RENTE
ymphangit üne ‘complica on qui de Faire | facilement chez un adulte sain, il n’en va pas de même chez les malades dont'la résistance à l'infection est émoussée : il faudra donc s’attacher à la dépister dès son début, prévenir le malade de la gravité de cette éventualité et tout mettre en œuvre pour l'éviter.
Il faut, d’ailleurs, remarquer que l’absence de longues gaines synoviales autour des tendons écarte la possibilité fn de ces phlegmons tellement redoutés au niveau des mains; . dans les cas graves, où le pus, après avoir fait irrruption v hors de la bourse séreuse, gagne les tissus voisins, envahit l'articulation, s’extériorise par de multiples trajets, on peut assister à un œdèime important gagnant jusqu’à la cheville, . à une lymphangite remontant le long du membre inférieur, 4 mais on ne voit que rarement apparaitre. ces phlegmons pro- … fonds qui conduisent à de larges incisions et ne guérissent : qu'après le sphacèle des tendons et au prix de cicatrices trop:
souvent rétrectiles. à C4
b) Erysipèle. Æ - Plus rare est l’apparition d’un érysipèle dont Ja plaque. débute au pourtour de l’hygroma infecté, 2e à Après une période de malaise de quelques heures ou quel- - ques jours, le début de l'affection est brusquement marquée par lapparition d’une fièvre élevée, avec frissons, claque-
ments des dents, céphalée, parfois même délire. Localement, la suppuration se tarit. Les bords de la plaie - sont douloureux. La plaque caractéristique de l’érysipèle apparaît alors : d’abord rose, puis rouge de plus en plus foncé, limitée par son bourrelet très marqué au pied, la peau étant strés: fine: :
Comme pour toute plaque érysipélateuse, rougeur, chaleur et douleur sont à maximum centrifuge. Mais au “dos du pied, surtout lorsque celui-ci est un peu étoffé, le tissu cellulaire : étant lâche, il est fréquent de constater une tuméfaction - considérable qui n’a d’ailleurs rien d’inquiétant. Un traite- - ment local et général doit immédiatement être mis en œuvre.
€) Gangrène.
Un hygroma infecté : un durillon forcé selon CHASSAIGNAC, peut également être le point de départ d’une gangrène lo- Clé ét ceci surtout chez les malades atteints d’artérite obli- .térante ou de diabète; une petite escharre sèche, noire, dure, ‘indolore ou, au contraire, très douloureuse, progresse régulièrement jusqu’à la mortification de l'orteil dans son ensemble. :
- II faut, évidemment, faire un bilan de l’état local et général, prendre à la cheville et à différente étapes l'indice os-
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cillométrique, rechercher une glycosurie, une hyperglycémie et prendre toutes les mesures qui s'imposent. Le
En cas de pieds gelés, une ischémie locale partielle s’établit et la lésion infectée peut également être le siège d’une gangrène locale.
d) Tétanos.
Beaucoup plus rarement, les poussières de la rue qui souillent constamment la plaie vont y apporter le bacille de Nicolaïer. L’incubation du tétanos sera relativement longue du fait de l’éloignement de la porté d’entrée, il faudra y penser devant l’apparition de contractures, de trismus, en préciser rapidement le diagnostic afin de mettre immédia tement en œuvre une thérapeutique appropriée.
B. — Modifications de la statique
(par opposition à À. — COMPLICATIONS DUES A LA PLAIE)
En dehors des complications dues à l’infection ou à l’ouverture de l’hygroma, il en reste qui sont le fait du chansement provoqué dans la statique du pied par une lésion douloureuse dans une zone de compression.
Il est évident, en effet, qu’un malade dont le cinquième orteil est le siège d’un cor extrêmement douloureux à chaque pas va, le plus possible, déporter le maximum de son poids sur l’arc interne de la voûte plantaire; d’où travail en porte à faux de l’articulation tibio-tarsienne, douleurs au niveau du ligament latéral interne, œdème de la cheville, entorses à répétition. |
De plus, tout le poids se reportant sur la tête du premier métatarsien, des lésions de compression vont rapidement apparaître sous les sésamoïdes.