XII. p
ANAS CAROLINENSIS, Gm. Syst. p. 533. (1788),
American Teal. Penn. Arct. Zool. If, p. 295. (14792).
Anas cReccA. Wails. Am. Orn. NVIL p: 101. pl.170. f, 45444812
ANAS SYLVATICA. Vieill. N. Dict. V. p. 166. (1816).
QUERQUEDULA AMERICANA et GRŒNLANDICA. Brehm. Zsis. p. 998 (1830). Naumannia, p. 298. (1855). — Vogelf. p. 376. (1855).
trs
European Teal. Penn. Arct. Zool. IT. p. 305. (1792).
QUERQUEDULA GRECCA. Steph. Gen. Zool. XII. p. 146. (18224).
QUERQ. CRECCA, SUBGRECCA, CRECCOIDES. Brehm, Jsis. p. 998. (1830). — Handb. p. 884-886. (1831). — Naumannia. p. 298. (1855). — Vogelf. p. 376. (1855).
D carecA, Gould, Eur. pl. 362. (1837).
Q. crecca. Reichb. Handb. pl. 89.f. 185-187. (1850).
Menxcca. Gould, B, Great Brit. V. pl. 16, (1870.).
N. B. — On trouve cité comme synonyme de cette Espèce un certain Anas rubens de Lesson, sans autre indication, ce qui aurait pourtant été assez utile, car il est difficile de croire que cet auteur ait pu faire un double emploi à propos d’un Oiseau aussi connu que celui de cet article.
Islandais : Urtünd (Prononcez d’après l’ortographe allemande, Urtôünd). Ge mot islandais est un terme collectif servant à désigner toutes les Espèces de Canards peu connues dans le pays. (Krüper).
Feroë : Xrikk-ondt. (A. Holm).
Suédois : Xrikand, Krecka, Kräcka. (Id.).
Norrland : Sirku, Sauer-ond, Kort-ond. (Nilss.).
QUERQUEDULA AMERICANA, Brehm, Handb. p. 887. (1831).
ANAS CRECCA. Audub. Am. Orn. VI. p. 281. pl. 392. (18..).
QUERQUEDULA CAROLINENSIS. Reichb. Handb. pl. 89, f. 188-189. pl. 100. f. 2769-2770. (1850).
QUERQ. CAROLINENSIS. Caban. J. f. O. p. 228. (1857).
NETTION CAROLINENSIS. March, Proc. Ac. Philad. p. 72. (1864).
NETTION CAROLINENSIS. Gundlach, J. f. O. p. 381. (1875).
Une large bande blanche termine les Rémiges second. Le Müle au Print. porte des lignes transversales sur les côtés de la poitrine, et n’a pas de raies blanches sur les épaules. (Brehm, Vogelf.). — Mare. Bec noir, grisâtre en dessus. Pieds d'un gris brunûtre teinté. de jaunâtre; palmures grises. Iris brun foncé. — FEMELLE. Dec gris rougeûâtre, avec un grand nombre Me oies Long, tot. 27 T', 9. 1° 107
. (Gundlach).
Fasc. IV. | 3
AT
Allemand : Xrieckente, Spiegelente, Krugente, Kriecke, Kricke, Brrkelchen, Karnellen, Karnel, Môkke, Scheckichk Entlein.
La Femelle : Grauentchen. (Bechst.).
Hollandais : Wintertaling. (Schleg.).
Anglais : Common Teal. (Pennant).
Français : La petite Sarcelle (Br.).
Morbihan : Grec'h-Houad. (Tasle).
Savoie : Sercella. (Bailly).
Gard : Sarcello. (Grespon).
Italien : Alzavola. (Savi).
Sicile : Trizszutedda. (L. Benoît).
Sardaigne : Giracrcudda, (Cara).
Espagnol : Patico. Anade cerceta. (Guirao).
Catalan : Charchet. Salcet. (Vayreda).
Portugais : Marreco, Marrequino. (A. CG, Smith).
