‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 82 sur 208 · PEN EE · texte numérisé non relu

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Souchet, nom botanique appliqué à des Canards que l’on suppose aimer à séjourner parmi les plantes de ce nom; telle est l'explication, due à M. l’abbé Vincelot, d'un terme, qui paraît avoir été employé pour la première fois par Brisson; et cette explication est la plus vraisemblable de toutes celles que l’on peut donner de ce mot.

Clypeata, de clypeus, bouclier ; où est le bouclier, est-ce le bec, qui figure beaucoup mieux une spatule, ou bien le plastron blanc, qui ceint le haut de la poitrine de ces Oiseaux?

Allemand : Lôffelente, Canard cuillère.

Bec membraneux, long, très dilaté en forme de spatule a partir de sa moitié antérieure, où il est voûté. Arète assez saillante et arrondie un peu au devant des narines, puis se divisant en deux branches, qui s’écartent à angle aigu pour devenir parallèles près du front; elles sont alors vives et limitent un petit plan horizontal, dans lequel les plumes du front s’avancent un peu en pointe. Un plan vertical triangulaire à sommet antérieur se remarque derrière les narines, de chaque côté de la base de la Mandibule supér., dont les bords remontent en décrivant une courbe, pour revenir ensuite rapidement en haut vers l’onglet, qui est assez allongé et recourbé. Au-dessus de l’évasement infér. de ce bord mandibulaire, se trouve un nouveau plan vertical allongé, limité supérieurement par une arête mousse presque horizontale. Narines rapprochées de l'arête sup., elliptiques. Lamelles verticales, saillantes au-dessous du bord le plus étroit de la mandibule sup., criniformes et raides comme les dents d’un peigne. Mandibule inf. cachée dans sa moitié inférieure: Ailes atteignant presque l'extrémité de la queue, qui est cunéiforme, Scapulaires allongées, très amincies. Tarses minces, un peu plus courts que le Doigt médian. Queue pointue. 14 Rectr.

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2, SPATULA CLYPEATA. Boie, Isis. p. 564. (1822).

ANAS CLYPEATA. L. Syst. p. 124. (1758). | |

ANAS PLATYRHYNCHOS. Klein, Stemm. p. 31. pl 35. fig. 1.-a-c. (1759).

Lüffelente. Klein, Verbess. Hist. d. Vôg. p. 140. (1760).

ANAS CLYPEATA Br. Orn. VI. p. 329, pl. 22. fig. 1 (1760).

Muchilone. ** Stor. degl. Ucc. V. pl. 572. (1767). ;

ANAS PLATYRHYNCHOS ALTERA Sie CLYPEATA GERMANIGA. Salerne, Ürn. p.491: (1767).

Le Soucliet ou le Rouge. B. Ois. IX. p. 191. (1783). — Id. Ent, 971. 012,107 0. |

Shoreler Ente. Penn. Arct. Zool. p. 280. (1792).

SPATULEA CLYPEATA. Flem. Brit. Anim. p. 123. (1822).

RHYNSCHAPIS CLYPEATA. Steph. Gen. Zool. XII. p: 115. pl. 48. (1824). CLYPEATA PLATYRHYNCHOS, MACRORYNCHOS, POMARINA et BKACHYRHYN cxos. Brehm, JZsis, p. 997. (1830). — AÆandb. p. 876-879, CEE

RHYNCGHASPIS CLYPEATA. Gould, Eur. pl. 360. (1837)

SPATULA CLYPEATA. Reichb. Handb. pl. 88. fig. 215. 218. (1850).

RHYNCHASPIS CLYPEATA, PLATYRHYNCHOS, POMARINA, BRACHYRHYNCHOS et PLATYUROS. Brehm, Naumannia. p. 298. (1855). — Vogelf. p. 371. (1855).

SPATULA CLYPEATA. Gould, B. of Great Brit. V. pl. 44, 4820)

En allemand : Muggente (Gesner), Canard mouches; le Souchet altrape adroïitement les mouches sur l’eau. (Buff.). | Breitschnabel, Bec large. Schildente. (Bechst.) Canard à boucler.

ANAS CLYPEATA MEXICANA. Br. Orn. VI. p. 337. (1760).

ANAS MEXICANA. Gm. Syst. p. 519. (1788).

. ANAS CLYPEATA. Wils. Am. Orn. VII. p. 65. pl. 67. fig. 7. ©. (1814).

. ANAS CLYPEATA. AUDUB. Orn. Biogr. IV. p. 241. pl. 327. (1839). — Id. B. of Am. VI. p. 293. pl. 594, (18..).

