‹ Copie de la correspondance échangée entre les membres du gouvernement et le surintendant en chef des écoles [microforme]Chapitre 30 sur 40 · ET RS SES, SOS SEE · texte numérisé non relu

ET RS SES, SOS SEE

Pour accuser réception de la lettre précédente. (Copie.)

Dungau pu SECRÉTAIRE, Montréal, 14 mai, 1849.

Mowsigun,—J'ai l'honneur, par ordre du gouvernour-général, d’accuser réception de vos remarques sur le nouveau bill des écoles ; et de vous informer que le sujet recevra toute l’attention de son excellence.

J'ai l'honneur d’être,

Monsieur, Votre très obéissant serviteur, (Signé) J. LESLIE,

Secrétaire.

Au Révérend Ecenrox Ryrensow, Surintendant des écoles, C. O.

Toronto, C. O.

No. VII

Corin d’une leltre adressée à l'hon. Robert Baldwin, |

M. P. P., procureur-géntral, Oues!, contenant des remarques sur le caractère et la nalure du nouvel acte des écol:s pour le Hout-Canada, 13 Vict., chap. 83.

Tonowrro, 14 juillet, 1849.

Privée.

Mon cHrr Mowsigur,—Je transmets ce jour, par | V'express Allen, les remarques que j'ai promises sur les | incipes et les dispositions du nouveau bill des écoles. | Pour un exposé compler de la loi actuelle et des amé- |

liotatiôns que je propose, ét des raisons qui m°y portent,

je ‘vous renvoie à més cominunications 6ficielles au |

secrétaire provincial à ce süjet—l'une est datée le 14 du mois dernier, et l'eatre: le 23 février.

Bien que mes reranrques se «vient étendues considé-

rablement, il ne m'était pas facile de les abréger et | vous donner un expos® clair des sujets en question et | de mes raisons de voir ainsi, et des mesures que je | croirais devoir prendre dans le cas où le nouvel acte |

des écoles deviendrai: la loi du pays. J'ai cru qu’il

Gtait de mon devoir d'exprimer mes sentimerits sans |

réserve et réticence. J'ai préparé mes remarques sous forme de communication officielle. Si, après examen

et délibération, vous approuvez les vues générales que |

j'ai exp’imées, et vous croyez tenu de füire servir votre influence officielle au maintien des grands principes et du caractère du système actuel des écoles élémentaires, je désire que ma communication soit considérée comme privée. Mais si vous en venez à d’autres conclusions, et si vous vous décidez à soutenir le nouveau bill comme la base de notre système fatur d'écoles élémen-

taires, je me flatte que vous n'aurez point de raisons |

de refuser de considérer ma communication comme offcielle, et de nature à être consultée plus tard comme contenant un état des raisons que j'ai d'abandonner ra charge. Je désire, comme de raison, pour des motifs

rsonnels et publics, connaître le résultat de vos déli- Pérations aussitôt que vous voudrez bien me les faire connaitre,

Si vous en vrnez à conclure que le nouveau bill d'école suit suspdu jusqu'à la session prochaine de Ia législature, où qu'il sui! désavoué par sa majesté, je ne vois aucune difficulté ou inconvénient à ce que le

présent acte fonctionne jusqu’à la réunion de la légis-

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lature, comme tontes les écoles ont des formules et des copies d'acte, Je suis persuadi que l'introduction du nouvel ucte d'école et du systume municipal dans le même temps entraînera beaucoup de confusion.

Quand, en obéissance aux ordres de lord Cätheart, j'ai préparé le’projet d’un bill d'école et l’expusé des principes et dispositions du bill, dans le mois de mars, 1846, M. Draper, (alors procureur-général,) examina la mesure, et la fit passer dans la législature. Je pense que si vous aviez pris vous-même la mesure en main, le résultat aurait 6t6 bien différent. Je ne puis certainement voir ‘identité ou d’analogie entre les qualifications d’un commissaire de bureau public et un législateur d'école. Je me flatte que vous considérerez de votre devoir de diriger votre att"ntion vers cette grande question d'économie, morale, iniellectuelle, municipale et sociale, et en prendrez la direction. Dans l’ordre de la Prnvidence, les intérèts intellectuels et moraux les plus élevés et les plus durables du Haut-Canads paraissent être placés entre vus mains.

En même temps, j'ai pensé, après mûre délibération, qu’il serait plus à propos de continuer, autant que je le puis, l’œuvre en contemplation pour les quelques mois qui suivront, comme si l’on n’avait pas intention d'introduire des changements dans le système des écoles. Ainsi donc, aussitôt que je le pourrai, je mettrai sous forme officielle, et transmettrai pour la considération du gouverneur-général, en conseil les propositions et la mesure que je vous ai expliquées dans le but de préparer et d'établir des bibliothèques d’écoles élémentaires dans les divers townships.

