‹ Copie de la correspondance échangée entre les membres du gouvernement et le surintendant en chef des écoles [microforme]Chapitre 28 sur 40 · Esprit du nouveau bill · texte numérisé non relu

Esprit du nouveau bill

3. Différence dans les principes de la législation des écoles entre le Haut et le Bas Canada proposés dans ce bill- les membres du clergé ne peuvent être visiteurs d'écoles dans le Haut. Canada tandis

qu'ils le sont dans le Bas-Canada, et avec des pouvoirs exiraordinaires,

4. Le nouveau bill abolit le système provincial d'écoles, 5. Préjudiciables à certaines grandes fins de l'école normale,

6. Modes de préparer les rapports d'écoles proposés par le bill

fatiguant, coûteux et mauvais,

7. Dispositions financières qui font perdre aux instituteurs vingtcinq à quarante pour cent du fonds des écoles—et les dispositions relatives aux éeules des pauvres sont inutiles ec inefficaces

Dispositions du bill examinées en détail, et diverses anomalies et défeetuosités indiquées,

Remarques pratiques et recommandations soumises à la considération.

(Copie)

BuREAU D'ÉDUCATION, Toronto, 12 mai, 1849.

Mowsiëvr,—Pendant que j'étais dernièrement à Montréal (où je suis arrivé le 26 du mois dernier) les membres du gouvernement étaient tellement absorbés par les aflaires relatives aux évènements qui ont infligé une disgräce à la cité de Montréal et une perte irréparable à la province, qu’ils n'ont pu accorder une attention réfléchie aux grands intérêts compromis dans la loi des écoles pour le Huut-Canuda, Conformément, en conséquence, aux suggestions dan où deux membres du gouvernement, je soumets, par écrit, à la considération du gouverneur-général en conseil, mes remarques sur le bill des écoles récemment introduit dans las semblée législative—remarques que j'aurais mieux aimé faire personnellement, n'eussent été les évènements déshonorants auxquels j'ai fait allusion plus hau*, Je fais ces remarques avec d'autant plus de franchise que je suis informé que quelques-uns des membres du gouvernement mont pas même lu le bill, et que je suis persuadé que plusieurs des dispositions du bill ne seront pas approuvées par son excellence en conseil quand on en #xaminera avec soin le caractère réel et le fonctionneinent,

Avant d'entrer dans les détails du bi!l je voudrais faire quelques remarques générales.

1. Ma première re’narque est, qu'avant de défaire tout ce qui a été fait dans la législation des écoles et renverser tout le système de nes écoles, il devrait être notntaé une commission où comité d'enquête chargé d'examiner ce qui a été fait, et les causes qui ont empêché de plus grands succès, —que ce soit dû aux dispositions de la loi où à d'autres circonstances que le temps seul ou le travail et non la loi peut contrôler. Dans ces recherches, les amis de l'éducation et les hommes

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d'état ont toujours eu recours aux statistiques d’éducation lorsqu'ils ont pu en avoir. Il a 6té recueilli des statistiques minutieuses et étendues sur les écoles 616mentuires dans le Haut-Canada durant les deux dernièresannéesque le présent acte des écoles a fonctionné, ainsi que des statistiques assez détaillées sur les finances des écoles élémentaires durant les deux ou trois dernières années que le dernier acte des écoles a fonctionn& duns le élaut-Cannda. Avant de défaire ce que

l'expérience a établi, avant d'iftroduire une nouvelle

loi générale des écoles dans le Haut-Canada, et retar- |

der d’uno année entière les avantages des écoles dans le pays, ne serait-il pas à propos d'examiner nos statistiques ct les compurer d'année en année avec les statistiques des autres états où pays ou le progrès des écoles a été le plus remarquablement rapide ? Si cette comparaison tournait à l'avantage du Haut-Canada sous tous les rapports qui demandent la co-opération volontaire du peuple, sanctionnerait-elle la révocation de notre présente loi des écoles, ou suggérerait-elle simplement les convenances de ne remédier qu'aux défectuosités ? Cependant ce que je dis ici d’une manière hypothétique, je suis prêt à l’établir comme fait. Et si, après des recherches, on trouvait a les districts

et parties de district qui ont fait le plus de progrès sous |

le rapport du caractère et de l'utilité des écoles, sous le rapport du nombre des enfants et des salaires des instiuteurs sont contraires à un changement organMue dans la loi actuelle des écoles; qu'en 1847-48 pas moins de trois conseils de district qui s'étaient déclarés défavorables aux dispositions du présent acte des écoles, se sont en 1848-49 expressément déclarés contre ; que pas plus d’un ou deux conseils de district dans tout le Haut-Canada ont demandé à la législature, durant la présente session, des changements considérables dans la loi des écoles; que les endroits et les parties qui ont fait de l'opposition à la loi ont ke moins fait pour soutenir les écoles, et qu’ils se proposent de faire socore moins en enfreignant les obligations actuelles de la loi ; et si l’on pouvait pareillement faire voir que sous la loi actuelle on a pourvu aux besoins des arrondissements d'écoles autant qu'on a pu les connaître, et cela sans être obligé de déduire un seul denier, encore Lien moins vingt-cinq cent pour de l'allocation législative répartie pour les paiements des instituteurs et sans établir une classe d'écoles d'enfants pauvres dans le pays, — si une enquête sur ce fonctionnement de notre loi d'école établissait ce que je suppose ici,—et ce qui, j'en suis certain, existe, —je suis convaincu que le gouverneurrénéral en conseil ne voudrait pas imposer au peuple du Haut-Canada le trouble, la peine et les frais d'étudier et apprendre à faire fonctionner une nouvelle loi plus longue, plus nues plus embarrassante et plus dispendieuse que la loi actuelle, et nécessitant de nouvelles formules pour mettre à effet la plupart de ses dispositions.

2. Ma seconde remarque générale est que le nouveau bill a été conçu et plusieurs de ses dispositions indubitablement dressées dans un esprit qui m'était personnellement hostile. Dans le fait les détails du bill

semblent avoir été préparés dans le but de se dispenser |

des services d'un surintendant provincial; et cette charge avec ces détails parait une espèce d'ajouté (bien

d en doute, que le bill a été principalement dressé par une personne qui, pendant les trois dernières années, a été occupée à écrire dans un journal du district contre Ja loi actuelle des écoles et contre moi personaellement, —une personne qui, comme président du comité d’éducation du conseil de district de Bathurst, a produit trois

documents de conseil qui m’aflectaient—les seuls docu- |

ments de conseil qui aient paru de cette espèce dans le Haut-Cunadu. Eest tout-à-fait naturel de supposer que ce monsieur dresserait un bill qui s’accorderait avec ses publications antérieures. Cette impression où j'étais

E e le premier en rang) aux autres dispositions du bill, | e sais, d’après une autorité que je ne saurais révoquer |

des sentiments qui avaient dicté le bill était si profonde en moi, par rapport aux omissions et aux dispositions particulières que l'on y remarquait, que je supposai A4 était pour lemoins destiné à faire un changement

ans le chef du département ; mais ayant 6t6 assuré à Montréal que ce n’était pas l'intention du gouvernement et étant convaincu, que les membres du gouvernement ne partageaient nullement où même ne soupçonnaient pas même les sentiments qui doivent avoir suggéré plusieurs des dispositions et des omissions du bill, j'ai cru que je devais au gouverneur-général en conseil, que je devais au bureau d'éducation et que je me devais À moi-même ainsi qu'au peuple du Haut- Canada, d’analiser les principales dispositions de ce bill—bill entièrement différend dans son caractère général et dans son objet de ce que les explications données dans l'assemblée législative lors de son introduction avaient donné raison au public de supposer,