Comme on l’a vu à Particle du Cyanopterus circa, la confusion de nos deux Espèces de Sarcelles de la part des anciens ornithologistes, à eu pour résultat un manque de précision dans les dénominations; tel, que plusieurs noms, qui ne devraient se rapporter qu'a l’Anas crecca, sont aussi employés pour désigner lEspece précédente. Il ne reste donc plus que peu de choses à ajouter à l’article étymologique de l’Oiseau qui nous occupe en ce moment. Observons seulement que le mot allemand Æriechente, qui se traduit littéralement par l'expression Canard rampant, pourrait bien être une altération de Æricke, qui serait, comme l'expression vulgaire Criquel, Criquart, une simple onomatopée.
HABirAT. — Aloor River, Honduias. (Sclat. et Salv.) Géorgie. (A. Gerhardt). Côtes du Labrador. R. (E. Coues). Bermudes, GC. dans certaines années. (Wedderburn). Cuba, ph R. d’Oct. à Avr. (Gundl.). Amér. sept., depuis la Baie d'Hudson jusqu ’àa la Louisiane. (Vieill.).
Mœurs. — Se tient de préférence sur les étañgs situés au milieu des forêts, de là son nom d’Anas sylvatica. (Vieill. |: à
MÂLE. — QüeroueDuLa secunpa ALDrovanDi. Salerne, Orn: p.433. (4767). Prinr. — Tête d’un brun châtain. Une large bande
d’un noir à reflets bleus et verts, qui commence vers l’angle antérieur de l’œil et le borde largement en dessus et en dessous; de l’angle des commissures, remonte presque parallèlement à la ligne descendante du bec, mais à une petite distance, s’en écarte ensuite en arrière vers le front, et se perd sur le sommet de la tête en bordant du côté int. la bande verte dont il a été question. Gorge d’un brun noir. Haut du corps et Scapulaire d’un gris blanc, linéolés transversalement de petites lignes brisées noirâtres. Les plus grandes Scapulaires d’un gris brun sur leurs barbes int., ainsi que celles qui sont les plus rapprochées du corps. Couvertures supér. des ailes d’un gris brun. Les plus longues d’un gris blanc sâle un peu roussâtre, formant une bande qui borde antérieurement le miroir. Celui-ci d’un noir un peu verdâtre du côté du bord ext. de l'aile, d’un bleu pourpré violet à reflets dans son autre
QUERQUEDULA HINA. Bp. C. R.XLIII. (1856).
Hina Teal. Lath. Gen. Syn. lil. 2. p. 558. (1781). ANAS HINA. Gm. Syst. p. 523. (1788).
Caput cum mento fuscum, linea subocularr alba, area supraocularrvuridi ; collum, pectus, abdoimen, dorsumque superius alba: inferius cum uropygio pedibusque cinereum. (Gm.)
N. B. — Bonaparte distingue cet Oiseau comme Espèce, tendis que G. R. Gray (Æanul. B, IT.) le réunit à la Qu. crecca.
HABITAT. — Chine. .
moitié. Rémiges d’un gris brun. Croupion d’un gris brunâtre. Suscaudales assez longues et acuminées, noires, liserées de blanc roussâtre. Rectr. d’un gris brunätre faiblement bordées de blanc jaunâtre. Bas du cou et le reste du dessous du corps, blancs, plus ou moins teintés de roussâtre, avec deslignes brisées noirâtres sur le devant et les côtés du cou, de la poitrine et des flancs, où elles deviennent de plus en plus longues à mesure qu’elles sont plus postérieures; sur les flancs, elles sont légèrement arquées en avant. Sur la poitrine est une sorte de plastron qui s'étend assez loin vers le ventre; il est formé de grosses taches brunâtres arrondies, qui commencent un peu à s’effacer vers le bas. Ventre grisätre, linéolé transversalement de gris brun clair. Souscaudales latérales blanc jaunâtre. Celles du milieu noires, de manière à former un grand triangle à sommet postér., de la base duquel s’étend de chaque côté jusque sur les Suscaudales, une bande de même couleur. Bec noirâtre. Pieds cendré brunâtre. Iris brun. Long. tot. 0",354. Bec 0°,038. Aile repliée 0",194. Queue 0”,067. Tarse 0,031.
