CRE
tracter cette obligation, Mais, dans un granit nombre de ens, le résultat a été que l'on n emp yé des instituteurs inférieurs À des eunditions qu'un bon institue tour n'aurait pas voulu necepter, Maintenant ce sys tème n une tendance aussi pernicieuse sur les sentis ments, les vues et les dispositions mentales de toutes les parties concernées, que funeste au carnctère et aux intérêts des écoles élémentaires,
On peut se former une opinion de l'effet de ce mau-
mas
vais système sur la régularité des enfants à assister aux |
éooles, d'après le fait que le nombre moyen cles enfants
qui les fréquentent est plus de cinquante pour cent de |
moins que dans un Etat v
de la tuxe suivant ln propriété, et non pas suivant le |
nombre des enfants qui vont aux écoles, Ne point donner de l'éducation aux enfants, c'est les élever pour être des voleurs, des incendinires et des meurtriers ; et
il est de l'intérêt et du devoir du gouvernement et de !
tout membre honnête de ln suciété d'aider à prévenir aussi bieu qu'à punir les crimes et les vices qui les engendrent Un gouvernement ou une province qui, uver des ressources, refuse où néglige de donner des moyens
lo où est suivi le principe l
de subsistance À la multitude qui manque de pain, |
serait justement regardé comme coupable de crime publie et disgracié, Mais est-ce un moindre crime, est-ce une disgrâce moins grande de priver par sa négligence des centuines et des milliers de personnes du pain de l'in. telligence, et de les exposer à ln contagion du erime et à la misère qui en est la compagne ? Cependant, dans le moment actuel, plus de la moitié des enfants en âge d'aller aux écoles dans le Haut-Canada n'en fréquentent aucune ! Mais mettez le pauvre sur le même pied que le riche pour qu'il puisse profiter des moyens que la Providence offre pour donner à ses enfants une éducation qui leur dunnera les qualifications et les dispositions à remplir leurs devoirs dans l'ordre social, Que le pauvre sente qu'en payant son denier de la taxe des écoles ses enfants ont autant de droit de fréquenter l'école que ceux du riche voisin qui paie ses trente chelins, et combien dans cette classe qui remplit aujourd'hui nos prisons et nos maisons de corrections men verra-t-on pas qui se pressæront dans les écoles des connaissances et de la vertu. Forcez le parent aveuglé et mal avisé à payer sa quote-purt pour l'entretien de l'école, et vous ouvrez à ses enfants la porte
de l'instruction qui leur aurait été fermée; l'ignorance |
et l'égoisme de ses parents, et ainsi leurs droits nuturels
et leurs meilleurs intérêts seront protégés et garantis |
durant leur enfance et leur état d'impuissunce, ct ils ne devicausont point en grandissant des barbares et des êtres dangereux dans la société, Obligez chaque homme à payer pour l'éducation élémentaire suivant la valeur des propriétés qu'il à acquises et dont ils jouit
dans le pays, et vous diminuez le fardeau qui pèsent |
sur les parents qui font instrüire leurs enfants ; vous enlevez cette tentation qui agit si puissarninent pour faire retirer l'enfant de l’école, et présentez à tous les pareots un motif nouveau et direct d'envoyer leurs
enfants À l'école; vous faites cesser tout sujet de dis-
sensions entre les parents et les syndies, et les institu- !
teurs qui s'élèvent aujourd’hui au sujet du système des taxes et des souscriptions suivant le moutant des pro-
priétés; vous déchargez les syndics de la partie la |
plus embarrassante de leurs devoirs, et les mettez, eux et l'instituteur, dans une position plus agréable et plus efficace pour le caractère et les intérêts de l'école ; vous donnez les moyens d'accorder des salaires meilleurs et plus réguliers aux maîtres d'école, et cela d'une manière moins dispendieuse pour chaque parent qui envoie aujourd'hui ses enfants à l'école, et vous
pourrez aiosi vous procurer des meilleurs 1 uitres |
d'école.
