ACTE TROISIÈME
MISTRESS BRÀDLEY.
Il q ’ y a pas de danger, au moins ?
(Persifer entre en scène.)
Voici le capitaine! c’est à lui de répondre. (Abordant p«r»it«r.) Bonjour, monsieur Persifer?
PERSIFER, saluant.
Monsieur 1...
CÜRTIS.
Votre machine est mauvaise, n’est-ce pas?
PERSIFER.
Oui, monsieur, oui.
CÜRTIS.
Combien de temps comptez-vous encore vous en servir?
PERSIFER, aiec un geste d'indifférenre.
Euht... jusqu’à ce qu’elle crève!... (1)
(U «'éloigné. — Mi*tres» Bradley se lève.) CÜRTIS, K retournant vers mistress Bradley.
Voilà, ma tante!
UISTRESS BRADLEY, suffoquée.
Jusqu’à ce qu’elle crève!...
JOHNSON, sans interrompre sa lecture.
Boni no craignez rient Elle ne crèvera peut-être pas encore aujourd'hui.
CÜRTIS, prenant mistress Bradley à part.
Qu’a donc Lucy, ma tante? depuis deux jours elle n’ouvre pas la bouche. — Est-ce la situation de mademoiselle Gérard qui l’attriste ainsi? — Je le voudrais.
MISTRESS BRADI.EY.
Vous ne trouvez pas une bonne parole à lui dire.
(Mistress Bradley se rapproche de Joliiuon, qui cause avec Kraig.)
* BILL, quittant la table de jeu.
Au diable!...
CÜRTIS.
Qu’avez-vous, monsieur Bill? — Vous perdez?...
BILL
Dix coups de suite, au creps, un jeu de hasard I...
(1) Ampère.
CORA OU L’ESCLAVAGE
CURTIS
C’est que nous avons (les sportsmen pour qui c’est un jeu a’adresse, monsieur Bill 1
(Il se rapproche de Lucy.)
BIT. T., regardant Bulherfly de traver»*
Olli, C*0St C6 (JUG je Crois. (Tirant Kraig par la manche.) Monsieur
KraigI
Plaît-il?
KRAIG.
BILL, prenant le cigare que Kraig a dans U bouche et y allumant le sien.
Prélez-moi donc quelques dollars 1 — Je vous les rendrai parole d honneur!
KRAIG.
Et les mille que je vous ai donnés?
BILL, lui rendant «on cigare.
Ils sont dans ma valise.
KRAIG, reportant «on cigare sa bouche*
Eh bien! allez les prendre!
BILL, elevant la voix.
Ah ! pardieu 1 ce brave M. de Marsay avait plus de confiance en moi. — Je...
KRAIG, lui glissant quelques pièces d'argent dans la main.
C’est bon 1 tenez!
BILL
Voulez-vous prendre un jakson-punch?
Merci !
KRAIG.
BILL
Un juiep de menthe, un verre de Sherry?
Rien!
KRAIG.
BILL, lui tournant le dos.
Comme vous voudrez !
(Il lui tou rue le dos et s’approche du bar-room*)
KRAIG, 4 part. -
Être obligé de ménager un pareil coquin !
CURTIS, s’appuyant sur le dossier du banc où Lucy est assise*
Vous paraissez bien sérieuse, Lucy? — Ce n’est pas l’idée de notre prochain mariage, je l’espère, qui vous attriste ainsi? (Aprè« un aiitnce.) Est-ce que vous souffrez?