ARTICLE SIXIÈME.—NOURRITURE DES PLANTES ET SA COMPOSITION
On sait que les plantes tire leur nourriture, non-seulement du sol, par leurs racines, mais encore de l'air, par leurs feuilles. Or, plus les feuilles sont grandes, plus il y à absorption de nitrogène, et par conséquent de matières azotiques. Donc, les végétaux sont d'autant plus en état de se pourvoir d'aliments venant de l'air que la surface des feuilles est plus considérable. Cette remarque n’est pas nouveile, mais elle peut donner naissance a une autre quia un certain caractère de nouveauté.
Puisque la nourriture des plantes se compose d’humus. de gaz acide carbonique, de nitrogène, de matières salines, etc, etc., et que les grandes feuilles absorbent en plus grande quantité que les autres, le nitrogène, le gaz acide carbonique, et d’autres gaz qui sont la base de lhumus., on change la composition du ferment. Pour les plantes à larges feuilles. il faut plus de sels alcalins ; les autres demandent plus de matières onctueuses contenant une assez grande quantité d'humus.
Aïnsi, dans le ferment liquide avec iequel on arrose un
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eugrais destiné à la culture des citrouilles, des patates, du tabac, du blé-d’inde et d’autres végétaux semblables, il coit entrer, proportion gardée, plus de sels et d’alcalis que de substances animales ; au contraire, ces dernières, celles qui contiennent le plus d'humus, doivent occuper le premier rang, s’il s’agit de la culture du lin, du chanvre, des céréales et des plantes fourragères en général.
En conséquence, du terreau des plâtras de démolition, des cendres, etc., sont préférables à l’engrais animal ou hu mique pour les prairies naturelles et artificielles. Les racines qui périssent sont suffisamment fournies d’humus, inais leur décomposition s'opère au moyen de stimulants : C'est pour cette raison que les cultivateurs peuvent constater les bons effets des cendres et du plâtre sur leurs prairies.
ARTICLE SEPTIÈME.—MÉTEMPSYCOSE DES VÉGÉTAUX OU TRANS- FORMATION D'UNE PEANTE DESSÉCHÉE EN UN VÉGÉTAL VivanT
Question.—Ne pensez-vous pas qu'il sera‘t rationel de former les composts avec les tiges de plantes semblables à celles que vous voulez cultiver ? Je suis convaincu du fait que tel végétal décomposé favorise mieux qu'aucun autre l’accroissement de son semblable.
Réponse.-En général, toute chose qui convient naturellement à une autre, lui est plus profitable que celle qui lui vient par hasard. Alors, en voulant remplacer par un engrais rationel le fumier d’étable, appliqué presque toujours sans réflexion à toutes les plantes indistinctement—c'est-à-dire donner aux plantes une nourriture d’une composition analogue à celle qui forme la structure des plantes cultivées—il est évident qu’il faudrait préparer pour ces végétaux, des aliments qui conviennent à leur existence, à leur croissance. à leur maturation. Aussi, a-t-on toujours remarqué que la paille employée comme litière, puis comme engrais, s’adap tait parfaitement à la culture du blé. Le pourquoi de cette convenance n’est généralement pas connu ; pourtant, à mon sens, il n’y a là rien de mystérieux.