du pays, et vous poscrez le findement d'une société vertueuse, intelligente et industrieuse,
Tels sont les objets en vue dans les neuvième et
Ouvez la porte de l'école à tous les enfants |
dixième sections du projet de bill el-juint ; et, si elles deviennent loi, je eruis véritablement qu'elles produiront beaucoup plus de bien duns les éeules él mentaires, et qu'elles contribueront plus à répandre l'éducation élémentaire qu'aveune nutre loi qui nit encore été faite dans le pays au sujet de l'édueution, Avec l'influence de notre divine religion chrétienne, je ne conçois pas que l'on puisse neroeder de plus grands bivofaits À la génération naissante du Cavada qu'en incorporant duns notre loi d'école co principe que j'avocasse lei, et que le bureuu d'éducation de Mussachusett, dans son rapport annuel de 1845, définit ainsi : # Le grand principe qui fait la bâse de notre système d ation est que toux les enfants de l'Etat sont instruils aux frais de l'Etat, Comme votre gouvernement a été fondé sur la vertu et intelligence du peuple, c'est avec ruison que les fondateurs ont pensé que, sans un système sage d'éducation, le gouvernement même ne pouvuit pus se maintenir ; et, en ordonnant que les dé. penses encourrues mé l'éducation du peuple fussent payées par le peuple en général, sans égard à l'avuntage particulier des individus, on à considéré que les personnes qui, peut-être sans avoir d'enfant, seraient obligées de payer une taxe considérable, en recevraient une ample compensation dans ln protection et la sûreté dans laquelle serait leurs personnes et leurs propriétés.”
La ongième section du projet de bill ci-joint pour. voit à la nomination d'un second surintendant de distriet des écoles élémentaires À la discrétion du conseil dans les disiciess qui renferment plus de cent cinquante écoles ; disposition analogue à celle qui existe duns Etat de New-York. Elle résout une objection que l'on fait À l'acte actuel des écoles élémentaires vebutivement À deux où trois des plus grands districts dans le Huut-Canada,®
La douzième section (autorisant le gouverneur en conseil à destituer un surintendant de distriet qui négligera où violera ses devoirs, jusqu'à l'assemblée sui vante du conseil de district) devient nécessaire par suite du rejet dans l'ussemblée, durant la dernière session, de la clause qui nvait été introduite duns le bill des écoles relativement à la nomination des surintendants de district des écoles élémentaires, Cette clause établissait qu'il serait nommé des surintendants de distriet par le gouverneur en conseil sur la recommanidtation des conseil de district, Je renvoie à ma communication du 3 mars dernier pour les raisons qui ont motivé cetie clause, savoir, afin de rendre notre loi d'école conforme à notre système de gouvernement responsable, et remplir les intentions de la légistuture eu établissant et favorisant un système d'école pour la province, Mais cette clause ayant 6té rejetée par une majorité de la chambre d'assemblée, et la nomination des surintendants de district ayant été laissée exclusivement aux conseils de distriet, il a été nécessaire d'établir en faveur du gouvernement quelques moyens de garantie par rapport à la manière dont seraient employés les deniers que la législature accorde. rait,et par rapport à la manière dont serait administré le système des écoles autant que le gouvernement en est responsable, Dans le moment actuel, tout surintendant de district peut exécuter où ne pas exécuter ln loi, employer où ne pas employer les deniers d'écoles, suivant les conditions et les règlements établis par la loi, et le gouvernement n'a pas de contrôle sur lui, Si le fouds des écoles provenait entièrement dos taxes locales, alors on pourrait avec justice insister sur une responsabilité locale; mais comme a moitié du fonds vient des Libéralités de Va législature, tous ceux qui sont appelés À l'administrer doivent en être responsables envers le gouvernement, [est done Gvident que le gouvernement provincial peut convenublement
* Elle a été perdue dans le conseil législatif après avoir passé dans l'assemblée,
leurs salaires devraient être payés à même le revenu
nominations, et comme les conseils de district paient du distriet et fournissent aussi la moitié du montant du
proposer des changements dans les rapports ot la res-
les surintendants de district sont responsables aux consoils ile doivent l'être au germes puisqu'ils ont
