‹ Conversations sur la philosophie naturelleChapitre 53 sur 54 · FOURNIE PAR L’AUTEUR · texte numérisé non relu

FOURNIE PAR L’AUTEUR

(page i3of 1. 1 1 , apès ces mots: une livre de ïtiar »

chandises .)

Emilie.

P uisqü’un poids augmente de force à mesure qu’on l’éloigne du point d’appui ; il me semble qu’on pourroit construire une t .balance , dans laquelle un seul poids servirent à peser toute espèce de marchandises» Prenons, par exemple, un poids d’une livre; en le mouvant le long du levier, à mesure qu’on l’écarteroit du point d’appui, il pourroit faire équilibre à 5, io, 2o, peut-être même à îoo liv*/ si le levier étoit assez long*

Mad. B. - h " ?

J’ai le regret de vous dire , ma chère Emilie, que cette idée ingénieuse s’est présentée à d’autres avant vous ; mais vous vous cdnso-* lerez de ne pas avoir Je mérite de l’invention, quand vous verrez à quel point de perfection l’instrument, dont vous avez conçu l’idée,

S5i2 ADDITION FOURNIE PAR l/ AUTEUR.

a pu être porte. Cette balance est ce qu’on appelle une romaine, et je ne doute pas que le maître d’hôtel ne puisse nous en montrer une * car on s’en sert pour peser la viande.

Le crochet par lequel on suspend celte romaine est le point d’appui , il est à deux pouces du bassin où l’on place les choses à peser ; tandis que le bras oppose' du levier s’étend à deux pieds. On y suspend un petit poids, et les divisions sur le levier indiquent les différens poids , suivant la place où il faut mettre le petit poids pour que le levier reste horizontal. Quand il est à l’extrémité , le poids est de 100 livres.

. ■ Emilie.

Et cependant le petit poids semble ne peser que quelques onces. Mais à quoi sert , Mad. B., ce second crochet, qui divise le levier en deux parties moins inégales?

: . Mad. B. .

Ce crochet forme un second point d’appui correspondant à une autre échelle de di vi —

sion. La romaine suspendue par ce crochet sert à pe$£r de plus petites masses, et le poids

'ADDITION FOURNIE PAR i/àUTETTR 555

à Fexlrëmhë" ne fait alors livres.

Revenons-en à la balance fi» 2 , et nous

ôterons les bassins pour considérer le levier dans sa sim pli cité . etc.

re

NOTES

Page 6o.

M’ . Benedict Prévost (i) a indiqué une manière bien simple de montrer que la résistance de l’air est l’unique cause du ralentissement de la chute des corps légers dans ce fluide. C’est d’étendre sur le fond plat d’une boîte cylindrique, peu profonde et massive, un petit fragment de papier, en laissant tomber le tout de haut ( 2 ou 3 mètres par ex.) sur un coussinet , de manière que la partie inférieure du fond aille ta première et se meuve selon son axe; le papier ne sera pas ralenti , et il suivra toujours la boîte dans sa chute. L’expérience se fait encore plus simplement, mais aussi moins sûrement, en mettant le papier sur une pièce monnoic.

Page 175, lig. 12.

ISangte- ainsi situé représentera les deux forcer centrifuge et centripète.

Ce qui est appelé ici force centrifuge , est ce qu’on nomme, rigoureusement parlant, la force tangen~ tielle ; et c’est par la décomposition de celle-ci , qu’on

(1) Annales de Chimie et de Physique* T» X» Février 3819, p»g. »34«

NOTES. 535

obtient la force centrifuge, qui est clans la direction du rayon de. l’orbite et dans le sens directement op-** posé à la forge centripète.

Page 369, lig 17.

Le soleil ? en se mouvant sur les régions équatoriales de V Est à l’ Ouest , etc.

Nous croyons devoir suppléera l'extrême brièveté de l’explication des vents alisés que donne l’auteur, en transcrivant ici le court passage de la Physique de H au y (1) où il est question du vent d’Est. Après avoir parlé des courans inférieurs qui viennent des pôles à l’équateur, puis retournent de l’équateur aux pôles par les régions supérieures de l’atmosphère, cet auteur s’exprime ainsi : « Si nous considérons î> une molécule prise dans le courant inférieur, « dont la direction tend vers l’équateiTr , il sera aisé « de concevoir que cette molécule arrive à chacun » des parallèles situés sur son trajet, avec une vi- » tesse angulaire, moindre que celle du point cor- « respondant pris à la surface de la terre. Les objets » qui se présentent an passage du courant inférieur, » doivent donc le frapper avec l’excès de leur vice tesse; il en sera de même d’un spectateur qui , » se croyant immobile et rapportant l’excès de sa

• J» île

propre vitesse en sens contraire au courant qu 1 $

(1) Traité élémentaire de Physique , T. I f pag. 3io, 2*âe

NOTES

i) rencontre, recevra l’impression d’un vent qui lui 5) paroi ira venir de l’Est, puisque le mouvement de » rotation est dirigé de l’Ouest vers l’Est.

)> Ce sera le contraire par rapport au courant su- « périeur qui va vers le pôle. Chacune de ses mo- 3) lécuîes, avant pins de vitesse que le point de la terre au-dessus duquel elle arrive, devancera ce » même point en allant vers l’Est; et il doit résulter J) de celle supériorité de vitesse un vent d’Ouest

j) réel , au lieu que le vent inférieur est une simple i) apparence, mais qui produit une illusion com- 5) plèle. n

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La lune paroîtra aussi brillante qu’une pièce d’eau j que les murs d’une maison , ou que tout autre objet vu à la lumière du jour et sur lequel le soleil brille .

Cet te assertion n’est qu’un cas particulier de celle-ci : J? éclat ou la clarté apparente d’un corps qui émet de la lumière ne dépend pas de la distance de ce corps à l’œil. Elle est donc un peu moins simple qu’elle ne le paroit au premier coup d’œil; mais elle n’en est pas moins vraie dans sa généralité, c’est-à-dire, dans les hypothèses communes et lorsque les distances que l’on compare ne sont pas trop petites (i). En effet, l’éclairement, ou la quantité de lumière émise, est inversement comme le carré

O) Lambert. Phvtometr. 4o. 48. 793. 794?

notes. 55t

de la distance; mais la grandeur de l’image sur la rétine suit la même loi; donc cet organe, dans sa partie qui est affectée, reçoit toujours une lumière de la même densité.

Page 5o8 , lig. 9.

BUe est attachée à la choroïde par de nombreux filets musculaires.

Ces filets musculaires, représentés aans la figuie, doivent être envisagés comme faisant partie des procès ciliaires, ou des attaches du cristallin à Panneau delà choroïde, qui le soutient. Les physiologistes les plus estimés croient en effet que ces attaches font office de muscles, et que chacune d elles peut coopérer, en se contractant, au changement de figure que la lentille cristalline doit subir pour produire la vision distincte.

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