‹ Conversations sur la philosophie naturelleChapitre 18 sur 54 · CINQUIÈME CONVERSATION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME CONVERSATION

DES MACHINES SIMPLES

De la puissance des machines. — Du levier en général. — Du levier du premier genre , qui a son point d’appui entre la puissance et la résistance. — Du levier du second genre , qui a la résistance eTitre la puissance et le point cl’appui. — Du levier du troisième genre , qui a la puissance entre le point d’appui et la résistance •

Mad. B.

|NJj"ous pouvons maintenant passer a ffexamen des machines simples ; elles sont au nombre de six,, dont une ou plusieurs entrent dans îa composition de toutes les machines } savoir » le levier, la poulie, îe tour , le plan incliné, le coin et la vis.

Four comprendre la construction dhine machine, il y a trois choses a considéré! , la puissance qui agit, laquelle consiste dans l’effort des hommes ou des chevaux , ou en poids, ressorts, vapeur, etc.

des machines simples.

2. La résistance qui doit être surmontée par (a puissance; c’est en général un poids à lane mouvoir. Il .faut toujours que la puissance soit supérieure à la résistance ; autrement la machine ne pourroit pas être mise en mouvement.

S , par exemple , la résistance d’une voiture etoit plus grande que la force des chevaux employés à la traîner, ils ne pourvoient pds la faire mouvoir.

Mad. B.

ô.° Nous avons à considérer Je centre de mouvement, on, comme on le nomme en mé- Crtiiicjue, Je point d appui Ç vous devez vous souvenir que c’est Je point autour duquel toutes les parties du corps se meuvent); et enfin les vitesses respectives de la puissance et de la résistance.

Emilie.

Cela doit, dépendre de leurs distances respectives de 1 axe de mouvement • comme nous

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3e remarquions dans le mouvement des ailes du moulin à vent.

Mad. B.

Nous allons examiner la machine nommée levier . Le levier est une verge inflexible , c’est-à-dire qui ne peut se courber en aucune direction. Par exemple , la verge d’acier à laquelle les bassins de celle balance sont suspendus est un levier ; et le point auquel elle est soutenue est le point d’appui ou centre de mouvement ; maintenant 5 pouvez - vous me dire pourquoi les deux bassins sont en équilibre?

Caroline. .

Etant tous les deux vides , et du même poids j ils se font l’un à l’autre équilibre.

Ou pour parler correctement, parce que le centre de gravité commun à tous les deux est soutenu.

Ma T). B.

STrès-bien • et quel est le centre de gra~

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vite des deux bassins de cette balance ? (Gg. y planche iv.)

Emilie.,

Vous nous avez dit que lorsque deux corps de poids égal étoient attachés ensemble , le centre de gravité étoit au milieu de la ligne qui les unit - le centre de gravité de la balance doit donc être au point d’appui, A, du levier qui unit les deux bassins ; et il correspond avec le centre de mouvement.

Caroline.

Mais si les bassins eontenoicnt des poids dilïérens , le centre de gravité ne seroit plus au point d’appui du levier ; il seroit transporté du coté du bassin qui contiendroit le poids le plus lourd; et puisque ce point ne seroit plus supporté, le bassin pesant descendait et l’emporteroit sur l’autre.

Mad. B.

C’est vrai , mais pouvez - vous imaginer quelque moyen par lequel les corps de poids différens pourroient se faire mutuellement équilibre des deux côtés de la balance, en.

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