ministration desquels le gouvernement est responsable, Et tel ent l'objet de la dougième section du projet de bill ci-nnnexé,
La loi de l'Etat de New-York, de laquolle on a tant pris pour former nofte loi des Écoles contient, entre |
mination, à la distribution ot aux devoirs des surintendants de districts :—
nommer ces officiers, mais il s'en suivrait alors que | élémentaires, Là il s’6tend même jusqu'au cas
ic comme celui de tous les autres officiers publies, | de bill ci-joint on se propose de ne ais l'on à suivi un système tout contraire dans les | cas de mauvaise conduite,
le salaire des surintendants de district à même les fonds voit à ce que
LS
tence ou d'aptitude à la charge TL 'éte qu'au
La treizième section du de bill annexé pour:
dans la A A du NS à
conseil, les trésoriers des fonds de district soient aussi D 0 O2 10 peus pie PR 08 À de | Jos trémoriers du fonde des écoles de district. Je sugponsabilité que les surintendants de district doivent aux ques LR nn rage. n r de 1. conseils de district, Mais pour la même raison que | Comme quelques-uns des trésoriers de district, sinon la plupart, reçoivent un per centage sur les deniers qui
le contrôle des deniers et d'autres pouvoirs pour l'ad- | Lee re ph og nd gr de les ef L
que arrangement particulier
our épargner aux deniers d'écoles cette déduction,
Depuis cette époque il a 616 passé un acte qui chan
la tenure de la charge des trésoriers de district ; et je | pense que la plupart sinon tous les trésoriers de dis- Ni pures maintenant + pe ; Li 4 fonnalil : Pros , qu'il séra maintenant possible mettre à exécution autres, les dispositions suivantes relativement à la no- | h troisième ssetlon d\ projet de bill ci-annexé (s'il devient loi) sans que lo fonds des Ccoles éprouve de diminution, et cela avec avantage pour le système
“ Le bureau des surintendants dans chaque comté | des écoles.*
de l'Etat nommera un surintendant de co até pour les
On ne considère pas comme de bonne politique, dans
écoles € » omté ; sc 2 h ” t pense rpm Dos gt / “ ‘lans ve | ue pr aucun autre département du service public, de réunir “1 Y aura pus de cent cinquante districts dé | Jung Ja même personne les trois charges de trésorier,
coles, en comptant pour un district deux parties de districts unis, il pourra nommer deux surintendants de
| auditeur et paie-mattre, Cependant c’est le cas dans notre système d'école. Le surintendant de district est
comté où un seul à sa discrétion ; et lors do toutes les | fait le trésorier du fonds d'école de district ; il juge dites nominations qui seront faites à l'avenir, le bureau de l'exactitude de tous les ordres ou réclamations faites partagera le comté en deux districts convenables, dési- | contre ce fonds, et il les paie ou ne les paie pas sui-
gnant la personne nommée pour chaque district respec- |
vant qu'il le trouve à propos, Maintenant, comme
tivement, quand il en sera nommé deux ; mais aucunes | règle générale, c’est un avantage que d'avoir ces fonds
pres des deniers publics ne sera à l'avenir réparties en aveur d'aucun comté dans lequel il n'aura pasété nommé de surintendant de comté, à moins que ce ne soit par l'ordre du surintendant des écoles élémentaires, Let dits surintendants de comté rempliront respectivement leurs charges pendant deux années, sujet N être destitués par le bureau des surintendants sur plainte motivée,"
“Tout surintendant de comté pourra être destitué de sa charge par le aurintendant des écoles 6lémentaires lorsque, dans son jugement, il existera des causes suisantes pour la dite destitution ; et la place devenue || ainsi vacaute sera remplie sous son seing ot sceau offi- | ciel, jusqu'à l'assemblée suivante du bureau des surintendants de comté dans laquelle la dite vacance aura | eu lieu, Copie du dit ordre de destitution, avec les raisons, sera transmise au bureau des surintendants | pour être par lui soumise au bureau à sa plus prochaine | assemblée,”
“ Les surintendants de comté seront soumis à telles règles et règlements généraux que le surintendant pourra de temps à autre prescrire ; et appel de leurs actes et décision pourra être interjeté en la même manière et au même etlet que dans les cus maintenant pourvus par la loi, et ils feront tous les ans des rapports au surin- | tendant aux époques par lui fixées, lesquels rapports seront les mêmes que ceux qui sont actuellement exigés des grefliers de comté avec telles autres informations qu'il pourra demander,” ( Lois de 1843).
