‹ Copie de la correspondance échangée entre les membres du gouvernement et le surintendant en chef des écoles [microforme]Chapitre 34 sur 40 · Un autre trait de ce bill, c’est qu’il ne permet · texte numérisé non relu

Un autre trait de ce bill, c’est qu’il ne permet

pas aux ministres de la religion, aux magistrats et aux conseillers d'agir comme visiteurs d'écoles, disposition qui n’a soulevée aucune objection dans l’acte actuel e,

ui a produit des résultats avantageux pour les écoles,

on seulement l’on a retenu cette disposition dans l'acte des écoles du Bas-Canada, mais les membres du clergé—et les membres du clergé seuls—y sont autorisés à choisir tous les livres d'écoles ayant rapport à la ‘religion et à la morale” pour les enfants qui appartiennent à leur croyance religieuse. Comme dans le Bas-Canada la ques majorité du peuple appartient à la religion catholique romaine, le funds des écoles, par rapport aux grands pouvoirs que l’on donne aux membres du clergé, équivaut peut être dans neuf cas sur dix à une dotation accordée à l’église catholique romaine pour les fins de l'éducation. Mais dans le Haut- Canada où la grande majorité du are et du clergé est protestante, on 4 révoqué la disposition de l’acte actuel qui permet aux meinbres du clergé d'agir comme visiteurs d'écoles (et cela sans avoir le pouvoir d’intervenir dans les règlements ou les livres d'écoles.) Sous le nouveau bill, les ministres de la religion 1e peuvent pas visiter les écoles comme matière de droit, ou dans leur caractère de ministres, mais bien comme simples individus et avec la permission et le bon plaisir de l’instituteur, La révocation de la disposition en vertu de laquelle les ministres des diverses croyances religieuses ont agi comme visiteurs, est, comme de raison, une condamnation virtuelle de ce qu'ils ont fait dans cette capacité. Lorsque la loi le dépouille ainsi de son caractère officiel vis-à-vis des écoles, aucun membre du clergé ne voudra, comme de ruison, sanctionner sa propre dégradation légale jusqu'à aller dans une école par tolérance et comme simple individu. Je suis certain qu'un changement de cette nature dans cette partie importante de notre système des écoles n’est pas venu à la connaissance des principaux membres du gouvernement ; mais quiconque voudra réféchir en remarquera le caractère et les tendances par rapport à la religion protestante dans le Haut-Canada, disposition qui contraste tant avee une disposition directement contraire par rapport à la religion catholique romaine dans le Bas-Canada.

J’attache une grande importance à la disposition qui a rapport au système actuel des visites d’écoles parce qu’elle offre un moyen de concentrer fin:lement en faveur des écoles les influences et les sympathies réunies de toutes les croyances religieuses et des hommes marqoants du pays. Jusqu'ici le succès en a dépassé les espérances les plus exaltées ; les visites des membres du clergé seuls dans le cours de l’année dernière ont donné en moyenne cinq visites pour chaque membre du clergé dans le Haut-Canada. Après de tels commencements, que ne peut-on pas espérer pour l'avenir, lorsque les connaissances seront devenues plus générales et que l'intérêt pour les écoles sera plus vivement aiguillonné ? Et qui peut évaluer les avantages sous le rapport de la religion, de l'ordre social, de l'éducation et même de la politique qu'en retireront les ministres des diverses croyances religieuses qui se rencontreront dans les examens trimestriels de l’école et dans d’autres occasions, sur un terrein neutre et sacré, comme on a vu cela dans plusieurs occasions durant l’année dernière, et qui deviendront ainsi intéressés et unis dans le grand œuvre de l'éducation de la jeunesse. On pourra encore espêrer de bien plus grands avantages du système actuel des écoles lorsque les bibliothèques d'écoles Clémentaires seront établies,

L'exemple ou lopinion publique pas plus que le respeet dû au caractère et aux intérêts de l'école ne demandaient l'exclusion des ministres de la religion de tous rapports avec le système des Ccoles. Les dispositions de la loi actuelle font partie du système national des écoles en Irlande ; le principe en a été introduit dès l’origine dans le système des écoles du Mas-

sachusett. Dans cet Etat, le Rév, Dr. Sears (président du séminaire de théologie baptiste) a été choisi pour succéder à l'honorable Horace Mann, secrétaire du bureau d'éducation. Dans l'Etat du Naw Ham

shire, le Rév. Richard S. Rust, A. M., principal «

l'académie wesleyenne de Wilbraham, est le commissaire d'Etat des écoles élémentaires, comme le Rév. Dr. Lord, (ministre presbytérien) est surintendant des écoles de l'Etat dans l'Ohio; et je remarque que des mioistres de l'Evangile forment uno grande partie des membres des régents de l’université dans l'Etat de New-York; uinsi que les bureaux de syndics dans les cités et villes. C'est le cas dans les bureaux des syndics des écoles de grammaire dans le Haut-Canada ; et qui

a jamais entendu dire qu'il en soit résulté de mauvais |

eflets? Il est aussi digne de remarques que sur cinq places vacantes survenues dans la charge de surintendant de district depuis le mois de janvier dernier, cinq ministres ont succédé à cinq laïques par le choix spontané d'autant de conseils de district, Je considère ces faits comme l'expression du sentiment publie éclairé sur ce sujet. Cet homme d'Etat distingué d'Amérique, l'honorable Daniel Webster, a dit bien à propos :—% Je maintiens que dans toute institution chargée d’instruire la jeunesse oùr les ministres de la religion chrétienne sont exclus de toute participation dans ses délibérations, il n’est pus plus possible de trouver de la charité, de lu vraie charité, qu'il est possible de tirer le mal de la bible, l'erreur de li vérité ou les sentiments de haine et d'animosité d'un cœur qui brûle d'un amour parfait.” (Discours sur le T'estament de Girard.)

