‹ Conversations sur l'agriculture [microforme]Chapitre 3 sur 6 · D ÊA · texte numérisé non relu

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iCTR en! Vle. L L DONS: 0 "EF sf GUEST Be cd de asse-eouri 11:

1D:-=Maintenent, voulez-vous me.dire quel

que: “ehoëe” ‘concernant les animaux x de baëse-

coùr?

R;-<Aves: plaisir, :Je:commencerai par. les cochons: $"ces animaux peuvent être d’un très grand produit,: si l’on a en vue d'en faire. une spéculation. Les truies doivent être choisies de belle taille, le ventre large, les tetins longs et nombreux: ca” elles font communément autunt de: petits: qu'elles ont de longs tetins ; elles donnent deux véntrées par an; il faut les faire souer, c'est-à-dire leur: donner le mâle quand la ehäléur’ est bien marquée, ce qu’on reconnait quand elles se ‘vautrent continuellement das la boue." ?

‘Quand elle est pleine, et lorsqu elle a co:

chonné, il faut lui donner une nourriture plus abondante et plus nourrissante. On ne doit laisser à une truie que S ou 9 petits à nourrir’; ils en seront plus beaux et la mère en vaudra mieux.

‘À l'égard de la manière d’élever les petits cochons, il faut quinze jours As qu’ils sont nés, les mener ‘aux. champs, et leur donner, soir'et. matin, :de l’eau blanche avec du son de froment ou de la farine d’orge ; on les serre entièrement aù bout ‘de deux mois, et on les châtre à tout age: plutôt cette opération est faite, moins elle est dangereuse. Il faut toujours choisir pour la faire;: une température douce, parce que les chaleurs vives.et les froids rigoureux rendraient ia. | de la plaie difficile.

ne cn def pas de la nourriture qui con

vient àves animaux, tout lé. monde sait de quoi

ils vivent ; le gland, les grains de toutes espèces, les pâtates, le son, les choux, les racines

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de diverses sortes’ &c:, sontdes alimens qu’ils aiment beaucoup;:et avec quoi on:les engraisse ordinairément.. {ls aiment beaucoup:le trèfle vert ;: c'ést ‘une assez banne méthode-de mettre une truie avec ses petits dans une pièce de trèfle.

Mais il ne-faut pas leur abandonner la pièce:én-

tière, : ils la gâteraient: toute, .et pourraient:se faire du, mal: ayez pour: cela un petit: pare qu'on change de place lorsqu'il n’y a plus rien à manger à la place qu’il occupe : il faut ausei leur passer un: petit anneau de fer dans le bout du: nez, pour les empêcher de fouilier la terre, Il faut avoir soin surtout de leur fournir à boire dans le parc ; sans cela ils ne profiteraient pas. : : L'éducation de ces animaux me paraissant

une branche assez importante de l'économie ; champêtre s je vais entrer dans quelques détails

sur À ürer. He ( Je prends pour terme moyen dix truies, qui me feront à chaque portée huit petits chacune ; les dix me donneront donc 80 petits cochons et en deux ventrées 160 ; s’ils sont vendus à 5 ou 6 mois seulement 20 francs la pièce, ceia fera un total-de 3200 francs; il y a là-dessus à prélever leur nourriture, celle de leurmère, les frais de porcher &c., que j'estime à 1700 francs, il resterait donc un bénéfice net de 1500 francs ; cela me parait très beau «et mérite:attention. Et quel profit plus considérable -n’aurez-vous pas, si votre exploitation vous offre des ressources pour les garder plus longtèms, pour-les engraisser à peu de frais si vous salez.et séchez dt viande, si vous fumez leurs jâmbons: &c.,

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Voyez cependant si je ne me trompe past faites des. essais; l'expérience vaudra mieux pour vous que mon opinion, et. quoique je ñe

évaluation des profits qu’on peut en re-

parle que d’après cette expérience que j'invo- .que pour vous éclairer, je vous dirai toujours, essayez. | «Ne vais encore d’après ma propre conviction, Vous démontrer comme, en économie rurale, la plus petite spéculation peut devenir impor- ‘tante quand elle est bien administrée.

