SYRA
4. Helix neglecta Drap. — Hist. 108. T.6. f.12. 13. Parmi les coquilles de Syra il s’en trouve quelquesunes que la forme déprimée, lombilic ouvert et les dimensions rapprochent de l'espèce de Draparnaud. Les unes sont uniformement blanches, les autres indistinctement fasciécs.. N’étant pas entièrement adultes, nous n’en faisons mention que pour constater la présence de cette espèce dans l'archipel grec. :
2. Helix cyclolabris Desh. — Hist. nat. s.:32. T. 68. f. 7. |
Sur les pierres et les murs secs aux environs de Syra.
La coquille de M. Bellardi s'accorde bien avec la description et la figure de cette espèce, encore rare dans les collections. On y rencontre bien plus souvent une espèce plus petite nommée #. Heldreichi par M. Shutileworth et A. arcadica par M. Parreyss.
M. Pfeiffer (Mon. I. 360) les réunit sans tenir compte de leurs différences. L’H. cyclolabris est: plus graude, (21—923 mill. au lieu de 16-17) plus largement enroulée, les granules et les poils sont plus serrés, sans être plus persistants, le dernier tour vers l’'ombilie se reserre moins et s'évase graduellement pour former une ouverture transversalement ovale, entamée par l'avant dernier tour. L'H. Heldreichi au contraire, : par suite de l'étranglement du col, a une ouverture relativement plus pelite, presque circulaire, dont le bord, subitement réfléchi, n’est que soudé par un point à l’avant-derrier tour. ;
M. Shuttleworth nous a communiqué une troisième forme qui se place entre les précédentes et que:je nomme provisoirement H. Hymetti. Elle a la grandeur et la fragilité de la vraie cyclolabris,: mais la base des tours est
en do
un peu moins convexe, les bords sont plus rapprochés et le péristome réfléchi comme dans l'A. Heldreichi. Des observations futures devront éclaircir les rapports naturels entre ces trois formes, qui toutes appartiennent à la section des Campylées cornées pilifères, qu'on n’a reconnue jusqu'ici que dans le midi de l'Europe, à partir de la Toscane, de l’'Illyrie et du Danube. Quant aux localités, elles se rangent de la manière suivante: 1) Æ. Heldreichi Shtlw.
(H. cyclolabris Pfr. s. auct. partim).
(H. arcadica Parr. in shed.) Environs d'Athènes (Heldreich, Büchi). Arcadie (Parr. in sched.) 2) H. Hymetti Mss.
Mont Hymettus {Heldreich sec. Shuttlew.) 3) H. cyclolabris Desh.
Morée (Deshayes), Naxie (Olivier teste Desh.), Syra (Bellardi).
S. Helix pisana Muil. Quelques exemplaires des environs de la ville de Syra qui v'offrent rien de particulier.
4. Helix cretica Fer. — Pfeiff. Mon. 1. 159. -— Chemn. Ed. 2. T. 37. f. 21-92.
Cette espèce, fréquente aux environs de la ville de Syra, se distinque de FA. variabilis Dr. par ses: tours plus lentement croissants, au nombre de 6 au lieu de 5, formant un ensemble plus obtus, par sa surface moins lisse, régulièrement striée, son ouverture plus petite, munie d’un péristome blanc. Sa coloration, au lieu de se concentrer en quelques bandes continues à la base de la coquille, ne forme que des fascies interrompues et des nuages fauves, qui prennent autour du sommet, toujours foncé, un aspect radié.
EE
ee —— ee me
Er,
messe
== . 60 per
M: de: Ferussac nomme comme patrie de cette espèce , d’après Olivier, Candie, Naxie et: Rhodes; M. Bellardi l’a rapportée de Svyra, Rhodes et Cypre. Elle paraît répandue sur toutes les îles de l'Archipeltet y remplacer, en partie du moins, la vraie-variabilis Drap. Plus à l'Est, sur les côtes de la Syrie et Egypte, PA. cretica fait place à une autre forme voisine, l'H. simulata Fer. (Pfr. Mon. LL. 159. Chemn, Ed. 2: T. 37. f. 23-24). L'ombilic est moins grand que dans les précédentes, souvent réduit à une étroite perforation, et à demi couvert par le retour du bord, qui se replie exactement sur le tour précédent. (Ces caractères ne paraissent cependant pas bien constants. LH. saracena Parr. recueillie près de Damasque et rangée à tort par M. Pfeiffer sous le type de PA. pisana (Mon. I. 153.), à un ombilic plus ouvert et un bord columellaire moins collé. Ea coquille de la province d'Oran, considérée comme cretica par M. Morelet, nous semble d’après l’insertion de. son bord columellaire, malgré la grandeur de lombihic, plutôt se rapprocher de l'A. simulata. A serait intéressant de connaître ses rapports de voisinage avec l’'H. variabilis, qui doit se trouver également dans les environs d'Oran.
