‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 88 sur 208 · DAFILA CAUDACUTA. Steph. Gen. Zool. XII. p · texte numérisé non relu

DAFILA CAUDACUTA. Steph. Gen. Zool. XII. p

ANAS ACUTA. L. Syst. p. 126. (1758).

Spiessente. Klein, Verbess. Hist. d. Vüg.p. 141. (1760).

ANAS LONGIGAUDA. Br. Orn. VI. p. 369. pl. 32. fig. AP OR (1760).

ANAS CAUDACUTA ALDROVANDI. Salerne, Orn. p. 432. (1767).

Anatra a cauda lunga. ** Stor. degli Ucc. V. pl. 581 (1767).

Canard à longue queue. B. Ois. IX. p. 199. pl. 13. (1783). — Id. En. 954. O7.

Pintail Duck. Penn. Arct. Zool. III. p. 291: (1792).

ANAS CAUDAGUTA. Leach, Syst. Cat. Brit. Mus. p. 38. (1816).

ANAS AGUTA et LONGICAUDA. Brehm, Isis. p. 997.(1830).— Handb. p. 866- 868. (1831).

PHASIANURUS AGUTUS. Wagl. Zsis. p. 1235 (1832).

QuErquEDULA ACUTA. Selby, Brit. Orn, Il. p. 311 (1833).

DAFILA ACUTA. Eyton. Rare Brit. B. p. 60 (1836).

Dar. cAUDATA. Gould, Eur. pl. 365 (1837).

QUERQUEDULA GAUDAGUTA. Macgill. Man. I. p. 170 (1

DariLA AcuTA. Reichb. Handb. pl. 88. fig. 221-223 (1

DAF. ACUTA et LONGIGAUDA. Brehm, Naumannia. p.297.(1 p.372. (1865).

ANAS CAUDAGUTA, Dubois, Ois. Belg. pl. 272 (1857).

DAnrrA Acura. Gould, B Great Brit. V: pl 18.148.)

95) — Vogelf.

ANAS ACUTA. Wils. Am. Orn. VIT. pl. 68. fig. 3. (1814)

ANAS TZITZIHOA. Vieill. M. Dict. V. p. 163 (1816).

ANAS GAUDATA. Brehm, 1sis, p. 997 (1830).

AN. AMERICANA. Brehm, Handb. p. 869 (1831).

AN. AGUTA. Audub. Am B. VI. p. 266. pl. 390 (18..).

DAFILA CAUDATA. Brehm, Naumannia. p. 297. (1855). — Vogelf. p.37? (1855).

DAFILA AGUTA. Var. americana. Bp. C. R. XLII. (1856).

Tsitsihoa est un nom mexicain.

Couleurs plus belles que celles de l'Espèce d'Europe ; celles de la tête plus foncées, bandes pourpres plus dis-

FN

Islandais : Grasünd. (Krüper).

Ferûüe : Stikkondt. (A. Holm).

Danois: Spidsand (Id.).

Suédois : Stjertand, Spjutand.Scanie: Wiand. (Nilss.). Allemand : Langhals, Nidelschwanz, Spitz:schwanz, Spiessente. (Bechst.).

Hollandais : Pilstaart. (Schlegel.).

Anglais : Sea Pheasant. Cracker. (Willughby). Picardie : l’ilet, Pennard, Coque de mer. (Buf.). Savoie : Pointard, Canard bressan (Bailly).

Gard : Quao de Ziroundo. (Crespon).

Castillan: Anado colilargo. (Guirao).

Portugais : Rabijunco. (A. C. Smith).

Italien : Codone. (Savi).

Sicile : Cuda longu. (L. Benoît).

Sardaigne: À gu (Cara).

hincles. Scapularres et longues Rectrices plus développées. (Brehm).