Les lois d'écoles de l'Etat de New-York sont le fruit d’une longue expérience et de quarante année de législation ; et les citations qui précèdent font voir | jusqu’à quel point on reconnait et maintient l'autorité du gouvernement exécutif par rapport à tous les règlements et procédés du système d'écoles de l'Etat, Mais je pense qu'il est plus conforme à notre système de gouvernement de mettre entre les mains du gouverneur en conseil, relativement à la destitution d'un surintendant de district, ce pouvoir que la loi de l'Etat de New-York donne au surintendant des écoles
Ht
entre ses mains et de les retenir aussi longtemps que possible surtout s’il est engngé dans quelque genre de commerce. Îl est donc de son intérêt de différer autant «ne possible de payer les réclamations à même les fonds qu’il a entre les mains ou d’en informer les par- | ties intéressées ; et l’administration locale de l'acte des écoles offre des occasions et des prétextes nombreux de différer sous ces deux rapports Même juriue dans le mois actuel, il a été porté benucoup de plaintes contre les surintendants de townships pour avoir différé, pour divers motifs, le paiement des deniers d'écoles entre leurs mains, Je n’ai pas les moyens de | connaître si ces plaintes sont bien ou mal fondées ;
mais en supposant qu'elles sont mal fondées, comme je
| l'espère, convient-il de placer les surintendants d’éco-
les élémentaires dans des circonstances qui les exposent à des soupçons ou à des accusations sans avoir les
| moyens d'en repousser l'injustice ? Quant aux surin-
tendants de districts ils ne peuvent pas être exposés à ces soupçons, car, jusqu'ici, ils n’ont eu rien à faire
|| avec les salaires des instituteurs ; mais, sous le présent
statut, ils sont sur le point d'assumer une partie des devoirs attachés à la charge de surintendants de township qui est ubolie, [l sera maintenant du devoir du
| surintendant des écoles élémentaires de chaque distiict | de payer en détail tous les deniers d'école du dit dis-
trict, C’est donc une question de savoir s’il continuera à être le trésorier du fonds des écoles, ou si ces fonds
| ne devraient pas être mis entre les mains du trésorier
ordinaire du district, payables aux instituteurs sur l’or-
| dre ou la traite du surintendant de district. En adop-
tant le dernier mode on établirait les dispositions les lus efficaces en faveur de l’exactitude des comptes et a ponctualité des paiements à faire aux parties qui y ont droit, et l’on donnerait la meilleure garantie contre tout abus relatif à l'emploi de ces deniers et contre toute attaque ou soupçon défavorable au surintendant de district. Si la treizième section devient loi il ne sera pas nécessaire, comme de raison, pour un surinten- 7 ® Norn,— Cette ciause a passé dans la chambre d'assemblée, mals a été perdue dans le conseil législati
re
ETES SE 2-7 a ESS
La preniière mesure que je propose respectueusement pour mettre à eflet la disposition de cet acte, est la publication serni-mensuelle d’un journal d'éducation ; de New-York est la même que celle qui est proposée | chaque numéro devant contenir 16 page: à colonnes dans la treizième section du projet de bill ci-annexé ; | doubles, quelque peu semblable au Blackwood’s Maalle est comme suit :—* La somine qui sera distribuée | gazine, où au London and Westminster Revieto ; tous les ans pour l’encouragement des écoles élémen- | pour être publiée à une piastre par année et surveiltaires sera payée lo premier jour de février de chaque |
dant de district, pas plus que pour un surintendant vincial, de fournir une où deux cautions pour l’exécution fidèle de ses devoirs. La loi amendée de l'Etat
| ée par moi,
année sur le warrant du contrôleur en faveur des tré-
soriers des divers contés et du chainbellan de la cité !
