‹ Copie de la correspondance échangée entre les membres du gouvernement et le surintendant en chef des écoles [microforme]Chapitre 14 sur 40 · EL ET · texte numérisé non relu

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taires, mais que le seul but que l'on avait en l'établissement était de recueillir et répandre les informations utiles sur les méthodes les plus populaires et les plus avantageuses d'améliorer le système des écoles en général. Les assemblées des te de comté que le secrétaire du buréau tient tous les ans, st les lectures intéressantes qu'il a données (et dont il a déja publié un volume) avec ses rapports annuels faits uvec tunt de soin ont déjà produit un grand bien dans les écoles de l'état. IT a aussi été l'éditeur du Common School Journal; mais le journal est lui-même publié par un libraire patticulier À Boston, et le bureau d'éducation n’est pas responsable du contenu du jourhal. En 1838, un citoyen riche et philantrope, T, Dvwight, écuyer, mit à la disposition de l’hon. Hôrace

ann, secrétaire du bureau d'éducation, la somme de 810,000, à condition que la municipalité contribuerait pour le même montant, laquelle somme devait être employée sous la direction du bureau à former des instituteurs pour les écoles élémentaires. Le sénat et l'assemblée, par une résolution conjointe, acceptèrent la proposition et autres propositions semblables ; et le tésultat a été l’étüblissement de trois écoles ngrmale de l’état—deux pour les garçons et une pour les filles, Le bureau a aussi recommandé, pour les bibliothèques d'écoles, une série de livres publiés par un libraire mt Boston. Ainsi le bureau a sous ses soins les écoles normales de l’état—recommande ur bibliothèque de livres d'écoles—recueille et répand des informations utiles, et fait des suggestions pratiques sur les écoles ; müis quoiqu'il comprenne le gouverneur et le lieuteii il n’administre pas la loi de l’école de état.

L'on peut inférer du système d'administration qui prévaut dans les autres Etts du la Nouvelle-Angleterre par les paragraphes suivants qui terminent le rapport du bureau d'éducation de Massachussett, daté 4 décembre, 1846 : — ;

Nous ne pouvons pas terminer ce rapport sans soumettre quelques remarques de nature à exciter plutôt notre joie que notre orgueuil aux changements opérés dans les autres Etats par la politique suivie pour l'éducation dans notre municipalité.

‘ Dans l'Etat du Rhode Island, sous les auspices du célébre ami de l'éducation, Henry Barnard, écuyer, commissaire des écoles élémentaires de l'Etat, tout le système des écoles a 6té réorganisé et considlérablement amélioré ; il a été passé une loi sage et salutaire, et Le sentiment public a subi un changement complet, y a bien peu d'Etat, sil y en a même, qui soient au- Jourd’hui animés d’un meilleur esprit ou qui promettent des résultats plus favorables, à cet égard, que l'état du Rhode Island. *

® La loi des écoles de l'Etat Au Rhode Island, que le bureau d'éducation du Mass rosett nppelle “ sage et saluraire * neconte au eommissaire ses écoles publiques de beaucoup plus grands puvnirs

ue Ceux qu sont accurdés su surintendant des foules du Haut. ER ; luete ri fut passé en 1844, établit que le cmmmissuire

dèra nommé par le gouverneur d: l'Etat, et définit ses devoirs com me suit:

“$ 1IL Le commissaire des écoles publiques est autorisé et est eblige de— ‘

“1. Répartir annuellement dass is mois de mai, les deniers qui sontoppropriés aux écoles publiques, dédueion faite des sms mes qui pouvent être spéciclement appropriées par l'assminliée

énérale, entre les diverses villes de V'°tat en proportion du misbre

es enfants âgés de moins de 2 ns, cut formément su recen-

sement fait en vertu de l'autorité des Etats-Unis, immédiatement avant le temps fixé pour faire bn dite ré pertition,

“9, Signer tous Les ordres sur le trésonter-général pour payer les dites répartitions en faveur du 1: -orber des dires villes qui obéiront aux terms de cet acte, le où avant le ler juillet, tous bes anis,

