‹ Coopération et sociétés coopérativesChapitre 1 sur 15 · A. PEDONE, EDITEUR · texte numérisé non relu

A. PEDONE, EDITEUR

IBiUilHE DB LA COUR d'aPPEL ET DE l'oRDRE DES AVOCATS

13, rue Soufflot, 13

et

Sociétés Coopératives

même espèce. La solidarité, instinctive chez la plupart des animaux, dovienl consciente chez Thomme. Celui-ci se rend compte que son activité est nécessaire à l'existence de ses semblables, de même que l'activité, le travail de ces derniers est indispensable à la conservation et au développement de sa propre personne. Cette conscience, cependant, ne se manifeste dans toute son ampleur que dans un état social avancé, et seulem-ent chez des individus d'élite. La masse n est solidaire qu'instinctivement, et non pas consciemment, et chez elle l'égoïsme individuel est normalement plus fort que l'égoïsme collectif. L'évolution des sociétés tend, néanmoins, à réduire de plus en plus l'égoïsme individuel et à forcer les activités humaines à se juxtaposer et non à s'opposer.

La solidarité humaine, vague et instinctive dans les premières, collectivités, n'a commencé à devenir consciente que du moment où la volonté de l'homme s'est mêlée dans les rapports sociaux. C'est avec le premier contrat que l'idée de solidarité et d'association s'ébauche. Les contrais ou rapports volontaires sont allés en se multipliant avec l'évolution de la société et « la société de notre temps se distingue principalement de celle des générations précédentes par la grande place qu'occupe le contrat. » (1)

C'est en s'associant que l'homme a pu surmonter les obstacles qui barraient sa route. Ce n'est que par Tassociation qu'il est arrivé à réunir des forces, qui s'entrecroisaient confusément, en leur assignant un même but.

L'association tend à occuper de nos jours tous les terrains de la vie économique. Un fait qui caractérise tous

(1) L. Bourgeois, La Solidarité, 6« édit., p. 131.

leB pays civilisés, c'est que rassociation sous forme de sociétés (mutuelles, syndicats, coopératives, etc.) tend à prendre la place de l'individu, et que la concurrence individuelle soit remplacée par une entente, par une union économique.

La corwiurrence a rendu de grands services au monde etn permettant aux forces latentes de se manifester, mais elle a un vice inhérent à sa nature m" me et qui aboutira tôt ou tard à la supprimer. Elle contient notamanent Tidée de lutte, idée qui ne peut qu^'étre funeste au progrès moral de rUumanité et qui, poussée à l'extrême, comme cela arrive assez souvent dans notre état social et économique, produira une -stagnation ou une rétrogradation de la vie économique. La concurrence est une émulation aussi longtemps qu'elle est modérée par d'autres forces, mais quand c/cs dernières disparaissent, elle dégénère rapidement et au lieu de stimuler elle tend à annihiler. Cela se voit assez souvent dans la vie de tous les jours où les haines individuelles ne sont que le résultat d'une concurrence arrivée à son maximum d*intensité.

On cherche à enrayer par l'association les effets funestes de la concurrence et de la lutte i>our la vie et de la réduire à uîi seul de ses effets : l'émulation. On cherche à « avoir un but commun, et associer ses forces en vue de ce but commun ; au lieu de perdre la moitié de ses forces à détruire la moitié des forces d'un adversaire pour emr pêcher celui-ci d'arriver à son but particulier, concevoir un but qui puisse convenir à l'un et à l'autre, s'unir pour arriver à ce but, et non; pas» seulement additionner les forces des deux, mais les multiplier les unes parles autres,

en marchant coude à coude, épaule contre épaule, vers ce but commun » (1).

L'association, si elle ne supprimera pas 'Complèlem«enl la concurrence, la réduira, du moins, à se manifester entre des groupes, au lieu de se manifester entre des individus. Son champ d'action étant moindre, ses effets funestes seront beaucoup moins sensibles individuellement, et ils pourraient, ce qui n'est pas improbable, être supprimés complètement par la fusion des groupes en une seule grande association embrassant tout le monde économique.