. La volaille, par exemple, n’est comptée pour rien dans bien des pays ; ces profits sont mêmes abandonnés aux femmes pour leur procurer quelques chiffons, à elles et à leurs enfans. ls he Savenf pas dans ces pays pauvres que, dans ceux de bonne culture.les profits des basses cours. pen ordinairement le prix des ferma- ” es... 11 est. vrai, qu’on entend par profits de basse-caur les cochons, le beurre, les op 1 qu’on joint aux volailles, aux œufs, pigeons &c. . . Bxaminons ce que peut produire seulement la volaille, en œufs, en élèves ; nous examinerons ensuite le. profit d’un colombier. Je ne vais vous. parler que d’après mes essais. FM She +. De la volaille, Je, commence par les poules: 800 poules par exemple, -me donneront pendant 8 mois 100 œufs par jour; je les mets communément à 3 fr. 10 sols le cent, ils.ne valent jamais moins de 6 sols. la douzaine, et on les voit plus souvent à 10, ou..12. . Mes 300 poules ne me coutent guère que. 87 sols par jour ; voilà comme je le prouve,.je n’ai jamais donné à mes poules plus de, deux pintes d’avoine par jour en deux repas par. 25 têtes, c’est donc 8 pintes pour cent et 24 plates pour, mes. 800 poules ; mettons 25 pintes à cause des cage, le prix moyen d’un minot de blé de.8 gallons est 2s. ou 48 sols,et mes 25 pintea me.cauteront done 37 sols, Elles me donnenten.œuf 3 fr. 10:40l, reste un bénéfice journalier.de, 88 :s0ls, otez quatre mois sans aucun,

produit ;. j’aurai pat an 208 francs. J'établis. pour mes poussins, que j'élèverai avec mes poules,un bénéfice qu’on ne peut évaluer à moins de 185 fr. total du produit de 300 poules 393

francs. Ce n’est que d’après des essais réité-

rés pendant plusieurs années, que j'établis mon évaluation des produits ; mais, comme je

l’observe, il faut des soins, des attentions très minutieuses, On n’a rien sans cela. .

Voici: donc ce qu'il faut obsérver : il ne faut pas garder des poules plus âgées que deux ans, parce que les jeunes pondent davantage que les vieilles; vous engraissez celles-ci pour les vendre à la fin de la seconde année. 1 faut entrétenir dans une extrême propreté les paniers où elles pondent, les juchoirs, et balayer tous les joars le poulailler. Avoir soin de leur donner deux fois par jour, aux mêrnés heures, leurs repass T'enir toujours de Peau très claire dans es vases ou auges à cela destinés. et dans l'été surtout changer cette eau souvent. Veiller à ce que les belettes, fouines, ou autres animaux destructeurs, ne s’introduisent dans le poulailler, en tenir la porte toujours bien termée à clef et ramasser tous les jours tes œufs, &c.

Pour élever des petits poulets, on ne donnera d'œufs à couver qu’aux poules les moins farouches, ou plutôt il vaudrait mieux pour cela élever des poules dindes; quand les poussins sont

* nouveau nés, il faut les tenir chaudement, et

leur éviter surtout les pluies froides et les averses. À l’égard de leur nourritaré, tout le mon: de sait ce qui leur convient; d’ailleurs ces petits animaux ne sont pas très difficiles à élever. Il n’en est pas de même des dindons : n’étant pas naturels de notre climat, il faut des soins particuliers pour les acclirhatér ;. oh sent que puisqu'ils sont origmaires'd’un paÿs chaud, la”

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première attention.est de les.tenir, pendant leur plus ; tendre. jeunesse, ; dans une tempéraiure, chaude, et:.ne:.les faire.fortir que-pañnun ER soleil, et à, l'abri des. vents roux. . [faut leur. donuer ae nourriture échauffante,, du ghenevis- (graine. de chanvre) pilé, du. fenouil, le tout mélé avec du petit son de froment, ou de grosse recoupe, et délayé avec un peu d’eau tiède en, forme. de pâtée; voilà la nourriture qui con-. vient à. ces petits animaux. Quelques personnes.Jeur fünt avaler de temsen tems quelques ains de poivre, il. faut à mesure qu’ils gran-, dissent. leur retrancher de cette patée délicate pour les accoutumer insensiblement à une nourriture plus grossière, mais toûjours avoir soin de, leur en RER souvent de la pius fraiche.

faite, et ne.pas les laisser souffrir de la soif. de crois que cinquante mères-poules-dindes, pourraient donner un produit net de 900 francs. Les oies et. canards offrent encore un profit bien clair, mais il faut, pour élever ces oiseaux, être yoisin d’une rivière ou pièce d’eau, Les. ojes sont très préjudiciables, et font un grand dégât dans les herbages ; si l’on en veut élever : béaucoup, il faut enclore une pièce de terreou up pré adjacent à une petité rivière où grande pièce d’eau, de manière que les oies suient ren fermées à camme dans un petit pare, et qu'elles ne puissent en sortir d'aucun côté. On leur portera 1à des herbes, comme: feuilles de salade, de‘räves, de chicorée, du son bouilli, de l’orge, du blé-dinde &c. Il est entendu qu’ôn doit avoir. pratiqué dans cette espèce de pare un toit ou hangard, pour les mettre à l'abri desinjures du” tems, et dans le fort de la cheleur, de l’ardéur du soleil Cinquante mères oies et 100 cännés doivent donnér en plumes, duvet, œufs, ef pétits, au moins:un bénéfice de 600 fr.

