‹ Copie de la correspondance échangée entre les membres du gouvernement et le surintendant en chef des écoles [microforme]Chapitre 17 sur 40 · EST ER ES · texte numérisé non relu

EST ER ES

sition dans l’échelle sociale que leurs voisins, plus intelligents parcequ’ils sunt mieux instruits, menacent aujourd’hui de monopoliser. Mais un fait lamentable, que péfsonne ne peut nier, c’est que la jeunesse des campagnes de cette belle province est bien en arrière de son siècle et que cette infériorité n’est due qu’au système défectueux d'instruction publique que l'on a engagé le peuple à trouver bon; et c’est un commen- | taire bien vrai mais bien triste des lois que vos mémorialistes demandent de remettre en vigueur.

| Que ‘ les deniers qu’il faudra payer nour établir et maintenir les écoles normales et modèles ne sont guère autre chose que le gaspillage d'autant de l’allocation législative,” est une opinion, dans laquelle wtre comité est si loin de concourir, qu’il pense que c’est de cette source que sortiront les moyens par lesquels ks | amis de l'éducation espèrent seuls pouvoir remédier aux maux qu'ils déplorent ; et il ne peut que regretter que les grands avantages qu’il anticipe de ces institutions seront si lents à se réaiiser. Et votre comité ne peut pas non plus, conformément à ses espérances légitimes ou à son sentiment de devoir, se déclarer content des services des pont ‘que des infirmités physiques résultant de l’âge ? oy ‘ de leur énergie mourante” rendent incapables, ou ‘de ces émigrés nouvellement arrivés? qui, ‘ parceque leur capasité ou leur caractère n’est pas connu? ne peuvent avoir d’autres moyens de vivre qu’en se faisant les précepteurs de nos enfants, les directeurs de leurs senti- | ments et de leurs manières, les gardiens de leur vertu, | et, jusqu’à un certaiñ point, les maîtres de leurs desti- | nées futures dans ce monde et dans l’autre.

“ Votre comité est d’opinion, d’après les meilleures informations qu’il a pu recueillir, que ‘le mécontentement m'nifesté dans tout le distrir de Gore? au sujet | du nouvel acte des écoles est luin d’être général dans les autres parties de la province ; et qu’au contraire, | à mesure que la loi actuelle sera mieux comprise, que | les difficultés, la plupart imaginaires, qui sont venues | entraver les syndics dans l’exécution de leurs devoirs, seront expliquées ou dissipées, que l’opinion publique | plus éclairée se portera sur cette partie des devoirs | imposés aux visiteurs et aux surintendants de district, len les forçant à remplir d'une manière plus sttentive | et plus eflitace les devoirs importants qui leur sont (|

| confiés; à mesure que les écoles normales et modèles commenceront à produire leurs fruits légitimes, à me- | sure que Peffet funeste que produisent les personnes | qui sont employées comme instituteurs et qui ne sont, | ni par leurs manières ni par leurs capacité intellec- | tuelles, au-dessus des classes les plus basses se fera | moins sentir sur les habitudes morales et intellectuelles de la génération croissante, les grands avantages qui | devront découler de l’acte actuel des écoles élémentaires, et l’immense supériorité de cet acte sur toutes les lois d'école dans le Haut-Canada seront de plus en plus évidents et appréciés. Déjà l’apathie publique, qui est l'ennemi le plus mortel de toute amélioration, | cède insensiblement devant la nécessité que la loi ac- | tuelle impose aux syndics et autres personnes d’acqué- | rir de plus amples connaissances, de prendre un in- | térêt plus profond dans tout ce qui regarde les écoles élémentaires, et de s'unir aux visiteurs, aux surintendants et aux conseillers municipaux pour les surveiller d’une manière plus active et plus vigilente. Ce n’est pas nourrir des espérances trop grandes que d’an- | ticiper le jour qui n’est pas éloigné où le mécanisme | admirable de la loi actuelle, où le surintendant en chef | actif et zélé, où les écoles normales et modèles, où les biblinthèques d'écoles de district et de township, où || les visiteurs et les syndics commenceront à produire || dans le Haut-Canada cette profonde réforme morale et | intellectuelle aue de pareilles institutions ont déjà

opérée dans d'autres pays; mais c’est trop désirer qr'e | de vouloir qu'avec une existence d’un peu moius d’une