9. Il y a cependant encore deux autres dispositions du nouveau bill que je dois particulièrement porter à votre attention. Ces dispositions ont été toutes deux introduites comme amendements dans les derniers moments, et sans avis préalable, lorsque le Bill pasait à la hâte dans le comité de la chambre, Par l'une les devoirs de ma charge se trouvent placés sous la direction du bureau d'éducation ; et par l'autre “tous livres contenant des controverses sur les dugmesou doctrines théoïogiques *” sont bannis de toutes les écoles, Si Pon ne veut pas mettre à effet la disposition qui veut faire du surintendant le serviteur du bureau d'éducation, on ne doit avoir eu alors que l'intention de se prêter aux sentiments d’animosités qui animent certains individus contre le fonctionnaire actuel en le placeant dans une position comparativement humiliante, et dépouillant sa charge de la position et de l'influence qui y sont actuel. lement attachées, Mais si cette disposition est présentée comme pratique, comme on doit la considérer je crois, elle souffre les autres objections suivantes. (1.) Elle expose chaque décision, chaque lettre, chaque acte, chaque démarche du surintendant à des embarras, à des retards et à des discussions oiseuses dans le bureau. Je connais comment fonctionne ce système dans la correspondance et les affaires locales comparativement limités qui ont rapport à l’école normale, où ce système est je crois nécessaire et inévitable. Dans un bureau de cette nature qui se réunirait et discuterait toutes les semaines, une seule personne qui serait aninée de sen-

SERRE EEE ER PRE EEE SR ER NAN RER CS SERRE NE DRE TNT MINES EE CU RAT HOMME HSM

timents d’inimitiés pourrait rendre la vie officielle d'un !

suristendant provincial dégoutante et misérable, et il n'y a point de situation qui offre un champs plus vaste d'intrigues contre lui. S'il émet une opinion, s’il remplit une mission ou accomplit un devoir dans aucune partie de la province il ne manquera pas des personnes

qui l'attaqueront dans des lettres privées qu'elles adres- |

seront aux membres du bureau, surtout au membre qui sera connu pour n'être pas l'ami du surintendant, et ainsi tous ses travaux seront remplis d'amertume et d’embarras.

que j'ai acquise dans les aflaires plus limitées des écoles normales et des écoles modèles. (2.) Elle est cor. traire à tous les précédents, On ne peut trouver dans aucun Etat d'Amérique encore bien moins d'Europe un seul cas où un surintendant d'Etat, où un commis-

Sur ce point je parle d’après l'expérience !

even

saire d'instruction publique ou un ministre de l’instruction publique est placé au-dessus d’un corps qui n'a pas le caractère officiel et qui, par conséquent, est composé de personnes qui ne sont pas responsables, Le seul cas qui en approche, même sous le rapport du nom, est celui du bureau d'éducation et de son secrétaire dans l'Etat du Massachusett, Mais dans ce cas il y a trois choses qu'il faut remarquer :=/remière. ment. Le secrétaire est nommé par le bureau lui-même et est son officier par corséquent—s"il n’est pas nommé par le gouvernement, et n'est pas son officier par opposition au bureau, Secondement. Le bureau lui-même n'est pas constitué pour ac unistrer lui-même la loi des écoles, ni même pour répartir et distribuer les deniers que l'Etat accorde aux écoles, mais il n'est établi que pour recueillir et répandre des informations et préparer des formules et des rapports d'écoles, Troisirmement, Ye bureau est, dans le fait, le gouvernement lui-même forme le bureau d'éducation pour certaines fins—ce sont le gouverneur, le lieutenantgouverneur et sept autres personnes nommés par le gouverneur, et le secrétaire d’un bureau ainsi constitué est virtuellement le secrétaire d'Etat pour l'éducation. (3) Ce trait du nouveau bill enlève dans l’adminis tration du système des écoles élémentaires l’application du principe de responsabilité qui se fait pour tous les autres départements du service publie, Un bureau qui m'est pas salarié n'est pas responsable ; et l’on ne peut pas supposer que les membres qui le composent consacreront sans rémunération tout le temps et l'étude nécessaire pour pouvoir être au fait de tous les intérêts et de toutes les questions que comporte l'administration un système aussi important, Un surintendant salarié est responsable comme tout autre officier du gouverne ment, D'un côté, il a cet aiguillon de responsabilité, de l'autre la protection d'un gouvernement responsable ; et le principe du gouvernement responsable lui est appliqué, ainsi qu'à son département, comme aux autres officiers publics et à leurs départements, Je prends la liberté de renvoyer à une discussion sur l'application du principe de la responsabilité à la charge de surintendant des écoles, dans le premier volume du Journal of Education (dont je vous transmets ci-joint une copie et que je vous prie d'accepter) pages 49-56, ou j'explique et expose les pouvoirs et les devoirs, etc., des susintendants d'écoles tels qu'ils existent dans différents pays et différents Etats,

10. Le dernier trait du bill sur lequel je ferai maintenant des remarques est celui qui proscrit de l'école tous les livres qui contiennent % des controverses de doctrines ou de dogmes théologiques.” Je doute beaucoup si la disposition de cet acte est en harmonie avec les sentiments chrétiens des membres du gouvernement ; mais il est inutile de rechercher les intentions qui ont dicté cette disposition extraordinaire, puisque l'interprétation d'un acte du parlement dépend des termes de l'acte lui-même et non pas des intentions de ceux qui l'ont dressé, Left de cette disposition sera d'exclure toute espèce de livres qui contiennent des vérités religieuses, même toutes les versions des Saintes Ecritures mêmes ; car la version protestante contient des “doctrines théologiques” que les catholiques romains n'admettent pas; et la version de Douay contient des “ dogmes de théologie” que les protestants n'admettent pas plus. La ‘ doctrine théologique” des miracles dans Paley's Evidences of Christianity n'est pas admise par les disciples de Huine. Plusieurs des * doctrines théologiques” contenues dans la Paley's Moral Philosophy sont aussi “ rejetées,” et dans le fait il ny a pas une seule doctrine du christianisme qui ne soit pas mise en controverse par un parti ou l'autre. Toute la série des /rish National Rraders doit être proscrite comme contenant % des doctrines religieuses qui ne sont pas admises,” puisque, comme les commissaires le disent, ces livres sont conformes aux principes et à l'esprit du christianisme, bien qu'exempits de tout