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‘LA l'épat@ides ppébns; quand on4 én'bese colombien” ei! a 0e etes Produit. d'utie fenie. ‘Je n'énirérar date aticur détail dur” he rhanièré de soigniér ét'nourrir les pigeons, tout le ‘monde ‘sait cel.’ ‘J'obberverai seulement, LAC em ed à mondains, que des fuyardé, malgré qu'il” foie donner À HADReE toùte l’année aux prétrieré; tandis que tes derniers s’en procurent 'éuxn0 me Ju MOôINS six mois l’année. : mn me

plus féconds que les fuyards dôninent

Où S‘couvées contre ces derniers 3:au plus s'ill sont d'un corsage du double plus gros et se ven: dent béaucoup plus chers. ‘Pour 100 couples de pigeons bisets ou fuyards vous aurez-vos netits en trois-couvées, étant vendusen-pigeonneux à raisons de 6 sous la couple, ils ne feront que 90 francs ; ilen coutera pour les nourrir l'hiver au toins 12 minots de vesce à 6-fr. le minot,

dépenses 72 fr. bénéfice net 18-francs.

Cent couples. de gros pigeons mondains mé donneront En Ÿ cotée) K600 pigeonraüx, D quels venduë à 15 sous la couple, feront 375 fr ils couteron: 21 minots de vesce A 6fr. Je miñot : ‘dépense se 144 fr. bénéfice 231 fr. Un beau colombier.peut contenir 500 couples dé pigeo on pourrait donc compter au moins sûr un Co.

lombier de-cette espèce 1155 fr. débénéfice net, Récapitulons les profits supposés. établis.

De tre aie De ae poulets... 398fn ; Sur les dindons éd de dos on ode ds ets, 900fr, : Sur les.oi:s et canards. CCRPELT EL" 6 UE le Sur les-pigeons . .........,s...use 1185fr.

sa : swPotal…. . 80486 quelquefois passé les borneæque.je m'étais pres-

crites dans ce. dialogue, .c’est.que j’ai.cru utiles les explications un peu. longues que je vous a données canon Luis di river NEC ; +" ne VIlIe. Lecon..

1442. Des prairies artificielles.

.… D:rrVous m'avez promis de me dire quelque chose des prairies artificielles, je réclame votre promesse aur cet intéressant article. | :R.—Avec bien du plaisir, d’autant m'eux que, notre. petit dialogue ne pouvait pas se terminer par. une plus ‘intéressante instruction. Les prairies artificielles sont d’un si excellent usage, pour l’amélioration des terres, que j’en conseillerais encore la culture dans les pays où les prairies naturelles fournissent suffisamment à la nourriture. des bestiaux. Jugez de quelle importance elles doivent être dans ceux qui en manquent absolument ; car si la fertilité-dépend des amendemens, il est donc essentiel de se les procurer ;.et la seule voie pour y parvenir est, sans contredit, d’avoir des bestiaux : or, les prairies artificielles offrent à tous les cultivateurs les moyens de nourrir de nombreux troupeaux...

Il y a une infinité de plantes qui peuvent étre cultivées en prairies artificielles ; mais comme je ne parle que d’après l'exercice d’une pratique peut-être un peu resserrée, mais sûre, je ne vous entretiendrai que des plantes que j'ai cultivées avec succès : c’est la luzerne, lé trèfle et le sainfoin, nommé dans quelques pays éparcet. Ces trois. plantes et le mil me semblent mériter la: préférence sur les autres, sous le rapport de l’abondance et de la qualité, et sous celui de leur facile culture. On trouve partout des terres qui conviennent à l’une et à l’autre espèce”; il. suffit de savoir appliquer celle qui réussira suivant la nature du terrain: : .::.

