‹ Coprogène ou procédé de Bommer pour fabriquer toutes sortes d'engrais surtout les engrais végétal et minéral [microforme]Chapitre 75 sur 94 · POUDRETTE, COMPARÉE A MON COMPOST · texte numérisé non relu

POUDRETTE, COMPARÉE A MON COMPOST

Question.—Il y a un engrais connu sous le nom de pou: drette. Où et comment se fabrique-til ? Quelques-uns trouvent avantageux d’en faire usage ; d’autres ne sont pas du même avis. Quelle est votre opinion ? Pensez-vous que vo:ré engrais est préférable ?

Réponse.-La poudrette est un engrais originaire de France. Il se fabrique dans plusieurs grandes villes d'Europe ; ilny a pas longtemps qu'on le prépare en Amérique. La poudretie est le résultat de la dessiccation des matières fécales ou excrt-

ments humains. On mêle quelquefois ces éléments avec des substances terreuses ou du plâtre, dans le but, je suppose, de faire absorber l’ammoniaque des matières fécales. L’action de la poudrettte sur le sol est plus ou moins efficace, et son emploi plus ou moins avantageux, suivant les terres et les plantes auxquelles elle est appliquée. C’est ce qui explique les diverses opinions exprimées par les cultivateurs, au sujet de l'emploi de cet engrais. En général, il a un effet peu durable sur le sol. Les substances qu’on ajoute aux excréments humains sont en trop faibles quantité; les racines des plantes s’engorgent et le développement des végétaux est paralysé, surtout dans les terres sableuses et chaudes. De plus, les matières fécales, riches en substances fertilisantes, dans leur état primitif, subissent des pertes estimées à plus de la moitié de leur volume, par la dessiccation, l'eau de pluie, la volatilisation occasionnée par une trop longue exposition à l'air. Enfin, c’est un fertilisant dispendieux. Or, dans mes composts, les matières fécales sont employées a l’état frais. ; elles sont fix °es et dissiminées dans les matériaux terreux et s’y incorporent. Leurs principes fertilisants sont fortement retenus. Les plantes les assimilent au fur et à mesure de leur besoin, sans qu’il y ait engorsement. La raison en est bien simple. Les excréments sont très-divisés et retenus avec tenacité par des substances terreuses ; en outre, ils sont mêlés avec des matériaux qui se décomposent successivement, selon la diversité de leur nature.

En un mot, le cultivateur fabrique mon compost luimème, avec des éléments qui ne lui coûtent rien. Quoiqu'il en soit, je vous laisse à juger de la différence qui existe entre la poudrette et mon engrais.

1, Ce COIr d’autres

é plusieurs ar l’action aardons et et pompenl s n'est pas in consa/ ré bien diffé.

umus sont anent forte.

ribués aux igorgement vec plus’de nt se COMins après Îles ane fermenune fermenigmentation cuites dans éléments:

nir solubles, 1èmes COrps, dres, comme

briquant des u contraire.

es végétales

ter:

El . ARTICLE SECOND.—MOYEN D'AUGMENTER CONSIDÉRABLEMENT LES

‘ , tout de suite. ENGRaAIS D'UNE FERME.

1. TERRE SÈCHE, EMPLOYÉE AU LIEU DE PAILLE, COMME LITIÈRE, SOUS LES ANIMAUX.

… Question.—Il y a des cultivateurs qui mettent de la terre sèche, au lieu de paille, sous les animaux, dans les étables el les basses-cours. Ce système vous paraît-il avantageux ? Réponse —Assurément, ce système est avantageux. Il acquiert d'autant plus d'importance et est d'autant plus retommandable, aujourd’hui, que ma méthode enseigne le moyen de convertir en engrais, sans le secours du bétail, la paille destinée à servir de litière. Ainsi, vous amassez, en temps convenable, près de votre basse-cour et de vos étables, LTOPE ; eo meules de terre sèche qui, en général, doit être de nature La poudretle érente de celle du sol que vous voulez engraisser. En-

ales ou exCre-

SE

suite, vous préparez un amendement, en même temps es engrais ; la paille ne peut pas servir d’amendement. Mettez cette terre dans votre basse-cour et dans vos étables ; les déjections et les urines seront absorbées et désinfectées, tandis que la paille en se décomposant ne fait qu’ajouter à l’infection des autres matières. La terre Le et absorbera les gaz ; en conséquence, il n’y aura pas d'émanaisons putrides et les regles de l'hygiène seront observées. Imprégnées de déjections et d’urine, piétinées par les animaux, les matières pulvérulentes ne laisseront échapper rien de ce qu’elles auront reçu. Mises en tas, sous des appentis, ou ailleurs, elles con serveront en entier leurs propriétés.

Ce système est certainement le plus avantageux et le plus économique pour fabriquer de grandes quantités d'engrais, pendant une bonne partie de l’année. Les déjections animales se conservent, dans leurentier, en augmentant leur masse par la division uniforme de leurs éléments, dont les particules sont uniesaux grains de terre, lesquels ne laissent échapper les substances nutritives qu’en proportion du besoin des plantes. Il n’y a rien à craindre pour le bétail, en employant comme litière, de la terre sèche, légère et fraîche. Quant à la paille et aux antres matières végétales, vous pouvez les convertir en engrais à l’époque des semailles, en mars ou en octobre.