3. Ma troisième remarque générale est sur la différence immense qu’il y a dans les principes de la législation et l'esprit et le caractère du système d’écoles que le bill propose pour le Haut-Canada comparé à celui que l’on a établi dans le Bas-Canada. Les journaux et les rapports du surintendant des écoles pour le Bas-Canada font voir qu’il existe là une opposition plus forte et plus étendue qu'ici à la loi des écoles, —que là on a fait moins de progrès qu'ici dans le système des écoles. Mais là l’on n’a pas demandé à révoquer la loi des écoles—à introduire une loi absolument nouvelle qui embrasse un nouveau mécanisme, et qui exige de nouvelles formules et de nouveaux règlements pour pouvoir fonctionner, et qui en même temps impose ainsi au surintendant une tâche difilcile d’un travail ennuyeux et ingrat, en le dépouillant des moyens que lui fournit l'expérience des autres pays aussi bien que le Canada, et qui peut assurer le succès à ses travaux et le fonctionnement pratique À un système général d'instruction élémentaire inûri et perfectionné, Bien

ue dans le Bas-Canada les pouvoirs du surintendant des deoles soient beaucoup plus Ctendus que dans le Haut- Canada, la constitution de son bureau n’est point changée, les fruits de ses travaux ne sont pas détruits ; mais on lui vient en aide en remédiant aux défectuosités et aux incertitudes de la loi actuelle en introduisant et passant un petit bill qui l'amende. Mais le bill des écoles maintenant sous considération se propose de traiter le surintendant des écoles du Haut-Canada d’une manière bien différente, Je pense que toute personne que l’on croit digne de cofîtinuer dans la charge de surintendant des écoles dans une section de la province a raison d’attendre du gouvernement tout Pappui et le soutien que reçoit son collègue dans l’autre section de la province. Cet appui et ce soutien je les ai certainement reçus jusqu'ici ; et ce bill est le premier indice que j’ai reçu d’une conduite différente, qui, j'en suis certain, ne sera pas contenancée par le gouverneur-général en conseil. Il est particulièrement digne de remarque que, par les dispositions de ce bill, le clergé des diverses dénominations religieuses ainsi que les conseillers de district et magistrats dans le Haut-Canada, sont privés de la charge de visiteurs d'écoles, tandis que dans le Bas-Canada les mêmes personnes et bien d’autres sont retenues comme visiteurs ; et là le clergé a même le pouvoir de choisir les livres de religion que devront employer les élèves appartenant à sa croyance religieuse. Une différence ausc: essentielle dans les principes de la législation des deux sections de la province doit paraître extraordinaire à toute personne qui veut observer d’une manière impartiale,— que dans le Bus-Canada où la religion catholique romuine domine, le clergé soit revêtu de si grands pouvoirs, tandis que dans le Haut-Canada où la religion protestante domine généralement, le clergé ne puisse absolument visiter les écoles. Je suis certain que le gouverneur-général en conseil n’a pu ètre au fait d’une omission aussi odieuse dans le bill, Si la section des

visiteurs d'école dans la loi des écoles du Haut-Canada | est une lettre morte, comme l'a souvent prétendu dans | les papiers publics le père putatif du nouveau bill—alors il n'en réaulte aucun mal, Mais si cette section | cle la loi n°a pas été une lettre morte, sielle a fourni l’ovcn. | sion aux ministres des différentes croyances religieuses | d'établir desrelations amicales les uns avec les autreset | d'augmenter ainsi l'esprit catholique de la charué | chrétienne dans ts es environs, et de combiner l'in. | fluence du clergé, des magistrats et uutres personnes | avec celle des parents et des enfants immédistement intéressés dans les écoles élémentaires, et si l'on ne ! peut pas citer nn seul cas où rette section (le l'acte ait produit du mal, alors pourquoi la révoquer ? Je ne puis voir d'autres raisons pour celte proposition que l'hostilité du vère putatif du nouvaun in aux congrégations religieuses les plus nombreuses dans le Haut-Canudu. D'après les rapports statistiques des écoles pour 1847 et 1848, il parait qu'il n Gé fait, en 1847, 1823 visites d'écoles par le clergé—en 1848, 2254 ; pur les cunscillers du district, en 1847, 882—en 1848, 959 ; par les magistrats, en 1847, 1203—en 1848, 1459, Je souruets dune qu'aucun ami candide et écliiré de l'éducation générale ne voudrait voir révoquer dati la loi des écules une section qui a réveillé duns le cours des deux premières années de son fonctionnement une influence si puissante, mais jusqu'ici assoupie en faveur des écoles élémentaires,

4. Je remarquerai en quatrième lieu que ce bill n'établit aucune disposition quelconque pour mettre à ! effet un système où des règles générales pour les écoles élémeniaires, bien qu'il admette la nécessité de ces règles et de ce système, Pur une disposition de la troisième section, le surintendant en chef est obligé de “veiller à ce que tous les deniers répartis par lui sous l'autorité de cet acte soient employés pour les fins pour lesquelles ils ont été accordés.” Cette disposition admet et suppose la nécessité d'un contrôle de la part du gouvernement afin de faire remplir dans l'emploi des deniers d'-cules toutes les conditions imposées par | la loi, Mais quan nous venons à examiner les dispo. sitions du bill qui doivent mettre ce principe à effet, nous les trouvons non seulement défrctseuses mais en contradiction à tous les détails du bill qui ne permet pas as surintendant en chef de connaître, enenre moins de décider, les demandes locales de deniers d'école dans aucun ax quelconque, et qui met l'emploi et la distribution de res deniers non pas dons les mains d'officiers responsables, (comme c'est le cus dans d'autres dépurtements du gouvernement) mais dans les mains de corps électif dont chaque membre (comme les membres de l'assemblée législative) est intéressé à arracher autant qu'il pourra pour l'arrondissement qu'il représente, sans s'inquiéter de ce que deviendront les autres arrondissements ; et celui qui, par son tact et sa Vigilance, en obtiendra le plus pour ses coostituants sera le plus préconisé par eux, que ces deniers viennent du fonds de secours on de tout autre fus, sans égards aux réclamations où aux besuins des autres arrondisse. ments, Les membres de ces corps élestifs comme représentants de d'férentes parties du corps social sont parties intéressées dans tous ces actes el ne peuvent pas en conséquence agir uvec impartialité, L'imoartiabité et la responsabilité d'un juge dans ces actes ailministratifs exigent, je crois, use méthode d Mérente de celle que propose ce Diil pour mettre à effet les dispositions financiaies de la loi des évoles, Et ce qui me confirme davantage dans cette opinion ce sont les dispositions des lois d'école de chaque Etat en Amétique et de tous les pays en Europe où il existe un | système d'éducation élémentaire. Je ne connais pas de système d'école dans le Bas-Canada où dans aucun des Etats de l'Amérique dans lequel un officier de P'Etat n'est pus l'autornté responsable chargée de distribuer les deniers de l'Etat et d'en veiller à l'emplo titèle, Mais mon objet n'est pas d'établir une those ;

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je veux simplement rappeler des faits que les détuile de ce bill contredisent duns toute l'acception de ce principo admis, et du devoir imposé au surintendant en chef de veiller à ce que tous les deniers par lui répartis on vertu de l'autorité de cet acte soient appropriés nux fins pour lesquelles ils ont été accordés,

Sur ce point je désire faire remarquer en outre que ce bill exige que le surintendant en chef des écoles étublisse des formules et des règles jour diriger toutes les opérations des écoles élémentaires —ulimettunt uinsi lu nécessité de quelques règles gé: érules ; mais le bill n'étublit aucun moyen quelconque pour faire obe server ces règles où remplir aucune des conditions qu'elles entraînent, TE n'y à point de dispositions qui permettent au surintendant en chef de consiuter mème si aucune de ces règles est observée duns nn seul town ship où arrondissement d'écoles duns le FHaut-Canada, Fu a point de dispositions qui le mettent en état de connaître le nom du surintendant du townxhip des écoles élémentaires ; et aucun des surintendants de towaship n'est obligé de répondre à aucune question que le surintendant en chef peut lui ndresser, encore bien moins de se conformer à aueune de ses décisions, instructions Qu règles, où Les faire exécuter,