Très voisin de l’Espèce d'Europe. — Mare. Long. tot. 17" 8". — Femezre. Long. tot. 15" 8". Iris d’un jaune d'or. (Gundl.)

DE | TA Taschenmaul, des chasseurs allemands. (Bechst.) Bec en forme de poche.

Danois : Loffeland. (Teilmann).

Anglais : Shoveler, de Shovel, pelle. (Montagu).

Hollandais : S/obbe, bavette. Lepelbek, Bec en cuillère (Schleg.).

Suédois : Shedand, Canard cuillère. (Nilss.).

Français : Souchet. (Br.).

Savoie : Rouget. (Baïllv).

Gard : Cuyeiras, Bé d'Espulule (Crespon).

Castillan : Anade cuchareta, (Guirao). Catalan : Anech. Paleter.

Portugais : Pato trombeteiro. (A. C. Smith).

Italien : Mestolone. (Savi)-

Sicile : Cucchiaremi. (L. Benoit).

Sardaigne : Biangia. (Cara).

Mae. - un vert foncé brillant.

Bas du couel une écharpe sur la poitrine, blancs. Couvertures supér. des ailes d'un bleu clair cendré. Scapulaires les plus longues noires avec un trait longitudinal blanc. Miroir d’un vert doré, limilé antérieurement par une bande blanche. Dessous du corps d’un beau roux marron. Sus et Souscaudales noires. Pieds jaune orange. Long. lot. 0®,50. — FemeLre. Ressemble un peu pour les teintes générales à la Femelle de l'Anas boschas. Téle el cou gris roussâtre avec de petites taches allongées noires. Dessous du corps à peu près de même, avec les taches noires plus grosses. Parties supér. noires, à bordures d'un gris roux. Miroir moins brillant que celui du mâle.

. Sp: clypeata: | Sp, americana.

LE CPR RP CPC AT LA Ce RENTE LA Qr 4 num ea ii 27 17 4-57 Doigt méd. . . . . 1"7 1/3" + APT LT (Ma)

Fasc, IV. 9

Mare. Hiv. eT Prinr. — Tête et haut du cou d’un vert foncé brillant, à reflets violets sur les côtés. Bas du cou en arrière et haut du dos d’un brun foncé, à bordures grises. Bas du cou antérieurement et poitrine blancs. Les plus petites Scapulaires blanches, les postér. plus ou moins lavées de teinte foncée; les plus longues et les dernières, allongées, pointues, noires, avec une bande noire longitudinale sur leur milieu. Les deux plus rapprochées du miroir plus larges, d’un gris bleu clair sur leur bord ext., et blanches sur leur bord int., à bordure int. d’un noir verdâtre. Couvertures alaires supér. d’un bleu cendré clair. bordées de blanc au devant du miroir. Bas du dos et Suscaud. d’un noir verdâtre. Couvertures du dessous dé l'aile blanches. Côtés du corps gris brun lavé de teinte foncée. Dessous du corps roux marron. Côtés du bas-ventre blancs. Souscaud. noires teintées de vert. Rémiges primaires brunes, à baguettes blanchâtres. Miroir d’un vert doré brillant. Rém. second. brunes sur les barbes int. et à l’extrémité. Rém. les plus proches du corps d’un vert obscur sur les barbes ext., brunes sur Les barbes int., avec une bande longitudinale blanchâtre sur la tige dela plu= part d’entre elles. Les 2 Rectr. méd. plus longues que les ‘autres, brunes à reflets verdâtres, à bordures claires. Rectr. latérales blanches extérieurement, un peu lavées de brun sur les barbes int. Bec noir. Tarses, Doigts et palmures jaune orange. Iris jaune. Long. tot. 0",50 en-

HABITAT. — Amér. Sept. — Géorgie. (A. Gerhardt). Wisconsin, pas

R. (R. Hoy). Texas. (Mac Call). Jamaïque, CG. G. (W. T. March). Cuba, C. de Sept, à Mai. (Gundi.) Guatemala. AUX Trinité, Dée. Mai. (Léotaud).

