‹ Coraly, ou La soeur et le frère, comédie-vaudeville en un acteChapitre 13 sur 26 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Précédens , COR\LY^ tenant à la main une lettre fju elle je tta sur la toile lie.

cou Al, y.

Y\\ Lien !.. r.'t-re qu'on no mVniend p.is?.... ( aperec^ vont madame de Sehnar. ) Al» ! c^esi ma noiivelic lommt»

(le chambre... .-«pprodiez , Urnrielle... ( bas a madame (leSclrnar) J'ai lu la lotire de Jeniiy... vous avez ma confiance.... nous avons à causer et beaucoup , mais quand nous serons seules... Je vais les éloigner... {haut.) Approchez ma toilette.

Mad. DE selmau , étonnée.

Comment!... ( à part. ) C'est juste... {Elle approche la toilette avec peine. ) TONTON, approchant un fauteuil quil offre à Coraly.

Ah ça , vous n'avez pas oublié que nous dansons après demain ce pas de deux... n'allez pas être indisposée.

CORALT.

Est-ce que vous ne pouvez pas danser sans moi ?

TONTON

Du tout... quand vous n'êtes pas là.... je ne suis pas soigné à mon entrée ; et ça me casse bras et jambes.

CORALT.

J'espère que ces messieurs vont nous faire le plaisir do nous laisser.

ROLAND

Vous avez bien raison.

Air des Artistes par occasion.

De cette charmante retraite

(montrant Tonton) Vous faites bien de le bannir; L'admettant à votre toilette , Quels périls vous alliez courir!

TONTorr , d'un air modeste.

Qui ? moi !. . . rassurez-vous , mon ange ; Dû tout !. . . rassurez-vous , mon ange.

ROLAND

Craignez m présence en ces lieux ; Car Zéphir est fort dangereux , Et je tremble qu'il ne dérange Les boucles de vos blonds cheveux ( bit. ) GuiNSBOTJRG, en dehors et à la porte du fond. jNlilédy... INlilédy...

ROLAND

C'est lord Gninsbourç.

Macl. DE SELMAK, à pci/i,

Ln inilord !.... qu'esl-ce que c'est que cela ?...

coRALY , à haute voix.

On n'entre pas... je suis seule....

GUiNSBOURG, CTi dehovs.

Je venais demander votre lettre.

CORALY.

Dans l'instant.

GUINSBOURG.

C'était bien... je vais attendre.

ROLAND , chantant.

Quand on attend sa belle ^

Que l'attente

CORALY.

Mais taisez-vous donc... ne AOulez-vous pas qu'il entende?

ROLAKD.

C'est terrible chez vous.... il faut toujours se gêner... je m'en vais.... je vais faire un tour de parc.,..

TONTOJV.

Et moi faire quelques battemens....

ROLAND

Toujours occupé, monsieur Tonton.

TONTON

Que voulez-vous ?... il le faut bien... à Paris, je m'enferme quelquefois des heures entières... dans mon cabinet»

ROLAND

Vous avez raison , il n'y a que cela... le travail du cabinet. ( Ils sortent ensemble par la porte à gauche. )

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