arriére d’un liséré noir, à peu près de même largeur que celui des Couvertures, et plus large encore en arrière. Pour compléter cet encadrement, une large bande blanche formée par les barbes ext. de l’une des plus longues Rémiges cubitales l'accompagne en dessus et le dépasse en arrière. Grandes Couvertures les plus rapprochées du dos, 2rises, bordées extérieurement de blanc. Bord antérieur de l'aile et Rémiges gris brun cendré. Les dernières cubitales devenant de plus en plus étroites et aigües ; lPavant- dernière dépassant l'extrémité de la 6°. Toutes sont d’un noir de velours sur leurs barbes ext., gris brun sur les barbes int., bordées de blanc en dehors, avec la tige de cette couleur. Dessous du corps blanc. Souscaudales noires, s’avançant en pointe jusqu’au niveau de extrémité des Rectr. les plus rapprochées des deux. médianes. Celles-ci brun noir, blanchâtres à leur extrémité, tres aigües ; les suivantes très peu étagées, gris brun clair, liserées et terminées de blanc, Bec bleu clair, avec la pointe et l’onglet noirs. T'arses plombés; membranes noirâtres. Iris brun. Long. tot. 0",50. Bec 0",018. Aïle repliée 0",27. Queue 0",12; les filets dépassent de 0",2 les Rectr. les plus voisines. Tarses, 0*,035.
Mare. Éré. — Marcca Penelope. Roget, 2. fe pl. 6. (1859). | Livrée se rapprochant de celle de la Femelle; se dis-
M tingue de celle-ci par le blanc de l'aile, le miroir vert, et des teintes plus pures. — Têté et cou roux brun, avec des taches noires et vertes. Plastron brun, avec des taches transversales. Dos, Scapulaire et flancs mélangés de beaucoup de roux. Des taches noires en dessus. Suscaudales
rousses tachetées de blanc. (Brehm). Voyez: Palmén, Finlands Foglar. II. p. 394.
FEMELLE. — Anas Kacozxa. S. G. Gm. N. Comm. Petrop. XN. p. 408.'pl. 21:(1770).
ANAS PEREGRINA. Id. Reise. Il. p. 183. pl. 17. (1774).
Bec d’un bleu plus sombre que chez le Mâle. Tour des yeux et tarses comme chez celui-ci. Tête et cou avec des taches presque arrondies et serrées sur un fond d’un roux jaunâtre clair. Joues plus claires; menton de teinte assez claire et gorge presque sans taches. Jabot, côtés de la poitrine d’un gris roux ou d’un brun roux à bordures larges et claires, avec une bande transversale foncée à l’intérieur de celles-ci. Dos, Scapulaires et Rémiges internes d’un brun noir, avec des bordures d’un brun roux sur les nouvelles plumes, et grisâtres sur les anciennes. Rém.
int. tachetées et mouchetées de noir sur leur bord ext. ; 5° Rém. blanche. Plumes du miroir noires ou d’un brun noir à bordures claires et offrant quelques taches vers l’extrémité. Couvertures des ailes d’un gris. brun sombre, les grandes avec des bordures blanches, les petites avec des bordures gris brunâtre. Dos et Suscaudales d’un brun noir : Suscaud.inf.à bordures blanchâtres. Côtés du corps tachetés de gris blanc et de brunâtre. Rectr. d’un brun noir, à bordures d’un brun roux devenant blanchâtre extérieurement. Ventre d’un blanc
je
— 11 — | plus ou moins pur. (Palmén, Finlands Foÿlar, p. 392- 393.) |
JEUNE. — Bec d’un gris bleu pâle, noir à la pointe. Pieds d’un gris verdâtre, à palmures plus foncées. Tête ci cou d’un brun roux parsemés de tâches noires rapprochées surtout sur le dessus de la tête. Mentonde teinte claire avec des points noirs très serrés. Devant du cou jusqu’à la poitrine d’un brun roux brillant, avec des taches noires peu marquées. Poitrine et ventre blancs. Souscaudales avec des taches arrondies noirâtres, Dos et Scapulaires noirs, avec des bordures grisâtres où d’un brun
roux. Quelques plumes tachetées se voient sur les côtés
du haut du dos. Petites couvertures alaires d’un gris brun, les grandes brunes à bordures d’un brun roux. Souscau-
dales blanches avec de grandes taches arrondies noires. (Nilsson.)
Poussin. — En dessus d’un brun teinté de gris roux. Dessous du corps blanchâtre. Les 4 taches dorsales peu visibles. Joues et gorge roussâtres. (Meves, Oefvers. K. Vet. Ak. Fôrh.p. 103, 1864.) —- À. Marchand, R. Z. D 649, 1810. Descript. pl. 17. 1868.
ANATOMIE. — La Trachée du mâle est un peu plus large ver la Glotte que dans le reste de sa longueur. Le Larynx infév. se dilate en avant et de côté en une protubérance osseuse plus large que haute. (T.). — Yarrell, Brit. B. ed, Saunders, p. 402, fig.
