‹ Copie de la correspondance échangée entre les membres du gouvernement et le surintendant en chef des écoles [microforme]Chapitre 22 sur 40 · AE ET NE DR RE EL 2 22 2 PR · texte numérisé non relu

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des taxes”) s'introduisit dans la 8e section du bill; en | ont été portées devant moi comme fuits, sous forme de conséquence de cette phrate les conseils municipaux | plainte où de demande de conseil où d'avis, feront voir sont encore dans la même impuissance dans laquelle || clairement que les ressource. provenant de la taxe imile ont été jusqu'ici, Dans la 8e section du projet de | posée sur les parents qui envoient volontairement leurs bill ci-unnexé, les conseils municipaux de district sont | enfants aux écoles sont inauffisantes, ct que ce syscompris dans les corporations de cités ot villes, el il |! tème nuit aux intérêts des écoles et le le Pusens du est proposé de leur accorder les pouvoirs nécessaires | pays. Quand ils apprennent qu'il faudra une somine pour imposer des tuxes pour les fins des écoles 616- !| considérable pour réparer le maison d'école et la renmentaires, dre confortuble, les parents, dans plusieurs eau, cessent J : | d'y envoyer leurs enfants jusqu'à ce que les réparations Les neuvième et dixième sections établissent un | soient faites, afin de ne point en payer lcur part, L'un des principe important qui est la bâse de tout bon système | inaux qui résultent de ce procédé, c’est que les enfunts d'instruction p ‘lique, et qui est essentiel À léducu- | de ces parents sont privés de l'instruction de l'école tion universelle de tout pays—c'est le principe de lu pendant un trimestre, Un autre des maux qui en récotisation des écoles ainsi que de la taxe des écoles, | sultent, c'est que le refus que quelques parents font de suivant la propriété, dans les villes et les campugnes. | payer une partie des dépenses encourues pour réparer Dans ma communication du 3 mars dernier, je me suis | et préparer les maisons d'écoles impose un fardeau étendu au long sur l'importance de ce principe, et j'ai | plus pesant sur ceux qui y envoient leurs enfants, et renvoyé aux témoignages des amis de l'éducation dans | quelques fois en arrêtent tant d'autres que les syndics les diférentes parties du Haut-Canuda sur l'impossie | sont obligés de laisser la maison en mauvais ordre, et bilité d’avoir jamais de bonnes écoles, encore moins | de l'occuper lorsqu'elle n'est pas habitable, ou bien d'avoir des écoles ouvertes à tous les enfants du pays | d'avoir recours aux souscriptions volontaires pour avec le système passé et actuel des cotisations d'écoles, | pouvoir faire les réparations les plus nécessaires. —système répudié dans l'Etat de Massachusett où | Pour éviter ces inconvénients et ces maux les syndics l'éducation élémentaire est à peu près, sinon tout À | ont demandé en plusieurs cas À leur conseil de district fait, universelle parmi les classes pauvres de la société, | d'exercer les pouvoirs que lui donne l'acte des écoles Le principe renfermé dans les neuvième et dixième | élémentaires, d'imposer une taxe dans leur arrondissesections du projet de bill ci-joint l'était duns le projet |! ment pour les réparations et l’ameublement de la original de l'acte des écoles élémentaires, et fut sance | maison d'école ; et je leur ai conseillé de le faire. tionné par le ci-devant gouverneur-général en conseil, | C’est cependant un procédé bien lent et bien incomet fut appuyé duns la chambre d'assemblée par l'hono- | mode pour obtenir l'application d'un principe qui est rable procureur-général Draper ; mais comme la pro- | contenu dans les neuvième et dixième sections du proposition était nouvelle, que quelques-uns ne paraissuient | jet de bill ci-annexé. pas la comprendre, et qu'elle venait en contact avec | 'égisme du riche, elle fut rejetée par une faible ma- | Mais une autre considération qui fait voir les maux jorité. Mais depuis la dernière session de la législa- | qui résultent du système actuel de la taxe des écoles, ture, plusieurs conseils de district se sont exprimés en | est l'influence pernicieuse qu’il a sur une école après faveur de ce principe, et la question