Tête fauve avec des reflets vert doré. Un collier blanchâtre. La plus grande partie du dessous du corps de la mème teinte; le reste de même que dans l’ Autour. Le dessus varié de blanchâtre, de noir et de brun. Les ailes cendrées vers le haüt, ensuite d’un rougeûtre clair, puis d’un vert doré brillant, puis blanches, enfin cendrées d’un côté, et de l’autre d’un vert clair un peu luisant. (Vieill.).

Bec bleu cendré sur les côtés; sur le milieu de sa par tie supér. s’étend un large trait noir qui va jusqu’à l’extrémité. Onglet et Mandibule inf. de même couleur. Pieds d’un cendré clair. Du reste l'Oiseau est parfaitement semblable à l’Espèce d'Europe. Long..tot. 22" 11”. Bec 1” AN OMS A Rectr:-méd. 0” 11 1/27; Tarse 17808 BoieemedetPOUe". (Max.).

HABITAT. — Géorgie. (A. Gerhardt). New Harmony, près Wabash, Févr. (Max:) Saskatchawan et Red River jusqu'à la Baie d'Hudson.

= de =

On voit, d’après ce qui précèdé, que la plupart de ces dénominations ont pour but de désigner la forme de la queue de cet Oiseau. « Pilet « viendrait du vieux latin pilatus, soldat armé d'un dard... En Anjou, « les chasseurs le nomment le Pointard. M Millet de la Turtandière « croit que ce nom a été donné au Pilet, parce que cet Oiseau, lorsqu'il « s'envole, s'élève dans l'air presque perpendiculairement en faisant une « pointe rapide, » (Vincelot).

Mare. — Têle, gorge, côtés et haut du cou bruns. Le long du cou, par derrière, descend une bande d’un gris noir, au devant de laquelle s'étend de chaque côté une étroite bande blanche. Miroir d’un vert pourpré. Sca-

pularres noires bordées de blanchâtre. Les longues Reclr. médianes noires, les autres cendrées. Parties infér. blanches. Bec bleu clair. Pieds cendrés. Long. tot. 0,66. — Fruezze. Pas de filets à laqueue. Tête el cou d’un gris roux avec des stries noir brun. Dos et Scapulaires d'un brun noir à bordures el taches rousses. Pas du dos noirâtre à bordures blanches. Miroir brunâlre. Rectrices bordées de blanc. Gorge blanche. Dessous du corps roussâtre.

MaLe. Print. — Tête et haut du cou bruns; cette couleur forme une bande beaucoup plus foncée, qui s’étend du front à la nuque, et qui est tachetée de brun noir. Côtés de la tête avec de petites taches de cette derniere couleur, moins foncées et moins visibles. À une petite distance derriere les yeux commence une bande à reflets bronzés, qui descend derrière les côtés du cou un peu plus bas que la nuque. Une baude noire descend derrière le

(Blakiston). Jamaïque. (W. T. March). Guba, GC. d'Oct. à Avr., se tient sur les eaux peu profondes. (Gundl.),

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cou en passant peu à peu au gris brun. Cette bande est limitée en avant par une tache blanche, qui commence à peu près à la hauteur de l'articulation mandibulaire, descend en s’élargissant et en rétrécissant en avant le brun des côtés et du devant du tiers supér. du cou, pour se continuer en bas et sur Les côtés avec le blanc du reste de celui-ci et du dessous du corps. Haut du dos, Scapulaires et flancs cendrés avec des zigzags bruns arqués en arrière, presque droits, verticaux et plus larges sur les plus lonoues plumes des flancs. Scapulaires moyennes d’un brun noir sur le milieu ; cette couleur est bordée de chaque côté de gris blanc vermiculé de brun. Les plus longues Scapulaires, de même, mais bordés de chaque côté de gris bruuätre sans zigzags. Les Scapulaires peu allongées, qui sont les plus ext., sont d’un beau noir, qui forme une tache allongée sur l’aile. Couvertures supér. des ailes d’un gris brun cendré; les grandes secondaires terminées par une. bande fauve assez large vers le bord ext. de laile, et bordant en avant le miroir, qui est d’un beau vert doré, ct dont toutes les plumes sont terminées par une bande d’un noir velcuté, qui découpe en la recouvrant presque completement une petite bande formée par l'extrémité des Rémiges secondaires. En arrière et en haut, le miroir est encore limité par une bande d’un noir velouté, qui finit en pointe en arriere, et se trouve elle-même bordée de blanc en dessus et d’un étroit liséré de cette couleur eu dessous et vers la pointe. Bas du dos et croupion gris brun finement vermiculé de brun. Ventre gris brun clair poinullé ou vermiculé de brunâtre. Sur Les côtés une large tache blanche. Suscaudales assez pointues, blanchâtres, vermiculées de brunâtre; celles du milieu avec une lon-

