‹ Convention forestière canadienne tenue à Montréal, les 11 et 12 mars 1908 [microforme]Chapitre 11 sur 17 · SITUATION FORESTIERE DE LA PROVINCE DE QUEBEC · texte numérisé non relu

SITUATION FORESTIERE DE LA PROVINCE DE QUEBEC

Travail lu par M. G.-C. Piché ingénicur-forestier, à la réunion de l'Association forestière du Canada, le 12 mars 1908.

Notre industrie forestière remonte aux p.-mières nier. Sous le régime français, sauf l'envoi de bois &c de la Rochelle et quelques p:tites constructions navales

années du siècle dermâture aux chantiers faites à Québec, cette industrie ne fut jamais importante, L'Angleterre sembla elle-même, au début de la conquête, négliger l'emploi de nos bois.

Nos premières exportations, vraiment dignes de ce nom, commencèrent avec le blocus napoléonnien. Les Anglais, se voyant fermer les ports du continent, dürent s'adresser aux Colonies pour obtenir les bois dont ils avaient besoin, et c'est ainsi que nos envois à l'étranger, de 32 tonneaux qu'ils étaient en 1800, avaient atteint le chiffre de 6000 tonneaux vingt ans après.

Malgré la reprise du commerce avec les ports de la Baltique, les bois canadiens conservèrent la faveur acquise durant la guerre, et notre marché s'étendit bientôt, aux pays du continent.

Aujourd'hui, nous expédions du bois aux quatre coins du monde. En "906, nous en avons fourni à l'Europe seule pour plus de quinze millions de dollars. Lorsque nos voisins eurent épuisé les forêts de l'est des Etats-Unis, ils dürent, eux aussi, s'adresser à nous pour combler une partie de leur déficit, toujours de plus en plus considérable.

Nos exportations de bois aux Etats- Unis ont ainsi monté de $8.923.000 qu'elles étiient en 1870 à plus de $S23.085.000 en 1906.

Les économistes s'accordent à, reconnaître qu’il n’y a pas plus que trois contrées dans le monde entier qui soient capables d'exporter des bois de commerce : ce sont : la Russie, la Scandinavie et le Canada. Cependant der 1is quelques annnées, nos concurrents semblent devoir nous céder le pas et il est 1 peu près certain que nous serons bientôt les seuls fournisseurs de l'univers.

Quel bel avenir pour notre pays, si sages et prévoyants, nous avons su ménager notre approvisionnement de bois !

Notre commerce semble donc appelé à prendre un développement colossal. Le capital engagé dans les différentes industries du bois s'élevait, l'an passé, à plus de 151 millions de dollars. De son côté, la production de ces établissements était estimée à 112 millions de dollars. Ces chiffres sont énormes : ils ont doublé en 20 ans. Et pourtant nous ne sommes encore qu’au début de notre prospérité.

Parmi les provinces du Dominion, Québec tient un des premiers rangs dans l’industrie forestière tant par l’immensité de ses forêts que par les nombreux établisements, tels que scieries, pulperies, usines à papier, etc., qui s’y sont installés. De plus, nous disposons de ressources naturelles remarqu.bles. Ainsi nos cours d’eau, outre qu’ils permettent d'amener le bois aux usines sans trop de frais, nous donnent des pouvoirs hydrauliqr onsidérables, Nos ports du Saint-Laurent sont des plus beaux et ils nous procurent un accès facile au marché européen. Nos chemins de fer et nos canaux d'un autre côté nous assurent de promptes communications avec les Etais-Unis. En un mot, il ne nous manque rien, absolument rien pour prospérer dans cette industrie.

Si nous voulons exploiter nos forêts d’une manière économique, il est facile de prévoir que notre province sera sous peu un facteur important dans l'approvisionnement mondial de ce produit naturel si nécessaire et si indispensable, le Bois.

J'ai d'abord tenu à vous faire un exposé rapide des brillantes perspectives de l'avenir de notre industrie forestière, afin de faire mieux ressortir l’importance des réformes qui s'imposent. Maintenant, si vous voulez bien, nous allons considérer ce qui nous reste de forêts et quels moyens nous devons prendre pour réaliser nos ambitions.

trois comer 1is il est ivers.

ns su

colos- , l'an le ces énorau dé-

rangs nomqui s'y 1.bles.

usines s. Nos cès fare côté n mot, lustrie.

il est it dans indis-

Jectives 'impor- |, nous devons

et césutesbééai

ariignoheatéliaénmnannnses BHÉSUIES haies crRbte

Derhit

ssériiasiti hasta ile mortel sabre etat tôt 2 cat

Page 1