‹ Coprogène ou procédé de Bommer pour fabriquer toutes sortes d'engrais surtout les engrais végétal et minéral [microforme]Chapitre 30 sur 94 · FERME · texte numérisé non relu

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La construction d'une meule de ce compost se fait d’une façon analogue aux autres du mème genre. D'abord, une couche de fumier d'étable, d'environ six pouces d'épaisseur, ensuite de la terre, de la boue, s’il y en a sur les lieux, puis une autre couche de fumier, et ainsi de suite— ayant toujours soin d’arroser à propos— jusqu’à ce que la masse soit épaisse de six à dix pieds. Enfin, on couvre le sommet du tas avec de la terre, au lieu de paille, et on laisse le tout, dans cet état, jusqu'à l'automne. Dans ce compost, on peut également faire entrer la paille, les tiges de blé-d’inde, etc, qui n’ont pas eté consommées pendant l'hiver, les déchets, rebuts, ordures, qui se trouvent autour des bâtisses de la ferme, ainsi que du poisson, s’il est possible de s’en procurer à très-bas prix.

Environ trois semaines avant de faire usage de l’engrais, on aplanit le sommet du tas, et après avoir pratiqué des trous, on arrose abondamment avec le liquide fermentatif.

Par une opération semblable à celle que nous venons de décrire, la quantité de l’engrais se trouve pour le moins doublée ; sa qualité est supérieure à celle du fumier d’étable. et toutes ses parties sont d'égale valeur.

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PRÉPARATION DU PURIN POUR FUMURES SUPERFICIELLES.—EMPLO! DES SÉDIMENTS, DES LIES ET DES RÉSIDUS DE DISTILLERIES ET D'USINES.----COUCHES-CHAUDES POUR LE JARDINAGE PRINTANIER, MOYEN DE RAVIVER LA CHALEUR SOUS CES COUCHES, SANS CHANGER LA LITIÈRE ET LE FUMIER QUI EN FONT PARTIE.

PRÉPARATION DU ‘ PuRIN, ” LIQUIDE FERTILISANT DESTINÉ AUX ARROSAGES.

Sur les fermes bien tenues, il y a un réservoir ou fosse recevant le purin qui s'écoule des étables, des basses-cours et des tas de fumier.

Ce précieux liquide, jamais assez abondant pour répondre: à tous les besoins, sert à arroser le tas de fumier et ensuite les prairies.

Nous nous garderons de nier ses bons effets ; au contraire c'est notre intention d'enseigner le moyen de s’en procurer une plus grande quantité avec un pouvoir fertilisant des plus efficaces et des plus durables.

Tout en reconna:ssant qu’il est plus avantageux d’appliquer le purin à la terre, ou de l’employer dans la fabrication des composts—ce qui esi démontré dans la section troisième, article troisième, de la deuxième partie,—nous sommes par-

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venus par des essais fréquents, à découvrir le moyen d'augmenter le voluine du liquide, de le fabriquer à volonté, et de lui communiquer de nouvelles propriétés fertilisantes. Désormais, les cultivateurs qui voudront faire usage de purin, à l’ancienne manière, pourront, s'ils le veulent, enretirer plus de profit qu'auparavant.

Le moyen dont nous voulons parler, consiste uniquement dans l'emploi du ferment liquide, étendu d’une certaine quantité d’eau à laquelle on ajoute du jus de fumier.

Pour préparer cent barils de ce purin, on fait usage des différentes substances qui entrent dans la composition du ferment, en quantité double de celle indiquée dans le tableau, puis on verse dix barils du jus qui s’est échappé d’un tas d'engrais fabriqué suivant la méthode de Bommer, ou bien on se sert de douze à quinze barils de jus de fumier ordinaire.

Ces divers éléments snni mélangés ensemble, de la manière déjà prescrite, puis joints à 85 ou 86 barils d’eau saturée. Si cette dernière manque, l’eau pure peut la remplarer.

Pendant qu'on verse l’eau, on agite le mélange de manière à produire une immixion complète et la dissolution de tous les corps composants.

Il est utile de laisser fermenter le liquide pendant douze pue Néanmains, s’il n’était pas possible d'attendre aussi ongtemps, on pourrait l’'employer plus tôt, car dans quatre ou cinq Jours, il acquiert assez de force pour assurer succès,

EMPLOI DES SÉDIMENTS, DES Lis, ET RÉSIDUS DE DISTILLERIES ET D'USINES

La méthode de Bommer fournit le moyen de convertir en engrais. les déchets et résidus de distilleries et d’usines.

Un pareil résultat est obtenu en mélangeant ces éléments avec des matières végétales et en les faisant passer par toutes les phases du procédé.

Il serait inutile d'expliquer longuement la manière de préparer un engrais de cette sorte. Cependant, comme quelques résidus n’ont pas en eux-mêmes les propriétés que doit avoir un engrais, et qu'ils n’acquièrent ces propriétés que par l'absorption du ferment et du gaz ammoniaque produit pendant la fermentation, nous conseillerons d’en faire usage en proportions équipollentes ; c’est-à-dire que, si on a l'intention d'opérer avec deux tonnes de matériaux de matières végétales, il ne faut pas leur adapter plus de deux tonnes de résidus organiques,tels que tan, lie de bière, etc,parceque ces matériaux qui ant déjà été privés par des opérations antérieures de la plus grande partie de leurs sels, de leurs alcalis, et de leurs propriétés fermentescibles ne sont rien autre chose que des corps

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