RU re gue tache gris brun au centre; les latérales noires sur les barbes ext., blanchâtres sur les barbes int. Souscaudales noires, les latérales bordées de blanc extérieurement. Rectrices gris brun, bordées de blanchâtre; les deux médianes noires. Rémiges gris brun. Les cubitales les plus rappro chées du corps allongées et assez étroites, avec une large tache noire de chaque côté de la baguette, la troisième de celles-ci du côté ext. portant une bande noire allongée seulement le long du bord int. de la baguette, gris brun sur les barbes ext., ce qui produit uue large bande de cette couleur, qui limite le miroir en dessus, et le dépasse en arrière pour s'étendre presque jusqu'à l’extrémité des Scapulaires; mais cette bande est encore séparée du miroir par une tache noire allongée d’avant en arrière. Bec d’un ardoisé clair, noir sur les angles, en dessus et sur son onglet. Pieds noirätres. Long. tot. 0,66. Bec 0",097. Aile repliée 0",275. Tarses 0°,045. Filets de la queue 0,20. Rectr. les plus proches de ceux-ci, 0”,012. Iris brun. |

Mare. Æté. — Tête offrant en dessus de petites taches de brun noir et de gris brun jaunâtre sans limite nette entre chaque nuance. Tout Le reste de la tête et dessus du cou d'un gris blanc tirant au jaunâtre, parsemé de petites taches allongées foncées et très serrées ; ces taches deviennent plus visibles vers le menton, qui en est presque dépourvu. Autour des yeux et en arrière de ceux-ci, la couleur est d’un gris brun un peu plus foncé, mais presque sans taches; de même un peu en avant et en arrière de l'œil la teinte est plus claire et un peu tachetée dans le sens de la longueur. Tout le derrière du cou offre des

pos taches presque transversales très fines d’un gris foncé et d’un gris jaune clair. Le bas du cou présente des taches transversales un peu plus grosses et de la même couleur. Côtés du jabot marqués de bandes transversales d’un gris brun noir et d’un gris blanc jaunâtre, entre lesqu'elles se voient en outre des lignes transversales très étroites, définies, encore plus claires, avec une teinte de brun noir ct de gris blanc. Plumes des flancs qui recouvrent les ailes composées de plumes de trois sortes différentes, des nol-res brunâtres à bordures gris jaunâtres et à bande trans versale très claire, un peu contournée d’après la forme de la plume, puis des plumes tachetées ou presque lavées et ayant deux branches transversales foncées et entre célles- ci une bande blanchätre sur la partie ext., enfin d'autres plumes simplement lavées (propres à la livrée d'Été). Sur les grandes et larges couvertures postér., les nuances sont plus tranchées, quoiqu’elles se fondent partout sur les plumes minces et transparentes et offrent un tout agréable à l’œil. Le bas du cou vers son milieu, la poitrine et la moitié du dessous du corps presque blancs avec des taches d’un gris brun clair peu accentuées, plus foncées en arrière, presque dirigées transversalement. Côtés du croupion clairs, comme le dessous du corps, avec des taches transversales foncées vers le haut. Souscaudales d’un blanc jaunâtre avec des taches nettes, allongées, d'un brun noir, les supér. étant d’un brun noir avec le haut du croupion, et à bordures d’un gris jaunâtre clair ; une partie de celles-ci offrent des taches transversales obliques, qui sont cachées par les plumes situées au devant. Rectrices médianes pointues, d’un brun noir et finement bordées de gris jaunâtre, les ext. plus claires et à