5. Je férai remarquer en cinquième lieu que les dispositions de ce bill sont également contraires à un autre objet important d'un système provincial d'écoles élémentaires, parce qu'elles dépouitlent te bureau provine cal d'éducation de son autorité relativenent aux livres d'écoles, et place cette autorité dans un grand nombre de bureaux locaux. Cest avec sagesse que bi lgisluture de l'Etat de New-York a plicé l'administrarion de l'école normale de l'Etat entre les mains du corps auquel la loi a donné le pouvoir de recommander les Livres qui devraient être employés dans les biblio thèques, ete,, des écoles élémentaires, Cet exemple a été suivi dans le Haut-Cunada. Unobj t de l'école normale provinciale est non seulement d'enseigner aux instituteurs les meilleures métlues d'enseigner certaines branches, mais encore de les familinriser avec le caractère et les imvilleurs modes d'enseigner duns cer. taius livres, et de classifier les élèves de leur école d'use munière correspondante ; et de mettre aussi les instituteurs au fait du caractère général des livres qui pourront être recommandés pour les biblimhèques décdes, et les meilleurs moyens de les y introduire, Les dispositions de ce bill perdent de vue ves objets iaportants et collatéraux des écoles normales—font disparaître la série des livres d'écoles de la province déjà généralement introduits—empéchent les €diteurs de la province d'imprimer des livres d'éeoles parce qu'ils ve peuvent point &trecertains qu'ils serant généralemeutemiloyés—et remplissent les évoles de livres importés et préconisés par des colporteurs, vu que les bueaux locuux ne peuvent commander les moyens ni les facilités de se mettre au fait du pris des livres à l'étranger et de se procurer les divers livres, et de chuisir, après avoir examiné et comparés, les livres les meilleurs et les moins coûteux pour leurs écules. Jr demanderai aussi si les mesures adoptées pur le bureau provincial d'éducation n'ont pas 616 ainsi beaucoup plus satisfaisantes et heureuses sous le rapport du earactère et des prix des livres maintenant employés dans près des deux tiers des écoles élémentaires dans le Haut-Canada, et cela durant une période qu: n'a pas été de trois nnnées. Je ne puis concevoir de raison suffi. sante pour metire un terme à cette carrière d'utilité et en détruire les fruits anticipés en abolissant le bu, reau provincin} d'éducation, et en créant un nombre de bureaux locaux qui ne sont pas dans une position à connaître les livres les meilleurs et les moins dispendieux, et encore moins à négocier et trouver les moyens de les mettre à la portée des classes les plus pauvres, Etant sur le point de pourvoir à l'établissement de bibliothèques d'écoles ct autres moyens de répandre

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les connaixeances générales je puis concevoir beaucoup de raisons d'augmenter lo nombre des membres et d'augmenter les pouvoirs et l'importance du buresa provineiul où consæil d'éducation, mais je n'en vnis aucune pour l'abolir,

6. Une autre remarque générale c’est que le mode de prépurer les rapports d'écoles exigés par co bill ent insuflisant, difficile et dispendieux au-delà de tout précédent, I oblige de faire deux enpies de chaque rapport de syndies, pour être l’un affiché duns l'arrondissement d':coles et l'autre transmis au surintendant de township; il exige aussi deux copies du rapport du surintendant pour être Don sonimis devant son conseil de township et Pautre transmis nu greffier de comté ; il oblige ensuite lo conseil municipal du comté à pré-

parer et transmeltre un rapport d'école de ‘comté qui |

doit être transmis au surintendant provincial, Ainsi

dans une tâche que les aiorités locales considèrent |

comme extrêmement fatiguante, et qu'elles ne remplis-

sent qu'avec répugnanes, leurs travaux se trouvent | doublés vu que l'on exige des rapports doubles ét des |

syndics et des surintendants de tewnship ; puis le-sur. intendant de townshipestobligé de transmettre une copie de son rapport annuel au greflier de comté ve qui lui donne tout autant de troible que de le transmettre au surintendant provincial —Auiès cela le greffivr de comté (comme l'on peut le supposer) doit préparer et transmettre au surintendant provincial un rapport d’6cole de comté compilé sur les rapports des divers townchips duos son comté, Cet officier, règle géné rale, est incapable de préparer ces rapports—ne ressent aucun intérêt ni obligation à les compléter, et il nest pas obligé d'écrire aucun de ces rapports ni d'en cor. riger les défectiosités s'en remarque quelquesunes, Maintenant c'est à ce conseil de comté seul, qui probablement se réunira une où deux fois pur année et pour quelques jours, où tout au plus au greflier de comté —uflicier qui n'a aucun rapport pratique avec les écoles et qui n'en connait pus le fonctionnement — que le surintendant en chef doit demander des informatious relativement à la manière dont les deniers d'école ont été employés et dant la loi des écoles à fonctionné dans les divers townships et localités dans le Haut-Canada. Les conseils de comté en contemplation ne sauraient posséder toutes les informations que les conseils de district actuels possèdent sur les affaires locales des écoles, encore si le surintendant en chef était laissé À cette seule ressource pour les rapports locuux et lex informations correctes sur les #aires locales des écoles ; il connattrait d'une manière

trop Vague et trop insufliacte l'état des écoles, et la |

manière dont le système fonctionne pour trouver et suggérer les moyens convenubles d'améliorer les intérêts d'écoles des diverses loralités. Je demande done si, au lieu de prépurer les rapports d'école et de recueillir des infor: ations si difficiles et si imparfaites sur d'état des écoles, il ne serait pas mieux et plus rue cile pour les syndics qui sont tenus de préparer leur rapport avant leur assemblée d'école annuelle de le lire à leurs constituunts dans la dite assemblée, ajoutant ainsi à l'intérêt et à l'importance de cette assemblée, et de transmeitre ensuite ce rapport au surintendant de townehip qui ferait rapport au surintendant en chef en la même manière que les surintendants de district font aujourd'hui. Avec cette méthode de préparer et transmettre les rapports annuels d'école il n’y au ni travuil ni dépenses doubles où superflus, Le surintendaut en chef recevra d’annés: en année une chose que tout chef de département devrait posséder afin de pouvoir constater le fonctionnement de chaque purtie du mécanisme du système, et l'améliorer et perfectionner ainsi autant et aussi promptement que possible, un rapport sur l’état de chaque école dans le Haut-Canada et les remarques annuelles du surintendant de chaqüe township sur tout ce qui a rapport au progrès et aux intérêts des écoles élémentaires dans les limites

