JEUNE
Ressemble beaucoup au jeune de la Querquedula minor, dont 1l se distingue facilement par les baguettes des Rém., qui sont blanches, la couleur gris brun de son petit miroir {chez Q. minor, le miroir est toujours grand et d'un beau vert), et par la forme différente de son bec, qui est d’un gris de plomb. (Palmén). |
Poussin. Agé de 2 à 3 jours. — D'un gris brun en dessus, avec 4 taches d’un gris blanc disposées par paires. Dessous du corps d’un gris blanc. Joues temtées de roussâtre. Jabot gris. Un large trait brun traverse l’œil. Un autre semblable se voit près de l’oreille. Ailes sans bor-
ne
dures blanches. Bec 0",017. Tarse 0",018. (Meves, Oefmefs: K.:Vet: Ak::Fôrhalp: 890: 1868904
ANATOMIE. — La longue et forte trachée du Mâle, assez large au Larynx supér., devient subitement très étroite; puis prenant un diamètre graduellement plus large jusque vers le Larynx inf., elle y est composée d'anneaux du double plus largés que ceux du milieu du tube. Le Larynx infér. forme une grande protubérance osseuse, qui se dilate en dessous. (T.). — Yarrell, . Pin ib-4e éd p.306. fig. 7
HABITAT. — Pas en Islande, ni aux Ferüe. — Paraît propre à la Suède mérid. et centr.; Ass. C. dans le Wernland. R. R. dans l’'Uppland et la Dalécarlie. Quelquefois près de Torneà. Wallengr.). Ile de Gottland, R. (A. Andre). Finlande, pas CG. (Palmén). Russie et Sibérie jusqu'au Kamtschatka. (Pall.). Nowaja Ladoga, pas C. (Liljeb.) Sarepta, C. (Moeschler). Bulgarie, C. (0. Finsch). Danemark. (Teïlmann). Silésie, C. C. C. (Gloger). Bavière, par R. (Koch). Allemagne. (Bechst.). Tyrol, séjourne en Hiv. (Althammer). Pays-bas; niche (Droste-Hülshoff). De passage en Hollande, Belgique, France. (Degl.). Angleterre, Hiv. et Print. Pas observé en Écosse. (Macgill.) Alsace, de Mars à Oct. (Kræner). Lorraine, Ass. CO. (Godron). Savoie, arrive en Mars, et en Avr., niche. (Bailly). Jura, C. C., arrive en Mars; niche. (Ogérien). La Brenne, Indre, Sed. C. (R. Martin). Saône-et-Loire, G. G.; niche. (L. O.-G.). Allier. (Olivier). Rhône, GC. au Print. (L. O.-G.). Haute-Loire, Print. (Moussier:). Seine-Inf. arrive en Mars. (Lemetteil). Dauphiné. (Bouteille). Allier. (Olivier). Loiret, Print. Été. Ass. C. (Nouel). Morbihan R. (Taslé). Manche, arrive au Print. séjourne peu; ne niche pas. (Le Meunicier). Loire-Inf. G (Blandin). Charente-Inf. Ass. C. Niche quelquefois. (Beltrémieux). Landes, C. (Dubalen). Aude, Ariège, Gers, Tarn, Pyrénées Orient. (Lacroix). Gard, de passage; arrive tard. (Crespon). Genève, de passage. (Fatio). Toute l'année près de Catane et de Syracuse. (Malh.). Hiverne en Grèce, C. vers la fin de Mars. Niche probablement sur le lac de Kopais et près des Thermopyles. (Linderm.). Epire, C. fin Févr., demeure jusqu’en Avr. (T.Powys). Galice, Sédent. Pas C. (Don Francisco). Lac d’Albufera. (Ign. Vidal). Murcie. (R. Brehm). Espagne mérid., irrég. pas GC. (Saunders). Portugal. (A. C. Smith). |
Algérie. (Loche). Atlas orient. (0. Salvin). Tanger. (Cartens.) B. Égypte. (v. Heugl.).
= Arabie pétrée, Hiv. (v. Heugl.) Inde, Hiv. C. (H. Irby}. B.-Bengale. . (Blyth). Caboul. (T. Hutton). Turquestan. (Severtz.).
