‹ Conversations religieuses de Napoléon, avec des documents inédits de la plus haute importance ou il révèle lui-même sa pensée intime sur le christianisme, et des lettres de mm.le cardinal Fesch, Montholon, Hudson Lowe, Marchant, et un facsimile de l'écriture de l'empereur;Chapitre 40 sur 46 · MONSIEUR LE COMTE · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE COMTE

Le renseignement qüe j'ai eu l’honneur de vous demander, dans notre première entrevue, regarde uniquement le fait religieux, si Napoléon avoit demandé l'extrême onction et reçule saint viatique. En me donnant les détails les plus précis à cet égard, vous m'avez appris que M. l’abbé Vignali, qui avoit administré l’empereur, rédigeoit un journal des dires et des faits religieux de Sainte-Hélène, journal connu de l’empereur , qui le lisoit et le corrigeoit même au besoin. Vous avez eu dans vos mains cette pièce importante, que dans votre opinion, l'abbé Vignali, de retour en Europe, avoit dû remettre à son E. monseigneur le cardinal Fesch. Vous avez bien voulu me promettre d'écrire au cardinal et d’en réclamer pour moi la copie. Le fait dont je suis exclusivement préoccupé,

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pour le moment, se trouveroit de cette manière éclaireci complètement et à la satisfaction du monde chrétien.

de recevrai avec reconnoissance le document dont vous m'avez donné lecture, où la diplomatie et la politique de l’empereur sont justifiées par vous du reproche d’impiété ou de haine systématique du clergé.

Mais peut-être sentirez-vous qu’il est indispensable de citer les paroles textuelles de Napoléon, telles que vous me les avez dites de vive voix, pour atteindre le but que je me propose. Quant au scrupule peu fondé qui vous fait hésiter, je ne dirai qu’une chose bien simple, mais décisive : La publicité, cette loi de l'existence est devenue une nécessité honorable, un devoir même pour tous depuis la publication de l’'Évangile. Tout le monde l’accepte avec cette différence que les rois et les grands du monde la subissent et les petits l’invoquent. Ge qui est vrai surtout dans l'occasion présente , où il s’ägit d’une personne dont tous ceux qui l’ont approchée ont divulgué à l'Europe les paroles, les pensées et noté les moindres gestes. Pour quel motif tairiez-vous quelques phrases qui importent moins à personne peut-être qu "à la gloire morale de l’empereur, et qui sont naturellement du domaine de la pablicité.

Tel est mon sentiment, du moins, et ÿ ai l’honneur d'être, avec respect, |

Mon général, Votre très-humbleet très-obéissant, etc.

Le chevalier ng BEAUTERNE.

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