Dans l'index au volume du journal d'éducation qne je vous ai transmis vous pourrez voir l’exposé qui a été fait de tout notre présent système d'écoles élémentaires .

L’impression de mes deux derniers rapports annuels d'écoles a été terminée depuis que je suis à Montréal, et ils sont entre les mains de M. Lindsay, le greffier de l'assemblée législative. ‘Je vous renvoie à mon rapport pour 1847 pour un exposé des principes pratiques et du fonctionnement du système actuel; et à mon rapport que 1848, non seulement pour y voir le progrès de l’œuvre, mais encore les opinions que les suriitendants des divers districts entretiennent sur les sentiments de la partie intelligente du peuple au sujet des dispositions générales de la loi actuelle, surtout dans

| les districts de Niagara, Talbot et Brock, fermes sou-

tiens tous trois de l'administration actuelle. J’apprends que les membres de la députation de réforme du district de Niagara qui se sont rendus à Montréal, dans les premiers jours du mois de mai, pour présenter à lord Elgin une adresse spprouvant son administration, sont revenus avec des sentiments de chagrin vu que des membres du gouvernement leur ont donné l’assurance que le bill d'école alors devant la chambre ne serait point discuté durant la session.

Mais j'ai fini sur ce sujet; c'est à vous de décider et agir, et à la divine Providence à tout diriger. Votre très respectucux,

(Signé,) E. RYERSON.

Corir d'une lettre adressée à l'honorable Robert Baldwin, M. P. P., procureur-général, Ouest, sur le caractère et les effets du nouvel acte des écoles pour le Haut-Canada, (12 Vic., chap. 83.)

BUREAU D'ÉDUCATION, Toronto, 14 juillet, 1649,

Mossigur,— Conformément aux désirs que vous avez exprimés lorsque je vous ai vu l’avant-dernière

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semaine à Montréal, je vais soumettre par écrit à votre considération et à celle de vos collègues, si vous jugez à propos de leur soumettre cette lettre, les. circonstances qui ont rapport au nouveau bill des écoles pour le Haut-Canada ét à la j:rsition qu'il fait aux intérêts de nos écoles élémentaires,

Je ferai d'abord quelques remarques d’une nature toute pcrsounelle sur la manière dont j'ai 616 traité r rapport au bill et à la loi des écoles du Huut- Cana Cependant, pour ne point donner lieu à des malentendus, je prendrai la liberté de dire distinctement que j'ai reçu de vous, de M. Merritt et de M. Hincks toutes les politesses qu'un gentilhomme doit à un autre, et que je ne crois qu'aucun d’entre vous ait eu l’intention ou le désir de me traiter autrement que l'a 6t6 le surintendant des écoles pour le Bas-Canada, J'ai eu principalement des affaires à transiger avec le département de l’inspecteur-général, et je dirai ici ce que j'ai dit en différentes occasions et à diffèrentes pe que j'ai trouvé que c’est un véritable plaisir transiger des affaires avec M. Hincks, (aussi bien qu'avec son député,) par rapport à sa politesse, à sa omptitude et à la manière prompte et claire avec uelle il a saisi toutes les questions financières que j'ai eu de temps à autre à lui soumettre dans mes entrevues, M. Merritt m'a toujours traité avec respect et considération ; et ie me rendrais coupable d'injustice sije ne reconnaissais que j'ai reçu les mêmes traitements de votre part dans les diverses catrevues que j'ai eues avec vous au sujet d’affaires relatives à mon département. Lorsque je fus à Moniréal, la dernière semaine d'avril dernier, MM. Merritt ct Hincks m’assurèrent que le gouvernement n'avait pas l'intention d'intervenir dans ma position où mes devoirs. Après celte assurance spontanée et évidemment cordiale que me firent le président du conseil et l'inspocieur-général j'espérai que, pour ‘l'avenir au moins, le département de l'éducation dans le Haut- Canada serait traité avec la même justice que celui du Bas-Canada; et je dis alors, sur la suggestion de MM, Merritt et Hincks, que j'étais prêt à soumettre mes remarques et mes suggestions à propos du bill des Écoles alors sous discussion pour le Haut-Canada. La communication du 19 mai dernier en fut le résultat. Mais il est pénible de remarquer que cette communication n’a pas même té lue, quoiqu’elle eut rapport À la question la plus importante qui fut devant la législature, à un sujet qui était d'un intérêt vital pour le pays, et auquel j'avais consacré toute mon attention pendant près de vingt-cinq années, et mon attention exclusive pendant les quatre dernières années—un sujet qui affectait des intérêts sur lesquels j'avais au moins le droit d'être entendu. Je pense que j'ai droit de dire que ma communication n'a pas même été lue ;

car vous m'avez assuré ques#ous ne l'avez pas vue; |

M. Merritt me dit que ses occupations étaient telles + qu que pauo, N qu'il ne pouvait point s'occuper du sujet ; M. Hincks