“3, Préparer des formules et des règlements ess vensbles pour faire tous les rapports et conduiie tous procédés nécessaires en értu de cet acte, et le transmertre avec les instructions qu'i Jugura Lécesssires ou convenables pour administrer d'une ibanière woifurme

| dres nur le trémrrier et autres netes ec

4 Dans le cours de la session actuelle de la légisinture du Maine, il a été étubli un bureau d'éducation our cet Etut, La constitution de ce bureau ressemble Ltéceos au bureau d'éducation de Massachussett, et le but en est absolument le même, Afin d'ngir avec

| plus de système et de vigueur, le bureau est autorisé à

nommer et empluyer un secrétaire dont tout le temps sera consacré à l'amélioration des Écoles,

4 Dans sa dernière session, la légis'ature de l'Etat de New-Hampshire nomma aussi un commissaire d’6-

| coles élémentaires ; et, en’établissant cette charge, il

est expressément pourvu que le commissaire empluiera

| au moins vingt semaines, chaque année, à visiter les | différents comtés, délivrant les adresses, etc.

Il devra aussi préparer des formules en blanc pour l-s écoles, fera un rapport annuel, et fera tous les autres services attachés à une charge aussi importante,

Dans l'automne de 1845 la législature de Vermont réorganisa tout le système. Elle adoptn les principaux traits du système sous lequel l'Etat de New-York, dans ces dernières années, a fait des progrès si surprenants et si agréables dans la carrière des améliorations, Le trait caractéristique de ce système est la disposition qui pourvoit À la nomination d'un surintendant d'Etat pour l'Etat, d'un ou de plusieurs surintendants de comté pour chaque comté, et d’un surintendant de ville pour chaque ville,

et complète le système des écoles, an greffier de ville de chaque ville, pour être distribués parmi les officiers tenus de les exécuter,

“4. Régler et décider, sans droit d'appel et sans frais pour les parties, toutes les controverses et différents qui s'Élèveront au sujet de cet acte, lesquels pourront être soumis à sa décisions les alkégués dans chaoun des dits ons seront exposés par éerit vérifiés sous ser ment où affirmation, s'il en est requis et accompagnés de copies vertifiées de toutes les minutes nécessaires, contrats, ordres et autres ducuinents,

“3, Visiter aussi sonvent et aussi bien que possible chaque ville dans l'Etat, afin d'examiner les écoles et fnire connaître autant que possible, par des discours publies, et des entretiens avec les officiers des écoles, les instituteurs et les parents, les défeetuosités de la loi, et les améliorations qu'il serait à propos d'introduire dans l'udministration du système et duns le régie et lo mode d'unseignement des écoles,

#8. Recommander les mrilleurs livres et obtenir autant que possible de l'uniformité dans les livres des écoles de chique ville au moins ; et aider, lorsqu'il en sera requis, à établir des bibliothèques d'évoles et en chuisir les livres.

#7, Etablir au moins dans chaque comté une écule modèle et un institut d'instituteurs et une école normale complètement organisée dans l'Etat, dans la tuelle des instituteurs qui se destineront à l'en. seignement pourront devenir au fait des méthodes les nvilleures et les plus approuvées pour régler les études et diriger la discipline et l'enseignement des écoles publiques.

“8, Nommer dans chique eomté tels et autant d'inspeeteurs qu'il croira récessaire de temps à autre pour examiner tuütes les personnes qui s'offriront comme eandulats pour enseigner dans les écvies publiques, et visiter tout ce qui concerne les écules publiques et en faire rapport, conformément aux instructions que le dit en usaAire pourra Preserires; Dour va que L dits inspecteurs seront, autant que possible, où auront 616 des instituteurs expérimentés, 64 feront ce service suns recevoir aucune rémunération où allocation à même le trésor générel,

“9, Accorder des certificats de qualifcations aux instituteurs qui auront été appouvés par un vu plusieurs inspecteurs de comté, et qui auront pror vé d'une manière satisfaisante la moralité de leur caractère, leurs éonnaissunces, et leur oupueité à conduire et instruire des enfants,