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**La \uzerne demande un bôn fonds qui ne soit pas mouilleux. - Il faut en Canada clorre :lés champs d’un arpent de largeur, pour qu’en hi: ver la neige la couvre entièrement et le préserve des attaques du froid. C’est de cette manière qu’on la met à l’abri pendant les durs hivers de la Suisse. Le sainfoin ne réussira pas dans une terre glaise forte: il lui faut des terres légères en pente, des côteaux, même arides, dés terres à seigle en plaines, pourvu qu’elles ne soient ni humides, ni trop froides ; ‘il. donnera de plus grands produits dans de bonnes tèrres, mais toujours légères. Pour le trèfle, il. lui faut des terres fortes et grasses, quoiqu'il vienne très beau dans des terres légères et sablonneuses, pourvu qu’elles soient un peu humides. Tout le monde connaît la culture

D.— Quel est le temps pour semer ? nuit

R.—Le temps pour semer ces trois plantes est au commencement du printems:; du-moins c’est mon avis. J’ai toujours semé mesprairies artificielles par un tems humide et doux ; après que mon orge ou mon avoine était levé ; je faisais passer ensuite le rouleau dessus. UE ct

On fera toujours précéder ces sortes d’enseméncement de deux bons labours, un avant l'hiver et l’autre avant de semer. Si l’on a des fumiers en abondance on fera bien d’en conduire dans la pièce, et de les répandre avant le

dernier labour ; l’abondancé des menus grains,

et, par suite, la beauté de votre prairie artificielle, vous paieront au centuple cette dépense:

La quantité de semence qu’il faut mettre dans la terre doit être pour la luzerne de 15'à 17 livres par arpent ; pour le sainfoin 3 ”"minôts ; "et pour le trèfle de 12} à 17livres. Cette dernière graine doit être graisséé d’hüilé; ét Eh-”?

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bite: mêlée avec: de ‘a cendre ou ‘du plätre:en poudre/sion-peut. l'avoir. J'ai déjà-dit en parlant des engrais que. la chaux était d’un usage:mers veilleux:semé comme. engrais: sur :les prairies artificielles. Je ‘la: recommande surtout. sur le trèfle, dans des terres grasses:et fürtes ;. n'en méttea environ 16::minots& par arpent : ‘on fait cette opération au commencement du printems dès la seconde année que le trèfle est semé, et la: première: de ‘la récolte ;: on le sème comme on ferait le blé. - AT ÉLER

* Le trèfle ne donne que deux années de: récot* tes; c’est sacrifièr du terrain m:: : propos qu£ de s’entêter à le garder plus longtems. Le trè” fle engraisse le bétail, donne du lait aux va” ches en quantité et qualité: En génér:! les trois prairies dont je viens-de parler ont sexa de commun, qu’elles n’épuisent point la terre, au contraire. elles l’améliorent. Tout le monde sait q e les récoltes en grains sont toujours plus abondantes lorsqu’on les fait succéder aux prairies artificielles: Cette vérité bien reconnue, jointe aux avantages sans nombre qui résultent de cette eulture, fait que tout cultivateur raisonnable serait bien coupable de la négliger.

Comme les meilleures choses ne sont pas san inconvéniens, les fourrages artificiels, donnéS en vert aux bestiaux, leur seraient très préju” diciables, si on ne les leur donnait avec. discer” nement, car ils en sont si gourmands, qu'ils en mangeraient. jusqu’à se faire mourir, sion leur en donvait à discrétion. Suivéz à cet égard ma méthode, que j'ai expliquée en parlant des vachés laitières. . Has al L

Je ne:saurais mieux finir cet article et ce pett! dialogue, :qu'em vous présentant. un : tableau comparatif de deux'fermes, l’une administrée sui-

vant: lanciènne roûtine et l'autre régie d'après les principes d'amélitration, que: je vous al-ex-

* J’observerai que je ne me-laisse-:pas: aller à l'esprit: de système; j'engage tous -cenx ‘qui: veulent cultiver à en faire-autant, parceque-rien n'est aussi funeste en agriculture, qu’un syatéme qui n’est pas fondésur-la pratique {sans elle, la théorie est presque toujours abusive. : Pres: nez pour principe que:la pratique éclairée, l’expérience enfin, méritent seules la confiance: et obtiennent les succès, Essayez en petié toutes les méthodes que j’indique et jugez. UE IXe. Conversation.