Mare. Été. — Tête et cou d’un gris jaurâtre clair avec de petites taches d’un brun noirâtre. Une bande s'étend des yeux en arrière vers la nuque et le derrière du cou; elle est d’une teinte sombre, de telle sorte que les taches qui s’y trouvent, sont moins visibles. Cette bande qui s’étend aussi sur le front, y est d’un brun jaunâtre ; alors que les taches y sont plus visibles. Teinte générale du jabot, des côtés de la poitrine et des plumes des côtés du corps qui recouvrent les ailes, d’un gris brun jaunâtre, avec des bordures étoilées blanchâtres ; les plumes de cette
Pt RE région étant d’un brun noirâtre plus foncé à l’intérieur. Couvertures des ailes offrant une bande d’un brun noir en forme de fer à cheval, dont le bord extérieur seul est en évidence, et à l’intérieur de laquelle on voit souvent une bande plus claire d’un brun jaunâtre. Les bandes ou taches plus claires à l’intérieur de la bande foncée sont cachées sur les côtés de la poitrine par les plumes précédentes. Scapulaires d’un brun noir, avec de larges bordures dela teinte générale, mais tirant sur le gris brun jaunêtre; 1l y a par-ci par-là des taches étroites transversales claires sur les barbes int. ouext., ou seulement d’un côté. Les plumes du rang infér. sont plus larges et portent sur leurs barbes ext. des taches lavées de gris brun. Plumes du haut du dos à bordures terminales plus grisätres, et une bande transversale étroite d’une teinte très claire vers la base du cou. Les Rémiges int. les plus proches du miroir dun noir de velours sur la moitié de leurs barbes ext., sont bordées de jaune rougeûtre ; le reste est d’un gris blanc; les barbes int. sont d’un gris brun; les deux Rém. suivantes sont d’un gris clair (brunâtres), à bordures blanches ou brunâtres, et présentant à l’intérieur de ces bordures claires une bande plus large foncée ou noiràtre; ces Rémiges sont arrondies à l'extrémité. Milieu de la poitrine et ventre d’un blanc pur, laissant parfois apercevoir par transparence les plumes foncées de l’intérieur. Partie postér. du dessous du corps généralement blanches avec des taches d'un gris brun plus où moins visibles. Souscaudales blanches, avec des taches allongées d'un brun noir, moins visibles vers le milieu, et d’un jaune rougeñtre vers la base de la queue. Les autres couvertures caudales d’un brun noir, à bordures d’un gris brun jau-
nâtre. Bas du dos devenant peu à peu d’un gris sombre uniforme ou d’un brun foncé. Côté du croupion avec des taches claires et d’autres foncées. Aïles et queue comme dans la livrée du Print. Bec gris, d’un vert olivàätre; bords de la mandibule supérieure d’un jaune roussâtre plus étendu vers la base. Mandibule infér. de même. (Palmén).
FEMELLE. — Parties supérieures d’un brun noir foncé sur la tête. Côtés de la tête et cou gris blanchâtre, avec de petites taches ou traits d’un brun noir. Gorge blanchâtre. Poitrine d’un roussâtre sale avec des taches arrondies d'un brun noir au centre des plumes. Dessous du corps d’un blanc assez clair, parsemé de taches plus petites un peu effacées sur les bords, et plus foncées et allongées sur les Souscaudales. Couvertures supér. des ailes d’un brun cendré, les plus longues formant une bande d’un blanc roussätre au devant du miroir. Celui-ci comme chez le Mâle. Les deux ou trois Rémiges cubitales les plus proches du corps d’un gris brun, finement lise- ‘rées de blanc; la suivante du côté -ext., large, bordée extérieurement d’une bande noire, puis d’un liseré blanc. Les autres Rémiges gris brun. (Palmén).
JEUNE... ANAS GIRGIA. L. Syst. p. 127. (1758). = Fr. Sue 46. (1761). — Syst. p. 294. (1766).
QUERQUEDLLA ÆæeTiVvA. Br. Orn. VI. p. 445.
ANAS ciRCiA. Scop. Annuus I. p. 63. (1761).
AN. circrA. Biünn. Orn. bor. p. 83. (1767).
ANAS CIRCIA GESNERI. Salerne, Orn. p. 433. (1767)
La Sarcelle d'Été. B. Ois. IX. p. 268.
ANAS ciRcIA. Gm. Syst. p. 933. (1788).