de sa jarisdiction, Si ce rapport élnit défectueux de surintendant en chef pourrnit, comme il ln déjà foie, écrire au surintendant intéressé et faire corriger ainel l'erreur ; et si quelque comeil de township ou #rrondisement ne remptisetit pas les dispositions de da toi on pourrait retenir la part des deniers d'écoles qui sernient répartis au dit township où arrondissement. Mais le nouveau bill, tout ‘en limitant le surintondant en chef an conseil de comté ou greffier de comté pour les rapports d'écoles et les ‘informations lociles, permet de retenir les deniers d'écoles qui sont répurtis en faveur d'aucun comté si le evteil de comté ne ‘transmet pas son ravport d'école où si ce rapport n'est pas satisfaisant, Ce sont À les seuls moyens qui sout mis entre les mains du surintendant en chef pour faire exécuter toute la Toi des écoles, Mais un peu de recherches fers voir l'injustice etes maux qui résulte raient de la mise en fo cu de cette disposition du bill, Si un surintendant de towuship manquait de faire rapport au conseil deconté, ou sile rapport d'ancintown. ship était esswoniellement défectueux, le rapport l’école dueonseil de ewnté (même en supposant que celui-ci aurait le temps, qu'il serait capable et d'sposé de faire ce rapport) ne pourrait pas être satisfaisant, et chique towoship dans ce comté serait en conséquence exposé à perdre les deniers qui lui auraient été répartis, vu que le bill n'autorise pas le surintendant en chef à répartir aux townships mais bien uux comtés les deniers d'@cles ou à les retenir. Ou supposons qu’un conseil de comté ne serait pus pour se réunir entre le temps fixé pour faire les rapports de townships d'écoles et celui qu'il faut pour transmettre les rapports de comtés d'6coles, et faire la répartition annuelle des deniers d’écoles où supposons que le greflier de comté négligerait où manquera à préparer et transmettre le rapport de comté d'école dans la période en question, alors chaque township duns le dit comté serait privé de sa part des deniers d'écoles, bien que chaque towaship pourrait avoir scrupuleusement rempli les dispositions de la loi! [est donc parfaitement clair que cette disposition du bill serait parfaitement nulle ou que l'exécution en serait injuste où funeste, hormis le cas absolument improbable cù tous les townships d'un comté auraient chacun perdu leur droit à lu réparti. tion des écoles,

7. Quant aux dispositions générales de ce bill je ramarquerai encore une fois que, si elles viennent en opération, Les instituteurs seront exsosés à perdre vingt-cinq où quarante pour cent du fonds des écoles destiné à les supporter. Ce bill pourvoit à ce que la répartition des écoles en faveur de chaque co nté sera payée au trésorier de chaque comté ; et le dit trésorier a ordinairement droit à q'atre pour cent sur tous les deuiers qui passent entre ses mains, Ensuite le con. seil de comté est autorisé à déduire vingt-cinq pour cent sur toute la répartition pour créer un fonds qu'il contrôlera ‘pour les arrondissements d'écoles qui ne pourraient pas, sans secours spécial, établie et maintenir des écoles ;”* et il est bien connu que le corps municipal désire obtenir le contrôle de tous les deniers qu’il peut obtenir, et chaque conseil de comté sera sollicité de soustraire de la répartition des écoles le somme la plus grande possible, jar les memues qui espèrent par ce moyen grossir les appropriations faites en faveur les PA An qu'ils représentent, Le montant ainsi soustrait de la répartition des écoles ne diminuera pas seulement le montant distribué à chaque township, mais diminuera encore dans la même proportion le montant que chaque township est tenu de prélever pur cotisation. Puis il est encore pourvu que le salaire du surintendant de township sera un droit de commission sur les deniers qui passeront entre ses mains. Ainsi lu droit de commission du trésorier de comté, le per centage retenu. pour les arrondissements pauvres, et le droit de commission qui forme le salaire des surintendants de townships doivent être tous déduits du fonds

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des écoles—ce qui diminue d'autant le montant qui | doit être payé nux instituteurs comme salaire, Muintenant la loi actuelle pourvoit à ce que tout le fonds | des écoles—c'est-à-dire, l'allocation législative et un | montant égal prélevé par cotisation—soit payé aux | instituteurs ; de manière que le salaire des surinten- | dants et toutes les dépenses em rh encourues |

r prélever et payer les deniers d'écoles doivent tre payés en sus du montant égal à l'allocation légis- | lative répartie à tout township ou district, Ainsi le | fonds des écoles n'est point taxé ni diminué de six | deniers pour les frais d'administration de la loi des écoles.

1L faut aussi remarquer que pour choisir ‘ les arron-

dissements d'écoles qui ne peuvent pas sans assistance |

particulière établir et maintenir des écoles’ il faut

être parfaitement au fait des circonstances et du carac- |

tère de la grande majorité md mp dans tous les arrondissements d'écoles intéressés; et l'on peut supposer que cinq conseillers dans chaque township doivent

cinq fois mieux connaître ces circonstances et ce carac- | tère qu’une seule personne, et en conséquence l’on |

peut considérer que le conseil de township est cinq

fois aussi compétent sde conseil de comté pour dé- | élicates et difficiles qui intéressent |

cider les questions d les besoins socmux et individuels des personnes qui sont dans sa juridiction, Et dans le bi l’on ne voit

point de disposition qui permette au conseil de comté | lea divisions d’arrondissements | d'écoles d’un township; et l'on ne peut pas supposer |

de connaître mêrve

que le préfet (T'oronreeve) puisse toutes se les rappe-

ler et être parfuïcnent au fait des particularités de |

chacune d'elles,

La (rente-siri me section de l'acte unctuel autorise |

l'emploi de £200 pur année en faveur des écoles pour

lesquelles il n'est pas autrement pourvu dans les nou- | n'a pas été dépensé on employé !

veaux townships.

la moitié de cette somme pendant aucune année, Dans |

ma communication du 14 octobre dernier, j'ai fait voir |

de quelle manière l'on avait pourvu aux arrondissements d'écoles pauvres, et s'il fallait pour cela laisser

de plus amples moyens à la discrétion de chaque con- |

sil municipal, le conseil est revêtu d’amples pouvoirs pour y pourvoir,

L'acte des écoles autorise tout con- |

seil à prélever un montant aussi considérable qu'il |

voudra pour les fins des écoles élémentaires. Je n'ai

jemais insisté à avoir, dans chaque district où township, |

aucun montant plus considérable comme fonds des écoles que celui qui est réparti à même l'allocation législative. Toute somme qui peut excéder le montant qu'un conseil peut juger propos de prélever pourra, (comme l'ont fait quelques conseils,) être employée de cette manière au soutien des arrondissements d'écoles pauvres dans sa jurisdiction pour lesquels il n'aura pas été autrement pourvu, à la discrétion de chaque conseil. Chaque conseil a le pouvoir de changer, étendre et réunir des arrrondissements d'écoles dans sa discrétion. Le bill des corporations munici.

pales permet de réunir les townships les moins peuplés |

aux townships qui le sont plus ; et c’est ainsi que les besoins des arrondissements d'écoles pauvres seront satisfaits sans que l'on diminue en rien le fonds des

écoles, sans que l’on établisse une classe distincte |

d'arrondissements pauvres où qu'on les soumette à |

d’autres règlements que ceux qui s'appliquent géné- |

ralement aux arrondissements d'écoles,

Avant uinsi fuit ces remarques générales sur les dis- ! 1 Ca

psitions du nouveau bill des écoles, je vais maintenant discuter en détail quelques-unes des dispositions, Il

ne m'est pas possible de les discuter toutes dans des ||

limites saisonnables, et je ne pense pas que cela soit |

nécessaire après L:s remarques que j'ai déjà faites.

Premiére et seconde sections.

disposition pour un second clerc dans le bureau

I n'est pas fait de |

ess

d'éducation du Haut-Canada comme dans le Bas- Canada, et comme le gouverneur-général en conseil à bien voulu l'approuver dans une lettre du secrétaire provinciul, datée le 19 janvier, 1849, Et l'omission et la révocation de l'autorité donnée dans les cinquième et septième clauses de la seconde section du présent acte des écoles, (autorité qui, sous les deux rapports, est donnée aux surintendant des écoles de l'Etat de New-York d'une manière bien plus illimitée) détruit les moyens qui ont permis au surintendant en chef de développer l'utilité de la loi des écoles et de l'école normale à un point que l'on n'aurait jamais pu atteindre autrement, comme jo pourrais le prouver s'il en était besoin, Mais je reviendrai sur ce sujet duns un autre endroit, J'ai déjà mentionné le fait que le bill ne donne au surintendant en chef aucun moyen d'exécuter la troisième et la cinquième clause de la seconde section,

Quatrième el cinquième sections. Perte pour le fonds des écoles—embarrassantes et dispendieuses sans nécessité,

Sixième, septième, huilième el neuvième sections. J'en ni déjà fait voir les objections et l'inutilité ; entratnent beaucoup de troubles et de dépenses inutiles, et occasionnent beaucoup de plaintes et de querelles,

Dixième section. Proviso qui souffre beaucoup d’objections et qui ne s'appliquera jamais aux individus qui composeront une majorité dans les questions d’argent dans l'assemblée législative ou toute corporation Er que chaque conseil municipal est établi et consiacre.