nu

bordures plus larges. Bas du cou et tout le haut du dos offrant partout des plumes lavées, ou des plumes dont la partie visible est d’un brun noir avec une bordure terminale gris brun, ou presque lisse, bordure qui passe peu à peu à la teinte sombre, en dedans de laquelle la teinte commence à être lavée. Enfin on trouve des plumes complètement d’un brun noir, avec des bandes transversales étroites d’un gris blanc entrelacées ; tout cela est d’un fort joli effet. Bas du dos foncé où d’un gris noir, finement lavé de gris.blanc. Scapulaires antérieures de même que le haut du dos ; les autres d’un brun noir; les ext. d’un gris jaunâtre plus clair, bordées de gris blanc jaunâtre, parfois tachetées de teinte foncée. Plusieurs de celles -e sont tachetées de blanc, surtout sur la large bordure ext, Les Scapulaires inférieures sont coupées obliquement comme celles de l'Anas boschas. Les 4 Rémiges int. d’un beau gris jaunâtre ou d’un gris cendré, d’un noir de velours le long de leur milieu, bordées de blanc pur vers l'extrémité, qui est un peu amincie et arrondie; cettenuance diminue et cesse bientôt. La 5° Rémige est noire sur son bord int., avec un bord terminal d’un jaune rougeûtre clur et large, presque blanche le long de la baguette, couleur qui est nettement limitée par le noir de velours. Les Rémiges suivantes composent le beau miroir, qui, avec les ailes sont des plumes nouvelles pour la livrée d'Hiv. Bec, pieds, cercle oculaire, ailes à lexception des Rémiges int. comme en Hiv. (Palmén.) Comparez la description Meves (Oefvers. K. Vet. Ak. Fôrh. Del LE). | |

FEMELLE. — Anas ALANDICA. Sparrm. Mus. Carls. Fasc. IL. pl. 60. (1783).

be Terintes variables suivant les individus. Couleur générale d'un brun plus ou moins roussätre. Parties inf. plus ow moins tachetées et d'une nuancetotalement dif- férente. Scapulaires plus ou moins marquées de taches allongées au dedans des bordures claires, etc. (Palmén).

Pas de filets à la queue. Ressemble au Mâle en Été. Tête et cou avec des stries noires. Dessus du corps brun roussâtre avec des bordures jaune roussâtre. Dessous du corps jaune roussâtre. Flancs avec de grandes taches brun roussâtre, allongées et encadrées de trois bordures concentriques, dont la première est blanc jaunâtre, la suivante blanc roussâtre, et la dernière étroite et d’un blanc Jaunâtre. Ces taches sont très développées sur les grandes plumes des flancs. Côtés du bas-ventre blanchâtres, avec des taches brunes allongées. Miroir brun roussâtre, précédé et suivi d’une petite bande blanche. Rectrices brunes et maculées de blanc jaunâtre.

JEUNE. — Se distingue de l’adulte par les plumes, qui sont moins serrées et moins fermes, plus étroites vers l'extrémité, surtout sur les épaules. Teintes générales ürant plus sur le gris que chez la vieille Femelle, et chez le Mâle en Été. Ce dernier se distingue des Jeunes par sa taille, son bec d’un bleu clair, noir à l'extrémité et sur les bords ; chez les jeunes, le bec est d’un gris bleu, devenant plus foncé vers l'extrémité. Le Mâle adulte se distingue en outre du Jeune par ses Rémiges int. d’un beau gris clair, à l'extrémité bordée de blanc pur, et offrant sur leur milieu une bande d’un noir de velours ; de plus, chez

le Mâle en Eté, les Couvertures des ailes sont d’un beau Fasc, IV. 5

— 66 — | gris Sans bordure terminale claire. Chez le jeune Mâle, les Rémiges int. sont d’un gris brun plus foncé, surtout sur toutes les barbes int., et n’offrent pas la bande d'un noir foncé sur les côtés de la baguette. Les Scapulaires offrent des bandes obliques et transversales d’un gris

blanc ou d’un jaune brunâtre. (Palmén, Finlands Foglar. IT. p. 406.)