AN, ciRcIA. Bechst, Nat, Deutschl. I, p. 669. (1791)
A quel Oiseau faut-il rapporter l’Anas circia de Linné? Les uns le considèrent comme la Femelle ou le Jeune du Cyanopterus circia, d’autres comme le Jeune de la Querquedula crecca. Tâchons de voir jusqu’à quel point sont fondées ces hypothèses; car on ne peut former que des conjectures d’après des descriptions aussi vagues et aussi incomplètes que celles qui ont servi à établir cette prétendue Espèce. |
Le premier auteur qui ait parlé d'un Anas craa est Gesner, Av. p. 106, où il donne la figure d'une Sarcelle, que l’on rapporte au premier coup d'œil au jeune de la Querquedula crecca. Cet auteur se contente de quelques indications de peu d'importance, mais il n’en donne pas de description.
C’est probablement sur cette figure que Linné a fondé son Anas circia, tout en en donnant des descriptions et des diagnoses qui varient un peu entre elles. Ceci ferait présumer qu'il les faisait tantôt d’après des Jeunes de la Querquedula crecca, tantôt d’après des Jeunes ou des Femelles du Cijanoplerus circia.Ge qui tendrait à rendre vraisemblable cette dernière supposition, c’est l’observa tion de Nilson fOrn, Suec. IT. p. 281). Cet ornithologiste démontre que la figure de Rudbeck f/Aves subboreal cœlo degentes, tribus voluminibus 1x Museo de Geer fuerunt. Ac. reg. Upsala. p. 129. 1740), p. 224 du même mémoire, n’a pas été étrangère à la fondation de l’Anas circia, et que cette figure représente exacte ment un Jeune Mâle de Querquedula crecca. Mais Linné ayant eu successivement sous les yeux différents âges des deux Espèces de Sarcelles d'Europe, a rapporté avec précipitation à l’Anas ciraa de Gesner et de Rudbeck,
LE
toutes les livrées des Sarcelles différentes de celles du Mâle adulte. Il n’est donc pas étonnant que Rudbeck, ainsi que l’a fait observer Nilson, n’ait pas trouvé la description qu’il donne d’une autre figure 4. c. fol. 242) d'accord avec celle du fol. 224 du même ouvrage, et pose cette question : An Anas circia major, vel ehiam Mas ? Ainsi, d'un côté Linné aurait suivi la première figure citée de Rudbeck, et de l’autre, la description de la seconde figure du même auteur.
Il serait trop long de reproduire ici les diverses diagnoses de Linné et celles de la plupart des auteurs cités ci-dessus.
Je me bornerai à faire remarquer que celles de Brisson, qui sont très détaillées (Brisson a voulu trouver le Mâle et la Femelle), ont été rédigées d'apres plusieurs autres, puisqu'il n'avait pas vu en nature sa Querquedula æshiva. Il est facile de s’en convaincre en lisant le titre de cette prétendue Espèce, titre qui n’est pas précédé d’astérisques, signes par lesquels il désigne les Oiseaux qu’il a été a même de voir.
Buffon avoue ne décrire la Sarcelle d’Été que d’après Ray. Il fait en outre observer que Klein /Av. p. 132) n’y regarde pas de si près lorsqu'il dit : « læ omnes sunt Anates minime; vulgo Querquedulæ, quas in suas spe ces distribuere supervanum foret; sunt Varietates.» Ge dernier passage prouve que les Anciens connaissaient tres peu ces Oiseaux, et que Linné subissait encore l’influence de cette confusion, lorsqu'il décrivait son Anas circia, tantôt avec macula alarum varia (Syst. ed. X. p. 127), tantôt avec Speculo alaruimn vari coloris et en même temps Speculo nigrovirenti (Syst. ed. XII. p. 204),
VAS es
tantôt avec macula (Speculo?) alarum cærulea (Fn. suec. p. 46. édit. de 1761).
Gmelin (Syst. p.533) décrit bien aussi un Anas circia, mais il ajoute : «Querquedulæ simiis, an Varielas, aut femina ? »
Enfin Nilson conclue que l’Anas circia de Linné ne peut se rapporter mn à l'Anas crecca, ni à l'An. querquedula du même auteur, et serait plutôt le Jeune del’ An. Penelope; ce qui paraît peu probable.
