‹ Cora ou L'esclavage drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 94 sur 96 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Mistress BRADLEY, P m, JOHNSON .1 KRAIG.

MISTRESS BRADLET.

Ah! Williams fait acheter Cora; eh bien! mistress Bradley la délivre! voilà cinquante mille dollars qui valent bien les arguments de Curtis, je suppose!...

(Johnson et Kraig entrent en scène par le second plan à gauche.)

C’est convenu, monsieur Kraig, demain j’irai chez vous pour régler la différence. (Apercent mistren Bmdiej.) Eh bien! ma tante, Lucy est de retour; vous l’avez vue?

MISTRESS BRADLEY

Oui, vraiment 1

JOHNSON

Et... avez-vous vu aussi l’esclave que je lui ai donnée ?

MISTRESS BRADLEY

Vous voulez parler de Cora, sans doute?

JOHNSON

Justement. •

MISTRESS BRADLEY

Je l’ai vue!

JOHNSON

Que dit-elle? que fait-elle?

MISTRESS BRADLEY

Mais... elle aide Lucy à se mettre au lit, je crois.

JOHNSON

Ah ! ah ! son orgueil s’humilie donc enfin!

MISTRESS BRADLEY

Savez-vous que c’est une magnificence royale d’avoir ainsi jeté cinquante mille dollars sur une enchère pour donner une femme de chambre à votre sœur!

Je ne voulais pas que Cora appartînt à ce Français.

MISTRESS BRADLEY

Était-ce là votre seul motif? (joim.on n« répond pas.) Eh bien ! je crois que votre sœur eût été plus généreuse que vous.

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