de New-York.’
Mais encore je ne propose pas que le pouvoir donné par la treizième section du projet de bill ci-annexé soit exercé à moins que ce ne soit dans les cas ou le changement de la charge de trésorier de district pour le fonds des écoles puisse se faire sans frais additionnels.
La quatorzième section du projet de bill ci-annexé
établit que le maire de la cité de Toronto sera mem- |
bre du bureau d'éducation, la raison de cette nomination est que l’école normale provinciale est établie à Toronto et que l’école modèle qui ÿ est attachée sera fréquentée par les enfants qui résident dans la cité. La cité aura donc un intérêt particulier dans l’école normale provinciale, et les autorités de la cité pourront se croire appelées à contribuer pour quelque chose au soutien de l’école, Les autorités de là :ité d’Albany fournissen! les bâtisses de l’école normale de l’Etat de New-York. Sous ces circonstances, je pense qu’il conyient que le magistrat en chef de la cité de Toronto soit un membre du bureau éducativ:
Jai ainsi expliqué d’une manière aussi ample qu’il m’a paru nécessaire, et aussi brièvement qu’à pu le per-
dispositions du projet de bill ci-annexé, et que je sou-
mets respectueusement à la considération favorable du | gouverneur-géneral en conseil, avec l'intention de |
l'introduire dans la législature afin d'établir un sys-
tème convenable d'écoles pour les cités et villes du !
Haut-Canada, et remédier aux défectuosités qui ont
été indiquées dans l'acte des écoles élémentaires, |
9 Vict. chap. xx.
J'ai l'honneur d’être, ete,
(Signé,) EGERTON RYERSON.
L'hon. D. Day, M. P.P,., Secrétaire de la province, Montréal.
No, 8.
Cort d’une communication au secrétaire de la province, soumettant les moyens de mettre à effet la 2e section, 10e division, 9 Vict., chap. 20, qui oblige le surintendant des écoles—" à employer ‘tous les moyens légitimes en son pouvoir de “ recueillir el répandre des informations relatives “à l'éducation en général parmi le peuple du ‘ Haut-Canada.”
Bureau D'ÉpucarTiow, Toronto, 29 décembre, 1846.
Mowsigur,—J'ai i'honneur de soumettre à la con-
sidération favorable de son excellence en conseil les |
moyens suivants de mettre à exécution la seconde section, dixième division de l’acte des écoles élémentaires
qui oblige le surintendant “ à employer tous les moyens | “légitimes en son pouvoir de recueillir et répandre des | “informations relatives à l'éducation en général parmi |
“ le peuple du Haut-Canada.”
| de piastres ” pour en augmenter la circulation. | autorités d'écoles dans les deux Etats mentionnés,
Une sen.olable publication intitulée : “ T'he Common School Journal” est publiée à Boston par le secrétaire du bureau d'éducation, et pour cette publi-
| cation la législature de l'Etat du Massachusett accor-
de son assistance. Un journal semblable est publié à Albany, et est appelé, District School Journal,” et l'Etat de New-York a contribué, comme il est dit dans le dernier rapport du surintendant des écoles que nous avons reçus, une somme de ‘ plusieurs milliers Les
parlent dans les termes les plus forts de l'importance et l’utilité de ces journaux d'éducation. A Paris il est publié, sous les auspices du ministère de l’instruction publique, deux journaux mensuels, L'un est intitulé : “ Revue de l'instruction publique en France et “ dans les pays étrangers, ” l'autre est intitulé, — Manuel général de l'instruction primaire, recucil “ mensuel destiné, 10 à donner aux comités et conseils municipaux tous les renseignemen’s nécessaires pour ‘ Ja formation, l'entretien et la direction des écoles ; ‘ 2o à soutenir les intérêts des instituteurs et à les gui- “ der dans le choix des méthodes et procédés d'ensei- “ gnement ; 30 à répandre dans toutes les communes “ de France les meilleurs principes d'éducation.”