JEUNE. — Assez semblable à la Femelle. Dessus de la tête, dos et Scapulaires, bruns avec des bordures rousses. Côtés de la tête et devant du cou de teinte pale avec de petites taches brunes. Paupière infér. blanche. Gorge blanchâtre, sans taches. Haut de la poitrine blanchâtre, teinté de roussâtre et orné de larges taches noires. Le reste de la poitrine et l'abdomen blancs. Souscaudales d’un blanc roussâtre avec des taches noires. Ailes exactement comme chez le Mâle adulte. {Muroir grand, d’un vert brillant bordé en haut par une bande longitudinale noire et en bas par une tache de même couleur, en avant par une bande blanche et en arrière par un trait de méme cou leur. (D'après Nilson, Orn. Suec. IT. p. 285).
Poussin. — Tête et derrière du cou noirs. Un trait jaune s'étend du bec au-dessus de l’œil qu’il dépasse en arrière. Gorge, devant du cou et ventre, jaunes. Cette couleur n'est pas trés pure sur le ventre. Dos brun et noir avec deux taches jaunes de chaque côté. Clez les individus un peu plus avancés en âge, la tête, le derrière du cou et le dos sont bruns. Gorge, joues et taches dorsales d’un jaune sale. Ventre gris. Bec noir, jaune en dessus; Man-
sp
dibule infér. d’un jaune clair. Pieds noirâtres. TRES Naumannma, p. 50. 1857).
Meves, Oefvers. K. Vet. Ak. Fôrh: p. 2901868
— À. Marchand, R. Z. p. 297. 1870. Descript. pl. 24:
ANATOMIE. — La courte et étroite trachée du Mâle est, dans presque toute sa longueur, d’un égal diamètre. Le petit Larynx infér. forme du côté gauche une protubérance osseuse, qui est globuleuse en dessus et de la grosseur d’un pois. (T.). — Yarrell, Brit. B. 4e éd. p. 391. fig.
HyBRiDze — Anas boschas, Querquedula minor.
D'après M. A. Newton (P. Z.S.p. 393. 1861) et M, J. van Wickevoort Crommelin (Arch. neerl. VII. 1872), le bimaculated Duck de Pennant n’est que l’Hybride de ces deux Espèces. En voici la synonymie d'après M. van Wickevoort Crommelin :
Bimaculated Duck. Penn. Brit. Zool. II. p. 510. pl. 100. fig. 2. (1776).
Bimaculated Duck. Bewick, Brit. B. p. 60. (1797-1804).
ANAS GLOGITANS. Gm. Syst. p. 526 (1733), nec Pull.
Limaculated Duck. Montagu, Orn. Dict. (1813).
Bimaculated Duck. Vig. Tr. L. Soc. XIV. p. 559. (18 .
Bimaculated Duck. Fleming, Brit. Anim. p. 125. (18:
ANAS GLOCITANS. T. Man. III. p. 533. (1835).
QUERQUEDULA GLOGITANS. Gould, Eur. pl. 363. (1837).
ANAS GLOCITANS. Eyton, Anat. p. 122. (1838).
AN. GLOGITANS. Jardine, B. Great Brit. p. 117. (1843).
AN. GLOCITANS. Yarrel, Brit. B. III. p. 165. (1856).
EUNETTA BIMAGULATA. Bp. C. R. XLIII. (1856).
ANAS FORMOsA. Gerbe, R. Z. p. 140. (1866). Nec Georgi, Reise. I. p.168. (1715).
Haut de la tête brun à reflets verts, couleur terminée par un trait brun prolongé sur le derrière de la tête. Une petite huppe. Entre le bec et l’œil est une petite tache ferrugineuse arrondie. Une autre tache de la même couleur, mais plus large etoblongue, existe derrière chaque oreille. Gorge d’un beau pourpre foncé. Le reste de la tête d’un
His
beau vert se continuant en stries vers le bas du cou. Poitrine d’un brun ferrugineux clair ondulé de noir. Couvertures alaires cendrées ; les inférieures striées de rouille. Scapulaires cendrées. Rémiges de même couleur, tirant au brun ; Secondaires dun joli vert terminé par une teinte noire bordée de blanc. 12 Rectr.; les deux médianes noires, les autres brunes bordées de blanc. Suscaudales d’un vert changeant foncé. Ventre foncé, finement granulé. Pieds jaunes ; membranes foncées. Bec couleur de plomb foncé ; onglet noir. Iris brun. Long. tot. 20 inches (d'après Montagu, l.c.).
