SCÈNE XIX
Les Prccc'dens, L\OLAND.
ROLAND, a la caîUonnade:
Bon voyage... je me cliarge de vos commissions et de vos adieux.
EDOUARD
Eh ! qui donc vient de partir ?
ROLAND
Tu J le ' snuras ! mais^auparavant tu m'entendras.,
Je venais detrouver Coraly; édoutez-moi, lui dis-je; j'accours vous rendre un service. Ne pensez plus «Edouard.... il n^ plus rien... sa sœur se marie.
^ EDOUARD
■^ Que dis-tu ?
ROLAND
Oli! j'avais en main les preuves et les pièces à. l'appui... " Je le vois trop, m'a-t-elle dit avec un accent douloureux.,.— sa famille, tout le monde s'oppose a cet hymen... je dois y renoncer pour ne point faire son mallieur... qu'il m'oublie, qu'il soit heureux... moi, je ne l'oublierai jamais... je l'aimerai toujours.
toov kkh y faisant un geste pour sortir. Kt je serais insensible h un pareil sacrifice!
ROLAND
Attends donc... En ce moment arrive un alHë sur lequel j'étais loin de compter... jNlilord arrive, et la scène change. Jl avait appris, je ne sais comment, tes projets de mariage... et la fureur... la jalousie... mieux que cela^ l'orgueil national s'en est méJc... 11 n'a pas voulu que, même en fait d'extravagance ^ un Français l'emportât sur lui... lia proposé sa main... Alors si vous aviez vu le trouble, l'embarras de Coraly... d'un côté^ cette fortune qui fuyait h jamais^ de l'autie, ces trésors, ces honneurs... ce titre
dft milady qu'on jetait à ses pieds... elle a tiré son moiichcir, et fondant en larmes...
ÉDOUAPiD.
O ciel! elle a pleuré !
ROLAND
Oui^ mon ami... elle a pleuré ; et elle est partie.
EDOUARD , désolé.