esprit de secte. Les du bureau d'éducation en Irlande, que j'ai déjà cités et adoptés comme la base de notre système d'écoles canadiennes, au sujot de l'instruction religieuse, sont comme suit: ‘ Nous permettons de donner l'instruction religieuse et par conséquent de lire les Ecritures ou d’ le csthéch durant toutes les heures de l’école, pourvu que l'on s'arrange de manière à ce qu'aucun enfunt ne suive où n'écoulte aucune lecture ou instruction religieuse à laquelle ses parents ou tuteurs pourraient s’opposer. Dans cette vue nous avons dressé les règlements suivants: {, Les affaires ordinaires de l’école, durant lesquelles tous les enfants, de quelque dénomination religieuse qu’ils soient, sont tenus d’être préseats, occuperont un nombre suffisant d'heures dans la journée. 2, Un jour au moins chaque semaine, ou une | vga de journée, (à part le dimanche,) sera réservé pour l'instruction religieuse des enfants, et ce jour-là les pasteurs ou personnesque les parentsou tuteurs approuveront pourront avoir accès auprès d'eux à cette fin, que ces pasteurs aient signé ou non l'application générale. 3. On s’attend aussi à co que les directeurs de l'école fourniront l'occasion et des facilités convenables pour le même objet tous les autres jours de la semaine. Mais lorsque durant les heures d'écoles on donnera aucune instruction religieuse, à laquelle des parents ne voudraient point permettre à leurs enfants d'assister, on prendra des arrangements pour la donner séparément à ceux qui doivent la recevoir. 4. Tout arrangement de cette nature qui pourra être fait sera publiquement annoncé dans les écoles afin que les enfants seuls qui en auront la permission de leurs parents ou tuteurs puissent y assister. 5. Si l’on se sert d’autres livres que les Saintes Ecritures ou que les livres approuvés var l'église à laquelle les enfants appartiennent, peur donner l'instruction religieuse, le titre de chacun de ces livres devra être donné au bureau. 6, | La lecture des Saintes Ecritures, soit dans la version | protestante autorisée soit dans la version de Douay, est | considérée comme instruction religieuse.

Depuis 1837 ces règlements ont toujours 616 suivis paisiblement aveé succès et avantages, et sont parfaitement en harmonie avec la section introduite dans le bill des écoles de M. Hincks en 1843, et retenus dans le présent acte sans changement, et exemptent un enant d'assister à aucun excrcise de religion ou de dévotion, ou de lire aucun livre religieux auquel ses parents ou tuteurs peuvent s'opposer. C’est une garantie très ample, je cris; et je ne connais pas qu'il se soit présenté un seul cus de difficulté depuis les six dernières années. L'exelusion de toute espèce de livres chrétiens—mêmne la Den came de raison, l'exclusion de toute instruction religieuse. Pour cette

uestion importante je ne puis me départir de ce que j'ai déjà dit et démontré au long dans mon ‘* Rapport sur un système d'instruction publique élémentaire pour le Haut-Canada,” aux chapitres de la bible et de l'instruction religieuse dans les écoles (pp. 22-51,) ou tout en repoussant l'instruction purement sectaire duns les | écoles, j'ai montré jusqu'à quel point les Saintes Ecri- | tures sont lues, et l'instruction religieuse est donnée dans les écoles mixtes non sectairiennes des divers pays chrétiens—protestants où catholiques romains, Je pense qu'au lieu d’y avoir trop d'esprit de christiaaisme dans nos écoles il n'y en a pas assez ; et que les eflorts réunis 4 tous les chrétiens devraient tendre à en intruduire duvantage au lieu de chercher à en exclure le peu qui s’y trouve. Sur cette question im. portante je suis heureux de me voir appuyé non seulement par l'autorité et l'exemple du bureau d'éducation en Irlande, et la coutume suivie dans les pays européens, mais encore par la coutume suivie dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre et les témoignages des plus grands amis de l'éducation. L'honorable Daniel Webster, (que j'ai déjà cité) remarque :—" C'est une niaiserie, c'est une dérision, c’est une insulte au bon sens que ot

de maintenir qu’une école de gens, dans laquelle des instituteurs chrétiens exclucnt avec soin et ur toute instruction religieuse, n’est pas déisie et infidèle, dans son but et ses vendances."— L'objection à la multitude et à la différence des sectes n'est qu'une vieille histoire—l'argument usé des infidèles. 11 est notoire qu'il y a certaines grandes vérités religieuses qni sont admises et crues par tous les chrétiens, Tout le monde croit à l'existence d’un Dieu, Tout le monde croit à l'immortalité de l'âme. Tout le monde sait qu'il répondra de sa conduite dans un autre monde, Tout le monde croit dans la divine autorité du Nouveau Testament. Le Dr. Paley dit qu’un seul mot du Nouveau Testament met fin à toute question et exclut tout raisonnement humain. Et toutes ces grandes vérités ne peuvent-elles point être enseignées aux enfants sans troubler leur esprit par des doctrinesqui s'entrechoquent et des controverses de sectaires ? Certainement non.— Comment ont-ils fait dans les écoles de la Nuuvelle- Angleterre ? Là on enseigne dans toutes les écoles les

rands éléments des vérités chrétiennes, autant que je e puis savoir. Les Ecritures y sont lues, leurs autorités enseignées et respectées—leurs témoignages expliqués et les prières ordinairement dites. Lu vé:ité est que ceux qui apprécient réellement le christianisme et croient dans son importance, non seulemement pour le bien-être spirituel de l’homme, mais encure pour la sûreté et la prospérité de la société humuine, se réjouissent de ce que dans les révélations et les ensei-

nements qu'il comporte il y & tant de choses au-dessus de la controverse, tant de choses reposant sur la croyance universelle. Pendant que l'on discute sur beaucoup de choses qui sont obscures, ils en apperçoivent cluirement le fondement et les principales colonnes. Ils désirent de répandre par toute la terre les principes généraux et les grandes vérités. Mais ceux qui n’arprécient point le christianisme et qui ne croient pas dans son importance pour la société ou les individus chicannent sur les sectes et les schismes c! répètent sans cesse ces objections creuses et si souvent réfutées sur la prétendue variété de croyances discordantes et de doctrines qui s’entrechoquent.” ( Discours sur le Testament Girard.)