Poussin. — Dessus de la tête et dos bruns. Nuque brun roussâtre. Joues et sourcils gris. Une bande brune entre le bec et l’œil se prolongeant au delà de ce dernier. Côtés du cou et ventre blancs. Deux bandes blanches traversent les ailes et se continuent sur le dos. Deux taches arrondies sur le croupion. À l'âge de 5 ou 0 jours. (A. Marchand, R. Z. p. 246. 1870, pl. 8. 1864).

HyBripe de D. acutu et de Anas boschas. (Van Wickevoort Crommelin, Arch. neerl. 1866).

ANATOMIE. — La longue trachée du Màle est formée d’anneaux d'un égal diamètre. Le Larynx infér. se dilate du côté gauche en une petite protubérance osseuse (T.). Voyez : J. H. Gurney, Jun. Ibis. p. 395. 1377. — Yarrell, Brit. B. 4e éd. p. 386. fig.

HaBiTAT. — Islande, Vallées situées près des côtes, p. ex. : dans l'ile des Eïders, près du Laxamyri; R. vers le lac Myvatn; plus C. vers Pingvallavatn. (Krüper). Tromsô, Ass. C. (Liljeb.) Plus GC. dans le N. que dan$ le S. de la Scandinavie : augmente en nombre à mesure que l’on se rapproche du Cercle polaire. Abondant près de Muonioniska et de Karesuando dans l'Enare-Lapmarck, jusqu’à l'embouchure du Palsjocki, 700 Lat. (Wallengr.). Passe l'Été dans le N. de la péninsule Scandinave. (Nilss.). Danemark; niche près de Ringkjôbing-Fjord. (Kjärbüll.). Qvickjock; niche (Lüwenhj.) Nowaja-Ladoga. Archangel, C. (Liljeb.). Laponie, fin Mai; émigre fin Sept.; niche. (Schrader). Russie et Sibérie. Kamtschatka. (Pall.) Finlande, C. niche. (Palmén). Sarepta, G. niche. (Moœschl.) Bakou, Hiv. (Ménétr.) Bulgarie, C. C. sur le Danube (O0. Finsch). Allemagne, de passage. (Brehm). Bavière, Aut., Hiv. et Print. (Koch). Tyrol, Hiv. (Althammer). Suisse, Hiv. (Meisner et Schinz). Genève, de passage (Fatio). De passage en France. (Degl.) Belgique, Print. et Aut.

Ut

R. dans l’intérieur de (Sélys). Hollande, de pass. à C. (T.). Angleterre, R. R. dans le S. de l'Écosse (Macgill.) Guernesey, Aut: et Hiv. Ace. (A. C. Smith). Alsace, Nov. et Mars. (Kroener:). Lorraine, de passage. (Godron). Normandie, de pass. Seine-Inf., R. en Aut., G. au Print. (Lemetteil). Savoie, Hiv. (Bailly). Dauphiné, Hiv. (Bouteille). Jura, G. G. fin Oct. et Nov. Quelques uns séjournent si l'Hiv. n’est pas rigoureux. Il est probable que quelques-uns nichent, car dès le mois d’Août on en tue des Jeunes. (Ogerien). Côte-d'Or, Rég. C. (Marchant). Rhône, Hiv. (L. O.-G.) Allier. (Olivier). Manche CO. G. (Le Mennicier). Morbihan, Ass. R. (Taslé). Sarthe, C. (Gentil). Loiret, Févr.-Mars, Ass. R. (Nouel). Anjou, de pass. C. G. (Vincelot). Charente-Inf., de pass. (Beltrémieux). Charente, Hiv., Ass. R. (de Rochebrune). Loire-Inf. de pass. (Blandin). Indre, C. C. Niche. (R. Martin). Landes, Ass. C. (Dubalen). Haute-Loire, de pass. (Moussier). Aude, Hérault, Tarn, Tarn-et-Garonne, Pyrénées-Orient., Rég. Ariège, Gers, Acc. (Lacroix). Gard, C. en Févr. et Mars. (Crespon). Sicile, Hiv. (Malh.). Sardaigne, Aut. et Avr. (Cara). Grèce, pas observé dans les îles (Linderm). Iles lonniennes. (T. Powys). Cyclades, de pass. (Erhard). Lac d’Albufera. ([gn. Vidal). Espagne mér., Hiv., Ass. C. (Saunders). Portugal. (A. G. Smith). Sardaigne. Aut. et Avr. (Cara). Algérie. (Loche). Egypte. Arabie pétrée, Hiv. (V. Heugl.) Turquestan. (Severtz.) Awomori, Japon. (Swinh.) Bornéo. (Sharpe).