“10. Entrer où faire entrer dans des livres oonvenables qui serons fournis à cette An dons son bureau trutas les décisions, lettres, rs commissaire des coulées mibliques ; 64 snimettre à l'assemblée générale, à be session d'octor re, un rapport anouel contenant avec un expurse de ses L'ULTIEUTTOS TETE PRESS

“ l'remièrement.-- Un état de la condition dans laquelle se trous vent les écoles publiques, et des moyens d'éducstion populaire géné

ralement dans l'Etat ; “ Socondement.-— Les plans et suggestions pour les améliorer ;

“ Troisièmement — Toutes autres matières relatives aux devoirs de sa charge qu'il trouvera utile où eunvenable de communiquer,"

a législaéducation ressemble lusset, et ngir avec tutorisé à | le temps

de l'Etat aire d’6harge, il mploiera siter les Il devra * écoles, services

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cause dont la postérité retirera des fruits plus amples et plus précieux que si leurs ancêtres leur avaient laissé les mines d'or et d'argent les plus riches cuchées dans un sol qui produirait spontanément les fruits les plus délicieux de la terre.”

On peut voir que sur les six Etats de la Nouvelle- Angleterre il en est deux qui administrent leurs lois d'école comme les autres lois, sans aucune surveillance générale, leurs institutions locales et leurs anciennes institutions ne leur permettant pas cela ; mais qu'ils ont | des bureaux d'éducation pour des fins limitées et spé- | ciales ; pendant que les quatre autres Etats ont adopté | le système de l'Etat de New-York en nommant un commissaire ou surintendant général. |

Quand il fut décidé d'établir une Ccole normale pour l'Etat de New-York la disposition suivante fut adoptée pour en régler l'admiuistration :—

in

# Par le chap. 311, lois de 1844, la somme de | $#9,600 est appropriée pour la première année et | $10,000 annuellement pour les cinq anntes suivantes, | et jusqu'à ce que la loi en décide autrement, pour | l'établissement et le soutien d’une ‘école normale pour | former et instruire les instituteurs des écoles élémentaires dans la science de l'éducation et dans l'art d’en- | seigner.” Cette institution doit être placée dans le | comté d’Albany, et mise sous la surveillance, régie et administration du surintendant des écoles élémentaires | et des régents de l’université, qui sont autorisés ct re- | quis “ de faire de temps en temps les règles et règlements nécessaires ; fixer le nombre et le salaire des | instituteurs où autre personne qui y seront employées ; régler les examens préliminaires, et les terires et conditions auxquels les élèves seront reçus et y seront instruits—le nombre des élèves des cités et comtés | respectifs conformément autant que possible à la pro- | portion de la population—fixer le site de la dite école, | et les termes et conditions auxquelles les terrains et | bâtisses nécessaires seront louées, si la corporation d’Albany ne les fournit pas; et pourvoir à toutes les | choses nécessaires à la bonne administration et régie | de la dite école.” Ils sont obligé de nommer un bu- | reau comy sé de cinq personnes, y compris le surinten- | dant des écoles élémentaires, lesquelles formeront nn comité exécutif poursurveiller,régir et administrer l’école | en vertu des règles prescrites par le bureau des régents. Ce comité exécutif devra faire de temps en temps des rapports complets et détaitlés aux surintendants et | régents et entre autres choses pourra recommander l’a- | doption des règles et réglements qu’il jugera convena- | bles aux dites écoles.

mettre tous les ans À la législature un état de leurs procédés et de leurs dépenses, avec un rapport détaillé du comité exécutif relativement au progrès, à l’état et à l’avenir de l’école.

| | “ Le surintendant et les régents sont requis de trans- | | | |

“Comité exécutif. —L'hon, Samuel Young, surintendant de l'Etat, le rév. Alonso Potter, D. D,, le rév. William H. Campbell, Gideon Hawley et Francis Dwight, écuyers.”— Digeste de M. Randall sur le système des écoles élémentaires de l’état de New- Yoik, p. 335,