Le bureau d'éducation pour l'Etat de Massuchusett,

dans son huitième rapport annuel, fait une justification bien approfundie des Saintes Ecritures et de l'instruction religieuse dans les écoles—en commençant par ces mots :—t* Nous ne pouvons terminer ce rapport sans narler d'un sujet d'un intérêt vital, non seulement pour La prospérité de toutes nos institutions d’enseignement mais encore pour le bien-être de tous les enfants de la saciété humaine, Nous parlons de l’importance de cultiver les facultés morales et religieuses comme les facultés intellectuelles de nos enfants par la lecture fcéquente et attentive des Saintes Ecritures dans nos écoles.”

Le bureau fait voir alors que la bible est en usage dans toutes les écoles de l'Etat, excepté dans celles des trois villes, soit comme livres de lectures, où comme exercices de dévotion—ujoutant :— Suivant la recommandation du bureau elle (la bible) a été en usage tous les jours, dans toutes les écoles normales, depuis leur origine, et l’on pense qu’elle est pareillement en usage dans tuutes nos académies.”

Je me contenterai d'extraire encore les deux phrases suivantes des savantes réflexions du bureau d’éducation de Massachusett :—* Il est digne de remarques que tandis que notre législature s'est gardé avec soin et succès de faire de nos écoles élémentaires des lieux d'instruction sectaire, elle a en même temps pourvu à l’instruction de la jeunesse, et dans les écoles et dans les autres institutions d'enseignement, dans la connaissance des principes de la religion chtétienne.”’—{* On se rappellera aussi que les écoles élémentaires sont sous

RS

av ARRETE

les soins de comités (syndics) choisis par le peuple, | lesquels ont le pouvoir de diriger ln manière et la |

snnme d'instruction religieuse.”

Cette dernière phrase décrit précisément lu manière dant j'ai pourvu à l'inmruction religieuse dans les écoles

élémentaires du Haut-Canadasuivant ln volmité et |

les ordres des syndics choisis par le peuple, Je n'ai pus prétendu que c'était le devoir ni mème le droit constitutionnel du gouvernement d'exercer aucune violence sous le rapport des livres où de l'instruction reli-

wicuse, mais de faire sœulement des recommandations |

pour cela aux syndics locuux et de leur donner des pouvoirs et des facilités de le faire dans les limites que la loi à imposées dans sa sug J'ai respecté les clroits et les scrupules des cathotiques romains aussi bien que ceux des protestants, Quelques-uns m'ont accusé d'avoir montré des sentiments trop favorables pour les catholiques romains ; mais tout en no voulant rien faire qui pût enfreindre les priviléges et les opinions des catholiques romains, je ne puis point me faire l'instrument qui doit priver les protestants des livres d'écoles conformes à leur eroyance—le patrimoine le plus cher que leur ont laissé leurs ancêtres et le plus noble héritage de leurs enfants. J'ai beaucoup de plaisir à mentionner un fait—et les circonstances font voir la libéralité et la justice avec lesquelles j'ai agi à cet égard—c'est qu'avant d'adopter la section mentionnée dans les formules et réglements imprimés sur la ‘constitution et le gouvernement des écoles sous le rapport de l'instruction religieuse” je la soumis, entre autres choses, à feu le regrettable évèque catholique romain Power, qui, après lavoir exuminée, déclara qu'il n'y avait aucune objeeton, vu que les catholiques romains étaient parfaitewent protégés daus leurs droits et opinions et qu'il ne voalait pas intervenir dans la manière dont les protestants devaient exercer leurs droits et leurs opinions,

Pt,

Je pe puis te rininer Ines remarques sur ce sujet suns ijouter les paragraphes suivants sortis de la plume de éloquent et éclairé, l'honorable Horace Maun, qui, dans son rapport des écoles pour 1

ce patriote

son douzième, et qui fut son dernier comme secrétaire «| 1 burc ut di Nassac

IX peges octavo imprimées à lu défense du système de l'instruction religieuse dans les écoles pu-

d'éducation husett— a consacré

quarante

bliques, non pus contre les personnes qui s'opposaient ü celle instruction, mais contre celles qui prétenduient qu'il était donné trop peu d'instruction religieuse dans les écoles publiques et qu'elles devaient en conséquence devenir des écoles * paroissiales

A taires.

où ‘‘ sec- Le premier des paragraphes suivants fait connaitre la vature des objections que Pon fait à ce sysicrmne, le dernier les vues entretenues par le noble

CCTEV a 5

fl est bien connu," dit M, Mann, que votre beau système d'écoles gratuites, ouvertes à tout le monde, rencontre beaucons d'opposition de la part de quelques persunnes appartenant à notre Etat et de la part d'un assez grand nombre d'autres personnes qui appartiennent aussi à quelques autres Etuts de cette Union ; et qu'un corps d'hommes nombreux, puissants et bien or. ganés veut maintenant imposer au publie un système * parosssiales"" où ‘ sectaires.” Dans les verses communications qu'ils ont adressées au publie, leurs rapportset dans des publications pé riodiques, les partouns de ce système rival ont dénoncé le sys- 1Cine que DOus SIVOUS COIN Un systeme irréligieux et ant-chrétiens Ms ne prennent pont ln peine de dire ce qu'est notre système, mais ils adoptent un moyen plus somuaire pour préjiger l'opioion publique contre ce système en se servant d'éprhèdes générales qui expounent leur bläme et leurs alarmes,”

nival d'écoles ‘

us

‘ Dans l’âge où nous vivons, il me semble que |

peronne ne peut étudier Pis o re va observer le genre

humain et concevoir des sentiments d’hostilité contre les préceptes et les doctrines de ln religion chrétienne, ou s'opposer à dles institutions qui les expliquent et les démontrent ; et il 4 a personne qui réfléchis, comme je le fais, sur les éléments constituunts d'une réputation duruble, que ce soit comme homme public où comme homme privé, qui voudrait voir cité soi nom, pendant sa vie, où le rappeler uprès sx mort, comme le nom d'un homme qui s'est opposé à l'inatruction religieuse, À l'instraction de la Bible pour la jeunosse, En faisont done ee rapport final je veux me justifier des necusations que l’on a portés contre moi ; et lnisser mon témoignage comme la jnstification du bureau s'il est impliqué lui-même duns cos accusations, Dans le fuit, sur ce point le bureau et moi-même nous devons être acquittés où condamnés ensemble ; car k ne pense pas qu'en me réélisant tous les ans le bureau aurait voulu me mettre dans une position qui me permetiait de mettre à exéeution tout plan dont l'effet aurait été d'exelure la Bible ou l'instruction religieuse des écoles : et si le bureau eut exigé cela de moi je lui aurais certainement bien vite fourni l'occasion de me nommer un successeur,”

