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D.— Qu'est-ce qu'un essaim ?
R.—-On'appelle essaim les jeunes abeilles de l’année qui sont écluses du couvain ; lorsqu'elles quittent leur mère-patrie pour aller s'établir ailleurs et former une nouvelle colonie, leur jeune reine «est pre à leur tête; elles la suivent partout où elle va, et lorsqu'elle se pose Quelque part, elles s’y arrêtent toutes et forment un gros peloton de mouches, qui a souvent la forme d’un pain de sucre renversé. ‘Oh doit veiller les ruches, quand c'est la saison dés es: saims (depuis la fin d'Avril jusqu’à la St. Jean), dans la crainte d’en perdre. Quand ‘on s’ap.
perçoit qu’un eñsaim sort d’une ruche, ce qui est très facile. à distinguer par la multitude des mouches qui s’empressent d’en sortir, on les invite à se poser sür les arbres voisins, er les étourdissant avec le bruit des poëélons sur lesquels on frappe avec une clé ou autre morceau de fer. Sielles ne sont pas sensibles à ce bruit, ou jette en l'air de lajterre sèche, ou mieux encore de l’eau avec des branches d'arbres qui servent alors. de goupillon. Commeeles craignent l’eau, elles s'arrêtent de suite ; alors il faut avoir une ruche vide, bien nette, frottée en dedans avec un peu de miel et des plantes qu’elles aiment, comme des tiges de fèves; mettre cette ruche, l'ouverture en haut, au dessous de l’essaim, et secouer la branche sur laquelle il s’est attaché: toutes les mouches tombent sur cette ruche, alors il faut la renverser avec précaution, et la poser sur deux petits morceaux de bois qui sont placés par terre pour exhausser la ruche, et faciliter la libre entrée des mouches. Elles se sont bientôt rangées dans cette nouvelle demeureet le soir, après le soleil couché, on porte le jeune essaim en place, mais le plus loin pos: : ” &ible de la mère ruche.
Il arrive quelquefois que deux essaims sortent en méme ‘temps de deux: ruches diflérentegs il est bieh rare, quand :cela arrive, qu'ils «ne se mêlent ensemble et n’en fassent. qu’un seui, Comme il est reconnu que de deux essaims:ainsi réunis, il yen a toujours;un de détruit par l'autre, je conseillerais : pour ne pas perdre un essaim, d’avoir pour ces sortes de cas des-ruches faites exprès. Voilà, je crois, comme il faudrait. ue .ces ruches fussent faites. : Imaginez-vous ux.,moitiés de ruche ‘pouvant s’adapter et.se, réunir. parfaitement, non pas: horizontalement; mais de haut'en bas. .Les deux: eôtés :qui se réunissent au centre seraient -formés tous: lez deux par chacun une planche mince.de:sapin, ée de plusieurs petits trous vis-à-vis:les-uns
des autres, pour que les abeilles mêlées. puissent se séparer et former ainsi-deux -établissemens, Quand l’ordre est établi, on- 5rocède à la wépa- ‘ration qui se fait.ainsi.:, comme des deux moitiés de ruche, pour-en former une seule, il: n’a fallu que:les réunir et les lier fortement-ensemble.avec une-corue 5; pour-les séparer, :il-ne faut:que délier la corde, alors vos deux-esenims se-trouvent naturellement. séparés. Il. faut: alors fixer une lanche pleine-entre celles qui sont percées, pour Robe toute communication:entre les deux.essaims. Il:est: bon d'observer qu’une ruche. de cette facon-doit être deux: fois grande -eommme
‘une: ordinaire, afin qu’étant séparée en.deux,
<ssaim.pour le travail, -. sit dé
.D.—Le forme et la façon: des ruches ordis naires sont elles. ;ndifférentes? : ‘+ : :
R.—En général les méilleures ruches: sont eclles qu’on fabrique en:paille, et 'qui-ont:lafor-
- me: d’un -œuf-eoupé endeux-par'le:gros bout,
On les rend encore plus chaudes: en les enduis
tant avec de la bouse de vache mélée avec de I® terre plaisé, : Îl'y a une infinité de ‘éortes é"ruchès' nouvelles en paille, en osier, des boïtès en ‘boïs qui sont à plusieurs séparations: ''6n pavé tre de ces boites en bas, ‘quand on 'én:à ôté'üné par le haut, pour récolter le nel qu’elte éotitiént ;‘tais ces sortes de ruches offrent beau coup d’inconvéniens ; le premier c’est qu’en coupant'avéc'un fil de laiton lès copeaux qui contienhétitlé miel; pour enlever la boite du haut, on ne péut füiré: cette opération sans briser des alvéolès’ pleines" dé miél qui restent dans la ruche ; ‘Je rniél'coole bientôt sur le corps des abeilles et tés ‘englütine : ‘toute abeille englutinée meurt. Le'second inconvénient est, que cette méthode x’étant” point ‘d'accord ‘avec Pordre du travail U6'céf petits ‘animaux, il en résulte que le miel | dté par én'laut sans laisser la place vidé, n’a vertit pas les ouvriers de le remplacer. On‘ ait: due tés rayons du fond' de la ruche sont disposés Dour y" placet' le ‘miel, qu'ensuite viennent les Hayoïs”pour le couvrir, ‘autour et au bas desœuéls ‘8oht les ‘raÿons: pour loger les mouches traviileuses : comment peut-on concevoir qu’en ‘Exhalssant par le'moyen d’une: boite placée par le‘ ‘bäsl' pour rempläcer celle qu'on a ôtée par le ‘hut pléiné' de miel; ‘comment concevoir, dis-je, due les abeillés' iront déranger l’ordre : établi dans léùr ‘arrängément raturel ?: Il faudrait qu’elles missent le. miel dans les rayons occupéa par lé Couvain ; lé couvain par conséquent
LE
dans. Fe ‘rdÿons qui leur servaient de cellules,
ec... Vous sentez que cela ne priites
ainsi; elles sont exactes à leur devoir, elles connaissent. Mieux Que vous’ce qu'ellés doivent faire “ gi Ja si k cé ua j k Nat «4 dé: # HET à 1 id . d: F3 “e (lb kenible juil est plus naturel de faire ce que l'ôrdfe du'traVai] des mouches vous indique,
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