Onzième section. Inutile.

Douzième section. Un surintendant devrait visiter chaque école au moins deux fois pur année; mais l'obliger À examiner chaque école publiquement est contraire à toutes les règles et à tous les usages suivis dans tous les états et pays où sont établies des écoles élémentaires, La troisième clause de cette section est encore plus contraire à l’ubjet que l'on veut atteindre, l'inspection des écoles, aussi bien que contraire à toutes les instructions données à ce sujet aux inspecteurs d'écoles, en Angleterre, en Irlande et dans tous les autres pays où l'on trouve un système parfait d'inspection d'écoles. Les objets premiers pour lesquels on examine les écoles sont de permettre au surintendant de connaître l'état réel et le caractère de l'école— la condition dans laquelle se trouve la maison d'école —la discipline de l'école, les habitudes du maître, son mode d'enseignement, les études et les connais. sances et le progrès des élèves, et de faire voir à l’instituteur ce qui est défectueux, et lui suggérer ce qui est nécessaire à l'utilité et au succès de l’école, Pour cela il faut deux choses, Il ne faut point que cette visite soit annoncée, car les maîtres incapables s'y prépareraient d’une manière particulière sous le rapport de l'apparence et de l’ordre dans la maison, du nombre desélèves, etc., et alors le surintendant ne pourrait point se former une idée juste de l’état ordinaire et du caractère de l’école. Secondement, il doit y avoir tout le sans gêne d'une entrevue privée, Le surintendant nuirait à l'instituteur et à l'école si, dans son examen, ses remarques et ses questions, il mettait à nu pabliquement les défectuosités d'un maître ou du mode qu'il suit pour conduire son école. Îy a une grande diffé. rence entre l’objet et le caractère d’une visite d'inspecteur dans une école et les examens publics trimestriels ou annuels d'une école, Ces dernières sont des jours d'apparat, tandis que les premières sont des jours d'examen régide, de blâme, de conseil et d’encouragement suivant qu'il est à propos, Le mode et l'objet de ces visites d'écoles, et l'inconvenance absolu de les annoncer préalablement ont été habilement exposés par le maître principal de l’école normale provinciale dans

HAUT CRETE à ITR CR RS DEL CRET RES ES à

le Journal of Education for Upper Canada du mois de mai, 1848, pp. 129.195, Dune lu plus grande partie du pays l'avis préalable donné à l'instituteur serait accompagné de grands inconvénients pour le surintendant ; et s'il manquait à le faire (comme cela arriverait nécrasni. rement du plusieurs cas) il causerait beaucoup de sujets de plainteset de mécontentements parmi les instituteurs, Je sais qu'il est quelquefois utile d + réunir les syndics ot ceux qui supportent l'école ; mais c'est 1à l’objet des lectures du surintendant et desexumens trimestriels, Îl peut y avoir des cas où dans les visites ordinaires d'inspection la présence des syndies et des parents peut être ngréable et utile À toutes les parties, mais Jo pense que toutes les matières de détail quant aux mode de procéder et dans les cas où l'on peut se permettre de la variété peuvent ètre laissées à la discrétion des individus et sont du ressort des instructions générales Législater sur tous les détails relatifs au mode de procéder, c'est grossir le statut d'une manière

indue, embarrasser l’action et donner lieu à des dis-

putes sans fin, Cette remarque s'applique à une grande partie de ce qui est contenu dans les diverses clauses de cette section. J'ai déjà assez parlé d'un bureau d'éducation de comté au lieu d’un bureau d'éducation de la province pour fixer le choix des livres d'écoles, Les quatrième et sixième clauses de cette section supposent plus de pouvoirs entre les mains du surintendant de township ; mais il ÿ a d’autres dispositions qui font voir qu'il ne possède aucun pouvoir quelconque

ur exécuter ce que ces clauses lui prescrivent de aire,

Les septième, huilième et neuvième clauses de cette section abolissent tout système provincial relatif à l’emploi des deniers d'écoles, et annulent les conditions actuclles relativement au paiement de ces deniers, Et même l’on met de côté cette condition, jusqu'ici et toûtne actuellement indispensable dans tous les pays où Von a établi un système d'écoles publiques, de tenir une école ouverte pendant une période fixe de l'année, sous les soins d’un instituteur qualifié, —seul moyen qui protège le fonds des écoles contre Ve gaspillage et

les abus, et le moyen le plus important pour relever le caractère des écoles élémentaires. La dernière partie de lu septième clause est anomale ; et la dernière partie de la neuvième clause est incompatible avec la troisième clause de la seconde section, J'ai déjà fait des remarques sur la nécessité de faire deux copies du rapport des écoles de township, tel que requis par la dixième clause, Le contenu de ce rapport tel qu'énuméré dans

les diverses divisions de cette clause, sont les mêmes |

que la loi exige et pour lesquels elle a établi des formules que le surintendant en chef a transmis à tous les surintendauts locaux.

Douzième (treizième) section. La pénalité pour tout délai dans le rapport, en retenant les deniers d'écoles qui reviennent à un township jusqu'à ce que ce rapport soit transmis, n'est pus suflisante pour que se rapport soit transmis au ler mars, puisque d’après le bill les deniers d'écoles ne doivent être payés que deux mois après; et la pénalité de dix louis pourrait être prélevée sur le préfet (townsreeve) par le greffier de ville, beaucoup plus promptement que par le plan proposé.

Treizième section. Un état des recettes et des dépenses de deniers d'écoles par le surintendant de township au greMier de ville, ne suflit pas, Des auditeurs devraient être nommés pour examiner ses comptes et l'on devrait exiger des pièces justificatives pour tous les articles de dépense, I n’y à pas de dispositions relatives à l'emploi de l'amende de vingt-cinq louis imposée par cette section.

Quatorzième section. Les avis et rapports exigés par cette section sont embarrassants et la plupart inu-

Lt

tiles et souvent impraticables, vu qu'on général les conseils ne doivent pas se réunir dans le temps pendant lequel les avis nécessaires doivent être donnés, 1 semble qu'il serait tout-à-fait suffisant de donner ces avis à l'assemblée qui suivra les éventualités que l'on suppose. ;

Quinzième section, J'ai assez parlé du per centage

x le surintendant de township reçoit à même le fonds des écoles,

Seizième, dix-septième, dix-huitiôme, dix-neuvième, vingtième et vingt-et-unième sections sont

copiées en substance sur l'acte actuel; mais Île

| proviso de la vingt-et-unième section entraîne une

grande injustice et produira des‘querelles sans fin, 1 suppose un individu privé du pouvoir et des ressources de sa charge dans une corporation, cependant soumis individuellement, suivant le plaisir d'un autre, aux obli-

gations contractées pendant qu'il était membre de la dite corporation,

De la vingt-deuxième à la vingt-huitième section inclusivement,—copiées sur l'acte actuel ; excepté la dernière partie de la ving-sixième section qui exige une copie double de toutes les délibérations d’une assem- Llée d'élection de syndics, pour être l'une affichée pour l'information des personnes qui sont supposées et qui devraient être présentes à la dite assemblée, et l’autre transmise au greffier de towaship, mais qui devrait être transmise au surintendant de township, lequel devrait avoir une liste des noms de tous les syndics de son township afin de pouvoir juger des ordres qui lui seront présentés pour paiement de deniers d'écoles,