était parti pour l'Angleterre avant que la question fut !

décidée ; et M. Cameron qui introduisit et fit passer ! le nouveau bill des écoles dit au rév. M. Grassett, | recteur de St. Jacques, Toronto, deux jours après que | le bill fut passé en comité, qu'il (M. C.) n'avait pas lu ma communication à ce sujet,

Je pense qu'il est vraiment regrettable, monsieur, que vous n’ayiez pas cru de votre devoir d'accorder aux écoles élémentaires toute l'attention que vous portez quand il s’agit de législater sur l'éducation universitaire, Je ne pense pas que vous ayiez pu sciemment devenir partie dans ce qui fait le sujet de mes plaintes ; et je suis cértain que vous ne refuseriez pas des informations sur un sujet si important de législation, ou que vous ne vous laisseriez pas influencer par des motifs personnels où que vous vous feriez l'instrument de misérables intrigues, Je pense que le système public d'éducation devrait comprendre depuis les écoles élé-

| les amis du système actue

| plation, : discours du trône à l'ouverture de la session, Quelques | semaines après l'ouverture de la session vous déclarâtes

mentaires jusqu'à l’université, tel que je l'ai expliqué dans mon ‘rapport sur le système d'instruction 616mentaire publique pour le Haut-Cannda,” (pagos 9, 153, 154) ; et quand vous avez cru devoir assumer |n responsabilité d’une mesure, je ne vois pas comment vous ayiez pu vous décharger des obligations que l’autre imposait, Mais je reviens au traitemont que l’on m'a fait subir à moi-même et à mon département à ce sujet,

1. Je remarquerai d'abord que le rapport du surintendant des écoles pour le Baæs-Cunada, nu sujet de la loi des écoles, aussi bien qu'au sujet de l’état dans lequel se trouve les écoles, a 6t6 soumis à ln législature et au publie, tandis qu’on leur refusait à tous deux mon rapport sur le même sujet, Est-ce là de l’impurtialité ? De la justice ? Le Dr. Meilleur dans son rapmg pour l'année 1847, avait confondu son rapport sur a loi des écoles et celui sur les écoles. Sur le premier sujet il consacrait plus de quatre-vingt pages imprimées —discutant non seulement les principes de la loi, mais encore les divers plans et procédés des personnes qui s’y opposent ; et il l’a fait dans quelque partie de son rapport avec beaucoup d’acrimonie—se pron nt sur les mérites et les motifs de ceux qui s'opposent à la loi. Non seulement son rapport a 616 mis devant la législature, mais a encore été imprimé sous forme de pamphlet, J'ai traité les deux sujets séparément, Jai fait un rapport sur l'état et le progrès des écoles 6tablies en vertu de la loi; j’ai soumis un autre rapport | sur la loi elle-même, —expliquant et démontrant par des | exemples et des précédents les parties contre lesquelles { on a fait des objections et suggéré des amendements. | J'ai transmis mes rapports sur ces deux sujets dans le | mois d'octobre dernier, Les remarques et les sugges- | tions du Dr. Meilleur au sujet des amendements à faire | À la loi des écoles âu Bas-Canada étaient imprimées {et dans les mains des membres de la législature et du | publie plusieurs mois avant la dernière session du par- | lement, provincial pendant que mes remarques et sug- | gestions au sujet des amendements à faire à la Joi | d'école du Haut-Canada ont été refusés jusqu'à ce j jour aux législateurs et au public, C'est À vos senti- | ments de justice que je demande si c’est là traiter avec | la même justice et la même impartialité les départements des écoles du Haut et du Bas-Canada ? Je demanderai si ces procédés sont jose envers moi et envers

des écoles dans le Haut- | Canada? Je demanderai si ce n’est pas là prendre un | avantage indu sur moi, à mon détriment et au détriment du système que j'ai tant travaillé à établir,

| | 2. Je remarquerai en second lieu que la loi des Ccoles du Bas-Canada a 6té introduite et passée sous les auspices de la ci-devant administration ; que le Dr. Meilleur soumnit des remarques et un projet de bill pour remédier aux défectuosités de quelques détails, en conservant intactes les principes généraux. Ce bill amendé augmente les pouvoirs déjà considérables du surintendant et lui donne beaucoup de facilités à faire fonctionner son système d'école. Le sujet est expressément mentionné dans le discours du trône prononcé À l'ouverture de la session, et le bill amendé recommandé par le Dr. Meilleur est adopté par la législature et fait maintenant partie de la loi des écoles dans le Bas-