Les régents de l'université forment un corps qui | existe depuis plus de soixante ans, leur soixantième | rapport aunuel vient d'être imprimé: Ce sont le gou- | verneur, le heutenant-gouverneur et le secrétaire d'Etat, ex ofliciis, et vingt autres membres nommés pour la vie, et sont visiteurs de tous les colléges et académies | qui reçoivent un aide de l'Etat et une appropriation | d'argent pour livres, appareil et les aides des colléges | et académies À certaines conditions ; mais n’ont aucun | rapport avec l'administration de la loi des écoles élé- | meutuires au dela de ce qui a rapport aux réglements |

et à la nomination du comité pour la régie de l’école normale de l'Etat. C'est d’après ce modèle que le bureau d'éducation pour le Haut-Canada a été constitué— accordant an surintendunt des écoles dans le Haut-Canadu, moins de pouvoirs, et au bureau plus de pouvoirs que dans l’état de New York; ce comité n'ayant rien À faire avec les livres d'écoles vu que ce devoir est du ressort du surintendant auquel sont aussi faits les rapports annuels du comité exécutif, le surintendant n'ayant qu'à les signer et approuver; et le comité exécutif, les régents même de l’université ne sont autorisés à rien faire dans l'administration de la loi des écoles ni même à donner des conseils au surintendant si celui-ci le demande. Ils ont ét6 nommés à cette fin et n’ont pas été plus constitués pour administrer la loi des écoles que ne l'était le conseil de King’s College à Toronto,

Nous avons donné l’origine, la constitution et les objets des bureaux d'éducation et comités d'éducation dans les pays où a été pris le système des Ecoles du Canada. Dans tous les cas ces bureaux compreunent le gouverneur ou le chef responsable d’un département de chaque Etat dans lequel ils sont établis ; ils n’ont jumais de rapport avec l'administration générale de la loi des écoles ; il ne leur est jamais accordé de plus grands pouvoirs qu'il n’en a 616 accordé au bureau d'éducation pour le Hgnt-Canada ; et les pouvoirs du commissaire d'Etat, KT surintendant des écoles de PEtat dans les Etats-Unis, sont plus grands que ceux

ui sont accordés au surintendant des écoles pour le Jaut-Canada.

Quelques lecteurs pourront peut-être demander comment il se fait que dans tout pays libre, en Europe comme en Amérique, sous le règne monarchique comme sous le règne républicain où la loi a établi un système général d'instruction élémentaire, l’administration en a €té plarée entre les mains d’un chef de département, et jamais entre les mains d’un bureau ou d’un comité ? La réponse est claire, faire administrer une Li par un bureau c’est dévier à la pratique des gouvernements libres dans leurs départements ordinaires, et c’est le principe de l’oligarchie irresponsable, tandis qu'en laisser l'administration à un chef salarié d’un département s’est se conformer à l'élément essentiel du principe de la responsabilité pratique. Comment peut-on appliquer aux actes d’un bureau le principe de la responsabilité personnelle ? Est-ce que le bureau du conseil de King's College, à Toronto, est responsable ? Non seulement la responsabilité personnelle est partagée, mais l’on ne saurait dire quels sont les individus qui ont où n’ont pus été parties à certains actes. Mais un chef de département peut être appelé a rendre compte de tout ce qu’il a fait; et ces actes peuvent être soumis À la décision du gouvernement ou de la législature, et il peut être destitué pour toute négligence de devoir, abus ou exercice indû de pouvoirs. Agissant sous une responsabilité qui pent compromettre son caractère et son avenir, un individu non seulement demandera aux livres et aux hommes les meilleures informations possibles, mais il agira encore avec énergie et précaution, Le seul moyen d'appliquer à un bureau le principe de la responsabilité, c’est d’accorder un salaire à chaque membre du bureau, —d’exiger que ses actes portent le cachet de l'unanimité, que tous les membres soient toujours présents et que chaque membre soit toujours responsable pour tous les actes. En cela l'on se départirait cependant de la pratique ordinaire du gouvernement responsable pour les chefs des départements,—on augmenterait considérablement les dépenses, —on embarrasserait si, dans plusieurs cas, l’on nentravait pas l'exécution des devoirs administratifs, — et l’on créerait une source féconde de discorie ; tandis que la démission d'un certain nombre de personnes pour un acte individuel serait accompagnée d’embarras de toute espèce.