Vingt-neuvième seclion. La première clause de cette section oblige les syndics à recevoir les deneirs de quelque source qu’ils viennent,” tandis que d'au. tres dispositions du bill obligent le surintendant de township à payer tout le fonds des écoles non pas à des syndics, mais (comme cela devrait être, et comme la loi actuelle l’exige,) aux instituteurs sur l’ordre des syndics. La seconde clause et la première partie de la troisième sont copiées sur l'acte actuel; mais les restrictions imposées au conseil peuvent devenir l’occasion de bien des obstacles et des embarras, et ne peuvent produire aucun bien vu qu'aucun conseil ne voudrait imposer des tuxes qui ne seraient pas nécessaires pour l'achat ou l'érection d’une maison d'école. Une grande partie des quatrième et cinquième clauses souffrent les mêmes objections, je m'en suis convaincu après beaucoup de recherches, Les sixième, septième, huitième, neuvième, dixième et onzième clauses, sont en substance les mêmes que dans Pacte actuel. Mais dans la dernière partie des 3e, 4e et 6e divisions de la onzième clause, on veut faire insérer des choses extraordinaires dans les rapports des syndics dont on exige deux copies de chaque, On demande que non seule. ment le nom des enfants d'âge à aller aux écoles dans chaque arrondissement soit rapporté, mais encore ‘les noms des parents ou autres personnes avec lesquelles ces enfants résident et le nombre d'enfants qui résident avec chacun d’eux”’—obligation qui double la longueur des rapports et le trouble des syndics et qui me parait inutile et sans valeur. Les syndics sont aussi tenus de rapporter le nom de que enfant de plus de seize ans qui fréquente leurs écoles, et le nombre de jours qu'il peut avoir assisté, et le mois ou les mois dans lesquels se trouvent ces jours—autre obligation bien embarrassanteet, suivant moi, bien inutile. Lessyndicssont pareillement obligés de rapporter “le nombre des élèves qui se sont distingués par leur bonne conduite et leurs progrès.” Les syndics peuvent n'avoir pas les connaissances nécessaires où n'être pas capables de faire ces distinctions entre les élèves, et peuvent n'être pas des juges désintéressés entre le ruérite de leurs propres enfants et celui des enfants de leurs voisins; et l'instituteur peut ne pas vouloir faire de distinction entre les

enfants de ceux qui l'em où ne trouver À

de dede eut gere des À ve des autres.

Cet une de ces petites affaires de A6mil qui, jo pense, ne devrait pas faire le sujet d'une lni, mais devrait être laissée À la discrétion dés autorités locales.

Trentième section, J'ai déjà fait des remarques sur les dispésitions entiuyeuses ot embarrassantes de cette section.

mêmes que dans la loi actuelle,

Trente-troirième section. Copiée sur le projet de bill transmis par moi en février, et suffisante je crois pour prévenir toute fraude, sans la dernière partie de la

div section

ion de la onsième clause de la vingt-neuvième

Trentequotrième et trente-cinquièn

nuyeuses, compliquées et inutiles.

Trente-sixième section. La première partie de cette sciion est nécessaire et « été copie sur l'acte actuel ; mais la seconde partie depuis le mot ‘‘année ” dans lu seconde ligne de la 19e page, jusqu'à la fin de la section se trouvera impraticuble en plüsieurs cus et deviendire une source d'irrégularités et de mérontentements. La disposition simple » se trouve dans la douzième section du projet de bill que j'ai soumis en févtier rencunirera les diverses opinions qu'entretiennent

fonds des écoles, et fera finalement adopter le mvilleur principe.

Trenle-seplième section. On n'établit aucune disposition relativement aux taxes pour l'achat de bitliothèques, et les imposent des formules, iles conditions et restrictions qui ne peuvent produire aucun bien et qui ne peuvent que causer de l'embarras aux

syndies et de conseils devraient être les seuls juges

du mode de pourvoir au soutien de leurs propres écoles.

Leur propre expérience et leurs intérêts les guideront

mieux que toutes les restrictions législatives possibles

dans le choix des meilleurs moyens de supporter leurs

Trente-huitième section.

cette section est maintenant devenue loi ; mais l’addition de la seconde partie depuis les deux points dans la neuvième ligne de la 20e page, est un autre ajouté de formules et d’exigences inutile et emburrassant,

Trente-neuvième et quarantième sections. Ces sections sont inutiles, vu que chaque conseil municipal a le pouvoir d'abolir, changer, agrandir ou réunir les arrondissements d'écoles à discrétion ; et que les syndics peuvent ayoir dans chaque école autant d'instituteurs et de départements qu'ils voudront, sans les formules et les règles gênantes qui sont imposées ici, et

le plus d'objection à la fin de la quarantième section.

Quarante-el-unième section. Cette seetion, jusqu'au

ce conditions et restrictions inutiles et embarrasantes | qui abondent dans le bill, et qui, je crois, seront fécondes

en querelles et funestes aux intérêts des écoles, plus grande partie des querelles qui ont été portées

venus de ce que les corporations de conseil et de syndics | avaient trop peu (et pas assez) de pouvoir, et qu’elles |

Trente-ct-unième et trente-deuxième sections. Les |

e sections. | Dans ces sections on trouvera beaucoup de choses en- |

les difiérents districts sur le principe de distribuer le |

Anar et aux consæils. Je pense que les corporations |

I à e de | ner les certificats provinciaux.

3 première partie de |

sans le proviso qui offre le plus d'injustice et qui souffre ! P 1 ] 1

eo ‘appartient ” dans la 24e ligne, est la même que | \'ans la loi actuelle ; rnais le proviso ajoute encore à !

La |!

& En «naissance Pour ces trois dernières années sont !

étaient soumises de trop de formules et de restric- | tions. |

A sp é !

Quaranle-deurième et quarante-troisième sections à

sont copiées sur le projet du bill que jui soumis en f6vrier, et sunt nécessaires. a

Quarante-quatrième section. Ne peut pes foire de mal, exeepté par rapport à l'espace qu'elle œcupe dans le livre des statuts, vu qu'elle no sera pas suivie et qu'elle est inutile par rapport aux pouvoirs diserétionnaires qui sont donnés ailleurs pour former des arrondissements d'écoles et pour venir au secours due arrondissements pauvres,

Quarante-cinquième, quaranle-sirième et quarante- | septième sections, Tout ce que l'on veut obtenir pur | ces sections est obtenu avec les dispositions du présent

acte et peut être obtenu en tont temps sans les formules et les proetsos qui y sont prescrits, Elles me poraiment | superflues et embarrassantes en connexion avec les dispositions actuelles et pour les écoles de grammaire et pour les écoles modèles.