Mœurs. — « Il se tient sur les grands étangs. Son cri s’entend d’as- « sez loin, hi souë souë. La première syllabe est un sifflement aigu, la « seconde une sorte de murmure sonore et plus grave. » (Hébert, cité par Buffon).

« Sc tient vers les fleuves et les îles dont les bords sont couverts d'herbes, ou dont le fond est vaseux. Rare sur les bords de la mer, et seulement au moment du passage. Très farouche, il est difficile à appro- « cher. Très vif dans ses mouvements. Il ne souffre pas volontiers en sa « compagnie les Canards d'une autre Espèce que la sienne. » (Ekstrôm).

On a observé que la plupart des Canards se dispersent lorsqu'on les chasse. Il en est autrement des Pilets, qui s'envolent en troupes serrées lorsqu'ils sont effrayés. (Nilsson).

M. Rossignol, ornithologiste distingué de Pierre (Saône-et-Loire) et . qui a fait de nombreuses et intéressantes observations sur les Oiseaux aquatiques, explique pourquoi le Pilet est si farouche; c’est que son cou allongé lui permet de voir le danger à une distance plus grande que les autres Canards.

« Se distingue de tous ses congénères par sa très grande défiance. Il « arrive souvent que le soir, après s'être posé, il prend le vent et s'envole « immédiatement. Lorsque ces Oiseaux se trouvent sur un étang, ils de- « meurent quelque temps à la même place sans faire de mouvements. On « les voit aussi rarement serrés les uns contre les autres. Le vol du Pilet

Dr Ga

est plus rapide que celui de l’Anas boschas, tout en étañt aussi régulier. Ses battements d'ailes produisent un son analogue à wüoñoiwi.. Lorsqu'il se pose, il le fait avec moins de bruit que cette Espèce. Son cri est rauque. La femelle répond par la syllabe quäik ou quiente, sur un ton très élevé. La chair de cet Oiseau est très délicate. » (F. Droste-Hülshoff). Malgré l’autorité des auteurs cités plus haut, M. Baïlly affirme (Ornith. de la Savoie) que cet Oiseau n'est pas très farouche, et qu’on l’approche asssez facilement pour le tirer. Il ajoute que si on le blesse et que le coup n'ait pas frappé mortellement, il est presque toujours perdu pour le chasseur quand il tombe sur l’eau. Degland dit de même que le Pilet n’est pas sauvage, tandis que le Frère Ogérien (ist. nat. du Jura) le désigne comme assez difficile à approcher, même en bateau.

« En prenant son vol, il s'élève perpendiculairement en faisant une « pointe rapide, et fait entendre sa voix siffiante. » (Bailly).

Ce mode de prendre son essor rend tres probablement l’explication du nom de Pointard, donnée plus haut par M. Millet. Ce mot exprime bien certainement la pointe que l'Oiseau fait en s’élançant plutôt que la forme de ses Rectrices.

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