Et

On voit donc évidemment la raison pour laquelle les diverses administrations qui se sont succédées dans le gouvernement du pays depuis l'Union des Canadas, agissant d'après le principe de responsabilité pratique, ont voulu qu'en loi et en pratique le nouveuu département de l'instruction élémentaire fut administré comme les autres départements; et la nature du cas, ainsi que la pratique suivie dans d’uutres pays, ont suggéré les dispositions de l'acte actuel des écoles en spurant le département de l'éducation élémentaire d’aucune charge politique, comme on l’a fait dans le Bas- Canada, pendant que la responsabilité en est considérablement augmenté par les devoirs additionnels et importants qui y sont attachés.

No. 4.

Copie d'un mémorial du conseil municipal du district de Gore à la législature, au sujet de l'acte des écoles, 9 Vict., chap. 20, adopté par ce conseil le 10 novembre, 1847.

‘Le comité nommé pour préparer un mémorial à la législature au dr d: l'acte des écoles, prend res-

pectueusement la liberté de présenter ce méinorial : e

‘ A l'honorable assemblée législative en parlement provincial réunie :

‘Le MÉmontaL du conseil municipal du district de Gore:

“ ExrosE RESPECTUEUSEMENT :

“Qu'en considération du mécontentement qui s’est manifesté dans le district relativement au nouvel acte des écoles, et sentant profondément toute l'imvortance d'un système d'instruction élémentaire adaptée aux besoins du peuple, vos mémorialistes se sont décidés À porter le sujet à l’attention de voire honorable corps, dans la vue d'obtenir, par quelque disposition législative, des amendements au dit acte de manière a en simplifier les dispositions et en rendre le fonctionnement moins dispendieux ou autrement la substitution des actes révoqués par les 4 et 5 Vict., chap. 18, avec les amendements qui, conformément à l’acte des municipalités, assurerunt ces résuliats,

“Vos mémorialistes croient que l’acte en question est trop embarrassé et trop compliqué dans son mécanisme pour que les parties chargées d'en mettre les dispositions à exécution puissent le faire fonctionner avec succès, et que les deniers qui doivent être payés aux surintendants provinciaux et de district, ainsi que ceux qui sont pris sur le fonds des écoles pour l'établissement et le soutien des écoles normales et m dèles, sont presque autant d'argent perdu sur l'allocation législative ou les autres fonds prélevés pour le soutien des écoles élémentaires qui peuvent être employés à ces fins.

Quant au ionctionnement de l'acte, on peut faire remarquer que les devoirs in:posés aux syndics sont d’une pature (top onéreuse pour pouvoir nourrir l'espérance qu’ils seront remplis d’une manière efficace, s'ils le sont réellement dans les arrondissements ruraux d'école ; et, dans le fait, quand on voit par le rapport du surintendant en chef qu'il faut environ dix formules nécessaires avec de nombreuses explications pour la gouverne de cette classe d'officiers dans la partie la moins importante de leurs fonctions, il est évident que l'on exige trop de temps, de troubles et de soins quand l’on considère la somme de leurs devoirs.

# Vos mémorialistes demandent anssi à faire remar-

| provincial, comme il est dit ci-dessus, —à un greffier et les dépenses contingentes de son bureau, se montant, | je suppose, à ne D huit ou neuf cents louis, ainsi | que les deniers payés À Vingt surintendants de district qui, s'ils sont tous payés en proportion avec cet officier ds ce district, se montent à près de trois mille louis, faisant en tout près de quatre mille louis par année, | seraient, dans l'opinion de vos mémorialistes, employés d’une manière bien plus profitable à payer les instituteurs dans les écoles élémentaires.