Les sentiments que renferme la fin de cette citation sont ceux de mon cœur, On verra que les partisans d'un système d'écoles mixtes de la Nouvelle-Angleterre ou des écoles nationales en Irlande, en opposision aux écoles distinctes et sectaires, ne maintenaient pas que les Ecritures et toute instruction religiouse devaient être exclues des écoles, mars que les diversités des

sectes n'étaient pas une partie essentielle de Finstroction religieuse duns les écoles, et que les éléments, et les vérités et la morale essentielle du christinnisme pouvaient être enseignés sans l'introduction d'aucun des éléments si chatouilleux pour le sectuire, Les parti sans des écoles libres rencontrent les partisans des écoles sectaires, non pas en niant les rapports qu existent entre le christinnisme et l'éducation, mais en rejetant tout rapport entre l'éducation et les diverses sectes—en comprenant le christianisme dans ce système et n'en exeluant que les sectes, Cast là, je crois, que gissent notre sûreté et nos obligations, Soyons certains qu'aucun système d'éducation populaire ne fleurira dans on pays où Pon fait violence aux sentiments et aux opinions religieuses des églises du pays. Soyez certains que ce système sèchera et se flétrira S'il n'a ses racines dans les sympathies chrétiennes et patriotiques du peuple—s'il ne commande pas le respe:tet la confiunce des diverses croyances religieuses du clergé et des laïques, car ce sont eux dans le fait qui constituent la force collective du christianisme dans un puy< Les froids calculs d'un égoisme impie ne soutiendront jarnais un système d'écoles, Et si notre système ne comprend pas le christianisme, vous vous appercevrez bientôt que les croyances chrétiennes établiront des écoles pour elles; et je pense qu’elles devraient le faire, et je crois que ce serait un devoir pour mai de le leur conseiller. Mais si vous voulez obtenir le concours des ministres et des membres de toutes les croynoces religieuses, excluez de votre système les questions dans lesquelles ils diffèrent et donnez franchement et sans crainte les moyens d'enseigner les croyances qu'ils professent en commun, et qu'ils apprécient davantage, et c'est lÀ ee qu’exigent les meif: leurs intérêts d'un pays.

Tel n été l’objet de mes recherches les plus ussilues dans le voyage que j'ai fait il y a quatre ans, et pen: dant lequel j'ai visité des institutions d'éducation dans les Etats-Unis comme dans l'Europe, et c’est sur ce terrein élevé du christinnisme époré que je me suis décidé à me placer après plus de douze mis de ré: flexions profondes et sérieuses; et c'est ici, je crois, que se trouve la raism du suceës inoui que le système actuel a rencontré dans le cours de trois courtes années. n'y a pas une seule ernyance religieuse qui, d’ono

manière où d'une autre, s'y soit ». Même sa seigneurie l'évèque de M'oronto et le“ Church," ce

journal qui a tant fait d'opposition au dernier acte des écoles par pétition et autrement, ont cessé de s'opposer à l'acte actuel, et les ministres de la religion en général lui ont accordé leur appui—sentant que, sans compromettre leurs principes religieux, ou plutôt en s'np-

puyant sur un principe religieux et sur le respect qu’ils |

devaient à leur caractère officiel, ils pouvaient en seconder les actes, en promouvoir les intérêts, et cependant il est exempt de toute teinture sectaire, depuis l'école normale jusqu'à l'école primaire du villuge, et depuis qu'il est en opération, les écoles ‘s6parées” ou sectaires ont diminué de près des deux tiers durant les trois dernières années,

Maintenant, d'après ma communication du 12 mai et les remarques qui précèdent, il est évident que le nouvel acte des écoles entraine avec lui le renversement, l'anérntissement de tous les grands principes et des traits principuux du système actuel des écoles, sans compter la tâche qu'il impose au peuple d'étudier une nouvelle loi, deux fois plus volumineuse que lucte actuel, d'apprendre de nouvelles conditions, de nouveaux modes de procéder, —une loi aussi qui, en supposant que les principes en seraient sains, ne pent fonce tionner une seule année sans requérir dans les détails des changements, des amendements beaucoup plus volumineux et nombreux que les hommes les plus pratiques et les plus expérimentés n'ont cru nécessaire d'introduire duns Pucte actuel

Quant à ce qui me regarde, le nouveau billen entrant en opération ne me laisse qu'une marche à adopter, Le caractère et la tendance du billaquelqu'aient été les motifs qui Pont fait dresser--sont évidemment de nature die forcer à abandonner ma charge où abandonner virtuellement les principes et les dispositions que j'ai appuyés comme possédant une importance vitale et à devenir complice de ma propre humiliation et de ma propre dégradation—m'exposant 4insi avec raison à des soupoons, à des accusations de mesquinerie et d'avilissement, Je suis prêt à abandonner ma charge, et faire plus s'il le faut pour le maintien de ce que je considère d'une importance vitale pour les intérêts de la morale et de Péducation dans mon pays: mouis je De me ferai jamnis sciemment le complice de ta propre dégradation. Je regrette beaucoup de voir qu'on nt eu recours à un mode movui de législation pour assouvir des sentiments de haine et de jalousie personin Je me considère justifié de toutes les “ceusations que lon a si souvent portées contre moi, quand je songe que le gouvernement n'a pu watteindre en la manière ordinaire et directe, Récemment dans la chambre des lords, le marquis de Linsdowne décla. rait que M, Lokontuine était rentré en Canada, et qu'il avait hardiment récluné une enquête sur tous les allégués avances contre loi pour sa conduite passée, J'ai fait la même chose à plusieurs reprises ; et cette enquête n'a jurnais 616 accordée où instituée, Et cependant l'on ne se coutente pus de me poursuivre par de basses calomnies proférées par certaines personnes et certains papiers qui se vantent de supporter le gouver nement et d'avoir sa confiance, mais on a recours à la législation, ex à la dernière heure de la session Pon introduit dans la loi de nouvelles dispositions pour me porter ces coups que la jalousie et la haine préméditent depuis si longtemps contre moi, Mais je regrette profondément de voir que les coups qui ne m’atteindront Le légèrement S'appesantiront avec beaucoup plus de

les,

orce et seront suivis de conséquences beaucoup plus |

sérieuses pour la jeunesse du pays, et pour les intérêts ä venir de lu morale et de l'éducation,

