‹ Cora ou L'esclavage drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 96 sur 96 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

KRAIG, JOHNSON, GÉRARD, CURTIS, BILL, Mistress BRADLEY, LUC Y, pu» TOBY.

Vous ici, monsieur Gérard? Est-ce Cora que vous venez redemander à mon frère? Votre démarche était inutile. Cora est libre I

JOHNSON

Libre I

LÜCY,

Ne me l'aviez-vous pas donnée, Williams? J’e nai disposé t Elle vogue maintenant vers la France; elle saluera demain les flots de l'Océan, libres comme elle I

JOHNSON

Quoi, ce navire ?...

LÜCY.

Ce navire est l’ancien brick de M. [Bill, frété par moi («mut u m»in de muiras. Bradiej), par nous, chère tante I (a Gérard.) Georges accompagne Cora, monsieur. Je l’ai donnée à son époux, ne pouvant la rendre à son père.

GÉRARD, taiaimnt les maint de Luc;.

Ahl Dieu! que vous dire, quelles grâces vous rendre?

CDRTIS, te précipitant un genonx de Luc;.

Tu as fait cela, Lucy? Ah! brave fille!... Aime-moi, je t’en prie, car je t’adore I

lucy. ■

Vous, Curtis?

MISTRESS BRADLEY. .'-.ai

Tu en doutes?

(Après un montent de silence, Lac; tend la nmia t Curtis, qui le contre d# (aisers.)

GÉRARD, à Jobatop.

|e n’entends pas que vous perdiez vos cinquante mille dollars, monsieur Johnson !

JOHNSON

— * "' =* ci

Ma sœur vous l’a dit, moniteur : Cora lai appartenait ; elle

. , .•eiilsstun eob

i - V ■ -J V) Si y.[ ;n

114 CORA OU L’ESCLAVAGE

l’a émancipée à sa façon I... je n’ai pas à revenir sur un fait accompli 1...

(Toby entre en seine.)

TOBY, à Kraig.

Votre voiture est 14, maître !...

KRAIG, faitinl un pu pour lortir.

Viens !...

GÉRARD, ]'»rrêUnt.

Pardon!.., Je prends Toby comme à-compte sur les cent mille dollars que vous me devez !...

KRAIG.

Non, monsieur !... je ne le vends pas !...

CDRTIS.

Vous ne le vendez pas, monsieur Kraig ! prenez garde ! Vous n’aurez pas seulement affaire à M. Gérara, mais à moi! et je vous jure que je vous mènerai loin. Tenez! voici du papier et une plume!... Signez l’acte de vente de Tobv, et en même temps la reconnaissance de votre delte ! — Sinon!... je ne vous dénonce pas aux tribunaux, pardieu! mais au peuple!... Souvenez-vous de la loi de Lynch !...

BILL, préicntant une chaise 1 Kraig.

Allons! monsieur Kraig!...

(Kraig, dominé par le regard de Cnrtis, s’assied à la table et écrit.) GÉRARD.

Toby!... tu me suivras en France!. . Dès maintenant tu es libre !... Là-bas tu seras mon égal !... Puisse cette tardive réparation te faire oublier le passé ! (s'inclinant d«ant Tobj.) Pardonne à ton ancien maître qui s’humilie devant toi !...

TOBY

Oh!... Que faites-vous?... Non!... Je n’en suis pas digne!...

Si VOUS saviez ! (il regarda Kraig. pais Q tire son coutetu de sa poche.) —

Tenez! monsieur Kraig!... Vous avez bien fait de me vendre f.. f Voici le couteau dont Francilia s’est percé le coeur 1 — En sortant d’ici j’allais vous tuer!... Mais la liberté sans doute donne aux hommes une âme nouvelle!... Esclave, je pouvais vous assassiner!... Libre!... le couteau me tombe des mainsl

(U laissa tomber le coateeo A terre.)

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