Pendant ces deux mois de l’année, vous pouvez mettre de la paille sous vos bestiaux, si vous le voulez, car c’est l'époque où la paille peut être soumise à une fermentation régulière, à l’aide de ma méthode. Alors, il importe peu de faire choix de paille ou de terre, comme litière ; dans tous les cas, la paille sera réduite en engrais par les arrosages avec le ferment. De cette manière, tous vos engrais deviendront chauds et également décomposés-comme le fumier de cheval-—et toutes les parties seront soumises à une fermentation analogue à celle qui s'établit dans les intestins.

Si vous avez vingt-cinq tonnes de paille, le premier ottobre, vous aurez le quinze, cent tonnes d'engrais, valant le double de cent tonnes de fumier d’étable. Le premier des deux engrais est très-riche en jus, et chaud dans toutes ses parties, tandis que le second est un corps inactif, qui a été lavé par les pluies, pendant plusieurs mois, desséché par le soleil ; il est froid, spongieux, et à peine coloré par les jus qui s’en sont écoulés.

Savez-vous quel sera le résultat de cette manière d’opé rer ? Eh bien ! non-seulement vous n'aurez rien perdu pour avoir uni l’engrais animal à la terre, mais vous aurez doublé et même triplé la quantité de vos engrais. Une fermentation prolongée détruit plus de la moitié des substances fertrlisantes ; mais votre fumier n'aura pas subi une pareille

ms |]: ms

erte, I a frais p L sera frais, fpuissant, actif, approprié à | L a nature

8 u ul v er 1 I . ] de vos ter l es 0 es D à S >) V vez ans tout ù u 0 es es

ettez les dé- phases d , | ses de leur végétati . Lis seront vos Se D de produira des effets qui dépas Tr in- crais, d'aprèss ns n devrait cesser d’appréci : gr après son volume et son poids es P'pRE l'en- D audraill plus de-

JL JUNE \

engre is$6 r U ac ÿ

putrides nées de, dejuger, Ne croyez-v matières plus Re Rate pasqu'une couple d’onces del ë Don NÉE AEe A l'homme qu'une livré de e ei est . AT va l'a nt } 5 à atates ‘ a raison ; il y a analogie parfaite Eté le

« e es a it S \ 1 si ( à V 3 e l nil pl 1 es +. à fais, S1 ‘ e sd ant a êt fé le ) *e i 1 : ! r en

les con Franc à P OCIA à e, à proc .C ité s le mer cette vérité 1e ser al e Ï e e , J seral le premier > Ainé

et le plus rique qui € it l’a ! u aura fait l icati l'engrals. la nourritur application, en vari: améli ue de mean ne Re pt SE gr ï e des pla on leurs besoins—comune le ‘ait

la nature | Ï à ve d C 3 3 S 1- 4 q Il r'é se ] 1 3 € | ir

animales . ., Q Q b C | l': , PP P C LS ù à pr

ur masse particules nt échap- 2. IMMENSE ; ide ne AVANTAGE QUE L'ON RETIRE DE L'E»

1 Da ; EMPLOI DES fl s DÉJECTIONS ANIMALES. k f

mployant >, Quant à )ouvez les nars OU ell

Question —Je i

ra —dJe conçois bien l'utilité

chuis il m6 comble Es bien l'utilité des matières fécales

Co le détan : la quantité d’excréments produits ie

peine à fumer Fe nnes, vivant sur une ferme Suffise Se

a de A de terre. Or, si ma te

qui n’aur nt s,ilrestera quatre-ving inze : : | ont pas reçu cet engrais. Qu'est Pr mr os?

uest- > vousen dites ?

Répon : iponse—Une seul Ds nit l'eau x | seule rivière ou ; à une gr é | une seule sourc grande ville, mais plusieurs on | k*

rte peu de ère ; dans les arrosängrais dee le fumier

ont leur part. :

est 6 rues … de même nour l’engrais animal. S'il Fibres végétales 5 ini ormité, dans une grande masse de | : due de terrain ue i! peut fumer une A EN ee vous Poe e vous faire mieux comprendre cat servations, Un ner le résultat de mes propres be oise RE r, au moins trois livres d'u ! scerbiéer d'absrlss ci 8, à part environ deux livres d'urine | donne dans l'es champs ; ce qui multiplié par 365 pes personn space d'un an, 1,100 one en do ne ue livres pour les Le à A ne ement sur une ferme. A ces 11,000 1 = ces LT, ivres

buent ce 2 es d à ‘ette eau d ‘ e S S s 2 ans l D ! ér S 1

pe es

ak

TP Te = Free — * 27 » — | —— . mes Se ai Rx 5 s 2 "Ex =

de déjecti : déjections solid Î ns £ es et ides, mélé A jai ne ue 3 an avec les autres 616 | + 220.000 livres d’engrai on tableau, vous PTT il dre livres d engrais, supérieur en ui lité à la si ll: umier d’étable. Or, e ATEN PO purs |

. Or, en pratiquant le mème sy: fl o° (} EE ol:

tème p:

> par rapport .

parer all fumier des . |

«M; une telle quantité d'engrai bestiaux, nous pouvons pre-

Ma méthode est destiné engrais que je puis dire sûrement

en agriculture. » Dans 9 OPERA véritable révolution “ une exploitation agricole, tout se pi fl

Page 1