S. Helix candiota Friss.
Des rochers aux environs de Syra.
La coquille décrite et figurée par M. Pfeiffer-sous le nom de A. turbinata Jan. (Mon. 1. 155. 441. Chem. Ed. 2. T. 37. f. 17. 18) appartient à un petit groupe peu connu, qui se. distingue par ses petites dimensions et sa forme globuleuse.. Après avoir étudié des échan-
tillons de 9: sources différentes, je: crois pouvoir régler
la synonymie de la manière. suivante:
1) La première espèce, l'Æ:turbinata; trop brièvement décrite par M. Jan (1832) (Catal. Mant.2:), habite la Sicile.
RIRE eu
Les auteurs subséquents, faute de tenir compte de la patrie, l'ont méconnue et reproduite d'apres des exemplaires recueillis par M. de Schwerzenbach à Messine, sous le nom plus connu d'H. Aradasüi Mandral. (1844) (Phil. Enum. 11. 218). M. Pfeiffer sépare les deux noms et réserve le premier pour l'espèce grecque que M. Jan n’a pas- connue et qui en diffère essentiellement. Enfin un troisième nom, AH. cyclostomoides. a été passagèrement donné à cette espèce par le comte de Porro (in sched.) pour des échantillons provenant, à ce qu'il paraît, de l'Algérie. Les coquilles des deux pays sont identiques: même forme et grandeur, même ouverture à bord blanc, même ombilic, même fragilité, mêmes stries distinctes, enfin même fascie plus ou moins défectueuse.
2) M. de Charpentier nous a communiqué sous le nom d'A. Aradasi une forme un peu différente. Elle est
plus surbaissée que le type, les tours sont moins convexes,
légèrement anguleux, l'ouverture est moins circulaire, l’ombilie un peu plus ouvert, quoique toujours étroit. L’extérieur du test reste le même. Cette forme doit provenir de Palerme, toutefois M. de Schwerzenbach qui a exploré avec soin les environs de cette ville, ne l'y a pas trouvée. Nous croyons reconnaître dans cette forme la coquille que M. Parreyss distribue comme H. filograna Villa, seulement la coloration dans celle-ci est plus vive.
83) Vient ensuite l’'H. Durieui Moqu., souvent confondue avec l'A. turbinata. (vide Pfr. Mon. I. 441. — Cbemn. T. 113. f. 9. 10). Peut-être la fig. 9, T. 3 dans le Catal. de M. Terver (p. 25), indiquée comme appartenant à l'A. subrostrata Fer., se rapporte-t-elle à cette espèce. La surface, au lieu d’être distinctement striée par l’alternance de lignes blanches et cornées, est dans l'A. Durieui plus lisse, blanche et calcaire. La coquille est plus grande,
plus solide, les tours sont plus renflés, l'ouverture en haut plus ample et bordée intérieurement d’un bourrelet vineux et non blanc, comme dans la précédente. Au lieu d'une fascie unique, il s’en développe plus fréquemment plusieurs légères sur la base du dernier tour. M. Maquin et Morelet indiquent La Calle comme la patrie de cette espèce.
4) Eofin M. Friwaldsky à nomméH: candiota une espèce voisine des précédentes, venant de la Candie. Elle est ordinairement plus petite ‘et bien plus solide, l'ouverture est plus étroite, la surface finement striée, tantôt blanche, tantôt flammée en brun, le péristome, fortement bordé intérieurement, reste blanc. C’est cette espèce, dont M. Pfeiffer figure sous le nom d'A. turbinata Jan un grand individu (Mon. L 155. Chemn. T. 37. f. 17. 18). Nous la possédons de Canée et de Syra-et l'avions précédemment communiquée à plusieurs personnes sous le nom d'A. pilula qui doit disparaître.
Nous aurons donc en récapitulant :
1) H. Durieui Moqu.
H. subrostrata var.? Fer.
La Calle en Algérie (Moquin, Morelet).
2) H. turbinata Jan (non auct.) (H. Aradasü Mandr.) (H. cyclostomoides Porro olim).
Messine (Schwerzenb.) Algérie (Porro).
3) H. filograna Parr.
(H, Aradash sec. Charp.) Sicile (Parreyss), Palerme (Charp:) k) H. candiota Friw.) | (H. turbinata sec. Pfr.)
Candie (Friwaldsky, : Schwerzenbach). Macédoine
(Parreyss). | F0
AMC, Ms
En distinguant ces # noms, nous ne voulons point nous prononcer sur leur légimité comme espèces distinctes; les faits manquent pour en établir les rapports mutuels.