‹ Coquilles terrestres et fluviatiles recueilliesChapitre 14 sur 58 · Helix figulina Parr. — Rossm. Icon. Nr · texte numérisé non relu

Helix figulina Parr. — Rossm. Icon. Nr

Les exemplaires de Rhodes sont à-peu-près le type de cette pelite espèce du groupe de l'A. pomatia Lin., qui en diverses variélés se répand sur une grande partie de l'Orient. C’est à tort qu’on l’a considérée comme une simple variété de lÆ. grisea Ln. (cincta. Müll.). Sur plusieurs points, à Smyrne et en Syrie, p: ex., on les rencontre toutes les deux, sans formes intermédiaires. L’H. grisea se montre alors en individus de grandeur remarquable, à péristome et columelle foncés, avec deux larges bandes obscures, séparées par une zône claire, à perforation quoique cachée à l’état adulte, accusée cependant par le renversement du bord columellaire. L’AÆ. figulina parcontre reste toujours petite, presque sans coloration de la bouche, elle a des zônes ordinairement étroites ou imparfaites, un bord columellaire enfoncé, saps trace de perforation. Ces différences, quoique faibles, se maintiennent avec constance.

Il est plus difficile de séparer l'A. fiqulina de plusieurs autres petites formes, qui semblent plutôt la remplacer que coexister avec elle. E’embarras s'accroît encore par l'emploi différent que les auteurs ont fait des mêmes noms, et ce n’est réellement que par une étude plus rationelle de la répartition géographique qu’on parviendra à débrouiller le chaos actuel. Je vais essayer quelques pas sur cette route. En passant en Europe on trouve la:

1) Æ. pomacella Parr.

Jolie petite espèce, habitant les deux côtés du Bosphore. Elle est plus globuleuse que te type, avec lequel on la confond souvent, son ouverture est presque

circulaire, le péristome à partir de la bâse fortement réfléchi, de manière à cacher la perforalion, qui existe toujours au jeune âge. La surface est finement striée et munie d'étroites fascies.

2) Plus loin, dans la Rumélie el la Macédoine, se

rencontre l'A, philibinensis Friw. (Rossm. Icon. No. 581).

Plus grande, plus régulièrement conique ; le bord columellaire ne s’élargit pas si promptement, s'applique plus intimement sur le centre non perforé de la base, qui se colore en brun. De larges fascies, la seconde formée par la réunion des bandes 2 et 3, ornent la surface, qui n’est que faiblement striée. Une forme presque identique à été rapportée de Szourza en Géorgie par M. Dubois.

3) Vient ensuite en Gallicie VA. lutescens Liegl. (Rossm. No.292), plus mince et légère que la précédente. Le réfléchissement columellaire est encore moins étendu et cache une faible perforation. L'ouverture s’incline moins sur l’axe de la coquille que dans les autres espèces, elle reste plus haute que large et ne se colore pas ou peu. : |

Une seconde série de formes se succède dans l'Asie mineure. | |

4) L'H. pathetica Parr. — nous ne savons de quelle contrée de l’Asie mineure, — est la forme la plus déprimée et la plus large du groupe. Le dernier tour est surtout renflé en travers, le bord columellaire, toujours blanc, se refléchit sur la perforation sans s'appliquer complétement.. La surface lactée n'offre que des bandes faiblement tracées.

5) Dans le Somketh, l’Imereth et l'Arménie (d’après les envois de. MM. Dubois et Huet) se trouve l'A. Nordmanni Parr., une charmante petite forme à bandes bien développées, sur un fond jaunâtre et brunâtre, assez lisse.

Re AA

Ce qui la distingue, c’est le bord columellaire non coloré qui s'applique en large cône très en avant sur le tour précédent et laisse apercevoir un ombilic assez large.

6) Puis vient comme l'espèce la plus répandue sur le versant sud du Caucase, depuis Tiflis jusqu’en Crimée et de là jusqu'à Odessa, l'A. obtusata Ziegl. (ou obtusalis?) (H. vulgaris Rossm. Icon. No. 582). Elle est plus grande et se reconnaît de suite au renflement insolite des premiers tours nucléolaires, ce qui rend le sommet plus gros et plus obtus que mêmes dans les grands individus de l'A. pomatia L. ou de l’'H. taurica Kryn. Son bord columellaire est faiblement coloré et couvre complétement une perforation fort étroite. L’extérieur est finement strié en brun et jaunâtre et orné de bandes bien prononcées, dont la 1° et 5° sont souvent les seules per-

sistantes (c’est l'A. bicincta Dub.), tandis que la 2°, 3° et

%° (ce qui est rare) ont une tendance à se confondre. La vraie AH. figulina, avec sa variété globuleuse PA. nucula Parr. s'étend le long de la Lycie et de la Gilicie. On la trouve encore à File de Cypre. Plus au sud, aux environs de Jérusalem, d’après les envois de M. Parreyss, elle est remplacée par une espèce ou variété un peu différente que je nomme et définis de la manière suivante.

7) Helix cavata Miss.

T. imperforata, ovato—globosa, plane-striatula, strus concentricis defectis, sordide albida, fascus dilufis griseis ornata; aufractus % convexiusculh, prima minuir, ullimus elongato—tnflatus ; apertura magna, lunato ovalis, intus grisea; perist. rectum, margine columellari arcuato, alte inserto, tenuiter reflexo. —

Se CS “2 ne “us

= PRES De QE ee LE ES EL TN A D LODEL SO CERN NT En Et! dr vds —— er

Page 1