Cette entente générale sur \ç terrain économique paraît être impossible, la concurrence étant considérée comme une loi naturelle, indépendante de la volonté de l'homme. Cependant les lois économiques, tout comme les lois sociales, ne sont que le rapport des actes de l'iwmme et varient avec l'état psychique de ce dernier. Cela est évident pour certaines lois économiques, comme, par exemple, pour les lois de la valeur qui sont d'ordre psychologique et variables d'un individu à l'autre. La suppression ou la transformation de la concurrence se réduit donc à une question d'éducation. On peut très bien se figurer un état économi([ue où l'idée de concurrence, même sous sa forme d'émulation, n'existera pas. Dans cet état on ne fera pas une chose mieux que son voisin, pour pouvoir vivre dans le cas de la concurrence pour la vie, ou pour flatter sa vanité en constatant qu'on lui est supérieur dans le cas de l'émulation, mais on la fera purement et simplement pour l'amour du bien en lui même. Nous pouvons très bien nous imaginer un état social et économique où beaucoup des

(1) L. Bourgeois, La Solidarité^ 6* éd , p. 231,

soi-disantes lois immuables d'aujourd'hui soient supprimées ou tellement transformées qit'on ne puisse plus les reconnaître. L'homme étant le produit d'une évolution et continuant à évoluer, il est très logique que toutes ses manifestations d'ordre moral évoluassent aussi. Les états sociaux et économiques ainsi que les lois respectives ne sont que des catégories historiques et par conséquent ne sont fvas immuables mais au contraire variables avec le temps, si l'on considère la niême agglomération humaine, ou d'une agglomération à l'autre, si Ton considère la même portion da temps.

Le salariat, par exemple, n'est pas, malgré l'opinion contraire de beaucoup de personnes, un état définitif, mais le produit d'une évolution et correspondant à une forme particulière de la vie économique. Il a été inconnu à la plupart des civilisations anciennes et paraît, vu l'état d'âme qu'il engendre, ne pouvoir pas vivre longtemps. C'est la même chose avec la ^concurrence. Elle n'est qu'une manifestation historique sur le terrain économique, et même si elle est appelée à durer encore longtemps, il n'est pas dit qu'elle doive durer toujours, car en dehors de la loi de l'évolution, à laquelle elle est soumise de même que toutes les manifestations des êtres vivants, elle tend à se détruire elle-même, comme nous l'avons remarqué plus haut.

On a dit, cependant, en tirant cet argument des éludes biologiques, que la concurrence est absolument liée à la vie et qu'on la trouve partout où il y a des êtres, voire même des plantes, vivant ensembles. On néglige, nous semble-t-il, quand' on invoque, cet argument, l'élément de conscience, de volonté raisonnée. qui ne se trouve que chez

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rhomm«, et seulement chez Thonime plus ou moins civilisé. On •considère que" les agglomérations humaines sont soumises! aux mêmes lois que les autres agglomérations animales, mais cela ne nous paraît pas assez scientifique, car, tandis quei lesi agglomérations animales sont instinctives, les agglomérations humaines sont soumises à la raison. Ce n'est pas une évolutioft naturelle qui a créé la société et les Étatg^ modernes, mais bien une évolution voulue, et plus le mondie se civilise, plus cet élément de volonté tend à prédominer et à déterminer la direction à suivre. Les lois de la sélection naturelle et sexuelle qui s'appliquent avec tant de force dans la vie végétale et animale à Fétat sauvage, cessent de se manifester dans la vie des animaux domestiques et dans celle des hommes, justement parce qu'ici elles sont contrecarrées par la volonté de l'homme. Ce ne sont pas les lois naturelles qui ont créé les chevaux de courses, actuellement incapables de vivre sans l'aide de l'homme^ ni les raicesi de chiens de chasse et de luxe, ni toutes les autres espèces d'animaux qui servent d'instrument à l'homme et que ce dernier a modifiés et modifie volontairement suivant un plan, une méthode raisonnée. De même que pour les animaux domestiques, les lois de la sélection naturelle et sexuelle ne sont plus de mise pour les hommes vivant en société, et d'autant moins que la société est plus avancée en civilisation. La volonté de l'homme joue ici un tout aussi grand rôle que chez les animaux domestiques ; mais tandis que chez ces derniers l'évolution se fait d'après un plan où la raison prédomine, chez les hommes ce sont d'autres considérations moins raisonnées qui président à l'accouplement et . à la manière de vivre.

