FERMENTATION.—SON COMMENCEMENT, SES PHASES ET SA DURÉE
Dans un compost de végétaux verts, la fermentation commence vingt-quatre heures après l’entassement des matériaux. Avec de la paille ou d’autres substances desséchées, elle n’a d'effet qu’après deux ou trois jours.
La chaleur qui se développe dans le tas pendant la fermentation atteint, dès le deuxième jour, de 100 à 120 dégrés Fahrenheit. Mais, c’est dans l'intervalle entre le deuxième ei le troisième arrosage que la plus forte chaleur se fait sentir. Pendant cette période, elle atteint jusqu’à 200 dégrés.
Dans le cas où la fermentation ne serait pas aussi énergique, on pourrait du moins compter, pour les opérations subséquentes, sur un bon levain et sur une eau très-saturée et très-corrompue.
Immédiatement après le premier et le deuxième arrosages, la fermentation devient tempérée ; mais bientôt, elle reprend son action avec plus de vigueur qu'auparavant. Le troi-
sième arrosage, au contraire, arrète le progrès du mouvement fermentatif, Celui-ci décroît peu à peu en force, et finit par cesser complétement.
Nous ferons remarquer que les degrés de chaleur cités plus haut, sont calculés pour des composts de matières végétales. Si de la terre ou des matières terreuses y sont mêlées. la chaleur A Le est beaucoup moins forte, elle n'est pas même sensible dans un tas entièrement composé de terre.
On peut arrèter, à volonté, la fermentation, en arrosant avec de l’eau pure. Il arrive rarement que l’on soit obligé de recourir à ce moyen. (1)
PompPE
Le cultivateur qui a beaucoup d'engrais à préparer ferait bien de confectionner une pompe et de s’en servir au lieu de seaux ou de baquets, pour arroser le tas,
La figure 5 représente une pompe que tout cultivateur peut faire lui-même, à très-peu de frais.
Le corps de cette pompe se compose de quatre planches de in de 14 pouce à 2 pouces d'épaisseur, de 15 à 20 pieds de ongueur, et assez larges pour que l'instrument ait un diametre de cinq pouces en dedans. Ces planches sont liées fortement avec une vingtaine de clous, enfoncés à distance de quatre pouces les uns des autres. Avant le clouage, il est prudent de mettre dans les joints, pour les rendre étanches. quelques lisières de vieux coton. Les pistons sont faits de blocs carrés de bois dur, et percés d'un trou de 24 pouces dr diamètre, dans le sens longitudinal des fibres. Quant aux soupapes, (il doit y en avoir deux) elles consistent en disques de bois, garnis à la face inférieure, de cuir épais qui sert de charnière,
Le piston supérieur se compose d’un morceau de bois, long de dix pouces, avec une ouverture transversale audessus de la soupape, pour permettre à celle-ci de fonctionner librement. Afin de donner passage à l’eau, au-dessus de l’orifice de ce piston, on amincit en forme de coin, sa partie supérieure.
Au contraire, la partie inférieure est recouverte d’un cuir épais que l’on cloue fortement, tout en le laissant dépasser. l'extrémité du disque cylindrique,comme l'indique la gravure.
Vu la densité de l’eau que devra élever la pompe, il est d’un grand à-propos de la construire de manière à ce que l'orifice soit d’un pouce plus grand au sommet qu’à la base. ce qui rendra plus facile le jeu du piston.
(1) Celui qui veut se rendre compte parfaitement du progrès de la fermentation, n’a qu’à se servir d’un thermomètre qu'il enfonee cemplètement pris le nt de manière à ce que la partie globuleuse seit à environ dix-huit peuees
e la surface.
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Le piston inférieur est immobile. On l’ajuste solidement, à environ quinze pouces de la base du corps de pompe.
Celui qui est mobile doit descendre jusqu'à deux pieds de distance du piston immobile, et jouer librement
On fait en bois ou en fer, la tige destinée à mettre en mouvement le piston supérieur.
La base du corps de pompe est fermée ; l’eau trouve pas sage par des ouvertures pratiquées entre la base et le piston inférieur.
Les autres pièces de la pompe sont assez bien représeutées dans la gravure pour n'avoir pas besoin d’une description spéciale.
Afin de maintenir la pompe dans une position verticale, on jette en travers du réservoir, et de chaque côté de la machine, deux madriers qui lui servent d’appui.
Un appareil comme celui que nous venons de décrire peut servir à élever l’eau des puits, et à différents autres usayes.
La figure 6 représente un tas et une pompe avec un petit boyau, attaché à la tubulure latérale par où l’eau se déverse. Des seaux, des baquets, des chaudières peuvent remplacer ce boyau dans l’arrosage du tas.
REMARQUES GÉNÉRALES SUR LA MANIÈRE DE DISPOSER LES DIFFÉ- RENTS MAÏÉRIAUX DONT SE CCMPOSE L’ENGRAIS FABRIQUÉ D'APRÈS LA MÉTHODE DE BOMMER.
FEUILLES, COTON EN COQUE, (1) BALLE, Erc
Ces matériaux demandent à être bien mélangés avec d'autres substances végétales. Ïl faut les mettre au centre du las, car ils se décomposent difficilement et ne possèdent qu'à un faible degré des propriétés fermentescibles.
Vieux TA, SciURE DE Bois, Erc
Lorsqu'on s’en sert on les mélange avec d’autres matières végétales, telles que la paille, les mauvaises herbes, etc, et on les met, comme il est fait pour les feuilles, etc, dans le milieu du compost. Le tan et lasciure de bois ne se décomposent pas promptement, mais le ferment leur communique certaines propriétés qui leur sont de quelque bénéfice.
TiGEs DE BLÉ-D'INDE, DE TABAC, DE SoRGHo, Erc
Tous ces débris grossiers de végétaux doivent également être mêlés avec d’autres détritus de plantes plus déliées. Sans cela, la meule de compost ne serait pas suffisamment compacte
(1) Le coton est cultivé, seulement dans les Etats du Sud.