EE EEE SSSR ENNNEES

district ont sur cet officier autant de pouvoirs qu'il est expédient d'en accorder, à l'exception du département financier de ses devoirs.

année, pendant que la nlupart de ses moyens d'action sont encore à l'état naissant, que les autres sont ubso- Jument sans effet, en face de préjugés et en dépit d'une opposition aveugle et ag mr fois maftcieuse, dans une population qui dans plusieurs endroits est aussi peu préparée à en comprendre qu’à en recevoir les avantages—que de vouloir, sous toutes ces circonstances, que cette loi produire des résultats proportionnés aux dépenses qu'en a entraînée l'introduction Ce n’est que dans le mois aciuel que le Journal d’Education a fait son apparition, et l’on croit qu’il sera un auxi- Tiaire très puissant et très important de la loi des écoles pour répandre les connaissances utiles et en faire apprécier les arrangements les plus détaillés et les plus minutieux ; quand il aura acquis le patronage |

et l'attention favorable de toutes les personnes qui se

trouvent concernées dans l'administration des affaires | Corte d'une lettre du surintendant en chef des écoles

d'écoles, il est À espérer que l’on n’entendra que bien du Hsut-Canada au secrétaire de la province, expliquant et recommandant le projet originul de

peu parler des difficultés qu'il y a à mettre les dispositions du présent acte à exécution. l'acte des écoles élémentaires, 9 Vac., chap. 2.

“ Le tout est respectueusement soumis.

(Signé,) THOS. BENSON, Président.

CHAMBRE DU COVSEIL MUNICIPAL, District de Colborne, 8 février, 1848.

No. 6.

# Le souvenir des maux incalculables qu'ont produits les chängements incessants introduits dans les lois des écoles de la province, changemenits que l’on na demandés avec-autant de force sous la bi même que les | mémorialistes veulent remettre en vigueur que su s aucune loi subséquente, à, conjointement avec les considératiütis précédentes, déterminé votre comité à recommander qu’il ne soit fait aucun changement fondamental à la loi actuelle. Votre comité, en exuminunt attentivement cette question importonte, à été sous

Bunxau D'ÉpucarTioN, (Ouxsr,) Cobourg, 8 mars, 1846,

Mowsieur,—Conformément aux ordres de son ex- | cellence l'administrateur du gouvernement, tr:nsmis | par votre lettre du 11 du mois dernier, j'ai l'honnene | de soumettre, pour la considération de son excellence, | les remarques et suggestions suivantes sur l'üct» des écoles élémentaires, 7 Vie., chap. xxix., (passé en @

l'impression que la plupart sinon toutes les défectuosi. |

tés dont on se plaint ne doivent pas être attribuée= autant à la loi elle-même qu’à la manière dontelle a 616 adminisirée, et ceci se rapporte particulièrement à la charge du surintendant da district ; on ne doit pas trop insister, dans l'opinion de votre comité, sur ce que cet officier remplisse tous ses devoirs avec attention et vi-

ilance, uns le cours “es visites qu’il a fuites aux Los et dans les rapports qu’il a avec les instituteurs, les syndics et les visiteurs, il peut, plus qu’auctin autre individu intéressé dans l'administration des écoles locales, diriger le sentiment public ; engager les maîtres et les élèves à s'appliquer d’une manière plus attentive et plus diligente dans leur sphère respective ; élever la dignité de l’édacation populaire ; originer et faire adopter des plans pour amélivrer la construction

