‹ Cora ou L'esclavage drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 32 sur 96 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

(iEORGES, LUCY, Mistress BRADLEY.

Combien c’est aimable à vous, monsieur Georges, de vous être souvenu de votre promesse! Soyez le bienvenu dans notre pays!

GEORGES

Je suis vraiment confus de l’accueil que vous me faites, mademoiselle; car dans mon empressement à vous voir il y a un peu d’égoïsme; je ne connais persoune à la Nouvelle-Orléans, et je suis heureux d’y trouver une maison où je ne sois pas tout à fait étranger.

MISTRESS BRADLEY

Dites une maison amie, monsieur.

(Lucy s’assied et fait signe à Georges de s’asseoir. — Mistress Bradley reprend sa place auprès du guéridon et travaille à sa tapisserie.)

LUCY

Votre traversée a été bonne ?

CORA OU L’ESCLAVAGE

GEORGES

Un peu contrariée par le gros temps, mais en somme assez heureuse.

LUCY

Et vous logez à l’hôtel Saint-Louis, sans doute?

GEORGES

Oui, mademoiselle.

MI STRESS BRADLEY.

Curtis sera désespéré de ne pas s’être trouvé ici pour vous recevoir, monsieur Bessièrea; il n’y a pas une demi -heure qu’il est sorti.

GEORGES

Je vous prie de lui présenter mes compliments, madame, en attendant que je puisse lui serrer la main. — Et... je ne suis pas indiscret, sans doute?... — votre mariage n’est pas encore célébré?

LUCY

Ohl nous avons le temps, monsieur Bessières!

MISTRESS BRADLEY

Mais... quinze Jours au plus, ma chère amie; n’est-ce pas demain qu’on publie les bans?

LUCY

Permettez, ma tante ! mon dernier mot n’est pas encore dit.

MISTRESS BRADLEY

Oui, ouil paroles de jeune fille 1 (a George».) Curtis et Lucv sont des eufauts, monsieur; ils ne passent pas une heure sans se disputer; mais dans le fond je suis sûre qu’ils ont beaucoup d'affection l’un pour l’autre.

LCCY.

Enfin, ma tante, vous ne savez pas mieux que moi ce que j’ai dans le cœur!

GEORGES, souriant.

Je regrette d’être la cause involontaire de cette contestation, mesdames, et pour y couper court, je demanderai à missLucy des nouvelles de son amie, mademoiselle Gérard.

LUCY, otoc erabarra».

Mais... je ne l’ai pas revue depuis le jour de notre arrivée, monsieur; elle est â la campagne, chez son père.

GEORGES

N'étiez-vous pas liées d’une étroite amitié?

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