La concurrence ne paraît donc pas être une loi qfii puisse se soustraire à la volonté de rhomme. Cela se voit du reste assez clairement si l'on cons-idère l'évolution économique des- différentes classes sociales. Au temps où les métiers étaient groupés en corporation, c'est-à-dire avant la grande révolutioni de 1789 pour la France, la concurrence individuelle e»ntre les membres d'une même corporation, c'est-à-dire entre gens exerçant le même métier, n'existait pas. Après 1789, l'association corporative étant dissoute, et les ancien© compagnons devenant chacun un centre autonome de production, la concurrence entre eux fit son apparition. Nous voyons donc que la concurrence individuelle pour une même catégorie d'ouvriers, n'est qu*un fait historique de date récente, et qu'elle est supprimée par l'association corporative ou coopérative.

Nous ne plaidons pas en faveur de rassociation corporative des temps passés qui avait tant de défauts, mais on peut néanmoins la faire revivre en éliminant ses désavantages et en conservant seulement ses avantages.

Les* capitaux ont été les premiers éléments économiques qui ont commencé à s'associer volontairement sous forme de société en commandite ou par actions. C'est donc sans se connaître et par l'intermédiaire de leurs capitaux que les honunes ont inauguré la coopération moderne. Petit à petit cette dernière s'est transformée, a grandi et a commencé à devenir co<nscicnte. Elle est arrivée rapidement à un état do maturité^ lui permettant de se multiplier sous différentes formes, et de donner naissance, à unf quantité de sociétés qui, ayant un but précis, répudièrent l'anonymat pour un état civil en toutes règles.

La coopération n'est qu'un état plus avancé de l'asso-

ciation, car celle-ci implique des rapports et un but moins précisi que cellcr-là. On peut s'associer pour s'amuser, on peut s'associer pour s«e proanener ou pratiquer des sports, mais on ne coopère que pour travailler ou pour atteindre un but bien défini. La coopération est plus resserrée que l'association, étant comprise dans la sphère de cette dernière. » Au point de vue démocratique et particulièrement ouvrier, la coopération est considérée comme une forme nouvelle d'association ayant pour but de faire naître et d'utiliser la petite épargne, de supprimer certains intermédiaires et de s'approprier, collectivement d'abord, individuellement ensuite, les bénéfices obtenus en commun » (1).

Elle est considérée comme facilitant l'épargne quand elle se présente comme société coopérative de consommation, car le coopérateur dépose dans la caisse de la société sous forme de plus-value, chaque fois qu'il achète une marchandise, une somme d'argent que la société garde pendant un certain temps, généralement une année, au bout duquel elle lui retourne la totalité des sommes ainsi déposées. C'est donc une épargne consciente quoique involontaire, car c'est la consommation qui est la quantité variable, pour nous exprimer mathématiquement, tandis que l'épargne n'est que la fonction. Elle tend aussi à supprimer certains intermédiaires, par exemple le commerçant, quand elle revêt la forme de société coopérative de consommation, le banquier,quand elle se présente comme coopérative de crédit, le patron, quand elle s'occupe de la production ou des entreprises, comme le font les coopéra-

(1) Nouveau dictionnaire d'économie politique, La. coopération.

lives de production ou de consommation. Les bénéfices que les intermédiaires prélevaient ne disparaîtront pas avec la suppression do cos derniers, car les commerçants, patrons, etc., ne forment qu'un rouage secondaire de la production. La réduction de leur nombre ne produira pas un amoindrissement de la force productrice des autres classes économiques. Pour sur que ce rouage est nécessaire, mais son rôle est très élastique et il peut être réduit de beaucoup sans que la production en souffre; au contraire ! La coopération se propose justement de restreindre le nombre des intermédiaires au strict minimum, nécessaire à la marche de la vie économique.

