‹ Coquilles terrestres et fluviatiles recueilliesChapitre 13 sur 58 · Helix aspersa Müll · texte numérisé non relu

Helix aspersa Müll

Les exemplaires de Rhodes sont sous tous les rapports identiques avec ceux de la France et de l'Etrurie. Mais l'A. aspersa est une des espèces, pour lesquelles il devient presque impossible, parsuite de l’extension que leur a donnée l’industrie humaine, de décider, si elles sont originaires ou introduites. Jouissant d'une facilité extraordinaire à s’acclimater, l’H. aspersa a pris pied sur tous les points où l'homme l'a transportée comme matière alimentaire. Le Méxique, le Brésil, la Floride, Madère, les Canaries l'ont évidemment empruntée à l'Europe. Il n'y a qu'un moyen de distinguer les espèces indigènes des espèces introduites, mais il exige une observation attentive sur les lieux mêmes. Sont-elles indigènes, on les retrouvera, soit avec la forme typique, soit comme variétés, dans de nombreuses localités soumises aux mêmes conditions de climat et de végétation ; sont-elles introduites, on les cherchera en vain au-delà d’un petit coin de terre entourant leur premier point d’abordage. C’est ainsi, on ne peut en douter, que l’H. aspersa s'est introduite au moyen âge comme aliment de jeûne sur plusieurs points de l'Allemagne et de la Suisse, où se trouvaient de grands couvents ou des sièges épiscopaux, et peut-être

ou Moi

faudra-t-il juger de la même manière son apparition sur plusieurs points isolés de l'Orient.

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