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Donc en matières de forêts, il faut que les pouvoirs publics sachent déployer une grande prudence et une sage clairvoyance. Leur responsabilité est énorme, et ils ne peuvent pas espérer remplir tout leur devoir, s'ils ne s’efforcent pas de voir aussi loin que possible dans l'avenir. Nous suggérerions humblement, à ce propos, de passer par dessus tous les intérêts mesquins du moment, et d’avoir constamment devant les yeux la souveraine importance de la perennité de la fortune nationale. Car, après tout, si les ministres changent quelquefois, le pays et ses intérêts économiques demeurent.
J'ai fini. Avant de vous dire adieu ou au revoir, je me crois obligé de faire apologie pour le ton un peu sec, un peut cassant peut-être, dont je me serais servi dans quelques-unes de mes affirmations. Veuillez croire que je n'ai nullement la prétention d'imposer, sans espoir de retour, une manière de voir plutôt qu'une autre. Les questions scientifiques ou économiques n'ont absolument rien de dogmatique. Elles restent toujours ouvertes à la libre et loyale discussion.
Tout ce que j'ai voulu faire, en préparant ce travail, a été de démontrer l'existence à Québec d’une question forestière doublée d'une question de colonisation. Si vous crovez que ce délicat problème est encore à résoudre, je
suis sûr que vous vous renseignerez sur ses différents aspects, et que vous en arriverez à une solution rationelle. Si celle-ci ne cadre pas avec ma manière, de voir, tout en étant plus sérieusement motivé, je ne serai pas le dernic: à vous applaudir.
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