Quant à l’école normale qui contient une ou plusieurs écoles modèles élémentaires, établies par la 5e clause de l'acte des écoles, les mémorialistes trouvent que la somme de quinze cents louis est votée pour acheter et meubler les édifices nécessaires, et une somme semblable pour payer le salaire des instituteurs et les autres dépenses contingentes; en sus de cela le surintendant en chef dit dans son rapport auquel il est déjà fait allusion ‘ que l'expérience des autres pays si- | situés comme le nôtre fait suffisamment voir combien

les dépenses courantes d’un établissement semblable doivent excéder le montant des sommes accordées à cette fin, —indiquant ainsi que la grosse somme de trois mille louis est prise sur le fonds des écoles élémentaires pour cette année, et que la somme de quinze cents louis, avec encore autant que les dépenses courantes excèderont ce dernier montant, seront à l'avenir | requis annuellement pour l'entretien de ce département | de l'enseignement, sans que la société, comme le crai- | gnent sérieusement vos mémorialistes, retirent aucun | avantage de ces déboursés considérables,

Quant à la nécessité d'établir une école normalo avec des écoles modèles élémentaires dans cette pro- | vince, les mémorialistes sont d'opinion que, quelque

convenable qu’une institution de cette nature soit pour les pays anciens et densément peuplés de l'Europe où le travail, dans ,resque tous les genres d'occupa-

tions, fournit à peine les choses les plus nécessaires à

la vie, elle n’est, du moins pour le out que l’on veut

atteindre, nullement convenable à un pays comme le Haut-Canada où un jeune homme qui possède le curactère que le bureau d'éducation nationale en Irlande | exige du candidat à l'admission dans une école normale, (page 56 du dit rapport), et les avantages d'une bonne éducation, n’a ea'à se tourner à droite ou à gauche pour trouver un travail beaucoup plus agréable et beaucoup plus lucratif que dans l'esclavage qu’il y a à enseigner dans une école élémentaire moyennant un salaire de vingt-neuf louis par année, ce qui est la moyenne que l'on à payé aux maîtres d'écoles pendant l’année 1845, comme on le voit dans l'appendice No, 2 au dit rapport; et vos mémorialistes n’espèrent pas, | dans les circonstances où se trouve le pays, trouver des maitres qualifiés si ce n'est, comme jusqu'ici, dans cette classe de personnes auxquelles des incapacités physiques résultant de l’âge font regarder cette manière de gagner leur vie corame la seule qui convienne à leur énergie mourante, Ga dans cette autre classe d'émigrants nouvellement arrivés, et qui sont qualifiéscomme instituteurs des écoles élémentaires, et qui en arrivant parmi nous ÿ trouveront des moyens temporaires de subsistance jusqu'à ce que leur caractère et leur capacité étant plus connue ils puissent trouver mieux,

Vos mémorialistes voyant aujourd'hui comment ont fonctionné les divers octes d'écoles élémentaires sont d'opinion que, malgré l'absence de toute disposition législative, les actes révoqués par ln 4 et 5 Vic., chap. 18, fonctionnaient beaucoup mieux et donnaient beaucoup plus de satisfaction que ceux qu'on y à substitués depuis, et vos mémorialistes, croyant qu'ils pour. raient être remis en force en les amendant de manière à donner aux bureaux d'éducation de district plein pouvoir d'imposer des taxes pour les fins d'éducation,

: 1 : À e ‘. F quer que les sommes qu’il faut payer au surintendant ! en continuant l'allocation législative, transportant aux

= me

Us, —à un greffier reau, se Montant, cents louis, ainsi ndants de district \ avec cet officier trois mille louis, louis Par année, alistes, employés payer les institu-

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dants et faisant tels autres amendements qui pourront être nécessaires pour mettre à effet ces changements et tous les autres changements que l’acte des municipa- Jités pourra requérir ; par ce moyen l’on épargnera au , ofit du fonds des écoles élémentaires une somme d'environ six milles livres par année, et l’on parviendra à donner au peuple un acte d'école simple dans ses dispositions, peu dispendieux et bien compris dans la pratique,

Vos mémorialistes, en conséquence, prient votre honorable chambre de vouloir bien prendre la présente en sa considération, et adopter pour remède tel mode que votre honorable chambre trouvera à propos, et vos mémorialistes ne cesseront de prier,

‘ Le tout est respectueusement soumis. .

(Signé,) JAMES LITTLE, Président.

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