‹ Coraly, ou La soeur et le frère, comédie-vaudeville en un acteChapitre 25 sur 26 · SCÈNE XX ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE XX ET DERNIÈRE

^v^Les Précédens, TONTON.

Jr* T0]>Î^QN ^ la sqn^ielte à la main. ^ «^ Al\5^a^ qu est-ce que . tout le monde devient donc ?... Comijïent ! voil^ une heure q^i'on m« laisse seul dans la salle a'mangelp.!. Ou est'donc la maîtresse de la maison ? «

y^* », ■'ROLAND. -.

Elle vient de partir pour l'Angleterre.

^^ TONTON

Comment! elle est partie !... Et demain, notre pas de

■v|^ ^ . ROLAND.

r Vous le danserej à vous tout seul.

V «- •-TOÛTÛN.

11 y a la dessous quelque cabale dont je ne suis pas la • dupe... On sait d'où ca^iônl

Puisqu'on ^ ous dit qu'elle a été enlevée malgré elle.

TONTON

Enlevée malgré elle !... Chez nous, monsieur, ça arrive tous les jours... mais quand on est bonne camarade, on s'arrange pour que ça ne tombe pas un jour d'opéra.

Air du vaude\^iUe de Partie et Revanche (^ums\(\uit de iVL Heudier. )

EDOUARD , à Mad. de Selmar.

/ J'eus en partage imprudence et folie ;

/ Toi , la bonté , la raison , la douceur ;

De mes amis la jeunet^se étourdie Aurait besoin d'un pareil précepteur ; Mais grâce à leurs têtes légères , Dans Paris, séjour des erreurs.

Ainsi que moi, l'on voit beaucoup de frères. Mais comme toi, l'on voit bien peu de sœurs.

ROLAND

Sans caprice, sans jalousie, Doux liens formés par le ciel, . . ^^

Et qui durent toute la vie , ^ , ^,.;î^;

/^ Oui, tel est l'ainoûir fraternel. — ^ ' j^ .

^\J Combien m ea de^ùj^ sont prospè|€s ! **'^*

'/' Que je jouis d^ mon doublé bonhehr ! 1 jv

à Edouard. '"• %

Car , dieu merci , nou« allong^çtre frèrelv, ^ ^ »

à Mad. de Selmar. ^ "'

Et , grâce »u cj^el , vous n'êtes pas ma sœur. {

TONTON

Chez les danseurs ou devrait voir éclore

Le goût , l'éloquence , l'esprit ; - J|^ Car ApoHon et Terpsychore \X^' Sont frère et sœur, à ce qu'on dit : ^ V '>

Mais"ApcWon , pour moi sçvèrc , % JS^

Est , je le crois, jaloux de mon bonheur;

Et , si ;>. suis fort mal avec le frère , 'IL

C'est que je suis trop bien avecjo-sœur. -^^ ^

Had. DE SELMAR , flU PubUc.

Ainsi que la sœur, la plus tendre , A mon frère servant il *apptii , Je voudrais bien qu'on pût me rendre Ce qu'aujourd'hui j'ai fait pour lui.

Pour ma conduite un peu légère J'ai grand besoin de défenseur.

Jusqu'à présent j'ai protégé mon frère.

Vous, messieurs , protégei la sœur.

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