} Canada, Dans le Haut-Canada, l'acte actuel des écoles

a aussi été introduit et passé sous les auspices de la ci-devant administration ; j'ai aussi soumis des remarques sur un projet de bill pour remédier aux irrégularités qui s'y trouvaient; et lors de introduction du nouveau bill des municipalités, je soumis d'autres re-

| marques et quelques clauses additionnelles pour adapter

le système des éeoles au système municipal en contem- Mais l’on ne mentionna pas le sujet dans le

qu'il w'était rien moins que certain si on législaterait

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sur le sujet, Enfin, vers la fin de la session, il fut introduit un bill non pas pour amender la loi en force, mais pour la tévoquer—pour abroger tout ce qui avait été fait et pour introduire un système absolument nouveau. On ne donva point d'avis sur l'introduction de cette mesure ; et non seulement on refusa de communiquer aux membres de la législature les remarques et les suggestions que je faisais au sujet de la loi les écoles, mais l'on ne me permit pas même de voir et encore moins de discuter les dispositions du nouveau bill avant qu'il fut soumis à la législature comme mesure du gouvernement. Et puis, lorsque dans la dernière scmaine d'avril, à la réquisition du bureau d'éducation, je me rendis à Montréal au sujet de quelques-unes des dispositions de ce bill qui intéressaient l’école normale, le membre du gouvernement auquel ce bill avait été confié refusa même de me rendre mon salut lorsque je le rencontrai, Je vous parlai de cette insulte, ainsi qu’à MM. Merritt et Hincks ; et comptant sur la justice et l'équité du gouvernement, avouées par vous-même, je | proposai, le 12 mai, 1849, des remarques et suggestions | sur le nouveau bill Ces remarques et suggestions, | comme je l'ai déjà dit, ne furent pas même lues, —on | ne rétablit pas les dispositions relatives à l'école nor- | male pour l'année courante comme l'avait décidé le gouvernement dès le mois de novembre dernier, et comme j'en avais fait voir omission à la réquisition du bureau d'éducation; mais if fut introduit dans le billen comité, au dernier moment de la session et sans en donner aucun avis préalable, certaines dispositions qui affectaient toute la nature de mon département, ma responsabilité et mes devoirs, et qui me causèrent beaucoup de tort et d'embarras. Je laisse à votre sentiment | élevé d'honneur et de justice à dire si ce procédé au- | rait été adopté à l'égard du surintendant des écoles du Bas-Canada—s'il était juste à mon égard—sil était franc, —et si ce n'est pas une conduite indigne et injuste d'homme à homme.

3. Je ferai des remarques en troisième lieu sur la différence de législation relativement aux matières financiaires des départements des écoles élémentaires pour le Haut et le Bas-Canada.—( La note privée d'une troisième personne est omise—vu qu’elle n’a pu être | publiée sans le consentement de l'auteur. La note cependant ne contenait que quelques incidents relatifs à la passation du bill.) —Suivant le partage de Pallocation de 450,000, basé sur le dernier recensement, que j'ai soumis au gouvernement l'automne dernier, et qui, après la vérification de mes hitfres et de mes calculs, | A té approuvé et recommandé par Pinspecteur-général, | j'ai droit suivant la loi à un salaire de £480 par année. Le nouveau bill des écoles le réduit à £420—-montant | que j'ai reçu pendant les trois dernières années. Quant | au montant de mon salaire en lui-même, je n'ai rien à | dire. Je me suis chargé des devoirs de la charge comme je me serais chargé d’un dépôt public impor- | tant pour l’avautage de mon pays natal; et aussi longtemps que j'aurai les moyens de le faire—que ces | moyens soient grands où non—je me crois obligé de | continuer l’œuvre important que j'ai commencé, tant que je pourrai le faire sans déroger à mon honneur | personnel et à mes principes de chrétiens, Mais je ne parle de la manière dont on a traité la question de mon salaire que pour faire voir l'esprit dans lequel le bill a &té conçu. Je crois aussi qu'il est digne de remarque que le salaire du premier clerc dans le bureau d'éducation pour le {'sut-Canada est de £175 par année, et celui du secund clerc de £60; mais le nouvel acte des écoles amendé pour le Bas-Canada augmente le salaire du plus ancien clerc dans le bureau d'éducation | pour cette section de la province de £175 à £225 par année, et celui du second clerc de £60 à £175. Je laisse aux deux rapports annuels qui sont sortis des deux bureaux à faire voir dans quel des deux il a été

fait le plus d'ouvrege, Comme le bill passa sans opposition, je me rappelle

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