‹ Coquilles terrestres et fluviatiles recueilliesChapitre 54 sur 58 · Neritina Bellardii Mss · texte numérisé non relu

Neritina Bellardii Mss

T. elongato-semiglobosa, laeviuscula, striatula, concolor violaceo-nigra; anfr. 3 convexi, summo laterah obtuso, saepe carioso, ultimus amplus, depressiusculus, obscurissime subbiangulatus, ad suturam appressus, de tertia parte forhter deviatus ; apertura patula, fauce semicirculari cum lumine augusto; labium columellare, callosum, planum,' vix declive , lutescente-album, undato—-edentulum; perist. acutum, marginibus distantibus, subparallelis; operculum albidum.

Long. 10—12, lat. 8—9, all. 5-6 milhim.

Apert. long. 9—10, lat. 81% millim.

De la vallée de Bka entre le Liban et l'Antiliban : dans les eaux de Fancien Léonthes.

Les Néritines de l'Orient sont tout aussi embarassantes que les Mélanopsides, soit à raison de la difficulté de les bien définir, soit à cause de l’emploi contradictoire qu’on a fait de la nomenclature. Ce n’est donc qu'avec hésitation que je propose une nouvelle espèce, ne pouvant la faire rentrer sous aucun des noms connus pour ces contrées. Elle se place naturellement entre la N. meridionalis Phil. (Enum. 1. 159. T. IX. f. 13), trouvée en Sicilie et la N. Jordani Butl. (Roth. Dissert. 26. Fr. f. 14—16), commune dans la Palestine. De la première, dont elle se rapproche le plus, elle diffère par ses fortes dimensions, sa forme plus déprimée, son labium moins incliné et plus étendu, laissant une ouverture en propor-

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tion considérablement plus petite, l'absence totale de linéoles etc. D’un autre côté elle n’est pas cylindriquement comprimée et alongée comme la N. Jordani, ne possède pas la dépression décurrente, que cette dernière partage avec plusieurs espèces de l'Espagne, ne dévie que dans 1/3 (et non ?/;) de son dernier tour de l’enroulement régulier, est dépourvue de linéoles etc. Des deux espèces N. Michoni et syriaca, que M. Bourguignat vient de publier (Test. nov. 25. 26), sans se préoccuper des noms déjà existants, elle paraît également différer, à moins que cet auteur n'ait eu que des échantillons non adultes à sa disposition. Les expressions ,T. tenui, rugosiuscula, subcancellata, septo gibbosiusculo etc.« employées pour la première, ne s'appliquent pas à la N. Bellardi. De la seconde, qui ne pourrait bien n'être que la N. belladonna Parr., elle diffère par les dimensions plus que

doubles, le moindre nombre de tours, la surface non

polie, etc.

Les différences entre les N. Bellardi et Jordani ne tiennent pas, comme on pourrait peut-être le présumer, à leur position géographique. La N. Jordani en effet n’est point limitée à la Palestine, elle se trouve même, d’après la collection de M. Dubois, parfaitement identique aux environs de Poti dans l’Iméreth.

23. Cyrena fluviatilis Müll — Philipp. Abb. Il. y ii (NES ON PAIE CEE

De la même localité que la Néritina Bellardii.

En me tenant pour la synonymie aux définitions de M. Philippi, il m'est impossible d'indiquer un caractère valable pour distinguer cette espèce de celle provenant de PAsie orientale. Seulement elle est plus petite, ne surpassant guère 16 mill. sur 13. On la connaît, touta-fait identique, des environs de Talysch, sur la mer

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caspienne, d’où M. Hohenacker l’a rapportée, ce qui prouve sa grande extension sur le continent asiatique. 24. Cyrena crassula Mss.

: Concha cordata, trigona, ‘inaequilatera, crassa, transverse costulato-striata, olivacea, obscure trans-

1, versim fasciata; umbones integri, producti, oblique

subinvoluti; margines laterales rectiusculi, subangulo recto junch, basalis arcuatus; ligamentum breve et forte; dentes validi, laterales subaequales, striati, anterior intus in marginem cardinis prolongatus, medii rech; pagina interna violacea, sinu palleari nullo.

La petitesse de cette espèce, l’épaisseur remarquable des valves, l'élévation encore plus forte des crochets la distinguent de la C. cor. Lam. (Anim. s. v. VI. 274), que M. Olivier avait rapportée de: l'Orient et avec laquelle M. Deshayes, je pense à tort, a réuni à-peu-près toutes les formes orientales que Müller et Lamark avaient distinguées. Dans l'espèce que nous proposons les deux bords latéraux, presque droits, ainsi que les dents latérales, ont des directions à-peu-près perpendiculaires l'un à l’autre. Les dents médianes assez fortes, se dirigent presqu’à angle droit sur le bord intérieur de: la charnière, lequel penche fortement dans le sens de la dent latérale antérieure, dont il ne forme, pour ainsi. dire, que la prolongation rectiligne. L'intérieur des valves est violet comme dans la plupart des esPÊGE à dents latérales alongées et crenelées.

En proposant ce nouveau nom, je ne veux point préjuger sur les rapports de cette espèce à d’autres du même groupe. Pour le moment elle se présente comme une forme bien caractérisée. Mais il faut dire que ; mélés à un grand nombre d'exemplaires bien prononcés, -il::s'en est trouvé quelques-uns. plus minces, plus larges, moins

MA ee.

élévés aux crochets, lesquels se placent entre cette espèce et la précédente, soit comme lien naturel, soit comme bâtard fortuit. |

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