intérieure et l'administration des écoles ; appuiser les |

dissensions ; inculquer la morale ; enfin éclairer, raviver, contrôler presque tous les moyens subordonnés d'action dans la sphère étendue du système actuel des écoles élémentaires ; et celui qui fait moins que cela ne remplit pas l'attente de ceux qui ont fait la loi, et refuse ve contribüer pour sa part à la faire fonctionner d'une manière satisfaisante el avantageuse. Lorsque le voix publique s’unira au sentiment affaibli qu’il à encore de son devoir pour forcer cet officier à être present et prendre une part active duns tous les examens trimestriels de chaque école dans chaque district, alors, et alors seulement, on prurra espérer de voir la loi actuelle répondre aux intentions que l'on a eues en lu passant,

“ Dans une mesure aussi étendue que la loi actuelle des écoles élémentaires, et qui touche à des intérêts si vitaux, il n’est pas possible que l'on n'apperçuive pas des défectuosités ou que l’on ne femande pr. des hangements lorsque les détails pratiques auront subi l'épreuve d'une expérience variée, et l’on offrira à la consitération du conseil quelques suggestions qui auront principalement rapport aux devoirs et à la responsalité des surinténdants de district, dans un rapport que votre comité sera appelé à faire sur la circulaire imprimée du surintendant d'éducation, datée à Toronto, 14 janvier, 1848. Votre comité est d'opinion qu'avec le pouvoir de nommer et destituer à plaisir le surintendant de district et en fixer 1: saluire, les conseils de

| 1843,) avec le projet ci-annexé d’un bill d'école,

Un grand nombre des remarques que je fais dans ce

| document paraîtront avec beaucoup de désavantages | duns l'absence d’un rapport sur un système d'instruc-

| tion élémentaire publique pour le Haut-Canaitu® que j'espère pouvoir soumettre à son excellence avant la réunion de la législature ou bien peu de temps après,

| | Mes rermarques et suggestions actuelles se borneront | à l'acte lui-même, et serout en aussi peu de mots que

| possible,

D'après un examen attentif de l’acte actuel, (1843,)

! il est évident qu'il a été dressé avec de bienveillantes

| | intentions ; que Se # en 6tait d'assurer à tout le

peuple les bienfaits d'une éducation élémentaire —de pourvoir à l'établissement d'écoles communes élémentaires et supérieures—de protéger les croyances reli. gieuxes de chaque classe de la société —d'ouvrir les

| | | écoles aux pauvres en les exemptant du paiement des

taxes d'écoles, et il avait évidemment pour but d'établir | la vraie théorie de l'instruction publique sous ün gou- | vernement constitutionnel, la co-opération du gouverne ment et du peuple duns l'administration de la loi.

Mais avec rs objets généraux et plusieurs dispositions excellentes pour y parvenir, l'acte est compliqué et faible daus un g:anc nombre de ses détails et absolu. ment défectueux dans quelques-unes des dispositions les plus essentielles, et il cuntient des dispusitions qui sont incompatibles avec les autres dispositions de l'acte lui-même ; et d'autres qui n'harmonisent point avec les principes de notre système général de gouverne-

ment.

Î Ea comparant l'acte avec la loi des écoles elémen-

taires de l'État voisin de New-York, on verra que les | principales dispositions de notra acte, relativeinent à | chaque classe d'officiers qui y sont mentionnés et au

| système entier de procéder, sont empruntées au statut

À io

de New-York, avec les changements où modifis ations | de termes seulement que nos institutions municipales et la phrastologie rendaient absolument nécessaire.

* Ce rapport à Été transmis lo 27 du même mois, et il en à été primé deux éditions par l'ordre de l'assemblée législative,

EAN UN DDR TI rrenereneenneencee seen cunes

Re

qu'il est artement

h ex.

simis nenre 'nce, des

ne

“ce ges ‘uCque la

LA

Page 1