‹ Cora ou L'esclavage drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 9 sur 96 · LUCY, CORA, CURTIS · texte numérisé non relu

LUCY, CORA, CURTIS

LUCY

Comment! vous daignez faire à ma (ante la grâce d’assister à son bal, mon cher cousin ? Peut-être n’avez-vous pas songé que vous m’y rencontreriez?

CURTIS

Peut-être espériez-vous ne pas m’y voir ?

LCCT.

Je vous attendais avec impatience, au contraire! Non pas pour moi, rassurez-vous! mais pour mademoiselle Gérard, mon amie, qui veut vous demander des nouvelles de son père.

CÜRTIS.

J’allais vous prier de me présenter à mademoiselle !

LIICY, prétroUnt Curtii i Cor».

M. Curtis, Yankee, négrophile, propriétaire d’esclaves, mon cousin et mon futur mari, à ce que dit ma tante.

CURTIS

Je ne plaisante pas, Lucy.

LUCY

Vos nouvelles sont donc mauvaises?

CURTIS

Du moins ne sont-elles pas aussi favorables que je l’aurais désiré.

De grâce, monsieur, parlez! — Qu’est-il arrivé à mon père?

CURTIS

Rassurez-vous, mademoiselle ; je l’ai laissé en voie de guérison.

U a été malade ?

CORA

CURTIS

Blessé, dans une révolte de nègres, sur sa plantation.

CORA

Blessé! — Oh! vous ne me trompez pas, monsieur : celte blessure n’est pas dangereuse?

C 0 R A OU L’ESCLAVAGE

CURTIS

Elle ne l’était plus quand j’ai quitté la Nouvelle-Orléans, je vous en donne ma parole.

Tu le vois, Lucy, mes pressentiments ne m’avaient pas trompée 1 Cher père! et je n’étaîs pas là pour lui donner mes soins!

LUCY , serrant les mains de Cora.

Pauvre amie!

(On entend un prélude de taise. — Georges entre en scène.)

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