La science devra établir les proportions des différents facteurs économiques et le législateur aura l'obligation d'appliquer ce rapport et d'empêcher l'équilibre de se rompre. Cet équilibrée s'établit aussi de soi-même, nous ne le contestons pas, mais cela se fait aveuglement en forçant le nK)nde à perdre de grandes quantités d'énergîe par des frottements qu'on pourrait très bien éviter. Une réglementation raisonnée de la vie économique n'aurait pas comme résultat la crislallisàUon de la société à la façon chinoise, car ce n'est pas la vie économique mais bien la vie scientifique qui forme le progrès de nos jour's.

Que le» facteurs économiques puissent se trouver dans un rapport, coïncidant avec un maximum de la production et de la consommation, paraît être évident ! Que ce rapport puisse être établi à la suite de recherches scientifiques, semble être incontestable. Nous considérons en plus comme possible l'application de ce rapport, de cette proportion à la vie pratique au moyen d'une législation convenable. Si on laisse les lois dites naturelles suivre librement leur

cours, elles tondent, c'est vrai, à établir ce rapport ; elles lie rétablissent cepemlant jamais parfaitement, mais oscillent autour de lui en provoquant un malaise permanent et (le le-mps en temps de« déséquilibres qu Vm nomme des crises. Quand le nombre des producteurs est trop grand, relativement h celui des consommateurs, on- a une crise de surproduction; quand le rapport ctf>t renversé, on a de.s iliscttes. I^o nombre des intermédiaires élant trop grand ou trop petit, une gêne se fait aussitôt sentir tant pour les producteurs (|ue pour les' cons^ommateurs, et une crise monétaire, le plus soaivent, fait son apparition.

C'est pour éviter de tels troubles économiques que les liommes doivent s'efforcer à chercher et à établir ce rapjîort optimum. Il va sans dire que l'application ne devra |ias se faire brusquendcnt, ce qui produirait une révolution ri par conséquent une déperdition de forces, mais petit ù petit, pendant un temps plus ou moins long, provoquant iiinsi une évolution qui permettrait au monde de s'adapter a la nouvelle forme, presque sans <s'en apercevoir. Les inlermédiairos ne seraient donc pas éliminés brusquement et nrtifîciellcment, mais lentement et, pour ainsi dire, natulellement. Naturcllem<^nt, car ils seront éliminés de la môme manière qu'aujourd'hui, soit en se retirant des affaires de leur j)lein gré, soit par la liquidation de l'entreprise jiprès leur mort. On n'empêchera que leur recrutement, en détournant les jeunes gens de la carrière d'intermédiaire qui tend de plus en plus, à caus.e de l'encombrement, ù devenir parasitaire.

Les sociétés coopératives provoquent et activent cette évolution. En se substituant aux intermédiaires, elles réduiront le i\Me de celte classe écoinomique au strict mini-

mum, ou plu« grand bien de» producteurH et d(Hi cormomniatfHirtt. Mois ravonlag^ d'une icllu Kulititilution nerait double, car non seulememt la Hoeiété (^(x>nonÛHm'ail la Bonmi6 prélevée par le» intermédiaireH, rnai»^ ituix-ei élonl forcée pour vivre de devenir à leur tour produ<vteurH au vrai Kein» du mot, fta loi-ee de produelion H*rteero!lroil d'autant.