Quarante-huilièôme section. La défense de nommer sucune personne % instituteur d'une école de grammaire s'il ne produit on certificat de quulification signé pur le matire principal de l'école normale du Haut-Cenada” est une disposition vraiment extraordinaire, surtout quand l'on considère que l'école normale n'est pas une école classique, que le mutire pue n'est pas un professeur classique, etquand la plupart des personnes qui demandent à enseigner dans les écoles de grammmaire sont des gradués d'universités britanuiques ou canadiennes,

Quarante-neuvième section. Cette rection parait aussi anoimale que la précédente, Si le maître prineipal de l'école normale était autorisé à donner un certificat provincial de qualification à tous les demandants il aurait des centaines de demandes tous lés ans; et il doit ou refuser d'agir, et donner ainsi aux demandants raison de se plaindre, où consacrer une grande purtie de son temps à ces demandes, [ne peut pas connaitre les demandants ; et la section n'exige pas non plus qu'il s’informe où même qu’il connaisse leur caractère moral. D'ailleurs le maître principal se contente d’enseigner les langues, ka géographie et l'histoire; les mathématiques, la chimie et l’histoire naturelle étant

| enseignées par le maître de mathématiques qui devrait

| certainement être associé au maître principal pour don- D'ailleurs, cette section propose de donner au maître principal de l’école normale seul le pouvoir irresponsable de donner et annuler les certificats provinciaux de qualification aux instituteurs—pouvoir qu d'après les principes du gouvernement responsable, ne devrait être exercé que

4 Par un officier provincial responsable, Le maitre prin-

cipal de l'école normale n'est pas un officier du gouvernement, mais bien du bureau d'éducation; mais lon se propose de lui accorder un pouvoir obsolu indépendant du bureau et du gouvernement. On demande aussi si ces certificats Lnsent de l’école nor. male ne devraient pas être limités aux étudiants de cette École, dont le caractère et l'aptitude À enseigner, ainsi que les connaissances, sont connus des autorités scolaires °° Duns la dix-septième section du projet de bill que j'ai soumis le 18 février il était proposé qu'il fut“ loisible ou surintendant en chef des écoles, par et de l'avis et recornmandation des maîtres de l’école norinale pour le Haut-Canada, de donner des certificats de qualification comme instituteur d'écoles 6lémentaires dans aucun district du Hant-Canada : pourvu qu'aucun tel certificat de qualification re serait donné à aucune personne qui n'aurait pas 616 étudiant de la dite école normale pendant une période d'au moins cinq mois. Et pourvu aussi, que toute personne à laquelle le dit certificat de qualification serait donné aurait droit à tous les priviléges et avantages, et serait sournise à toutes les obligations et responsabilités de tout instituteur légalement qualifié dans aucune partio

du Haut-Canadn jusqu'à ce que son certificat de qualification fut annulé” Les sentiments hostiles bien connus que l'auteur du Liil sous considération portait au surintendant en chef des écoles n sans aucun doute empêché l'adoption de la section que j'ai citée, ot l'ont engagé à y substituer uno nutre clause de même caractère ; mais je demande quelle des deux sections ent le plus en harmonie avec l'état des choses et notre système de gouvernement? Jo remarque que, dans P'étut de New-York, le surintendant en chef à tous les pouvoirs que la quurante-neuvième section de ce bill

o de donner au mattre principal de l'école normale, mais que je n'ai jumais recommandé de donner au surintendant des écoles pour le Haut-Canada,

uantiime, nenle-el-undime, Er Pr et a, ème sections, Dans la cinquante-cinquième section du projet de bill que j'ai soumis en février, jo recommundais la nomination d'u bureau d'examinateurs de ; mais je suis certain que ces sections du nouveau bill seront très désavantagouses pour des ruisons que j'ai données dans mes temorques générales, 11 n’est pas établi de disposi-

tions pour payer les dépenses de ces bureaux.

Cinquanie-quatrième section.

positions de la loi actuelle,

C'est une des dis-

Ci te-ci , Cinquanle-sirième, cinquant ième et ante-huiticme sections changent tout le caractère et la constitution de l’école normale et renversent entièrement le système d'administrution sous lequel cette institution «a été étublie et s’est perfectionnée à si peu de frais jusqu'à l’état d'utilité reconnue dans lequel elle se trouve aujourd'hui, Si l’auteur de ge bill eut jamais vu une école normale, et examiné la manière dont elle était constituée et régie,

i n'aurait pas dressé ces sections tel qu'il l'a fait, S'il | tait nécessaire, k pourrais faire voir que ces sections, | ur

en devenant en furce, entraineront une perte de £100 à £200 par année pour le fonds des écoles normales, F1 serait sans doute agréable à l'auteur de ce bill d'éloigner le surintendant en chef de la surintendance générale d'une institution qu'il a fondée et qu'il a

toujours si ardemment désiré perfectionner autant que |

possible ; mais en cherchant à le faire l’auteur du bill se départit de tout précédent, saire a reçu £1000 sterling pur année pour prendre la surveillance générale des écoles normuleset modèles. Dans l'Etat de New-York, la loi pourvoit 4 à ce que l'école normale sera sous la direction du surintendant des écoles élémentaires de l'Etat et des régents de l'université ; ” de manière qu'il n'est pas même nommé un comité de rége, qu'il west pas choisi un officier, qu'il n'est pas dépensé une piustre, qu'il n'est pus fait un règlement sans la sanction distincte et séparée du

surintendant de l'Etat-nouvoir que je n'ai jamais |

proposé d'accorder au surintendant en chef relutivement à l'école normale du Haut-Canada,

blissement de cette nature et le gouvernement d'un

côté, et des rapports pratiques de tous les jours entre le |

bureau et tous ceux qui ont des rapports avec l’école

normale de l'autre, soit par l'entremise du surinten- |

dant en chef ou de son assistant confidentiel et représentant quand il est absent. L'étendue et l'importance

de ces rapports même pour les divers besoins et dépen- | ses de l'école norinale, ne peuvent être bien appréciés | que par des personnes parfaitement au fait du fonction- |

nement de ces institutions. Sur ce point je me con-

tenterai d'ajonter que j'ai entendu les opinions de tous | les membres du bureau d'éducation (un seul excepté) ||

sur ces sections du bill, et leur opinion s'accorde narfaitement avec les vues que j'ai exprimées.

Cinquante-neuvicme section. La même que dans la loi actuelle.

A Dublin, un commis. |

Mais il est !

nécessaire qu'il y ait un lien responsable entre un éta- !

Soirantième section. A née pour normale ; c’est la qu permes

York, à l'expérience et au jugement du bureau d'éducatiun,

Soixante-el-unième section. L' en vue par cette section peut être obtenu plus facilement par une lettre circulaire d'instructions du secrétaire provincial spécifant les sujets et la forme de ces rapports.

Soixante-deuriime section. Copiée ( de bill, ainsi que la Pr

Soixante-troisième section, Qui paurvoit À l'élablissement de bibliothèques d'écoles ; mais le esentiel que j'ajoutais est omis—savoir, que ‘“ aucune aide ne serait donnée pour l'établissement et le soutien d'aucune bibliothèque d'écoles élémentaires s'il, n'est souscrit et dépensé à même les ressources locales et pour le même objet un montant égal.”

Snixante-qualrième, soixante-cinquième, soixantesirième et soirant section. Les mêmes en substance que celles de mon projet de bill du mois de février, mais exprimées en termes obscurs et exigeant des formules ennuyeuses,

Soixanle-huilième section. Sur le système emberrassant et imparfait des conseils de comté lequel exi des rapports annuels d'écoles ; et j'ai déjà fait assez remarques sur eng rat quelle on 1 de faire en double des rapports d'écoles de township et de syndie,

Soixante-neuvième section. Copiée sur mon projet de bill soumis en février,

Soixante-dirième et soixante-onzième sections, Inutiles,

Soixante-douzième section. La loi actuelle,

Soixante-treiziôme section. Laissera, le 1er janvier, 1850, tout le Haut-Canada sans un seul maître d'écoles élémentaires légalement qualifié, et causera un trouble immense et des querelles nonibreuses.

Soixante-quatorzième section. Pourvoit à l'étnblissement d'une école provinciale d'art et dessein, ot est copiée dans mon projet de bill soumis en février,

Soiante-quinzième section. Est contraire à toutes les dispositions que les Etats voisins et d'autres pays ont établies pour la décision des questions d'écoles suivant la lui—elle enlève au gouvernement tout pouvoir de mettre à exécution les dispositions de l’acte des écoles et subordonne les instructions et les décisions du surintendant en chef et même du gouverneur-géné. ral en conseil à la décision finale de chaque conseil local,

Soixante-seizième section. La même que la lui actuelle.