HABITAT. — JZslande. Niche assez souvent vers le lac Mvvatn. (Krüper)-
Ne niche pas aux Ferde. (F. Droste-Huülshoff). Niche en Écosse. (Id }).
Qvickjock, niche. (Lôwenhj.) Laponie, émigre en Scpt.; niche vers le milieu de Juin. (Schrader). Propre aux contrées septentr., clairsemé dans la Suède centrale, surtout vers l'occident, p. ex. dans le Bohus et le Wermland; C. dans cette dernière province. Niche quelquefois dans le Smâland; ainsi la limite la plus méridionale où il se propage se trouve
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vers le 57°, R. dans les contrées orient. de la Suède centr., où il se propage exceptionnellement, dans l'Uppland. Devient plus C. vers le N.; niche très communément en Laponie, où il se trouve jusque vers les Alpes; Ne remonte pas cependant sur les montagnes, mais se maintient dans la région des arbres à aiguilles. (Wallengren. Naumannia, p. 272, 1854), Qvickjock, niche. (Lüwenhj.) Laponie: émigre en Sept.; niche vers le milieu de Juin. (Schrader). Archangel, CG (Liljeb.) B.-Petchora. (Seebokm et H. Brown, Zbis, p. 444, 1876). Toute la Russie et la Sibérie jusqu'au Kamtschatka. (Pall.). Finlande, niche. (Palmén). Sarepta, C. Niche, (Moœschl.). Niche dans quelques contrées du Danemark. (Kjärb.), De passage en Allemagne; C. (F. Droste-Hülshoff). Silésie, Aut. et Print. (Glog.), Bulgarie, CG. (0. Finsch). Tyrol; séjourne en Hiv. (Althammer:). Suisse, Aut. et Print. (Meisner et Schinz). Lac de Constance, par R. Print. et Aut. (Koch). Belgique, Aut. et Print. GC. (de Sélys). Angleterre, fin Sept. Emigre fin Mars (Macgill.) France, Aut. et Priut. (Degl.) Alsace. Nov. Mars. (Krœner). Lorraine, C. (Godron). Seine-Ixf. Niche quelquefois (Lemetteil). (Savoie, arrive vers le milieu de Sept., émigre en Hiv., reparait fin Févr. (Bailly). Jura, C. C. Août-Déc. Hiverne quelquefois sur le Doubs (Ogérien). Côte-d'Or. S’appelle petit Mion sur les bords de la Saône. C'est le Rougeot gris des chasseurs. (Marchant). Rhône, C. Aut. et Print. (L. O.-G.) Dauphiné, Aut. et Hiv. (Bouteille). Allier. (Olivier). Haute-Loire, de passage. (Moussier). Gard, Aut. et Print. Quelques-uns nichent, (Crespon). Allier, de passage, R. (Olivier). Loiret, Print. et Été: niche quelquefois, R. (Nouel). Manche, GC. C. (Le Mennicier) Morbihan, G. CG. (Taslé). Sarthe, CG. (Gentil) Maine-et-Loire. (Vincelot). La Brenne, Indre, C, C, 15 Mars-15 Avr., ne niche pas. (R. Martin). Loire-Inf. de passage. C. (Blandin). Charente-Inf. Hiv. G- (Beltrémieux). Charente. Hiv. Ass. R. (de Rochebrune). Landes. (Dubaïten). Aude. Ariège, Gers, Hérault, Tarn, Pyrénées Orient. Aut. et Hiv. GC. (Lacroix). Gard, G. GC. en Aut, (Crespon). Genève, de passage. (Fatio). Galice, Janv. et Févr. pas C. (D. Francisco). Espagne mérid. G. C. aux deux passages. (Saunders). . Murcie, Hiv. C. C. (Guirao). Portugal, G. G. (A CG. Smith). Grèce, C. fin Nov. à fin Mars. (Linderm.) Cyclades, Hiv. (Erhard). Iles Ionniennes, C. (T. Powys). Sicile, Aut. (Benoît). Sardaigne de pass. (Cara).
Algérie. (Loche). Sahara algérien. (Tristr.) Tanger. (Carstens.)
Turquestan. (Severtz.) Candahar, Hiv. (T. Hutton). Inde. (H. [mby). Formose. (Swinh.) Bornéo. (Sharpe).