SR (5 EU | viron. Bec 0",067. Aile repliée, 0",88. Queue 0,078. Tarse 0,35. AU

Mare. Été. — Ressemble à la Femelle. — Se distingue de celle-ci et du jeune, par sa taille, qui est plus forte, la couleur de l'iris, qui est d’un beau jaune, celles de ses pieds et de ses ailes, qui sont plus vives, le brun roux du dessous du corps, qui est sombre, la couleur foncée du bas du dos et du croupion, ainsi que les autres teintes générales du plumage, qui sont plus foncées. Miroir d’un vert très brillant. Couvertures supér. des ailes d’un bleu cendré. Bec d’un noir mat, gris olivâtre sur les côtés, tirant un peu au jaune rougeûtre sur les bords de la commissure. (D’après Naumann.)

FEMELLE ET JEUNE. — Anas PLATyYRHYNGHOS. L. Syst. p. 125. (1758).

Le Souchet à ventre blanc. Br. Orn. VI, p. 337. ANAS RUBENS. Gm. Syst. p. 519, (1788).

Freeze. — Tête et cou d’un jaune roux brunätre, plus clair sur les yeux. Gette teinte passe au blanc sous les Lorums et la gorge, avec des traits déliés d’un brun noir et des taches, particulièrement en haut et en arrière; ces

SPATULA CAPENSIS, Eyton, Anatid. p. 135. (1838).

SPATULA CAPENSIS. Lefebvr, Abyss. p.172. (1845-1852). RuayncHasPpis GAPENSIS. Smith, JU. S. Afr. Z. pl 98. ©. ®. (1815). SPATULA CAPENSIS. Reichb. Handb. pl. 88. fig. 219-220. (1850).

Bec un peu moins élevé à sa base que celui de Sp. elypeata, mais un peu plus foncé. Devant du cou tacheté

RS traits sont moins nombreux sur les parties claires. Jabot offrant la même teinte avec des taches en croissant d'un brun noir; elles vont toujours en diminuant peu à peu jusque vers le milieu du dessous du corps, qui est blanc. Ces taches augmentent de telle sorte que les baguettes des ailes, les plumes du dos et les Scapulaires soient d’un brun noir à bordures d’un jaune roux foncé, et offrant dés taches de cette couleur au centre des plumes. Croupion et Suscaudales de même couleur, avec des taches sur un fond plus blanc sur les côtés; Souscaudales blanches. Couvertures supér. des ailes d’un gris cendré pur, plus clar sur le bord des ailes; les plus grandes terminées de blanc. Miroir d’un vert noirâtre, à reflets métalliques, les plumes en étant terminées de blane, ce qui forme vers le bas un encadrement étroit. Rémiges, du reste, d’un brun noir, crisâtres sur les bords. Rémiges les plus proches du corps de la couleur des Scapulaires. Rectr. d’un brun noir, à bordures grises ou d’un brun jaunâtre clair, et parsemées de taches de même couleur, plus larges sur les côtés.

de blanc, puis d'un brun foncé, chaque plume étant bordée de fauve. Ventre d'un brun rougeûtre brilllant, chaque plume offrant une tache transversale notrâtre. Rém. et Reclr. plus foncées que chez Sp. clypeata. Bec 47. Aue 9" 4". Queue 3" 3". Tarse 1” 8". (D'après x. Heuglin, N. O. Afr.) — FEMELLE. /ris noisette foncé. Bec cendré, Jaunûâtre en dessous. Pieds d’un jaune brunätre. (J. H. Gurney, 1bis. p. 50. 1868).

Yoyez: Th. x. Heuglhn, Ne 0 A Lpr1302.

HaBiTAT. — Afr. mér. Transvaal, Natal. (J. H. Gurney).

| — 81 — Bec d’un vert olive en dessus, d’un jaune rougeâtre pâle sur les côtés {d’après Naumann.)

JEUNE. — Ressemble beaucoup à la Femelle adulte, dont il s> distingue par le miroir, qui est plus gris que vert, et par les Couvertures supér. des ailes, qui sont plus grises. Pieds plus pâles. Palmures noirätres. (Palmén. )

Poussin. Nouvellement éclos. — Dessus du corps d’un brun olive, avec 4 taches jaunâtres disposées par paires. Ailes sans bordures claires. Dessous du corps d’un gris blanc. Joues d’un jaune roussâtre. Une tache brune au devant de l’œil; 2 autres taches de même couleur derrière celui-ci. Bec 0,016. Tarse 0",016. (Meves, Oefvers. K. Vet. Ak. Fôrh.p. 288, 1868). — A. Marchand, À. Z. pa01,-1870. pl. 7, 1868.

ANATOMIE. — Langue large, tronquée, mais terminée par un cartilage mince et en demi-cercle, garnie sur ses bords de poils raides. (Nilsson).