Rn dehors d'avanloffen prali(|ueM,leK soci^Mr^s. e-oopiM»atives en offrent auftiii d'autren d'un ordn» niond, KlleK suppri nient, ou du moini* anioinidriiiKent reH|)rit niei^cantila et la spéculation, lin effet, l'euprit ()ui domino <*liez Ich i'nlernu^ diaire», marchandH, banquiers, etc., ent C(^lui du lucre. Le nuen^onjjfo et l'égoïsme féroce. fonn<»nt la note caraclériw tique de cet esprit. Il a une timdajice ù ttc «ub^tituer aux aspirations plus lUibles de l'hunuinité et réduire l'idéal de celle-ci h un matérialisme ou mieux siMmualisme animalique.

(!hez les Orecs de l'antiquili^, l'art formait l'idéal de la vie ; chez les* Romiains, lu pass-ion de dominer ; chez les chevaliers du moyen Age, l'amoiUMle la gloire. Aujourd'hui, c'est le désir de s'enrichir A tout prix qui constitue lu noie dominanie do notm société nKMlerne. Satisfaire h satiété ses sens» et sa vanité, voil/i l'idéal d(*H. temps actuels, La culture inlellectuelh» n'est même plus redierchée, pour la l)lupart desi cas, (jue pour l'argent qu'olle peut faire gagner, T'est juste (pi'il faut : priimm virevc, dciude philo Hopluu'l, mais ce que l'on conq^rend par vivre, s'est tellement matérialisé et a pris uuk» telle anq)litude cpi'on no trouve plus la temps pour i)hiloKopher. Cha.sstT des dollars et élever de,s chasseurs iU\ dollars, connue le fait i-emarquer J. Stuart Mill, tend à devenir l'idéal cIih généra-

lions présentes, grâce à l'esprit mercantile qui les domine. L'argent, les richesses ont pris une telle importance que leur possession confère un privilège, tout comme la naissance sous Tancieni régime. Ce sont ces éléments qui ont empècEé la forme aristocratique de disparaître en créant, à la place de l'ancienne aristocratie déchue, celle de l'argent.

Les sociétés coopératives cherchent à introduire sur le terrain économique les mêmes réformes que la révolution française a réalisées sur le terrain politique. Tout conmie cette dernière a détruit les castes qui tiraient leur force du préjugé de la naissance, de même les coopératives détruiront et^ empêcheront des se former les castes qui tirent leurs privilèges du préjugé, de l'appréciation des richesses. Noua disons appréciation, car on donne de nos jours à la richesse une importance beaucoup trop grande relaiîvement à son utilité. Plus le besoin à satisfaire est superficiel, plus il est sûr de jouir d'une grande considération auprès des communs mortels.

Le coopératisme réalisera, si son développement progresse de la même façon, beaucoup des desiderata du collectivisme, sans transformer pour cela la société actuelle en une collectivité. Elle supprimera le salariat en transformant le salarié en coopérateur. Elle amoindrira de bcaucooip la force du capital en le réduisant purement à sa fonction économique, qui est celle d'aider le travail en vue de la production. Elle limitera le nombre des intermédiaires au strict minimum, nécessaire au fonctionnement de la machine économique. Elle pourra, grâce aux prélèvements sur les bonis, encourager l'instruction et la facili-

ter à ceux qui montrent de réelles aptitudes à consacrer leur activité à la vie intellectuene.

Mais le coopératismo ne transformera pas complète^ meni la société d'après les vœux des collectivistes, car elle ne supprime pas la propriété, quoiqu'elle en atténue plus ou moins les effets, elle ne réduit non plus l'intérêt du capital à zéro, mais l'empêche d'osciller au gré des spéculateurs, elle n'admet pas la révolution, chose que, du reste, beaucoup de socialistes n'admettent non plus, et ne supprime non plus la liberté individuelle, comnue tendent à le faire les systèmes socialistes.

Le coopératisme, en un mot, résume la plupart des avantages des écoles économiques des temps modernes, tout en s'efforçant d'éviter leurs défauts.

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