Mœurs. — « Si l'on étudiait les mœurs du Canard siffleur exclusi- « vement sur la côte, on serait tenté de le prendre plutôt pour un Canard « d’eau douce que pour un Canard marin. Sur les étangs de l’intérieur de « l’île de Borkum, on ne rencontre pendant le jour que des sujets isolés; « mais si, au mois d'Oct., on fait une exursion sur les côtes, on sera « étonné de la quantité prodigieuse de ces Oiseaux, auxquels se mêlent
de petites bandes d’Espèces différentes. Au moment du reflux, des bancs de sable très étendus sont entièrement couverts de leurs colonnes pressées les unes contre les autres... De temps en temps, un mâle fait entendre un siflement retentissant auquel répond une femelle. Plus la troupe est sur le qui-vive, plus elle est agitée, et alors les sifflements se succèdent avec d'autant plus de rapidité en se mélangeant de manière à ne former qu'un seul son prolongé. Lorsque la bande est effrayée, on ne peut micux comparer le bruit qu'elle fait, qu’à celui que produisent des
Chevaux au galop... On voit rarement ces Oiseaux chercher leur nour-
ritnre pendant le jour. Ils sont couchés des heures entières à la même place... Mais lorsque la marée les force de se mettre à la nage, ils se retirent sur le rivage de l’île la plus voisine pour s’y reposer de nouveau... Mais ilen est tout autrement pendant la nuit. Dès que le soleil s’est plongé dans la mer, ils se mettent en quête de leur nourriture... Le Canard siffleur se reconnaît au vol par sa forme ramassée, son cou relativement court, et par le mouvement de ses ailes, qui a lieu avec une extrême rapidité... Il balance son corps tantôt d’un côté, tantôt de l'autre, parfois il se rapproche du sol en décrivant une courbe, ou bien il s’en éloigne. Ses coups d’ailes produisent un bruissement très fort, qui est remplacé de temps en temps par une sorte de soufflement fufufufu... Mais cet Oiseau fait peu de bruit en se posant sur l’eau. Le cri du m le est un sifflement aigu poussé d’un ton élevé hurjuh; celui de la femelle est bref hwik ou hudk, quise prolonge quelquefois en hudkrrr. Les individus isolés sont souvent peu sauvages ; mais, réunis en troupes, ils sont excessivement farouches. La chair de ces Oiseaux est bien inférieure à celle du Canard sauvage ordinaire. » (F. Droste-
Hülshoff, Insel Borkum, p, 293).
« Savoie. Arrive en grandes troupes et se mêle à celles des Canards sauvages et Pilets pour passer le jour ensemble dans les jonchaies, ou pour aller à l'approche de la nuit barboter dans les marais. Ce Ganard n’est ni aussi rusé ni aussi farouche que le Sauvage, et de fait, il se laisse approcher de plus près... Sa chair est tendre et succulente. »
(Bailly).
« Le Canard siffleur s'accoutume aisément à la domesticité ; il mange volontiers de l’orge, du pain, et s’engraisse fort ainsi nourri: il lui faut beaucoup d’eau; il y fait sans cesse mille caracoles, de nuit comme de jour. J’en ai vu plusieurs fois dans ma cour : ils m'ont toujours plu à cause de leur gaîté. » (Baïllon cite par Buffon).
CHASSE. — « On prend ces Oiseaux avec des filets de 25 pas de long et de 15 pieds de haut. Le filet est tendu en haut par une corde, dont les deux bouts sont attachés à deux perches plantées dans la terre. Le bord inférieur du filet est libre. On place un très grand nombre de ces
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« filets sur la côte, de façon qu’à la marée haute, ils ne plongent que de « quelques pieds dans l’eau. Les Canards chassés par le reflux s’envolent « pendant la nuit contre les filets où ils s’embarrassent. » (Droste- Hülshoff). |
NouURRITUBE. — Graines de joncs et d’autres herbes, Insectes, Crustacés, grenouilles, vermisseaux. (Baïllv). |
PROPAGATION. — Se trouve à l’époque de la reproduction dans les provinces du S. et dans celles du centre de la Scandinavie, et aussi jusqu’au 680, latitude qu’il dépasse même pour nicher. (Wallengren).
Islande. Cache son nid parmi des plantes élevées. (Krüper).
Laponie. Niche vers le milieu de Juin. Nid caché parmi les broussailles, composé de tiges grossières, d’herbes et de feuilles entremélées de plumes, et entourées de duvet. (Schrader).
Œufs. Sydrineslônd, Islande. au nombre de 10, 2 1,8 sur 1 1/2”. (Krüper),
- Laponie. (7-10). 1”°9” sur 1” 4”; ou bien 2” 2” sur 1” 5”. Coquille
fine, luisante, blanche comme celle de l’Anas tadorna et de l'A. Stre-
. pera. (Schrader).
Thienemann, Fortpflanzungsgesch. pl. LXXX. fig. 6. Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïer d. europ. Vüg. pl. 61. fig. 4
STIRPS B. — SPATULEÆ,
Taille médiocre. Bec dilaté en spatule.
GENUS. SPATULA. Boie, Isis. (1822)
RayNcnaspis. Leach : Shaw’s Gen. Zool. (1824). CLyYPEATA. Less. Mun. (1828).
Les Souchets. Less. Trait. (1831).
Lüffelenten. Schleg. Krit. Uebers. (1844).
Spatula est un diminutif de Spatha, Spatule, instrument dont le bec de ces Oiseaux a la forme; ce mot vient du grec ondôn. |
Rhynchaspis, de puyyos, bec, et de ons; bouclier ; bec en bouclier, ou peut-être mieux, Oiseau remarquable par la forme de son bec et le plastron qu’il porte sur la poitrine.