à £té à diverses qu'elle est établie. Il suggère à tous les parents des reprises portée devant moi par les syndies. Le prin- | motifs pécuniaires de retirer leurs enfants de l'école, cipe de la taxe suivant la propriété est reconnu et | Un grand nombre de parents qui se trouvent dans des suivi dans les cotisations imposées par chaque conseil circonstances gènées se laissent influencer par ces motifs, de district pour prélever la pri ss fonds er . | et cessent de donner l'éducation à leurs enfants ; dans et pour ériger les maisons d'écoles; mais dans la | le fait, lo *a parlé d'un grand nombre de cas ou partie pratique du système d'école, où l'opération du | D More grande famille principe est le plus important, il n'est pas suivi. Tout | étaient forcés de le faire. Bien plus, un grand nombre ce que le conseil de district fait n'a aucun but pratique | 4e parents qui ont d'amples moyens d'instruire leurs si les syndies ne fournissent et n'entretiennent point enfants sont indifférents à cet égard. N'ayant pas encore une maison d'école, n'emploient pas un bon maître | eu eux-mêmes dans leur bas âge les avantages d’une d'école et ne pourvoient pas au paiement de son sa- | bonne éducation, ils pensent que leurs enfants peuvent faire. Les syndics, règle générale, ne pourront jamais | fort bien faire comme ils ont fait. Aussi un léger motif le faire tant qu'il leur faudra compter sur le hasard, et | pécuniaire les empêchera d'envoyer leurs enfants à le caprice et l'égoisme pour les ressources nécessaires | l'école, Ces mêmes considérations engageront encore pour remplir et sutisfaire à leurs engagements, | les parents à retirer leurs enfants de l’école, sous le prétexte d'offense ou d’inconvénients Mere Chaque enfant qui est retiré do l’école oblige à imposer une nouvelle taxe sur les parents qui continuent à envoyer leurs enfants à l'école, et fournit encore à ceux-ci un nouveau motif de retirer les leurs. Et vers la fin de l’année, ou du terme de l'engagement du maître d'école, si l'on trouve ou si l'on craint que la taxe doit être augmentée pour en payer le salaire, plusieurs parents retirent leurs enfants de l’école; d’autres prennent l’alarme, lon m'a parlé de cas dans lesquels l’école était presqu'entièrement abandonnée, et les syndics se trouvaient jetés dans les embarras les plus pénibles. Alors les syndics blAmeront peut-être l'instituteur de ce que les élèves diminuent, et refuseront de lui payer ses gages. On en a appelé à moi dans diverses occasions pour régler des querelles qui s’élevaient alors. Pour anticiper et prévenir «es difficultés, autant que possible, les syndics ont, dans quelques cas, avant d'engager un maître d'école, été visiter leurs voisins dans le but de les engager volontairement à souscrire un montant suffisant pour en payer le salaire. Dans quelques cas ils ont réussi en partie; dans d'autres ils n’ont réussi qu’à

Avec la loi actuelle, la position des syndics est celle-ci :—{ls ne peuvent rarement engager un bon instituteur sans convenir de lui payer un salaire fixe et généralement pour l'année. Bien peu de bons instituteurs voudront accepter les honoraires précaires de l'enseignement donné à des élèves qui pourront le recevoir, et cela, pour la partie principale où la plus | considérable de leurs salaires. Mais c'est sur ces | chances que l'instituteur doit dépendre pour la princi- || pale partie de ses moyens de subsistance, et le syndic | our la principale partie des moyens nécessaires pour | 's mettre en état de payer l'instituteur et maintenir | l'école ; car ils n'ont point d'autres ressources que les | souscriptions volontaires et la taxe imposée sur les | parents qui voudront bien, et qui voudront seulement, | envoyer leurs enfants à l'école, Ainsi Lbs syndics, | pour établir et maintenir une bonne école, doivent | convenir de payer une somme fixe, par trimestre ou | par année, mais ils ne doivent point compter sur d'au- | tres ressources que sur leurs propres ressources pour | pouvoir payer la somme stipulée. \

Les considérations suivantes qui, à diverses reprises, À en engager quelques-uns à se joindre à eux pour con-

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