NE — Bonaparte considérait cet Oiseau comme un hybride de l’Anas boschas et de la Mareca Penelope. Il était même tenté de lui rapporter aussi l’Anas cucullata de Fischer, Mém. nat. Moscou. IX. p. 109. pl.
M. J. Vian (R. Z. p. 405. 1866) rapporte aussi à cet Hybride l'Anas glocitans. Degl. Orn. europ. IN. p. 435.
HABITAT. — R. vers le lac Myvatn, Islande sept., y niche tres rarement. Plus G. près de Skutustadir, de Geiteyjarstrônder et de Nelslünd. (Krüper). Arrive en Islande vers la troisième semaine d’Avr., émigre au commencement d'Oct. (Faber). De passage aux Feroë, ne niche pas. (A. Holm). Tromsô, fin Août, G. (Lundb.) C. G. dans toute la Scandinavie à l’époque de la reproduction; plus G. à cette époque dans le N. de la péninsule que ne l’est l’Anas boschus; s'avance aussi plus loin vers le N. que cette dernière Espèce. Malm l'a rencontré communément dans l'Enare- Lappmark jusqu'au 69. (Wallengr.) Ile de Gottland. (A. Andr.) Qvickjock, niche. (Lüwenhj.). Niche en Laponie vers le milieu de Juin. (Schrad.). B. Petchora. (Seebohm et H. Brown). Nowaja Ladoga. Archangel. C. (Liljeb.) Finlande, arrive dès que les eaux sont libres; émigre en Oct. (Palmén). Sarepta, C. niche. (Mœschl.) Caspienne, GC. en Janv. (Ménétr ) Kuban. (A. Hummel). Bulgarie, C. (0, Finsch). Danemark, Ass. C. Niche. (Kjärb.) Sylt, Niche. (Rafn). Allemagne; en grandes troupes en Hirv. (Bechst.) Silésie, de pass. C. (Gloger). Pas observé dans la Thuringe or. (Th. Liebe) Tyrol, Hiv. (Althammer). Belgique, CG. (de Sélys). Angletcrre, Écosse. (Macgill.; Guernesey, Oct. et Nov. (G. Smith). Alsa:e, de Nov. à Mars. (Krœner). Bavière, CO. de l’Aut. au Print. (Koch). Suisse, C. en Hiv. (Meisner et Schinz). Toute l’année en France. (Degl.), Lorraine, Ass. R. (Gedron). Jura, CG. G. (Ogérien). Savoie, toute l’année C. G. en :
Le ee
Hiv. (Bailly). Côte-d'Or, C. (Marchant). Manche, Hiv. C. C. (Le Mennicier). Morbihan, C. GC. (Taslé). Rhône, C. (L. O.-G.). Sédent. en Sologne. (Nouel). Allier, Ass. C. (Olivier). La Brenne, Indre, pas R. en toute saison (R. Martin). Dauphiné, C. en Hiv. (Bouteille). Anjou, G. en Hiv. Quelques-uns nichent. (Vinceloit). Loire-Inf. (Blandin). Charente, Ass. C. (de Rochebrune). Charente-Inf. C. C. en Hiv. et Print. Niche. (Beltrémieux). Haute-Loire. C. en Hiv. (Moussier). Gard, toute l’année. (Crespon). Landes, CG. C. (Dubalen). Aude, Ariège, Gers, Tarn, Pyrénées-Or.
(Lacroix) Espagne mérid., Ass. C. (Saunders). Murcie, C. en Hiv. (Guirao). Portugal. (A. C. Smith). Péloponèse, Hiv. Visite en Mars et Avr.
les provinces du N. de la Grèce. (Linderm.) Sicile, de pass (L, Benoit). Sardaigne, Hiv. (Cara). Cyclades, Hiv. (Erhard). Iles Ioniennes, C. C. (T. Powys). Açores. (Du Cane Godman).
