‹ Cora ou L'esclavage drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 51 sur 96 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Non, mon cousin.

(Curtis fait nn geste de découragement et s'éloigne de Lnoy.)

LE MAITIIE DU BAR-ROOM, h Bill.

Cobbler?. .

BILL

Non! un gin-sling ! — Et ce que vous avez déplus féroce! J’ai besoin de me remettre!...

LUC Y, appelant sa tante & demi-voix.

Ma tante!... (m .stress Bradley se rapproche. ) Ma situation vis-à-vis de

Curtis est intolérable; il faut tout lui dire.

MISTRESS BRADLEY

Tu es doue bien résolue à ne pas l’épouser?

Serait-il honnête de lui donner un cœur... qui n’est pas à lui?

(Georges entre en scène.)

CURTIS, se rencontrant arec Georges.

Comment, c’est vous, monsieur Bessières ?

M. Bessières!...

LUCY, virement.

(Johnson se lève.)

Du diable si je croyais vous rencontrer à bord du Selma!... Vous savez, saus doute, que je me suis présenté à votre hôtel?

GEORGES, loi «errant la main.

Oui, monsieur! et je vous en remercie!

Mais d’où sortez-vous? — Comment ne vous ai-je pas encore aperçu depuis le départ?

GEORGES

J’étais à l’avant.

CURTIS

Avec les nègres?

GEORGES

Oh! vous savez quelle est là-dessus ma façon de penser l

(Il continue à causer avec Curtis.) KRAIG, à part*

Ces Français se font un jeu de braver toutes les convenances!,..

(Il s’approche de la table de jeu.)

COR A OU L’KSCLAVAÜË.

fiÔ

JOHNSON, haussant les épaules, & part*

El ce Curtis, qui se confond en amitiés l...

(Georges, prévenu par Curtis, se retotfrne et salue froidement Johnson, Lucy et mistress Bradie/. — Johnson incline légèrement la tête. — Georges reprend sa conversation avec Curtis.)

LUCY, i part.

Il ne nous adresse même pas la parole !

BUTHERFLY, i Kraig, qui vient de parler au milieu du groupe de joueurs.

Ce n’est pas possible!.,.

KRAIG.

Puisque je vous le dis.

BILL, se rapprochant.

Quoi donc?...

BUTHERFLY, montrant Georges.

Cet étranger, qui préfère la compagnie des nègres à la nôtre !

BILL

Est-ce que c’est un abolitioniste?

J’en ai peur.

KRAIG.

BILL

Pourquoi permet-on à ces coquins-lA de mettre le pied dans le Sud?

(Bill, Kraig et le groupe des joueurs continuent il causer & voix basse d’une façon très-animée. — Lucy et mistress Braille/ s’éloignent et disparaissent par l’esoalier qui conduit au salon réservé. — Johnson s'éloigne par la gauche.)

CURTIS, à Georges.

Diable! on vous regarde de travers! — Je crains que voire prédilection pour les nègres n’ait fait un mauvais effet. — (œii,

Kraig et le groupe des joueurs remontent vers le fond de la scène et se dispersent.)

Voyez! le vide se fait autour de vous : on a peur de la contagion!

GEORGES, lui serrant la main.

Je ne vous en sais que plus de gré de ne pas m’abandonner.

(La scène reste presque vide. — Quelques passagers seulement sont dispersés çà et là.)

A f : t R TROISIÈME.

fil

Page 1