La trachée du Mäle, d'un diamètre égal, s’élargit très faiblement vers le Larynx infér.; il se forme du côté gauche une légère protubérance, qui se dilate un peu en dessous. Les bronches sont très longues. (T.). — Harel Brit. B. 4e éd. p. 379. fig.

HABITAT. — Pas en I-lande. (Kiüper). Pas aux Feroë. (A. Holm) Suède mérid. et centr. (Nilss.) Niche très rarement en Suéde. Scanie, Gothland, We-thgothland, Südermanland, et quelques autres provinces de la Suède centr. Baltique jusqu’au Cercle polaire pendant V'Été. Se reproduit à Qvickjock. (Wallengr.). Pas dans le Dahlsland, ni vers le lac Wener, ni en Dalécarlie. (Krüper). Ile de Gottland, R. (A. Andr.) Finlande. (Palmén). Jütland, niche. (Kjävb.) B.-Petchora. (Seebohm et H. Brown, Jbis p.442. 1876). Russie et Sibérie, C. (Pall.) Nowaja Ladoga. Archangel. Liljeb.) Sarepta, niche, (Mœschl.) Caspienne. (Ménétr..) Silésie, Ass. G. (Gloger). Thuringe, Nov. (Bechst.) Tyrol, Hiv. (Altbammer). Lac de Constance, CG. (Koch) Genève, de passage. (Fatio) Angleterre, R,. Pas observé cn Ecosse. (Macgill.) Alsace, Nov. et Avr. (Krœner) Belgique, de pass. C. (de Sélys). Hollande, C. C. (T.) Lorraine, (Godron). Jura, Ass. C. (Ogérien). Côte-d'Or, (Marchant). Seine-Inf., niche

ne ne

quelquefois. (Lemetteil). Savoie, Oct. Revient en Avr. (Bailly). Sarthe, Ass. R. (Gentil). Manche. (Le Mennicier) Morbihan, R. (Taslé” Dauphiné. : (Bouteille). Rhône, pas R. Hiv. et Print. (L. O, — G.). Sologne, Print. (Nouel), Berry, pas CG. CG. (R. Martin). Allier. (Olivier). Maine-et-Loire, (Vincelot). Loire-Inf., pas C. (Blandin). Charente, Nov. et Févr. Ass. C. (de Rochebrune). Charente-Inf., Ass. R. (Beltrémieux). Landes. (Dubalen). Allier. (Olivier). Aude, Gers, Hérault, Pyrénées -Orient., Hiv. Ariège, Hautes-Pyrénées, irrég. (Lacroix). Gard, Oct. (Crespon). Haute-Loire, pas C. (Moussier). Tout l'Hiv. dans les marais de Lentini. Sicile, d’Oct. à Avr. (Malh.). Iles Joniennes, Hiv. C. GC. (T. Powys). Grèce, Hiv. C. (Linderm.) Cyclades. (Erhardt). Province de Gerona, Hiv. C. (Vayreda). Andalousie (H. Irby). Galice (D. Francisco). Murcie. (R. Brehm), Espagne mérid., niche (Saunders). Portugal. (A. C. Smith). Corse. (J. Whithead).

Algérie (Loche). Sahara algérien. (Tristr.) Atlas orient. (0. Salvin). Tout le N. de l'Afrique. B.-Égypte, C. GC. en Hiv. Mer Rouge. (v. Heugl.). Nil bleu. (Hartl.) Casamanze. (Verr.)

Palestine. (Tristram). Inde, Hiv. G. C. (H. Irby). Turquestan. (Severtz ) Formose, Hong-Kong. (Swinh.) Chine, Hiv. CG. G. (A. David). :

Mœurs. — « Le Souchet barbote sans cesse, principalement le matin « et le soir, et même fort avant dans la nuit... M. Hébert, en voulant « nous exprimer le cri de cet Oiseau, nous dit qu'il ne pouvait mieux le « comparer qu’au craquement d’une crécelle à main, tournée par: petites « secousses... Sa chair est tendre et succulente; on dit qu’elle est toujours « rouge, quoique bien cuite, et que c'est pour cette raison que le Canard « Souchet porte le nom de Rouge, notamment en Picardie, où l'on tue « beaucoup de ces Oiseaux... » (Baillon, cité par Buffon),

« En liberté, le Souchet passe la plus grande partie du jour parmi les « fourrés du bord des eaux, et sort de sa retraite au crépuscule...

