ARTICLE TROISIÈME.—ARROSAGES
l. EFFET DE L'ARROSAGE, COMPARÉ A CELUI DE MES Con- POSTS DE MATIÈRES MINÉRALES.
Question.—Dans l’article 8, de la première partie de votre méthode, vous dites qu'il est plus avantageux de faire passer dans les composts, le purin ou le jus qui s'échappe du fumier plutôt que s'en servir pour arroser le sol. Quel est donc cet avantage ?
ltéponse.—Les substances qui sont propres à fertiliser la terre se volatilisent si rapidement qu'il vaut mieux les unir à un corps solide que de les exposer au contact de l'air. Indépendamment de la saveur désagréable que les arrosages avec l'urine, ou d’autres liquides corrompus, communiquent aux plantes fourragères et autres, ces matières ont encore le défaut de se volatiliser, et de perdre une grande partie de leurs principes fertilisants, Au contraire, le mélange de ces liquides avec la terre et les différents éléments du ferment! donne un engrais qui nourrit les plantes, en proportian de leurs besoins, amende le sol, le rend pénétrable par les rayons du soleil, et y maintient, plus‘longtemps, l'humidité. De plus, l’engrais terreux peut se préparer par temps perdu, être appliqué à une plus grande étendue de terrain et distribué d’une manière uniforme, avantages que ne présente pas l’engrais liquide. J’ai assez d'expérience dans la pratique des arrosages pour faire de pareilles affirmations. Je ne prétends pas cependant, imposer des règles. Les deux systèmes peuvent offrir des avantages et des désavantages. Mais, je tiens à constater ce fait, que les composts de substances mr nerales ou les engrais terreux produisent en général sur des terres fortes, un meilleur effet que les arrosages.