Duus les premières années du ses travaux, lhonos

ble Horace M é le ition de | table Horace Mass éprouva de l'opposition de la part d'un part nombreux qui Pattiqua avec toute la Viru-

rd’hui contre moi, : Dans son dernier rapport, ann dit qu'il avait passé par ‘: dos années do souffrance, que sa conduite avait 6t6 mal interprétée et qu'on lui avait supposé des motifs qui l'avuient blessé plus que le couteau le plus tranchant,’

t, en partant des nutorités qui l'avaient nommé à cette charge, il fait les réflexions suivantes :—t Je sens que, sans In confiance que j'avais en moi-même, dans le cours de quelques-unes de ces années de doutes et ile luttes par lesquelles j'ai passé, l’œuvre ‘e l'éducation aurait échoué dans mes mains ; ot ainsi dans l'œuvre le plus noble de tous les œuvres de l'homme, le déshonneur d'une défaite se serait attaché À mon nom, joint au ridicule qui suit toujours los plans du visionnaire.”

lence qui se mg a

S'est 1À évidemment l'espérance que conçoivent les partisans extrêmes à mon sujet et À l'égard de mes travaux ; et ce sont là sans aucun doute y mù résultats qu'ils attendent du nouveau bill, Mais ils sont venus trop tard en ce qui me regarde ; douze mois plus tôt, ils réalisaient leurs espérances. Alors je n'avais point de statistiques, je n'avais point de faits officiels pour faire voir que mes plans n'étaient pas les rêves d’un visionnaire.” Mais depuis cette époque, non seuleinent les pages du Journal of Education ont développé mes vues auprès d'une grande partie du public, muis il a été préparé deux rapports annuels qui sont imprimés depuis la semaine dernière ; et aujourd'hui j'en appelle sans crainte aux faits et aux témoignages nombreux que contiennent ces documents, à l'appui du caractère pratique et du succès du système ot des mesures que j'ai recommandés et adoptés, J'en appelle aux états ét opinions fournis par divers surintendants d'écoles de distriet—par mon rapport des écoles pour l'année dernière, 1848—à l'appui de l'utilité et des avantages des dispositions générales de l'acte actuel même des écoles, dans l'opinion de ceux qui peuvent le mieux en juger, porct que ces témoignages doivent avoir plus de poids que les notions de ceux qui ont dressé le nouveau bill,

Quant aux détails mineurs du bill, personne n'est disposé à en faire moins de cas que moi-même. Je ne me croirais pas justifiable pour des motifs semblables de refuser tout mon appui à une mesure. Agissant, comme j'espère le faire, pour des motifs d'intérêt chrétien et publie, je ne me croirais pas justifiable de me retirer d’une entreprise parce que l'on m'aurait traité avec grossièreté et injustice, parce qu'on aurait réduit mes moyens de subsistance et d'utilité, Mais quand je vois d'un seul souflle jeter aux vents les fruits de quatre années de travaux incessants et que je n'ai pas de motifs raisonnables d'espérer que le même sort n'est pas réservé à quatre autres années de travaux ; quan je vois briser et détruire comme des haillons sans valeur le fondement de ces grands principes que j'ai cherché à poser après bien des recherches, après bien des réflexions ; quand je me vois moi-même privé de la protection et des avantages qui gissent dans l’application du principe du gouvernement responsable, tel qu'appliqué aux autres chefs du département, et que je me vois l'agent subordonné d’un bureau que J'ai créé, d'un burean dont les membres n'ont été nommés que sur la recommandation que j'ai eu l’honneur de faire d'eux ; quand je me vois officiellement arraché À une institution d'écoles normales que j'ai moi-même proposée et dont chaque traits et tous les détails sont universellement confiés à la capacité individuelle des maîtres que j'ai moi-même cherchés et recommandés ; quand je me vois dans une position dans laquelle je puis, pur un système d'éducation en grand abolument nouveau, me livrer à Pinactivité où au travail sans plus d'espoir de succès; quand je me vois dans ces circonstances, je n'ai point à hésiter quant à la ligne de conduite ; 4e me trace mon devoir, aussi bien que

uatre des plus belles années de ma vie dans l'étude des qualifications nécessaires pour m'y livrer dignement. | Tout ce que je désirais du gouvernement, je l'ai res- |

ier ; savoir, avant | de renverser le système,actuel des écoles élementaires dans le Haut-Canadp, de s'enquérir du caractère du | fonctionnement et des fruits de la loi, au moyen d'une | commission ou autremont, et recevoir les déclarations | et opinions des différentes personnes qui avaient beau- | coup d'expérience et des informations variées sur le | sujet, Les raisons pour lesquelles les intentions qui ont dicté le nouveau bill redoutaient les révélations d'une | enquête sont tout-à-fait évidentes, Mais si les intérêts du peuple et des écules élémentaires du pes ne méri- | tent pas plus d'attention et de trouble de la part du | vernement je déplore les destinées de l'éducation | ns ie Haut-Cunada. Si le gouvernement eut jugé à | prepes d'instituer cette enquête soit avant soit pendant | a session de la l'gislature ; ou s'il eut trouvé à propos voyant que la législature refusait d'adopter le petit bill que je lui présentais) de remettre toute législation | à ce sujet jusqu'à la session suivante, vu que l'acte actuel pouvait encore fonctionner pour six ou neuf mois sous le nouveau système des municipalités comme sous le système actuel, et instituer en même temps une enquête pour examiner les principes et le fonctionnement de la loi actuelle des écoles et les changements nécessaires pour l’amender et la perfectionner, alors je crois que les résultats auraient été aussi honorables et satisfaisants pour le gouvernement qu'evantageux pour

le pays.