Mæurs. — « Le Mâle, au temps de la pariade, fait entendre un er1 « semblable à celui du Réle, Néanmoins la Femelle ne fait guère son nid
DNS à LES « dans nos provinces, et presque tous ces Oiseaux nous quittent avant le « 15 ou le 20 d’Avr. Ils volent par bandes dans le temps de leurs voyages, « mais sans garder, comme les Canards, d'ordre régulier ; ils prennent « leur essor de dessus l’eau et s’envolent avec beaucoup de légè- « reté... » (B.).
« En Suède, cette espèce se tient surtout parmi les herbes qui croissent « dans l'eau... Elle n’est point farouche. En Aut. la Sarcelle se mêle « souvent avec d’autres Anatidés. » (Nilsson).
« .… Son cri se traduit par Schäück et se rapproche beaucoup de celui « Turdus viscivorus. L'Oiseau ne le fait guère entendre que lorsqu'il est « posé sur l’eau. Ses allures sont très. vives. Il plonge souvent, et balance continuellement sa tête. » (Bechst.).
« Après l'éducation des petits, qui n’est jamais aussi longue que chez la « plupart des Canards, chaque couvée vit séparément et en famille ; puis .« à la fin du mois d’Août ou dans le courant de Sept. celte Sarcelle émigre « de la Savoie... Gaïe et légère dans les airs quand elle vole par troupes, « on l’y voit s’ébattre en se jouant de mille manières, et en jetant des « cris analogues à ceux du Räle de Genët, et qui semblent exprimer « Kree, Kree, ou Kric, Kric, souvent répétés sur le même ton. C’est de « ces cris que lui sont venus les noms de Criquet ou Criquart... Sa « chair est excellente. On-la regarde en Savoie comme un aliment maigre « pendant le carême. » (Bailly).
NoURRITURE. — Poissons, Insectes aquatiques, Mollusques. On ne trouve doint d'herbes dans son gésier. (Bechst.).
PROPAGATION. — Se reproduit en Suède entre les 59 et 600. Lat. (Wallengr.)
Place son Nid sous des touffes d’herbes ou sur un monticule, quelquefois
daus des champs de blé ou des prés dans les forêts. (Thienem.). . & Fait choix d’un endroit fangeux, inaccessible, élevé au-dessus de l’eau « et couvert de touffes de joncs et d'herbes très serrées. C’est l’une de ces « touffes que la Femelle s’approprie pour couver; elle s'y fourre et s’y « remue en tous sens pour se pratiquer un petit emplacement qu'elle « garnit aussitôt d'herbages, de plumes et de duvet. Ce Nid est difficile à « découvrir, car l’épaisseur des herbes en couvre le haut et les tiges ou « cannes en masquant l'entrée, » (Baïlly).
Œufs (7-9) ovales, souvent allongés, très arrondis aux deux bouts, d’un gris vert tirant sur le jaunâtre pâle. Coquille faible, offrant des pores à peine visibles, d’un lustre assez prononcé. (Thienem.) 0m,047 à 0m,049 sur 0m,033 à 0M,034. (Degl. et Gerbe).
Thienemann, Fortpflansungsgesch. pl. LXXX, fe 1
Bädecker,. Brehm et Pässler, D. Eïier d. europ. Vôg. pl. 61. f. 5.
Re
GENUS II. QUERQUEDULA. Steph. Gen. Zool. (1824).
NETTION. Kaup, Syst. (1829).
Krikenten. Schlec. Krit. Uebers. (1844).
Nettion, de NArruov, petit Canard.
Bec un peu déprimé au devant des narines, tres étroit. Plumes de la tête eftilées et allongées en touffe aplatie latéralement, et s'étendant jusque derriere la nuque. Tête assez grosse. Cou mince. Scapulaires allongées; les plus longues assez étroites, dépassant la longueur de la 5° Rémige, non recourbées en faucilles. Queue cunéiforme. Souscaudales atteignant l’extrémité des Rectrices latérales.
—+— 4. QUERQUEDULA MINOR. Br. Orn. VI. p. 436. pl. 40. f. 4. o. (1760).
ANAS CRECCA. L. Syst. p. 126. (1758).
Anatra querquedula minor. ** Stor. degli Ucc. pl. 596 598. (1767).
ANAS CIRGIA CESNERI. Galerne, Orn. p. 434. (1767).
La petite Sarcelle. B. Ois. IX. p. 265. pl. 17 et 18. (1783). — Id. Enl. 497. ©.
QUERQUEDULA CAROLINENSIS. Steph. Gen. Zoo.