Des Abeilles, ii

D.--Je vous: prierai encore de me:dire quel:

que chose sur la manière de gouverner les a:

beilles. | | A Eco R.—Cette branche de l'économie rurale ést d'autant plus précieuse, qu’elle est à la portée’ du plus pauvre comme du plus riche : il ne faut avoir à Soi ni terres ni prairies ; les abeilles sont des ouvrières qui vont recueillir des trésors ré= pandus sur les propriétés d'autrui sans y porter dommage.' Par elles la naturé entière vous ap* partient! Je n’en ai trouvé nulle part en Canada en si grand nombre et si bien administrées que dans la Savanne de Boucherville,:comté de Chambly, dont l'indv trie des habitans s’éveil le tous les jours de plus en plus'et promet peutêtre en peu d’annéesdes résultats qui leur'feront autant d'honneur qu'ils seront utiles‘au:pays en: général. : Cependant on ne:peut pas nier qu'en général cette branche précieusé de l’économie rurale: ne: soit très -négligée; quoiqu’avec: des soins, rien que des soins, point. de dépense,

point de travail, an obtienne .d'ubondantes ré».

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coltes. Ces soins consistent, 10. à placer les ruches dans un endroit.bien abrité. des vents du nord et du coùchant ; 20. à leur donner des ruches commodes ;, 30. .à les placer sur une espèce de petite table ronde, exhaussée de terre

pêr un seul pied, autour, duquel il faut avoir

soin de mettre une corde de crin, pour garantir les ruches des insectes, des limaçons &c., qui les incommodent beaucoup. 40. À faire la guerre aux souris et mulots, en plaçant: au pied .de chaque ruche des piéges et les garder du-froid V'hiver ; 50. à. veiller aux essaims, quand c'est la saison; 60. à ne pas les tailler comme.on fait ordinairement pour avoir leurs rayons : cette opération meurtrière en détruit beaucoup.

Voici ce que j'ai fait, quand j'avais des abeilles et ce que je me propose de faire l’année prochaine quand j'en auraiencore. Je fais passer mes abeilles dans une ruche vide, sans, pour ainsi dire, lés y contraindre ; de sorte que sans les tourmenter je m’empare de tout ce qu'elles possèdent. Mais il ne faut faire cette cpération qu’au mois de. Mai jusqu’au mois d’Août, alors il faut leur laïsser amasser des provisions pour V’hiver. Le transvasement se fait de cette manièrè : on a un plateau de bois mince, percé de plusieurs petits trous: on l’adapte juste à l’ouverture de la ruche vide, {rottée en dedans avec du miel et des herbes odoriférantes; on place cette ruche, l'ouverture en haut, bouchée par le plateau pers. eton y place une ruche pleine; On bouche bien la jonction avec du linge imbibé. de vin et de miel ; alors on renverse le tout sens dessus dessoûs, dé mauière que la ruche pleine se trouve à présent dessous, le bas en hau', et. la vide qui couvre se trouve dans sa position naturelle, Les mouches.ont bientôt passé :par les trous du plateau pour aller s'étublir dans 14

ruche du haut; mais cependant s'il y avait du couvain dans l’ancienne, elles ne l’abandonneraient pas, et elles attendraient qu'il fût éclos pour déserter l’ancien domicile : cela demande quelquefois quinze jours. D'ailleurs vous reconnaissez facilement qu’elles ont changé dé ruche, en frappant sur celle d’en haut, le soir après le soleil couché ; si vous entendez dedans un bourdonnement, c’est un signe certain qu’elles ont déménagé. Alors vous pouvez mettre cetie ruche en place, en la soulevant avec précaution, etemporter l’ancienne à la maison, pour prendre tout ce qui sera dedans. ms

D.—J’aurais désiré que vous fussiez entré dans de plus grands détails.

.R.—Je l’aurais également désiré ; mais le but principal que nous nous sommes proposé, était de faire une très courte instruction sur chaque article; cependant puisque vous le désirez, je vais m'étendre un peu davantage sur cet objet. ..D.—Vous avez parlé plus haut de couvains, d’essaims, &c., je vous prie de me donner quelque instruction sur tout cela. Qu’appelez vous couvain? : :

R.—Le couvain est l'œuf quia été déposé dans la petite cellule qu’on nomme alvéole. Cet œuf devient d’abord un petit vers long qui n’a point de pattes ; il reste couvert pendant quinze jours, ensuite il se change en nymphe d’une grande blancheur. Quinze jours après cette métamorphose, il devient mouche, et perce la pellicule qui bouche Palvéole, d'où il sort parfaitement formé et tout aussi gros que les autres abeilles. Dans les temps froids, le couvain est plus longtemps à éclore. (C’est par ce moyen de génération qu’une bonne ruche, donne jusqu'à deux ou trois essaims, composés chacun de 8 à 10,000 mouchér. ai ME A

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