L'importance et la nécessité presqu'absolue d’une
mettre la nature des questions discutées, les principales | telle publication pour le Haut-Canada ve peut être ,
guère révoquée en doute, outre les diverses facilités qu'elle offre au bureau d'éducation pour faire exécuter la loi, J'ai constaté que les frais d'imprimer, adresser, etc., les vingt-quatre numéros de ce journal seraient presque payés par le prix d'abonnement d'une piastre par année pour chaque copie—en supposant que la circulation fut de 2000, [1 n’est pas nécessaire de
| faire aucune allouance pour l'éditeur, mais il faut faire
une allouance pour pertes d'abonnements et nutres dépenses incidentes, telles que frais d'agence, etc. On pourrait s’opposer à une allocation législative pour cette fin; mais je propose les moyens suivants pour maintenir la publication pendant une année. Comme l'assemblée législative ordonnera probablement l'impression, sous forme de pamphlet, de mon rapport sur l'instruction élémentaire, je proposerais que le coût de cette édition de 2500 copies fut mis à ma disposition, et que cette édition du rapport fut imprimée dans les numéros successifs du Journal d'Education. L'acte des écoles m'oblige “ à préparer, aussitôt que possible, et à recommander l’adoption de plans convenables pour des maisons d'écoles, avec des ameublements et dépendances convenables,”—rapport qui, j'espère, sera prêt pour le commencement de la légibtore, je propose que la somme indiquée par l’imprimeur du gouvernement pour l'impression de ce rapport sur les maisons d'écoles soit aussi mise à ma disposition, et que le rapport, lorsqu'il aura été approuvé, soit imprimé dans le Journal d'Education projeté.
Avec cette assistance, j'entreprendrais la responsabi. lité et le travail de publier un Journal d'Education semi-mensuel pendant une année ; et à la fin de cette année on pourrait décider si le journal serait continué, et quelle nature d'assistance il faudrait pour cela.
Si cette entreprise reçoit l'approbation de son excel. lence en conseil, je désirerais publier le premier numéro de manière À pouvoir le dater le 15 janvier, 1847. Je voudrais en conséquence connaître aussitôt que possible la décision de son excellence.
Une autre mesure que je pro ur promouvoir les fins de l’acto des pere do vider à employer un ou deux jours dans le cours des quatres ou six mois prochain, à avoir des entretiens et conversations sur les mutières de l’enseignement avec le surintendant, les visiteurs, instituteurs et syndics dans chacun des divers circuits du Haut-Canada. Je ne connais point de meilleurs gt pour dissiper les préjugés, créer de l'unanimité dans les vues et les sentiments, et exciter
un intérêt général dans la cause de l'éducation popu- | ; | : | sur le montant de l’allocation qui est maintenant accor-
laire, l'établissement des bibliothèques, etc. Les travaux attachés à une pareille entreprise seraient très considérables, mais seraient amplement compensés, je crois, par les résultats. Je n’hésiterais cependant pas à les entreprendre si son excellence l’approuve et m’accorde les dépenses qu’entraineront les voyages qu’il me faudra faire.
Je propose ces deux entreprises en sus des devoirs déjà augmentés de mon bureau.
J'ai l'honneur d’être, monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur, (Signé,) EGERTON RYERSON.
L'hon. D. Day, M. P. P., Secrétaire de la province, Montréal,