‹ Copie de la correspondance échangée entre les membres du gouvernement et le surintendant en chef des écoles [microforme]Chapitre 35 sur 40 · Mais il y a plusieurs dispositions daps cet acte · texte numérisé non relu

Mais il y a plusieurs dispositions daps cet acte

qui sont encore plus funestes que les omiss © + Je ne mentionnerai que les plus générales. (1: Cet acte abolit tout ce que le bureau d'éducati : fait pou: introduire une série de livres convenables dans is écoles élémentaires du Haut-Canada—événement que j» ne puis considérer autrement que comme une calainité pour les écoles et la jeunesse du pays. (2) 1

aussi l'effet de diminuer, à un point considérable, Paulié de Pécole normale de la province, vu que l'objet que l’on a en vue en préparant les instituteurs dans cette institution n’est pas seulement de les qualifier dans l’art d'enseigner de la meilleure maniète, mais d'enseigner le mieux possible dans les livres d'écoles nationales et d'organiser les écoles conformément À ces livres,—objet qui devient inutile en grande partie, si l'autorité qui régit l’école normale previnciale est privé du droit d'agir dans le choix des livres d'écoles, Des centaines de témoignages ont été donnés dans les rapports officiels et duns la correspondance da Journal of Education sur les avantages qu'ont déjà produit pour les écoles les t'avseux du bureau d'édu-

cation, relativement aux Evres d'écoles aussi bien qu'à Pécole normale, O6 ne continue pas même les recommwandations Les plos utiles du bureau jusqu'au moment ü les autres bu: aux devront agir, tandis que l'on aholit son autorité au sujt des livres et des taibliothèe ques d'écoles, (3) La nouvelle loi change la constitation et le système de régie de l'école normale—16voque les dispoutions auxquelles cette institution doit son existence mène, et détruit jasqu'à un certain point l'harmonie et l'économie qui régnait dans l'administratin, et renferme des dispositions qui augmentéront Leaucoup les dépenses et nuiront à l'efficacité du ser-

ce dans l'établissement —changements qui non seule. tent ont été introduits sus consulter le surintendant iles écoles et les membres du bureau d'éducation qui avaient établi et perfcctionné les opérations de l'école

vrnale, mais encore centre leur opinion. (4.) EH faut ass abolir tout ce qui a été fait depuis pour améliorer le système des éooles dans nos cités et villes incorporées, et au Leu de diner aux bureaux des syndics dans ces cités et villes le ponvo.t d'imposer des taxes, on dut Le meitre de côté et revenir à l'ancien syséme qui a été abandonné puis longtemps pour tuutes les villes et cités dans les ttats voisins, comme l'une de ces reliques de l'éducation stationnaire et res obsla les éternels qui s'élévent contre tous amélioration des écoles dans Les oités et villes, cu me l'expérience La fait voir dl puis Vingt ans dans les cués ce: villes du Haut-Cannda. (5) Ceux qui ont volontairement rempli la charge de visiteurs d'écoles dursnt les deux dermères annces et plus sont parcillemers dépouiliés de

leur caractère conne tels, pendant que dans le Bas

Canada l’on retien: les mêmes personnes comme visiteurs d'écoles, pendant que les membres du clergé y restent non seulement visiteurs d'écoles, mais sont encore revètus du pouvoir exclusif et absolu de choisir

ur l’usage de l’école tous les livres ‘* qui ont rapport

la religion et à la morale ”’—pouvoir que l’on n’a jamais songé à accorler aa clergé dans le Haut-Canada, Îls n'ont point le pouvoir d'intervenir dans ce qui a rapport À un seul règlement ou À l'usage des livres

| dans les écoles, Les visites d'écoles faites par les

membres du clergé des diverses dénominations religieuses (en sus des 1459 visites faites par les magistrats et les 959 faites par les conseillers de district,) se sont montées durant l'année dernière à 2254—faisant

| en moyenne plus de cinq visites d'écoles pour chaque À membre du clergé dansle Haut-Canada ; et je ne sache

pas qu'il soit résulté rien de funeste ou de désagréable de ces visites ; au contraire on parle des fruits les plus abondants pour l’ordre social et l'éducation résultant de cette influence morale immense mise au service de l'éducation populaire. La révocation des dispositions légales qui permettaient aux membres du clergé de visiter les écoles dans leur caractère officiel et comme matière de droit, est, comme de raison, la condamnation par la législature des actes qu'ils ont faits en cette capacité; on ne peut pas s'attendre qu'aucun membre du clergé visitera les écoles où y prendra le mème intérèt lorsqu'il aura été privé du droit de le faire, si ce n'est par tolérance et comme simple particulier, pendant que dans le Bas-Canada, (où l'on suit généralement une autre forme de religion,) les membres du clergé sont placés dans une position légale si différente vis-àvis les écoles. Je suis certain qu'alors, comme je Pai depuis appris, les membres du gouvernement en général ne savaient point que les dispositions du nouvel acte adressaient une insulte au clergé du Haut-Canada et qu'elles privaient les écoles de la co-opé ration cordiale et de l'influence la plus puissante en faveur du progrès de l'éducation, (6.) Le nouvel acte contient des dispositions relatives aux raisons et à la manière d'admettre et d'exclure les livres dans les écoles; ces dispositions me paraissent entraîner des conséquences fàcheuses et pénibles, et je ne veux pas en parler plus longtemps ici. (7.) Pendant que la lui actuelle met le fonds des écoles à l'abri des pertes et du gaspillage de six deniers pour toute l'administration du système des écoles, le nouvel acte permet que toutes les dé. penses de surintendance locale des écoles soient prises sur le fonds des écoles, et autorise l'emploi d'un quart du fonds des écoles réparti pour les fins ordinaires pour l'établissement et le soutien d'écoles pauvres. L’emploi d’une snmme aussi considérable prise sur le fonds des écoies ne peut manquer d'être très préjudie aux écoles ordinaires et à leurs instituteurs; et je pense que l'introduction dans le pays d'une classe d'écoles pauvres est très à biâmer. Je puis faire voir que nor seulement j'ai pensé aux arrondissements d'écoles petits et pauvres, mais, qu'avec les dispositions de la lui netuelle, ai in variablement pourvu à ces arrondissements ; tellement qu'aucun de ces arrondissements, autant que j'ai pu le constater, n'a été privé des avantages du système des écoles à cause de sa pauvreté ; bien plus, ces arrondissements ont été secourus d'une maniere très propre À aniguillonner et encourager les efforts des habitants de l'endroit et à les soustraire à l'influence fui. neste et à la dégradation de frmer une classe distincte d'écoles pauvres, et cela sans diminuer d'un seul dernier les sommes ordinairement réparties en faveur des écoles et des instituteurs. (#.) Le nouvel acte impose aux syndies d'écoles des conditions et des formules de procédures mutilement ontreuses et ombarrassantes, et les entrave par des restriet ans et des obstacles qui ne manqueront pus, dans la question du salaire des instituteurs, de causer des pertes aux iustituteurs et juter les spgelios dans le trouble et Le déconragement, C'est un peint dans l'acte actuel qui à causé des plaintes bien justes

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