Sans m'engager dans des discussions scientifiques, je puis bien dire que la paille des céréales contient divers principes, surtout des sels, de la potasse et de la chaux. De la sorte, si l’engrais enfoui, par exemple, dans un champ destiné à la culture du blé, ne renferme pas ces éléments, la nature a à faire de grands efforts pour fournir à la plante les aliments dont elle a besoin ; elle est forcée de les prendre dans la terre, dans l'air, ou dans les combinaisons de principes dont nous ne pouvons nous rendre compte. Mais, lorsque, au lieu
tes, du de laisser la nature agir seule, on dépose autour des racines il coit les éléments qui entrent dans la constitution des végétaux, ue de la tâche de l’agent producteur est plus facile, et il distribue Îles qui une nourriture plus abondante. | er rang, Voilà pourquoi, un mélange de paille, de cendres et de s et des inatières putrides—la paille étant l'élément dominant—est le compost le plus efficace sur un semis de blé ; cette céréale olition, contient beaucoup de phosphate de chaux Il est bien établi ou hu aussi que le plâtre exerce beaucoup d'influence sur Its racines plantes légumineuses, les pois, les féves, le trèfle, etc., Toutehumus, lois, la recherche de la cause, en cette matière, comme dans ulants : bien d’autres a été infructueuse. Les savants ont beaucou peuvent discuté la question, mais n’ont pas devancé les ignorants. Il ur leurs y a là un secret que les mortels n’ont encore pu pénétrer Quant à moi, il m'importe peu desavoir pourquoi et comment le plâtre agit sur les légumes, les végétaux et les plantes y TRANS- fourragères. Je veux seulement m'occuper des faits. rAL Est-il vrai qu'il soit nécessaire de donner à une plante les substances ou principes qu’on a reconnn lui être utiles ? La réponse doit noluident être affirmative. Puisque el de for les légumes ont de l’affinité pour le plâtre, on fait entrer une 8 à celles plus grande DÉOFAEUON de cet ingrédient dans le ferment. Si
tque tel vous me demandez pourquoi les légumes s’accaparent si bien l’accrois- le plâtre, je ne peux faire autre chose que mentionner le fait qui ressort de l'analyse des légumineuses. Nous trouvons naturelle- invariablement qu’elles contiennent plus de plâtre que les e qui lui plantes des autres familles. | nengrais A mesure que l’occasion s'en présentera, je ferai conur8 sans naître à mes lecteurs les résultats obtenus par les analyses des est-à-dire principes qui dominent dans les autres plantes. Il sera facile
ensuite de discerner entre divers éléments, ceux qui doivent avoir la préférence sur les autres, dans la composition du taux, des ferment, partant dans la préparation de l'engrais végétal. oissance. S'il fallait toujours se fier aux données de la science, je pourrais me contenter de transcrire les tableaux qui existent déjà, mais je désire faire plus : je veux m’assurer si mon expérience personnelle ne dément pas les enseignements des nt, à mon chimistes. A mon avis, c’est le seul moyen de ne jamais ètre désappointé.
fiques, je La tâche que d* entreprise est plus considérable, que je vers prin- ne l'avais d’abord pensé, mais avec le temps, le travail, la ux. De la persévérance et l'assistance des cultivateurs qui voudront p destiné bien me seconder, en faisant des essais sur leurs propriétés, la nature Je Suis certain du succès.
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ipes dont ; LS ; lieu Question—Dans vos remarques préliminaires vous dites
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aussi que votre système est économique. Seriez-vous assez bon jour me dire en quoi consiste cette économie ? Réponse-Fabriquer son engrais soi-même, sans avoir la eine d'acheter Les matériaux dont on veut le composer, c’est a-dire utiliser des matériaux qui sont sur les lieux, mais trop souveut perdus, voilà de l'économie.
Maintenant, permettez-moi de faire une comparaison.