Sairante-dix-seplième et dernière section. Révoque toutes les anciennes lois d'écoles,

Ayant ainsi examiné les diverses dispositions et les traits principaux de ce bill, j'expose maintenant au gouverneur-général en conseil que presque toutes les sections qui ne sont point contenues dans l’acte actuel ou dans le projet de bill que jui soumis en février sont théoriques, Leuree, compliquées, dispendieuses et sans force, Je demanderai respectueusement quel avantage l'on gagnera en changeant la loi actuelle des écoles pour une loi deux fois plus longue dans ses termes, qui présente un mécanisme deux fois plus considé-

rable, des formules plus nombreuses, aucun arrangement ou bien peu entre les sujets, et aucune harmonie entre les parties ?

En sus de ce qui a déjà été dit jusqu'ici et de ce qui est exposé ici, je remarquerai que si l'on passe le nouveau bill on détruira cette succession de syndics d'écoles maintenant établie et l'on introduira au commencement de l'année prochaine le désordre dans les engagements d'écoles, ls disputes et les maux qu'entraînait autrefois le changement complet dans les corporations d'écoles en élisant trois syndics au lieu d'un à la première assetublée annuelle.

Il faudra encourir les frais d'imprimer ct distribuer |!

(presque tout par la poste) 5000 à 7000 copies de ce bill volumineux pour les distribuer aux surintendants, aux conseils, aux syndics et aux instituteurs dans le Haut-Canada ; et il faudra également préparer, imprimer et distribuer un nombre correspondant de copies de formules et règles nouvelles. Le coût de l'impression des actes, formules et règles excèdera de beaucoup £100, et il faudra une somme beaucoup plus considérable pour les distribuer par la poste dans les divers townships.

Il obligera le surintendant en chef à faire le tour de la province pour se préparer d'une manière convenable pour une loi si pen ordinaire et si étendue dans ses dispositions et ses formules; et il reculera d'une année au moins le fonctionnement et les fruits de tout le système des écoles. J'annexe ci-joint un extrait statistique® indiquant le résultat du fonctionnement de la loi des écoles actuelle depuis 1846—année de transition entre le dernier acte et l'acte actuel; et bien quo l’on ait pris tous les moyers que pourraient fournir des lettres

explicatives, des formules imprimées pour assemblées, !

rapports, etc., pour rendre la transition d'une loi à l’autre aussi facile et aussi agréable que possible, cepen-

dant les états de 1846 indiquent une diminution cou-

sidérable avec les années précédentes; tandis que l'augmentation depuis ce temps jusqu'aujourd'hui dans tous les effurts et !2 co-opération qu'ont pu faire et offrir les localités et dans toutes les municipalités du Hau: Canada, excepté la cité de Toronto, est veniment sensible et satisfaisante.

L'introduction d'une nouvelle loi d'école doit aussi différer d’une autre année l'établissement de bibliothèques d'écoles élémenta res, vu qu'il serait inutile de chercher à faire plus que de vouloir faire comprendre au peuple et à lui faire exécuter un nouvel acte des

écoles dans les affaires ordinaires des écoles durant la |

première année de son fonctionnement,

Et je trouve qu'il serait très mal commode et inop- !

portun d'introduire une loi d'école entièrement nou-

velle dans le moment même ou le peuple se fait au

fonctionnement d'institutions municipales tout-à-fait

nouvelles-—agens propres au fonctionnement d'une loi |

d'école.

D'un autre côté, si l'acte actuel des écoles, lorsqu'on

en aura fait disparaitre les obseurités et les défectuosités, subsiste et est simplement adapté aux municipa-

liés de towaship que l'on veut établir, il ne faudra !

pas un seul règlement, une seule formule ou copie d'acte dans le cours de l'année courante, vu que toutes les autorités d'écoles locales en sont pourvues. [Il ne

faudra pas d’autres explications des dispositions de la ?

loi des écoles, vu que le peuple en est parfaitement au |

fait par suite de ma dernière tournée provinciale, de la lecture du journal d'éducation et de son expérience pratique ; et le surintendant en chef pourra dans la dernière partie de l'année courante consacrer son tra-

vailet ses circulaires à l'œuvre pratique de l'amélio- !

ration des écoles et maisons d'écoles et au grand œuvre de l'établissement des bibliothèques d'écoles,

* Voirie rspport pour 1848, pages 26-29, et appendice No, 1 et 2,

Dans le cours de mes remarques et de mes conversations avec toutes les clusses d'officiers d'écoles, j'ai trouvé que les grandes défectuosités dans l'acte actuel des écoles se résument principalement dans les pouvoirs trop limités des syndics et des conseils municipaux, Dans le projet de bill d'école que j'ai soumis dans ma communication du 13 février, j'ai consacré les six premières sections à remédier aux défectuosités de l'acte actuel des écoles, dans ce qui regarde les syndics, dans les cités et villes aussi bien que dans les districts ruraux ; dans les quatre suivantes, j'ai remésié à à celles qui ont rapport aux conseils municipaux. Puis, ayant établi une méthode plus efficace et plus systématique d'examiner et classifier les instituteurs, j'ai soumis les dispositions nécessaires pour l’école normale, l’école d’art et dessin et les bibliothèques d'écoles élémentaires. Puis, dans six courtes sections, j'ai adapté toute la loi des écoles aux conseils de ville et de township que l'on voulait établir —les mettant tous dans la position dans laquelle je voulais les voir, sous tous les rapports, à la place des conseils de district actuels.

Je demande donc s’il ne serait pus mieux, à présent, de passer le petit bill que j'ai soumis en février, (avec les explications nécessaires du but et des rapports des diverses clauses ;) et alors, lorsque les nouvelles institutions municipales auront été éprouvées et que le fonctionnement en aura été compris et apprécié, que l’on examine la manière dont chaque partie du système fonctionne—que cet examen soit fait par des individus compéterts et honnêtes et qu’il soit alors préparé une loi d'école claire, étendue et méthodique, et adaptée aux institutions municipales qui se seront développées dans le pays,

Le mode de payer l'allocation législative aux eursurintendants locaux devrait, je crois, rester comme il a été jusqu'ici, à la discrétion et commodité du gouvernement ; et je serai prêt en temps convenable à soumettre à l'hsniteon gl nâre! un mode de payer l'ullocation législative aux surintendants de township et de ville, beaucoup moins incommode pour le gouvernement et plus avantageux pour le trésor public et le système des écoles que celui qui a été adopté pour le payer aux surintendants de district, et beaucoup plus come mode et économique que celui que l’on propose dans le nouveau bill qui est l’objet de mes remarques.

Dans l'appendice ci-annexé, les tableaux statistiqnes, (No 1 et 2,) indiquent ce qui a été fait sous la loi des écoles actuelle, avec ses défectuosités bien reconnues, sous le rapport du nombre des élèves, les visites qui ont été faites et les ressources que l’on a trouvées dans la co-opéraiion volontaire des localités pour le soutien des écoles, sans compter la construction d'un grand nombre de maisons d'écoles, l'établissement et le succès de l'école normale, et l'introduction d'une série de livres uniformes et précieux dans environ les deux tiers des écoles élémentaires du Haut-Canada, et tout cela dans moins de trois années et sous des circonstances particulièrement désavantageuses, Je demande si une pareille loi doit être remplacée par un bill fait à la hâte et sans soins, et si l'on doit jeter au vent tous ces travaux, et renverser le fondement d'un système d'école sans examen et sans recherches.

La conviction profonde où je suis que je remplis mon devoir, et la grande importance et la variété des sujets que j'ai traités sont la seule excuse que je puisse offrir pour la lougueur de cette communication.

J'ai l'honueur d'être, Monsieur, Votre très obissant serviteur, | (Signé) % RYERSON, A s'honorable Jaues Lescie, Secrétaire de la province, Montréal,

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