Ayant maintenant rempli la promesse que je vous avais faite—de vous cominuniquer par Écrit les vues que j'entretiens sur ce sujet important et étendu—je laisse toute chose entre vos mains.

J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur,

Es

(Signé,) F. RYERSON. |

L'honorable | Roszar Bazpwix,

Procureur-général, Ouest, |

Montréal. À

Remarques et recommandations relatives à l’'élablis- |

sement des bibliothéques d'écoles dans le Haut. Canada.

Copie.

(Op) Buaæzau D'Épucarion, Toronto, 16 juillet, 1849.

Monsizun,—J’ai l'honneur de soumettre à la considération favorable du gouverneur-général en conseil les remarques et considérations suivantes, relativement

Hout-Conade el que

“ter:

d'écoles élémentaires que la législature a sanctionnés,

Il ne avoir qu'ene opinion eur l'importance qu'il 4 a d'intoduire Arr - dans chaque ip du Haut-Canade, une bibliothèque de town-

ship avec des branches pour les divers arrondissements

d'écoles, nt un choix convenable de livres amusents et instructifs dans les différents départemonts le la ie, des 7, de l'histoire, (ancienne et ,) de la ph je et de l’his-

toire naturelle, de arts pratiques, le l'agriculture, de la littérature, de l'économie sillon, Les ete., ete. Il n'est pas aisé de concevoir l'immense et salutaire influence qu'exercerait sur toute la population, —la jennesse surtout—en procurant des occupations utiles pour les heures de loisirs—en épurant le goût et les sentiments, en élevant et agrandiwant les idées, en portant 4 des entreprises variées et utiles l'introduction de cette source de connaissance et de ces jouissances dans chaque township du Haut-Canada,

Mais pour commencer une entreprise aussi noble et aussi patriotique, deux choses sont nécessaires : la première est d'obtenir, et pour le bureau d'éducation d'examiner et choisir des livres convenables, la seconde est de faire que ces livres soient à bas prix et accensibles dans chaque partie de la province,

Comme les livres ne sont pas et ne peuvent pas être publiés dans ce pays on doit pour quelque tomps au moins les obtenir à l'étranger, d'Angleterre et des Etats-Unis. On doit prendre des arrangements à cette fin vu que les moyens ordinaires d'agence pour le commerce de livres ne suffisent pus.

Quand j'étais en Angleterre, en 1833, je pris des arrangements avec certains libraires À Londres pour les wesleyens du Haut-Canada, ce qui leur a per mis d'avoir de temps à autre des livres à un prix bien plus bas que les prix d'impression en gros. Quand j'étais à Dublin, en 1845, je pris des arrangements avec le bureau national pour obtenir ses livres pour les écoles dans le Haut-Canada nu she coutant,—bien au-dessous des prix auxquels ils sont vendus en gros au public anglais ; et par suite de cet arrangement ces livres excellents sont maintenant vendus dans le Haut- Canada À environ vingtæing pour cent à meilleur marché qu'ils ne l'étaient il y n trois ans. Et nous

| disons maintenant à chacun de nos libraires canadiens | que, s'il veut s'engager à ne pas vendre ces livres À

plus de deux deniers courant pour chaque denier sterling qu’ils ont coûté, nous lui donnerons un certifieat qui lui permettra de les obtenir aux prix réduits du bureau pational à Dublin. Par ce simple encouragement le commerce privé se trouve encouragé plutôt qu'entravé et rapporte des profits excellents; et les livres se vendent maintenant à beaucoup plus bas prix qu'ils ne se vendaient or gr Le prix auquel ces livres sont vendus est publié dans les formules et règlements imprimés pour les écoles, est uniforme pour toutes les parties de la province et est connu de tous les syndics et instituteurs. Une maison canadienue à réimprimé une édition de la plupart de ces livres (des fac simile de l'éducation de Dublin) à des prix encore plus bas que l'édition importée.

Maintenant je propose que l'on adapte ces arra ments pour Arme les bibliothèques d'écoles. Je de pose de prendre des arrangements avec quelques-unes des eocidtés de livres à Londres (telle que la société pour la propagation des connaissances utiles, etc., etc.,) et les libraires qui publient à bon marché à Londres et à Edimbourg pour avoir au plus bas vis possible les livres qui seront nécessaires aux bibliothèques d'écoles en Canada. Je propose de prendre avec le

me mr. dr: 2 rome amer

bureau national À Dublin, pour avoir une partie de la série de livres qu'il a dernièrement choisis et adoptés | pour les bibliothèques d'écoles, les mêmes arrangements qu nous avons pris jusqu'ici pour les livres d'écoles, | ne perdrai aueun temps pour ie mettre à effet, teomme il y a bien peu des livres qui composent les | même temps je recommandernis respectueusement que bibliothèques d'écoles dans les Etats voisins de Now: | John George Hodgins, écuyer, (premier clerc dans le Vork et du Massachusett qui soient d'une nature ex- | burenu d'éduention), serait autorisé ds le gouverneurclusivement locale et d'une politique qui souffre des | général en conseil à sgir comme député-surintendent objections, et comme la plus grande partie des livres | 6coles pour le Haut-Canndn durant mon absence, de leurs bibliothèques d'écoles conviennenf à la jeu | vu que j'ai une confiance entière dans son intégrité,

Avec ces remarques je soumet cet important sujet À la considération pied dk du ske gl

conseil ; et si le plan que j'ai proposé est A [

nes du Canada comme à cellu des Etats-Unis,—un | ses connaissances et ses cpacités. d nombre de leurs livres étant des réimpressions vai l'hon d ouvrages anglais et des traductions d'ouvrages fran- J'a neur d’être, gi et DCE propose de prendre avec les | Monsieur, diteurs de biblinthèques d'écoles (et peut-être quel. | Votre très humble et obéissant serviteur, ques autres) à New-York et à Boston des hrrunge- (Signé,) E. RYERSON.

ments semblables à ceux que je propose de prendre

avec les éditeurs anglais, A l'honorable

Jaures Lestie,

Avec ces arrangements je pourrai fournir à la jeu- Secrétaire de la province, nesse et nu peuple du Canada, et cela au prix lo plus Montréal, bas possible, les ouvrages les plus populaires qui sortiront de la presse anglaise et amérieuine, Il y aura | alors une série de livres anglais et américains, avec les IX. prix fixés sur chacune, et les informations nécessaires | pour savoir où et comment se les procurer, laissant aux conseils où comités locaux la liberté de choisir l'une ou l’autre série, ou les deux séries à la fois, suivant qu'ils le jugeront à propos,

Accuse réception de la lettre précédente.