« Vrais Canards d'eau douce, les mœurs de ces Oiseaux rappellent ceux « des Sarcelles. » (F. Droste-Hülshoff.). :

« Très peu farouche, il se laisse facilement approcher; mais si on le « poursuit trop longtemps, il finit par devenir très circonspect. Naumann « a observé que les mâles au Print., lorsqu'ils portent leur belle livrée, « sont plus farouches qu’à la fin de l'Été, peut-être à cause de leurs cou- « leurs voyantes, qui les font remarquer de loin. Ces Oiseaux se réunis- « sent rarement en grandes troupes. » (A. Brehm). x

« On accoutume difficilement cette Espèce à la domesticité. Get Oiseau « refuse constamment le pain et le grain. » (Baillon).

NOURRITURE. — « La forme du bec de ce bel Oiseau indique sa manière de vivre; ses deux larges mandibules ont les bords garnis d’une espèce de dentelure ou de frange, qui ne laisse échapper que de la boue, retient

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les vermisseaux et les menus insectes et Crustacés qu’il cherche dans la fange au bord des eaux. Il n’a pas d’autre nourriture... » (Baillon). « Il faut y joindre les mouches, que le Souchet attrape adroitement en voltigeant sur l’eau, d'où lui vient les noms de Muggent et d'Anas muscaria, que lui donne Gesner. » (B.).

« La Nourriture du Souchet n'est pas encore suffisamment connue. Nous savons qu’il se nourrit de petits vermisseaux, de crustacés et de leurs larves, de Poissons et de leur frai, de Mollusques d’eau douce et de Végétaux tendres. Mais nous voyons que les individus tenus en captivité dépérissent promptement et sont plus difficiles à conserver que les autres espèces de Canards... » (A. Brebm). |

PROPAGATION. — « Niche très rarement dans l'Allemagne centr. et mérid., mais plus souvent dans le N. Choisit pour établir son nid de vastes marais, et en commence la construction aussitôt... Le nid est placé sur un tas de roseaux entourés d’eau, où dans des buissons, etc., plus ou moins éloignés de l’eau, quelquefois dans des champs de blé tout près des étangs. Il est toujours assez bien caché, et composé de roseaux, de joncs, d'herbes et de plantes entrelacées ; la coupe en est profonde et garnie de duvet... » (A. Brehm).

Niche en Hollande. (Droste-Hülshofï).

Quelques couples se fixent quelquefois dans les lieux marécageux des

bords du Rhône (près de la Savoie) pour y nicher. (Bailly).

Quelques-uns restent l'Été pour nicher dans les marais du Gard.

(Crespon).

Niche en Algerie. (Th. v. Heuglin).

Œufs (12-14) d'un gris verdâtre ou olivâtre très clair. 0m,053-0m,056

sur 0n,035-0m,037. el et Gerbe).

Thienemann, Fortpflansungsgesch, pl. LXXIX. f. 7. Baedecker, Brehm et Pässler, D. Eier d. europ. Vüg. pl. 61. f. 2

STIRPS CO. — QUERQUEDULEÆ.

Taille petite. Bec, Tarses, ailes et queue à peu pres

comme chez les Anateæ. Scapulaires quelquefois plus ou moins allongées en faucilles.

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GENUS I. CYANOPTERUS. Eyton, Anat. (1838).

PTEROGYANEA. Bp. Ucc. ‘eur. A1842)5% &:

Knächkenten. Schleg. Krit. Uebers. (1844).

Cyanopterus, de xiavos, cyaneus, et de xrepov, ala. Pterocyanea, même étymologie.

Bec de la longueur de la tète, un peu élevé à sa base, qui offre près du front une petite surface plane, triangu laire, limitée sur ses bords par l’écartement des deux branches de l’arête; celle-ci se coude en dedans et parallëlement aux bords du bec sur les côtés du front, dont elles entament très peu les plumes. Faces latérales de la base de la Mandibule supér. descendant verticalement. Arête de la Mandibule supér. droite à partir du bord antér. des Narines, ct divisée sur le milieu par un petit sillon longitudinal. Bords de.la Mandibule supér. droits. Lamelles

petites, cachées. Narines rapprochées du front et du

haut du bec; celui-ci d’égale largeur dans toute son étendue. Onglet petit. Scapulaires étroites, allongées, descendant un peu en faucilles sur l’aile, qui atteint la moitié de la longueur de la queue; celle-ci pointue, à Rectrices acuminées et légèrement étagées, Souscaudales atteignant l'extrémité de celle-ci. Taille petite. Tête petite. Tarses plus courts que le Doigt médian.

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