L'établissement d’une fabrique quelconque exige toujours o %
certaines dépens:s ; et les bénéfices que rapporte la fabri. cation sont toujours moindres la première année que dans les années subséquentes, La même chose arrive, lors de l'a doption d'un nouveau système ; toute innovation entraine des sacrifices. Il faut bâtir des usines, acheter des instruments et du mécanisme, former des ouvriers, Il n'est donc pas étonnant que dans les commencements, les profits soient peu considérables, Dans le cas qui nous occupe, le plus où moins d'économie dépend beaucoup de la disposition et de l'emplacement des réservoirs et des tas ;: on doit avoir en vue de fa. ciliter l'opération de l’arrosage, L'eau étant la base de mon système, il importe de ponvoir s'en procurer en abondance, a 1 besoin. Vous voudrez bien vous rappeler qu'une tonne de paille peut faire quatre tonnes d'engrais. Construisez votre tas près de l’eau, près d'un étang, d'un ruisseau, d’une rivière ou d’un puits ; n'oubliez pas de recueillir l’eau de pluie : creusez des réservoirs et des fosses, et retenez bien que l’eau est pour vous de l’engrais. Mais ce n’est pas tout ; après s'être assuré de la quantité d’eau requise, et l'avoir saturée, il y à encore à combiner l’économie avec le mode d'arrosage. Vous concevrez facilement, que chaque localité offre en cela pins ou moins d'avantages. Toutefois, dans tous vos arrangements c’est l'intelligence qui doit jouer le plus grand rôle.
Le travail est on ne peut plus économique, lorsque la préparation des composts peut se faire au bas d’un terrain en pente. Le réservoir à ferment se trouvant dans une post tion plus élevée que celle du tas, le liquide s'écoule de lutmème sur la masse d'engrais. Si votre ferme est plane, à l'endroit où vous pouvez vous procurer de l’eau, une pompe serait très-utile pour les arrosages.
Ainsi, d’une main tenez ma méthode qui expose des principes et donne des règles générales, de l’autre prenez vos mesures, disposez vos instruments ; faites tout de manière à ce que les arrosages occasionnent le moins de travail possible. En résumé, je vous enseigne plusieurs procédés économiques ; mais si vous n’y mettez pas du vôtre, les benéfices que vous pouvez retirer de mon système seront bien moindres, car il m'est impossible de vous vendre l'économie. S'il est quelque chose dans le monde qui soit du ressort! de l'intelligence, c’est certainement l’ordre, générateur de l'eco-
et d
nomie, Vous qui avez commencé vos opérations sans vous ètre rendu compte parfaitement de mon système, de la quan lité d'eau nécessaire, du volume d'éléments qui servent à la saturer, Vous pouvez vous tromper d'abord, mais étudiez modifiez vos préparations, s'il le faut ; agissez avec réflexion, et par la suite il n'y aura plus de mécompte, L'économie de nparaison. viendra de plus en plus remarquable d'année en année. » toujours Si vous désirez préparer en commençant une grande ta ‘abri. quantité de levain, il vous faudra confectionner des réservoirs ou bassins dans lesquels l’eau pourra se corrompre— plus elle est gatée meilleure elle est--Mais après L° nie essai, il ne sera plus nécessaire d'en préparer ; il vous sufli:a de conserver le jus ou le liquide qui s’échappera du tas pen dant la première opération et les opérations subséqu ntes at peu cor Par ce moyen, VOUS serez en mesure de réduire d’un tiers la mOi quantité d'ingrédients, qui d’après le tableau doit faire partie de Vempla- Ji ferment, et en le faisant, votre engrais n'en sera pas moins Jon, |
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Un autre grand principe d'économie en agriculture consiste à empêcher la volatilisation du principe animal. Le fumier de cheval, les déjections de bêtes à cornes, et d'autres 87 votre tas animaux perdent la moitié de leur valeur en se desséchant une rivière Au contraire, si ces matériaux sont jetés tous les jours où | de pluie : au moins deux fois par semaine, dans le réservoir à eau saturée, il n'y a aucune perte, et de plus l'eau se corrompt et s'enrichit davantage. D'un autre côté, cette Dratilrhs urée, ilya concourt à tenir les animaux dans un bon état de propreté osage. Vous [ne faut pas croire qu'un animal se plait à reposer sûr ses cela pins excréments ; c’est la propreté qui lui convient, et la propreté rangements est une des conditions de la santé. | ee (D'autres détails sont donnés sur le même sujetau No à Lorsque article 5, de la section suivante.) Lab un terrain 1s une post oule de lui st plane, à SECTION DEUXIÈME une pompe
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