Algérie. (Loche). Égypte. Mer rouge. Abyssinie. (Th. v. Heugl.). Turquestan. (Severtz.). Hakodadi. (Swinh.).
Mœurs. — Le Mâle montre pour ses petits la plus grande sollicitude ; il reste avec eux, ct lorsqu'ils sont en danger, il parait aussi inquiet que sa Femelle. (Faber). Ces détails sont en contradiction avec les observations de la plupart des ornithologistes. Ainsi, nous trouvons dans Nilsson : « Très vive dans ses mouvements, cette E-pèce s'envole avec beau- « coup de légereté, et sans bruit. Elle n’est pas précisément farouche, et se « laisse facilement approcher à portée de fusil... Le Mâle demeure avec « sa Femelle aussi longtemps qu'elle couve, mais la quitte à l'époque où « les petits ne sont pas revêtus de leur duvet. Dans ce moment, la mère « est seule avec eux... Le père ne semble revenir vers sa famille que « lorsque ses petits sont capables de voler. » Vieillot dit à peu près la même chose : « Les femelles s’occupent seules du soin de la couvée. Les « Mâles pendant tout ce temps se réunissent en petites bandes, et ne « retournent à leur famille qu'en Aut., pour ne la quitter qu’au Priné. € SUIV. »
« Ces Sarcelles, dit encore Vieillot, fréquentent les étangs et ne les « abondonnent que dans le temps de la gelée, pour se rabattre sur Îles « rivières et les fontaines chaudes... Leur vol est court; leur cri semble « exprimer vouire, vouire; c'est une sorte sorte de sifflement qu’elles « font entendre vers le mois de Mars. »
Le jour elle demeure cachée dans un fourré au bord de l’eau ou à l'endroit le plus fangeux d’un marais, et s’y laisse facilement approcher quand elle est seule et même par couple. Mais si elle se trouve en bandes, elle se moatre plus farouche, elle part le plus souvent bien avant que le chasseur soit à portée de la tirer... Sa chair ast délicate et recherchée; on la mange comme snaigre (de même que la Cyanoptera circia) les jours de précepte. (Bailly).
ne g s a , ee -
Puy
PropagaTion. — Niche en Écosse, Islande, Norvège, Suède, Laponie, Russie, jusqu’au Kamtschatka (Thienem.).
Niche dans les joncs les plus hauts, dont les brins et les feuilles servent à la construction du Nid, qui est matelassé en dedans d’une grande quantité de plumes. Cet Oiseau met beaucoup de soin à sa construction, lui . donne une certaine grandeur, et le pose sur l’eau de manière qu’il hausse et baisse avec elle. (Vieillot).
Niche sous des saules ou des buissons, et même dans des fissures de rochers. Place ordinairement de grandes feuilles sous les œufs, et les entoure d'une grande quantité de duvet. (Thienem.).
Œufs (9-14) de forme ovale, ordinairement allongés, d’un gris blanc jaunâtre tirant rarement au blanc verdâtre. Coquille très faible, à pores presque invisibles, d'un éclat quelquefois très prononcé. (Thienem.). 0n,043-0m,016 sur 0m,032-0m,033. (Degl. ct Gerbe).
Thienemann, Fortpflinsungsgesch. pl. LXXX, fig. 2. a-b.
Bädecker, Brehmet Pässler, D. Eier d. europ. Vog. pl. 61. fig. 6.
GENUS II. MARMARONETTA. Reichb. Nat. Syst.
MARMARONETTA. Bp. C. R. XLIIT. (1856).
Mépuapo:, murbre; Nitro, Canard.
Bec de la longueur de la tête, assez étroit. Plumes du front s’avançant en formant un angle aigu jusqu’au niveau du bord postér. de la membrane qui recouvre les narines. Deux arêtes séparées par une rainure commencent à la base du bec et viennent se perdre sur le dos du bec vers le bord antér. des narines sans se rejoindre. Bec déprimé vers son milieu, se relevant ensuite peu à peu vers son extrémité. Onglet arrondi, peu saillant. Lamelles serrées, . peu saillantes, Plumes de l’occiput allongées en touffe très peu prononcée. Taille petite. Feintes générales gris brun avec des taches claires. Sexes presque semblables.