Buneau Do SECRÉTAIRE, Montréal, 20 juillet, 1849.

Dans le catalogue de ces livres je pense que l'on Mossimur,—J'ai l'honneur, par ordre du gouvervourrait insérer une notice caractéristique de chaque | neur-générul, d'accuser réception de votre lettre du 16 ivre, (comprenant deux ou trois phrases, mais comme | du courant, soumettant certaines remarques et recumde raison exigeant beaucoup de réflexion, de jugement | mandations dans la vue d'établir des bibliothèques et de travail); un de ces catalogues devrait être trans | d'écoles dans le Haut-Cunada ; et de vous informer inis à chaque conseil local, et les livres devraient aussi | que le sujet recevra toute l'attention de son excellence, être portés devant le publie par le moyen des colonnes du Journal of Education et personnellement par le surintendant en chef dans les visites qu'il fuit dans les Monsieur, divers districts—comme j'avais lintention d'en faire Votre très obéissant serviteur,

0 Q su a ane dans la dernière partie de la présente année, (Signé) J. LESLIE,

Secrétaire.

J'ai l'honneur d'être,

Si le gouverneur-général en conseil approuve le plan que je viens d'expliquer d'une manière briève, je: Au révérend

propose d'y consacrer les trois ou quatre mois prochains, Eaërron RyEnson,

en allant aux Etats-Unis et en Angleterre, pour pren- Surt, des écoles du H. C., «dire les arrangements suggérés et pour choisir et me | ete., et., etc, procurer des échantillons de livres propres aux biblio- | Toronto,

thèques d'écoles, lesquels je soumettrai à l’examen et à l'approbation du bureau d'éducation du Haut-Canada. Mes propres dépenses, y compris la différence X. du change, ete., n'iront pas je crois à £200, et £250 ;

à £300 sufliront pour l'achat des copies des livres né- | Copix d'une lettre du surintendant en chef desécoles

cessuires, Il n’est pas probable que beaucoup de au secrétaire de la province, contenant diverses townships désirent, au moins pour un temps, avoir une | suggestions relalivement à la mise à effet du noubibliothèque qui vaille la moitié des £300 ;—mais les | pe acte des écoles, 12 Vict., ch. 83,

autorités d'écoles des diverses cités et villes voudront |

sans doute bientôt avoir une bibliothèque de plus tte

grande valeur. Les sommes mentionnées—formant en (Copie.) tout £450 à £500,—devront, comme de raison, être | retranchées sur les premiers deniers répartis pour l’éta- | blissement de bibliothèques d'écoles publiques dans le | Haut-Canada, Les livres ainsi obteuus et approuvés | Mossizur,—Comme il est établi que le nouvel acte par le bureau d'éducation seraient ou achetés pour | des écoles pour le Haut-Canada, que la législature a

BurEAU D'ÉbucaTIoN, Toronto, 7 décembre, 1849.

augmenter la bibliothèque de l’école normale, où ven- passé dans sa dernière session, aura forre après le predus à tout comité ou conseil local qui voudrait éta- | mier janvier prochain, je désire très respectueusement blir une biblis:!&que, comme partie de sa répartition ; | soumettre à lu considération du gouverneur-général en et ainsi les seules sommes qu'il faudrait déduire sur | conseil ce qui me paraît être de l'intérêt vital de nos l'allocation législative en faveur des bibliothèques d’é- | écoles élémentaires au sujet de cette loi.

coles seraient mes frais de voyage ce qui seraient bien | 2 amplement compensé par l'importance et les avan- | 1. Je remarque d’abord, que la nouvelle loi (voir la tages économiques des arrangements que je serais en | dernière session) révoque la loi même par laquelle la état d'effectuer, dépenses qui, d'une manière ou d’une | législature accorde une allocation aux écoles élémenautre, sont inévitables pour l'étabiissement de biblio- | taires du Haut-Canada : qu’elle n'établit aucune disthèques d'écoles. Je vois avec orgucil le jour où ces | position pour mettre les consils municipaux en état bibliothèques seront augmentées et enrichies par les | d'établir des bibliothèques d'écoles élémentaires : qu'elle contributions et publications canadiennes, n'établit aucune disposition quelconque pour mettre les

pt

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bureaux de comté que l'on veut établir en état de remplir les devoirs culs sont imposés ; qu’elle ne donne aucune garantie ou moyen quelconque empêcher que dans certains cas aucune partie de l'allocation de la 16gislature ne soit divertie de l'objet pour lequel elle a té accordée ; et qu'elle n'établit aucun des moyens essentiels pour acquérir les informations nécessaires sur auoune affaire qui a rapport au fonctionnement et à l'administration de la loi où à l'emploi des deniers en certains cas dans aucun townsbip du Haut-Canada, vu qu'elle n'autorise pas même la plus légère correspondance d'un côté où die l’autre entre le surintendant proviucial et aucun des surintendants de township, ne laissant au surintendant provincial aucun mayen quelconique d'avoir des informations locales d'aucune espèce, si ce n'est en ‘adressant aux greffiers des conseils de comté, Avec ces omissions dans les dispositions gén 6-

les et les par‘ies essentielles de la loi d'éducation (sans mentionner 9e autres détails), ilest évident que sa passation doit être promptement suivie de la ruine et non pas de l'avancement de nos écoles élémentaires.

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